jeudi 23 février 2012

Gabon-Henri Michel Auguste : "Nous voulons éradiquer le sac plastique dans ses formes les plus polluantes"








 

Interview du président de l’ONG H2O GABON

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Le président de l’ONG H2O GABON, Henri Michel Auguste, qui travaille depuis 2005 pour la protection de la nature et de l’environnement dans le pays d’Ali Bongo Ondimba, s’est lancé avec son organisation dans le combat contre l’utilisation des sachets plastiques polluants, des piles non rechargeables et des batteries. Il estime que si les hommes n’arrêtent pas de polluer la nature à travers leurs comportements, la terre deviendra dans un avenir pas très éloigné une véritable vallée de larmes. Il faut donc des décisions politiques courageuses pour sauver l’humanité et permettre aux prochaines générations d’avoir une terre habitable.

Afrik.com : Qu’est-ce que H2O GABON ?
Henri Michel Auguste :
H2O GABON est une ONG qui a été créée par la volonté de gens venant de différents horizons socioprofessionnels en 2005. Elle tend à être selon notre devise « Une aventure humaine de gens passionnés par la protection de la nature et de l’environnement ».

Afrik.com : Quels sont les objectifs de votre ONG ?
Henri Michel Auguste :
H2O GABON travaille dans la protection de la nature et de l’environnement. Nous sommes un instrument de contradiction et une force de proposition. Dans la protection de l’environnement, nous voulons éradiquer le plastique dans ses formes les plus polluantes, les piles non rechargeables et les batteries, en proposant des solutions écologiques viables et durables dans le secteur de la gestion des déchets en amont et en aval et dans le secteur des eaux usées et des pollutions par hydrocarbures. Dans le domaine de la protection de la nature, nous voulons développer une activité d’écotourisme dans les différents parcs nationaux, participer aux différents programmes de protection des espèces phares, et créer une aire protégée et dirigée dans le sud de l’Île Mandji. Nous souhaitons également avoir des représentations dans les 9 provinces du Gabon et dans la majorité des pays africains. Nous existons déjà dans l’Ogooué Maritime, l’Estuaire, le Haut Ogooué et le Woleu-Ntem sur le plan local et avons aidé à la création des ONG sœurs au CONGO Brazzaville, en Mauritanie et au Cameroun.

Afrik.com : Quelles sont vos activités les plus récentes ?
Henri Michel Auguste :
Dernièrement nous avons assisté à une conférence organisée par la Banque Mondiale, où nous avons fait une intervention remarquée qui concerne l’Île Mandji et Port-Gentil, sur le changement climatique dont nous subissons les effets. Nous avons également depuis l’année dernière, inventorié le nombre de sachets plastiques, de piles et batteries utilisés dans la ville de Port-Gentil. Il y a environ 20 millions de sacs plastiques utilisés chaque année par les Port-Gentillais. Le chiffre est le même en ce qui concerne les piles et batteries, selon une enquête que nous avons menée entre 2007 et 2008. Les hommes doivent changer de comportement et arrêter d’agresser l’environnement. Et pour cela, il faut des décisions politiques courageuses, afin de sauver la planète et permettre aux générations futures de trouver une terre habitable.

Afrik.com : Quelles sont les sources de financements de votre ONG ?
Henri Michel Auguste :
Actuellement, nous nous finançons sur fonds propres et sur la capacité du bénévolat de nos membres. Nous espérons avoir des retours de la part de nos futures partenaires que sont les 2 Mairies principales du Gabon.

Afrik.com : Parlez-nous de vos difficultés ?
Henri Michel Auguste :
Les difficultés sont de plusieurs ordres. Il y a notamment le manque de bénévoles. Très peu de Gabonais montrent de l’intérêt pour nos activités, malgré des campagnes de recrutement et de sensibilisation. Nous n’avons presque pas de subvention de la part de l’Etat.

Afrik.com : Quelles sont vos projets actuels ?
Henri Michel Auguste :
Dans la protection de l’environnement, nous avons été certainement à l’origine de l’interdiction des sacs plastiques au Gabon, par notre démarche auprès des Mairies de Port-Gentil et de Libreville, même si les autorités ne sont pas allées jusqu’au bout de notre raisonnement. Car nous avions souhaité que notre pays passe aux sacs biodégradables et compostables, et non aux oxo dégradables qui sont une hérésie écologique, le combat continue car de plus en plus de pays dans le monde font le choix du biodégradable et compostables. Donc éradiquer le sac plastique ou oxo dégradable ou toute autre forme d’emballage plastique est notre premier combat et projet environnemental. Mais ce combat ne s’arrêtera pas. Le Gabon manque cruellement de logements dits sociaux et économiques, nous avons planché sur la question en proposant des logements écologiques et économiques, habitables en moins de 2 semaines aux Mairies de Libreville et de Port-Gentil. Dans le secteur des eaux usées, nous avons soumis l’idée aux 2 principales Mairies du pays de traiter ce problème écologiquement, par phytorestauration et phytoremédiation. Concernant les pollutions par hydrocarbures, nous proposons une manière écologique de traiter ces dernières, et non des solutions chimiques et/ou mécaniques qui sont très agressives pour la Biodiversité (Micro&Macro Faune et Flore).
Dans la protection de la nature, nous sommes en discussion avec les autorités provinciales de Port-Gentil pour la création d’une zone de 55 000 hectares au sud de l’Île Mandji à 40 kms de Port-Gentil, en Aire Protégée et Dirigée selon les critères de l’UICN. Sous la dénomination « Projet de l’Île Inguessi », cette aire accueillera différentes activités. Un laboratoire de terrain, une école de formation d’écogardes et d’écoguides, 5 éco-villages dans les 5 écosystèmes principaux de la zone pouvant accueillir des éco-touristes, une activité de protection des espèces de l’aire protégée et dirigée de l’INGUESSI. Nous avons présenté 2 autres projets que l’on souhaiterait développer sous les noms « d’Opération INGUWU » protection et réintroduction des hippopotames pour augmenter la population dans l’Aire de l’Île INGUESSI et « l’Opération N’DIVA » protection, comptage, etc.… des populations de tortues marines venant pondre sur la façade atlantique de l’Île Mandji.
Contact à Port Gentil.
Email - H2ogabon@yahoo.fr
Tel - 00 241 07 53 77 70.

mercredi 23 novembre 2011

Haro sur Port-Gentil, une ville exposée à tous les risques

Port-Gentil (Gabon) : Haro sur Port- Gentil, une ville exposée à tous les risques
communiqué de presse - 23 Novembre 2011






Port-Gentil, capitale économique gabonaise, au sud-ouest de Libreville, sur l’île Mandji, est, à l’instar d’autres villes modernes, exposée à tous les risques majeurs environnementaux et industriels. Prenons comme point de départ, le développement historique de la ville et les changements climatiques, pour mieux appréhender les différents périls qui guettent notre ville. Depuis les années 60, l’essor exponentiel de notre ville s’est fait autour de l’exploitation du pétrole et sans réflexion préalable des conséquences environnementales d’une telle urbanisation, donc en résumé, de façon anarchique.
L’agrandissement de l’emprise de la Ville a certes permis l’installation de la population sans cesse croissante et le développement industriel de notre Ville, mais ce mouvement s’est réalisé au détriment et non en bonne gestion des problématiques environnementales pour le bien des générations présentes et futures. Citons entre autre la déforestation, l’assèchement des marigots et la destruction des mangroves.
Actuellement, environ 50 ans plus tard, nous subissons les effets pervers de notre incurie : l’érosion de la côte de l’île Mandji depuis la façade océanique à l’Ouest, en passant par la pointe du Cap Lopez au Nord comme celle de l’intérieur de la Baie à l’Est. Les causes sont connues de tous : la déforestation du littoral océanique d’Ozouri jusqu’à celle « classée » du Cap Lopez, la destruction de la mangrove à l’intérieur de la baie pour des constructions industrielles ou autres, qui sont installées depuis la zone du nouveau port jusqu’à la marina de l’ancien hôtel « Neng Abembé ». D’autres effets indésirables sont constatés, dont la création d’un micro-climat sur l’île Mandji accentué par le changement climatique (mêmes causes pour les mêmes résultats mais à l’échelle planétaire). De violents et durables épisodes pluvieux inondent régulièrement les nombreux points les plus bas de notre ville, intensifiés par une montée remarquée de la mer. Ces inondations récurrentes lors des épisodes pluvieux surviennent même lors de marées à coefficient moyen et d’autres sans influence de la pluie. L’occupation des sols est une autre cause d’inondation, le sol de la ville étant recouvert par du bitume et du béton, les écoulements d’eau lors des pluies se dirigent de préférence une fois de plus vers les points les plus bas de celle-ci (Voir les solutions du Dr « WATER » pour la ville de Tokyo au Japon).
En résumé : érosion et destruction de mangrove = micro climat et inondations.
Mais d’autres périls pèsent sur nous et notre ville : ils ont origine l’activité humaine ou industrielle. Les effets les plus criards de l’activité humaine sont les tonnes de déchets ménagers qui s’amoncellent à la décharge de N’Tchenguè ainsi qu’une multitude de petites décharges sauvages ici et là. L’examen de ces déchets ménagers nous dévoile les différentes matières qui les composent : le plastique (sacs, emballages, bouteilles, bidons, tissus, crayons, briquets, rasoirs, etc…), le papier (emballages, papeterie, journaux, cartons, etc…), le bois (caisses, palettes, déchets de jardinage, etc…), le verre (bouteilles, verres, vitres, etc…), l’aluminium (canettes, bombes, etc…), l’électronique (téléphones portables, ordinateurs, cartouches d’imprimantes, etc…), les déchets de cuisine (os, arêtes de poissons, légumes, fruits, etc…), l’électroménager, les piles et les batteries. Lors des pluies, ces polluants (lesquels ?) rejoignent notre nappe phréatique, qui se situe entre - 50 et – 80 cm en fonction des saisons, et qui est déjà bien polluée par les eaux résiduelles de nos fosses septiques. Cette eau polluée poursuit ensuite son inexorable chemin vers la mer, tout en alimentant les différentes plantations alimentaires des citoyens et de l’agro-industrie, fixant les polluants dans les racines, qui se diffusent ensuite dans les feuilles des plantes et dans les fruits de notre alimentation. A son arrivée en mer, l’eau polluée contenant les agents polluants et les métaux lourds remonte toute la chaîne alimentaire de la faune des eaux côtières contaminant ainsi les poissons et les crustacées que nous consommons régulièrement. Ceci est donc un vrai problème de Santé Publique.
Ces matières engendrent des nuisances diverses, visuelles et olfactives, ainsi qu’une pollution chimique de l’eau, du sol, de l’air et de notre alimentation pour de très nombreuses années. En clair, nous mangeons nos déchets. Des solutions techniques et des possibilités de financement existent pour changer de paradigme. Ce changement de stratégie implique le développement d’une politique environnementale de la Ville qui se devra d’être audacieuse et efficace avec un plan d’actions à mettre en place à court, moyen et long terme. C’est la condition sine qua non pour permettre d’améliorer la qualité de notre Environnement et notre santé, notre bien commun, dans le prolongement de la politique de « Gabon Vert » prônée par le chef de l’Etat.
En résumé : la pollution des eaux par les déchets a un impact sur la chaine alimentaire (faune, flore) et sur la santé publique.
Avec la création de la future « zone franche » en dehors des risques environnementaux et de pollutions déjà évoqués plus haut, de nouveaux dangers émergent. Ils sont liés aux choix des futures activités à l’intérieur de cette dernière, où un pool d’industrie chimique devrait voir le jour : une usine d’engrais chimique, une usine d’ammoniac et une super raffinerie en remplacement de celle existante. Or l’histoire de notre monde moderne a été émaillée par des accidents majeurs pour rappel :
· Minamata (Japon) intoxication au mercure, aujourd'hui (2011), 55 ans après le début officiel de la maladie (mai 1956), plus de 13 000 malades ont été reconnues par l'entreprise et l'État, mais près de 25 000 sont encore en attente d'une décision.
· 10 juillet 1976, Seveso (Italie), 1 à 5 kg de dioxine ont été dispersés, 193 personnes, soit 0,6 % des habitants de la zone concernée, ont été atteintes de chloracné, essentiellement des enfants. Aucune n'est décédée, un petit nombre a gardé des séquelles.
· 3 décembre 1984, Bhopal (Inde). La catastrophe de Bhopal est survenue dans la nuit, l'explosion d'une usine Union Carbide (Dow Chemical maintenant) de pesticides a dégagé 40 tonnes d'isocyanate de méthyle dans l'atmosphère de la ville. Cet accident industriel tua officiellement 3 500 personnes, mais fit en fait entre 20 000 et 25 000 décès selon les associations de victimes. Il y aurait eu 3 500 morts la première nuit et un grand nombre par la suite : la moitié dans les premières semaines et l'autre moitié de maladies provoquées par l'exposition aux gaz.
· 21 septembre 2001, Toulouse (France). L’usine AZF de Toulouse est détruite par l’explosion d’un stock de nitrate d’ammonium, entraînant la mort de 30 personnes, faisant 2 500 blessés et de lourds dégâts matériels.
La chronologie de ces accidents majeurs dans l’industrie chimique qui précède, permet de voir que ces 4 pays fortement industrialisés, malgré toutes leurs connaissances et leur maîtrise des techniques n’ont pu endiguer de telles catastrophes. Alors une seule question se pose, pouvons-nous prendre un tel risque pour notre ville et sa population ? De véritables études d’impact environnementales seront-elles suffisantes ainsi que des réflexions sérieuses afin de tenir compte des problématiques environnementales dans le développement industriel de notre ville ?
En résumé : Le développement industriel dans des secteurs polluants apporte des nouveaux risques industriels et environnementaux.
Pour conclure, de par sa situation insulaire, notre ville qui compte actuellement plus de 150.000 habitants se développe au fil des années, mais trop de risques et de dangers guettent cette dernière si l’on ne prend garde. Le temps est venu de prendre les bonnes décisions pour les générations présentes et futures dans le respect de notre Environnement et de notre santé, et dans le prolongement de la politique du « Gabon Vert », en liaison avec celle du « Gabon industriel ».
Nous avons, pour notre part, déjà identifié des solutions destinées à répondre à une grande partie des problématiques relevées dans la gestion de notre ville. Nous sommes prêts à participer au débat pour notre bien commun.

H2O GABON, Association pour la Protection de la Nature et de l'Environnement, à but non lucratif (régie par la Charte de la Terre), B. P. 1991, PORT-GENTIL ( GABON )
Courriel: h2ogabon@yahoo.fr
Tél
:  00  241 07 53 77 70

mardi 7 septembre 2010

Les ONG dénoncent la qualité des sacs plastiques "biodégradables"



Les ONG dénoncent la qualité des sacs plastiques "biodégradables"

GabonMatin – 07.09.2010
Joseph Mayombo
Dans une lettre adressée au Président de la République, l’ONG H2O salue la mesure présidentielle interdisant l’importation des sacs plastiques au Gabon. Seulement, selon le responsable de cette association, Henri Michel Auguste, "la solution envisagée par la Direction Générale de L’Environnement est une véritable aberration écologique." Explication.
Pour H2O, si l’arrêté 1489/MECIT/CAB du 16 juin 2010 qui a résulté de cette décision  du Chef de l’Etat a été bien accueilli, ce n’est pas le cas  pour les mesures annoncées le 9 juillet par le Ministère en charge de l’Environnement. En effet, selon l’ONG de protection de l’environnement, ces mesures "non seulement méconnaissent les expertises scientifiques, mais, si elles devaient à être appliquées, iraient totalement à l’encontre des objectifs fixés" par le numéro un gabonais.
Travaillant depuis belle lurette sur ce sujet, H2O a mené des études de terrain sur la commune de la ville de Port-Gentil en 2007 et sur celle de Minvoul en 2008, non sans préconiser des "solutions fiables." L’association, par la voix de son président, rejette deux types de sacs plastiques.
Il s’agit des sacs ou sachets plastiques conventionnels, issus de l’industrie pétrochimique, à base de polyéthylène ou polyuréthane, dont le temps de dégradabilité et de pollution peut aller de 100 à plus de 400 ans. Selon lui, le recyclage de ces sacs est très marginal, voir anecdotique, surtout en terme d’écobilan.
Il y a aussi les sacs ou sachets plastiques "oxodégradables" ou "oxobiodégradables". Ce sont des sacs similaires auquel on ajoute un additif qui accélère la fragmentation, mais ne sont évidemment pas biodégradables. En outre, l’agent fragmentant contient des métaux lourds et des lythiocarbonates ou molécules chimiques organiques plus ou moins toxiques. "Quoique moins cher que les produits compostables, il n’y a aucun intérêt à utiliser ce type de sachet," prévient l’environnementaliste.
Par contre, les sacs ou sachets biodégradables et compostables sont des sacs uniquement composés de provendes et de résidus de l’agriculture biologique sans OGM (organismes génétiquement modifiés), a savoir les fécules de maïs, gluten de blé ou amidon de pomme de terre. Du fait de l’utilisation cette matière première sans OGM, les bactéries chargées de la dégradation et du compostage du produit ne consomment aucun polluant. Le sol est ainsi amender avec un substrat riche.
En outre, H2O s’insurgent du fait que toute importation des sachets "oxD   biodégradables" est dorénavant conditionnée  par la certification de biodégradabilité délivrée par Symphony Environnemental, tout en envisageant le recyclage des sachets interdits. "Comment une entreprise privée peut elle rendre ses propres fabrications, de surcroît non respectueuses de l’environnement, devenir le standard d’un pays de droit?" s’interroge M. Auguste. Souhaitant vigilance, afin que ses "engagements pour les générations futures ne soient pas trahis par des problèmes d’exécution dans la chaîne de décision et pour que vive le Gabon Vert."
Solidaire des inquiétudes soulevées par H2O, ASF suggère la mise en place d’un comité des ONG locales "qui voudront bien rencontrer les autorités du ministère en charge de l’Environnement."

Pour aller plus loin :

Lettre ouverte à M. Ali Bongo Ondimba



jeudi 11 mars 2010

Gabon : L’association H2O Gabon précurseur dans la Protection de l’Environnement




Gabon : L’association H2O Gabon précurseur dans la Protection de l’Environnement

LIBREVILLE, 11 mars 2010 (Infosplusgabon) - L’association H₂O Gabon précurseur dans la Protection de l’Environnement, notamment dans la région de l’Ogooué Maritime, s’intéresse depuis plusieurs années aux problèmes de pollutions posées par les sacs plastiques issus des hydrocarbures.
H₂O Gabon s’est félicitée mardi à Port-Gentil à travers un communiqué de presse des mesures prises récemment par le gouvernement concernant l’interdiction de l’usage des sacs plastiques au Gabon.
« Cette décision qui était en gestation au sein de la municipalité de Port-Gentil a été finalement mise en branle par le Président de la République lors de son passage dans notre capitale économique, lors du Conseil des ministres du 5 mars dernier », rapporte le communiqué.
En effet, à compter de Juillet 2010, les sacs plastiques seront interdits et remplacés sur le sol gabonais par les sacs biodégradables et compostables.
Lors d’une audience accordée au bureau de H₂O Gabon chez le Maire de Port-Gentil en 2008, l’association avait présenté les résultats d’une enquête diligentée sur le risque de pollution sur le long terme que court l’accumulation des sacs plastiques dans la nature.
Des solutions avaient été esquissées pour remédier à ce type de pollution.
L’ Association H₂O Gabon constate et se réjouit que son idée a fait son chemin puisque reprise au plus au niveau de l’Etat.
Elle salue une fois de plus cette initiative qui vise à préserver l’environnement.
Les sacs plastiques sont reconnus pour leur degré de pollution du sol et des nappes phréatiques, mais ils occasionnent aussi une pollution visuelle et maritime.
Les membres de l’association H₂O Gabon œuvrent pour la maîtrise de la traçabilité des sacs biodégradables et compostables en relation avec les municipalités locales et souhaiteraient que soient soutenus leurs efforts par le biais d’une subvention annuelle, nécessaire pour le développement des programmes et des campagnes de sensibilisation à l’endroit des jeunes Gabonais. Le Gabon est ainsi l’un des premiers pays à prendre cette courageuse décision et devance ainsi certains pays industrialisés sur ce plan.
Il existe 4 types de sacs plastiques :
1. Les sacs plastiques issus de l’industrie pétrochimique, les plus polluants, dont la dégradabilité varie de 150 à 200 ans pour certains. Ce n’est qu’après ce laps de temps que l’on peut estimer que la pollution générée par ces derniers a disparu.
2. Les sacs plastiques biodégradables issus de l’industrie chimique. Ils sont tout aussi polluants que ceux présentés ci-dessus, mais possèdent une durée de dégradabilité plus courte. Ces sacs plastiques sont issus de l’industrie pétrochimique auxquels on ajoute un procédé chimique qui accélère la dégradation au contact du soleil et de l’humidité.
3. Les sacs biodégradables et compostables BIO. Ils sont issus de l’agro-industrie, composés de farine de maïs ou de pommes de terre sans O.G.M. Compostables parce qu’après dégradation par les bactéries et les vers de terre présents dans le sol, la terre ainsi amendée est comparable au meilleur terreau que l’on trouve à prix d’or dans les magasins de la place.
4. Malheureusement aussi les copies estampillées et certifiées comme de vrais sacs biodégradables et compostables, alors qu’ils n’ont rien de biodégradables et compostables, bien au contraire.
FIN/IPG/AAP/MLJ/2010
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H₂OGabon : Association Environnementale à but non lucratif, B. P. 1991, Port-Gentil (GABON) Courriel : h2ogabon@yahoo.fr  Tél 00 241 06 26 25 66       00 241 07 53 77 70      

Pour aller plus loin :

Notre lettre ouverte à M. Ali Bongo Ondimba
"Nous voulons éradiquer le sac plastique dans ses formes les plus polluantes"
Droit de réponse à Monsieur Donald SODJI, directeur d'« Ecologic-Togo » ou « Candide au pays du plastique »