mercredi 28 octobre 2026

Naufrage de la plateforme Prospector 5 au large de Mayumba : Notre communiqué

 



À la suite de l'accident survenu sur la plate-forme de prospection pétrolière « Prospector 5 » exploitée par Borr Drilling, au large de Mayumba le 24 octobre, H₂O GABON adresse ses condoléances les plus sincères aux familles endeuillées et exprime ses vœux de prompt rétablissement aux rescapés.
Cette nouvelle catastrophe endeuille une nouvelle fois le Gabon après l’incendie de la plateforme Becuna de la société Perenco en mars 2024.

 

Questions en suspens

1. Détermination des causes et des responsabilités
Les circonstances exactes de l'accident ainsi que la chaîne de responsabilités doivent être établies avec rigueur et portées à la connaissance du public.

 

2. Récupération des dépouilles
Toutes les dispositions nécessaires doivent être engagées afin de permettre la récupération des corps de l'ensemble des disparus et leur restitution à leurs familles dans les meilleurs délais.

 

3. Risques de pollution maritime

Les préoccupations suivantes demeurent :

. Carburant dans les soutes : les 280 000 litres de gas-oil contenus dans les soutes de la plate-forme sont-ils sécurisés et récupérables ? Une fuite ou un déversement constituerait un risque majeur de pollution maritime dans cette zone.

. Pollutions chroniques préexistantes : une plate-forme de prospection pétrolière concentre par nature de multiples sources de contamination potentielles : huiles hydrauliques, carburants des groupes électrogènes, résidus sur les ponts de la plate-forme, ainsi que l'ensemble des produits, matériaux et équipements divers entreposés. Quelles sont les mesures de protection qui ont été mises en place ?

Nous rappelons que les accidents de pollution pétrolières ont des impacts persistants et majeurs sur les écosystèmes marins et la santé publique ainsi que les revenus issus de la pêche.

H₂O GABON tient à obtenir des réponses précises et actualisées sur l'état de la situation tout autant des autorités en charge que des entreprises en cause.


mardi 20 octobre 2026

Compte rendu de notre réunion du 09-10-2026 avec TotalEnergies Gabon

 



Madame Axelle-Claude BOUMBENDJÉ, Cheffe de Projet sur le Programme Action! chez TotalEnergies EP, nous a convié à un entretien de deux heures à partir de 15h.

Notre ONG H₂O GABON était représentée par :
- Monsieur Guy KOUSSOU, Secrétaire Général,
- Monsieur Henri-Michel AUGUSTE, Président.

Madame Axelle-Claude BOUMBENDJÉ nous a présenté ses ambitions pour sa prise de fonction ainsi que les actions à venir de TOTALENERGIES Gabon EP en matière de politique RSE.

Nous avons ensuite présenté notre ONG H₂O GABON, nos actions passées menées avec TotalEnergies Gabon et nos projets en cours, pour lesquels nous avons besoin du soutien financier et logistique du groupe TotalEnergies :

- Le projet Litouga verte (laitue d'eau) : dépollution écologique de l'eau douce. (Programme Action ! de TotalEnergies Gabon).

- Le projet Concordia - Opération M'bolo (Fondation TotalEnergies).

Nous avons ensuite échangé sur différents sujets d'actualité : le réchauffement climatique, l'érosion de nos côtes et sols et les intempéries météorologiques à venir.

Avant de nous séparer, Mme BOUMBENDJÉ nous a proposé de participer à une prochaine opération de nettoyage des plastiques dans le quartier Matanda de Port Gentil.


samedi 26 septembre 2026

Fuck la planète : Le choix du réchauffement, une série documentaire coup de poing à voir sur Arte.tv. 3 parties à visionner.

 



Fuck la planète : Le choix du réchauffement (1/3)

 

Comment, du XIXe siècle à nos jours, les alertes scientifiques sur le dérèglement climatique ont été ignorées, sous la pression des milieux politiques et économiques. Éclairant notre présent en péril, un exposé historique implacable, nourri de passionnants témoignages d'experts.

Dès le XIXe siècle, des chercheurs identifient les effets potentiels de l'industrialisation sur l'atmosphère et prédisent une hausse des températures engendrée par les émissions de dioxyde de carbone. Après la Seconde Guerre mondiale, des scientifiques liés au projet "Manhattan" – à l'origine de la bombe atomique –, qui y voient une opportunité d'imposer le nucléaire, alertent à leur tour sur l'impact des énergies fossiles. En pleine guerre froide, les stratèges du Pentagone envisagent, eux, d'utiliser les phénomènes climatiques comme des armes. La météorologie, l'océanographie ou la géophysique progressent alors à grands pas, tandis que la modélisation du climat devient possible grâce à la puissance de calcul des ordinateurs. Alors que les avertissements se multiplient et que la jeunesse se mobilise pour l'environnement, l'Organisation des Nations unies (ONU) organise en 1972 le premier sommet de la Terre à Stockholm. Mais le choc pétrolier qui suit conduit les puissances occidentales à relancer la production de charbon…

Inaction coupable

Allégorie d'un monde en danger, Jakarta prend l'eau, poussant l'Indonésie à ériger une nouvelle capitale dans la forêt de Bornéo. Mais alors que l'urgence de l'adaptation s'impose, les milieux d'affaires prônent un nouveau capitalisme vert. "Le développement durable est en réalité une diversion. Ceux qui défendent la croissance verte s'intéressent davantage à la croissance qu'au vert", fustige Dennis Meadows, coauteur en 1972 d'un rapport du Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur les limites de la croissance dans un monde fini. Entrelaçant riches archives, séquences d'animation et interventions d'activistes, de journalistes et d'éminents chercheurs (le climatologue James Hansen, l'environnementaliste Rafe Pomerance, la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, qui coprésida un groupe de travail du Giec…), cette série documentaire de Jean-Robert Viallet (L'homme a mangé la Terre) retrace, sur deux siècles en trois épisodes, les mises en garde et coups de boutoir successifs qui ont entouré la question climatique. Au croisement de l'histoire industrielle, des idéologies et des avancées scientifiques, cette dense chronologie, écrite avec le concours de l'historien des sciences et de l'énergie Jean-Baptiste Fressoz, rappelle avec force que le réchauffement planétaire n'était pas une fatalité. Mais pour le moment, malgré les sommets internationaux, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) et les mobilisations citoyennes, les lois du marché et la perpétuation de nos modes de vie continuent de prévaloir sur la lutte contre le dérèglement climatique, dessinant un avenir dystopique dont les plus vulnérables subissent déjà les ravages. (Texte repris du site Arte.tv)

Réalisation Jean-Robert Viallet
2006, France

Cliquer ici pour visionner sur Arte.tv

 

 

Fuck la planète : Le choix du réchauffement (2/3)

En 1979, le deuxième choc pétrolier affecte les économies mondiales. Tout en se tournant vers le charbon, le président américain Jimmy Carter consulte les meilleurs climatologues du pays. Le rapport "Charney" conclut qu'un doublement du CO₂ dans l'atmosphère pourrait entraîner un réchauffement d'environ 3°C au cours du XXIᵉ siècle.

Au prix de sa popularité, Carter encourage ses compatriotes à économiser les ressources. Son successeur, Ronald Reagan, chantre du néolibéralisme, sape les règlementations environnementales et commande un nouveau rapport à l'Académie des sciences, qui confirme les menaces mais préconise de miser sur les progrès technologiques plutôt que de réduire les émissions. Malgré les preuves apportées par le forage des glaces de Vostok, en Antarctique, la résignation gagne du terrain tandis que la Chine accélère son industrialisation grâce au charbon. En 1987, la mobilisation internationale autour du trou dans la couche d'ozone aboutit néanmoins à la signature du protocole de Montréal. L'année suivante, le climatologue James Hansen témoigne devant le Congrès, et les pays du G7 créent le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec. (Texte repris du site Arte.tv)

Réalisation Jean-Robert Viallet
2006, France

Cliquer ici pour visionner sur Arte.tv

 

 

Fuck la planète : Le choix du réchauffement (3/3)

Après la tenue du sommet de la Terre de Rio, et l'élection de Bill Clinton et de son vice-président Al Gore en 1992, les industriels ripostent. La Global Climate Coalition (GCC), un groupe de pression, finance des études biaisées, soutient des experts climatosceptiques et mène un intense lobbying pour semer la confusion et retarder toute régulation.

Parallèlement, la mondialisation s'accélère. Alors que les émissions de gaz à effet de serre explosent, le protocole de Kyoto, qui vise à les réduire, est adopté fin 1997. Mais l'échec de sa ratification aux États-Unis, puis l'arrivée au pouvoir de George W. Bush sonnent comme une victoire pour les industriels. Si la GCC disparaît, sa stratégie perdure à travers des think tanks ultralibéraux, proches des extrêmes droites populistes, qui infiltrent les conférences internationales sur le climat et profitent de la caisse de résonance des réseaux sociaux. Bientôt, un mot s'impose face à l'évidente intensification du réchauffement climatique : l'adaptation, stratégie à la fois impérative et inopérante pour freiner la catastrophe, envisagée depuis longtemps comme la seule option réaliste par les élites politiques et économiques. (Texte repris du site Arte.tv)

Réalisation Jean-Robert Viallet
2006, France

Cliquer ici pour visionner sur Arte.tv


vendredi 14 août 2026

Effets du réchauffement climatique au Gabon, notre discussion avec l’IA de Meta.

 



Au Gabon, la mer monte plus vite que la moyenne mondiale. 3 raisons locales :

 

1.  L’océan se réchauffe 

    L’Atlantique tropical gagne +0,2°C à +0,3°C par décennie. L’eau chaude prend plus de place.

2.  Le sol s’enfonce 

    Dans les deltas du Komo et de l’Ogooué, le sol descend naturellement. Les forages et constructions l’accélèrent.

3.  Les vents poussent l’eau vers la côte 

    Les alizés "empilent" l’eau contre Libreville certaines années.

 

Résultat : Dans le monde la mer monte de 3,4 mm/an. 

Au Gabon on ressent 4 à 6 mm/an.

 

2. CARTE : ZONES À RISQUE D’ICI 2050 

Source GIEC : +20 cm d’ici 2050 | +50 cm d’ici 2100

 

LÉGENDE 

🔴 Très Haut Risque : <5m d’altitude 

🟠 Haut Risque : Estuaires et villes basses 

🟡 Risque Modéré : Côtes sableuses 

🟢 Moins exposé : Falaises et mangroves

 

LES 4 ZONES PRIORITAIRES

 

1.  PORT-GENTIL - ÎLE MANDJI 🔴 

    Altitude : 4 m seulement. 

    Risque : Inondations, eau salée dans les nappes. 75% du nord de l’île pourrait être inondé d’ici 2100. Érosion : 6 m/an au Cap Lopez.

2.  LIBREVILLE - ESTUAIRE DU KOMO 🔴 

    61% des Gabonais vivent ici. Érosion : 3 m/an. 

    Risque : Tous les quartiers bas et marécageux menacés. "Libreville pourrait perdre des zones entières d’ici 50 ans" - Ministère de l’Environnement.

3.  GAMBA / MAYUMBA / COCODRIE 🟠 

    80% des plages gabonaises s’érodent. La mangrove qui protège disparaît. 

    Enjeu : Villages de pêcheurs et sites pétroliers.

4.  AKANDA / CAP ESTERIAS 🟡 

    Urbanisation rapide. Les zones humides sont comblées, donc moins de protection naturelle.

 

3. NOTRE RÉPONSE : PRÉPARER LA TERRE

 

On ne peut pas arrêter la mer. 

Mais on peut la ralentir, protéger temporairement ou déplacer nos villes.


samedi 6 juin 2026

Semaine de l'Environnement à Port Gentil - programme du 3 Juin

 

Photo de groupe

Après avoir pris une place active aux différentes réunions de préparation pour assurer le succès de la Semaine de l’Environnement du 03 au 05 juin dans la province de l’Ogooué-Maritime, nous nous sommes déplacés sur différents sites de Port Gentil.

 

> Mercredi 03 juin 2026 :

> - 10h30 : Exposé thématique sur le réchauffement climatique, le changement climatique, ses causes et ses conséquences, ainsi que sur l’interdiction du sac plastique à usage unique, par le président de H2O GABON.

> - 10h45 : Allocution sur le thème du réchauffement climatique et sur un thème annexe « Interdiction du sachet plastique à usage unique » par Mme la directrice provinciale de l’Environnement.

> - 10h45 : Exposé sur les déchets hospitaliers par M. Michel Bernard MOMBO MBOMA.

> - 11h00 : Allocution d’ouverture des Journées de l’Environnement par Mme la gouverneure de la province.

> - 11h15 : Exposé de M. Louis Gaston, inspecteur de l’environnement.

> - 12h00 : Cocktail déjeunatoire.

> - 13h30 : Sensibilisation des élèves sur le plastique et en particulier sur les sacs plastiques à usage unique, à l’École publique de Balise. Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.

> - 14h00 : École Saint-André, sensibilisation des élèves sur le plastique et en particulier sur les sacs plastiques à usage unique. Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.

> - 15h00 : Lycée d’État Joseph AMBOUROUET AVARO, sensibilisation des élèves sur le plastique et en particulier sur les sacs plastiques à usage unique. Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.

> - 15h30 : Marche écologique. Point de départ : Lycée d’État JAA. Arrivée à Lipe Matanda. Pose d’un panneau « Interdiction de détruire la mangrove » et plantation de jeunes plants.

> - 16h00 : Lycée public de Batsantsa, sensibilisation des élèves sur le réchauffement climatique, ses causes et ses conséquences, ainsi que sur le plastique et les sacs plastiques à usage unique. Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.

> - 16h30 : Clôture de la journée à Port-Gentil.


Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon






Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon

Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon

Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon