Sommet de Copenhague / Tortues Luth / Hippopotames

Association pour la Protection de la Nature et de l’Environnement
Notre devise : «Une aventure humaine d'hommes et de femmes passionnés par la Protection de la Nature et de l’Environnement»
Régie par la Charte de la Terre, Costa Rica.
Trophée
de l’Excellence 2010 du Rotary Club de Port-Gentil
Gabon –
Ogooué trop salé
Jeune Afrique – du 3 au 9 octobre 2010 – Georges Dougueli – p 18.
Le 27 Septembre, les autorités ont annoncé la reprise de la distribution de l’eau potable à Port-Gentil (Ouest). La station de pompage de la deuxième ville du pays (150 000 habitants) avait interrompu ses activités dix jours plus tôt en raison de la salinité de l’eau, trop élevée pour la consommation humaine.
Phénomène naturel devenu courant le long des littoraux, l’eau de mer a remonté le cours du fleuve Ogooué pour se mélanger à l’eau douce stockée dans les cuves de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeeg). Par précaution, cette filiale du français Veolia a donc coupé une partie des approvisionnements. Selon les autorités, durant cette période, « seuls 30% des besoins en eau potable ont été assurés par des captages souterrains ».
En cause, une faible pluviométrie, qui a entraîné la baisse de débit de l’Ogooué. « Quand il n’y a pas assez d’eau dans le fleuve, explique Henri Michel Auguste, président de H₂O Gabon, une ONG œuvrant pour la protection de l’environnement, l’eau de mer n’est plus repoussée hors des estuaires et s’infiltre dans les eaux souterraines et de surface ».
Port-Gentil subit les conséquences de cet étiage de l’Ogooué, comme d’autres régions du continent pâtissent des changements climatiques. Au Bénin, la mer érode le littoral et gagne par endroits plus de 2 mètres par an, notamment à Cotonou, la capitale économique, où vivent 1 million de personnes. En Afrique australe, la construction d’un système de barrages et les transferts d’eau dans le secteur sud-africain du bassin de l’Incomati ont réduit le débit d’eau douce dans l’estuaire du fleuve, au Mozambique, entraînant une salinisation du bassin et une dégradation de l’écosystème.
Opinion sur
la Conférence Panafricaine sur la Biodiversité et la lutte contre la Pauvreté
en Afrique
Quelles
opportunités pour l’Afrique ?
En écho à la
chronique de «Makaya» parue dans l’Union du 27/09/2010, je souhaiterai exposer
mon propre sentiment sur la conférence et je comprends sa colère.
Le Gabon a
accueilli la 1ère conférence panafricaine de haut niveau intitulée
« Biodiversité et lutte contre la Pauvreté » du 12 au 17 Septembre
2010.
Des ONG
locales étaient présentes, dont H2O GABON. Nous vous soumettons notre analyse de la conférence sous forme de
points positifs / points négatifs. Nous sommes en effet un acteur directement
impliqué dans les thématiques Biodiversité, Développement économique et
réduction de la Pauvreté, qui étaient les thèmes retenus pour cette conférence
Panafricaine.
I – Les
aspects positifs:
La 1ère
Conférence Panafricaine de haut niveau sur la Biodiversité a rassemblé les
experts africains et occidentaux proposant théoriquement des solutions
d’utilisation de la Biodiversité pour le bien-être des humains en présence des
O.N.G.’s locales... Les experts ont partagé leurs expériences en présence des
délégués des O.N.G.’s locales, et ont permis des discussions
« franches » entre intervenants et invités, leur permettant de
participer à leurs travaux de groupe. Cette conférence a aussi favorisé
« un contact direct » ou « un rapprochement entre
les délégués techniques (points comité focaux CDB) et les O.N.G.’s
locales ». Certaines O.N.G.’s ont eu droit à une tribune auprès de la
presse internationale.
II – Les aspects négatifs:
Le délégué
de H2O GABON a
noté des dysfonctionnements flagrants dans l’organisation de cette conférence
panafricaine. Les participants étaient désorientés, du fait de l’inexistence ou
du peu de communication des organisateurs ; les délégués techniques ainsi
que les participants locaux n’ont pas reçu de programme des activités de la
conférence. Les horaires des activités n’étaient pas respectés. Le délestage de
l’électricité par la SEEG a perturbé les travaux de la conférence.
Sur le plan
des travaux, nous avons constaté que :
- La majorité des O.N.G.’s locales n’a pas pu prendre
part aux réunions préparatoires de la conférence, et ont été mises à l’écart de
ces travaux pour la conférence
- Aucune O.N.G locale n’a pu exposer ou présenter ses
activités, expériences et retours d’expérience sur le terrain.
- Nous avons eu à subir une certaine forme de
condescendance de mauvais goût de la part de nos experts locaux (sous forme de
leçons ainsi que d’ordres d’exécution de la part de ces derniers).
- Nous déplorons que la langue de travail de cette
conférence ait été l’anglais, alors que le Gabon fait partie du bassin du Congo
à majorité francophone et que les O.N.G.’s locales s’expriment en français.
Etait-ce un moyen de les isoler encore plus et ainsi de se couper de réels
retours d’expériences du terrain d’acteurs impliqués? Ceci s’apparente à une
forme d’impérialisme anglo-saxon. Personnellement, j’ai servi d’interprète à
une des délégués d’une O.N.G. locale.
- La population rurale et les populations autochtones
n’étaient pas conviées, peut être que la barrière de la langue était sciemment
voulue ? Dans ces conditions, comment peut-on susciter un engouement pour
la Protection de la Biodiversité, si leurs représentants n’ont pas accès à ce
genre de conférence ? Cette conférence panafricaine était-elle seulement
réservée aux lettrés à même de nous imposer leur vision? Ces
interrogations appellent des réponses.
Pour
conclure, nous devons espérer que ces discussions techniques prendront en
considération les besoins et les interrogations légitimes du monde rural. Nous
recommandons des transferts de technologies en Afrique, le développement des
mesures statistiques pour mieux appréhender la réduction de la pauvreté et les
besoins fondamentaux des populations rurales, pour leur bien-être. Il faudrait
envisager une délocalisation de ce type de conférence sur la Biodiversité et
permettre ou autoriser une plus grande implication des O.N.G.’s locales...
Monsieur
Alain ENGONE ONDO, Délégué
Provincial de l’Estuaire, H2O Gabon.
Libreville,
le 30 Septembre 2010.
H₂O GABON, Association pour la Protection de la Nature et de l’Environnement,
à but non lucratif – régie par la Charte de la Terre, BP 1991,
Gabon :
Une conférence sur les tortues marines s’ouvre jeudi à Port-Gentil
LIBREVILLE, 20 janvier
2010 (Infosplusgabon) - Une conférence sur les tortues marines s’ouvre jeudi à
l’Alliance Franco-Gabonaise de Port-Gentil et à l’initiative de l’Association H₂O Gabon. Les tortues marines
appartiennent à la famille des Chelonioidea. Elles sont présentes dans tous les
océans du monde à l’exception de l’océan Arctique. Les plages gabonaises
restent leur lieu privilégié de reproduction.
Les membres du Partenariat Tortues Marines du Gabon
sont : Aventures Sans Frontières (ASF), Ibonga, Wildlife Conservation
Society (WCS) et World Wildlife Fund (WWF).
Ces associations collaborent avec les collectivités locales
et des interlocuteurs du gouvernement, afin de quantifier leurs efforts afin
qu’ils soient intégrés au sein des communautés et soutenus par les autorités
pour être couronnés de succès.
Ainsi, ce partenariat représente les efforts conjoints,
d’expertise et d’initiative de la part de nombreux groupes et individus. Mais
le résultat est plus que la somme de ses parties.
La force de H₂O
Gabon et de ses partenaires repose sur la synergie entre coopération et
collaboration pour un objectif commun et sur des bases d’une bonne
communication et une transparence tout le long du processus.
En 2002, le gouvernement gabonais a délimité 13 parcs
nationaux, dont 2 destinés à préserver les plages importantes de nidification.
Dans l’ensemble, il y a 5 parcs qui participent à la
protection des habitats des tortues marines, à savoir : le Parc National
de Pongara, le Parc National d’Akanda, le Parc National de Loango, le Complexe
d’Aires Protégées de Gamba (comprenant le Parc National de Moukalaba-Doudou) et
le Parc National Marin de Mayumba (bordant le Parc National congolais de Conkouati-Douli).
Avec l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), s’est
développée une synergie encourageante mais aussi une adhésion avec les autres
organismes gouvernementaux compétents dans le but de renforcer la protection
des habitats des tortues marines et la législation.
La Tortue Luth, une espèce légendaire
La tortue luth est la plus grande, mesurant 2 m de long, de 1
m à 1,5 m de large et pesant 600 kg. La taille moyenne des autres espèces va de
50 cm à 1 m et est proportionnellement moins large.
Ces espèces sont toutes vulnérables ou menacées. Elles font
localement l’objet de protection ou de plan de restauration, mais la pollution,
le braconnage et les prises accidentelles par engins de pêche restent des
causes préoccupantes de recul de populations.
Le Gabon abrite la population la plus importante de tortues
luth au monde. Ce pays abrite également la plus grande densité de nidification
en Afrique, et probablement, jusqu’à 30 % de la population totale de cette
espèce en danger critique d’extinction.
La tortue luth, ainsi que les autres espèces de tortues
marines présentes au Gabon (tortues vertes, tortues imbriquées, tortues
olivâtres) subissent continuellement des menaces.
Les facteurs responsables sont : le braconnage des œufs
et des individus adultes, la pêche intentionnelle ou accidentelle et la
modification ou la dégradation des habitats (pollution, développement, érosion,
lumières artificielles, débris et grumes).
En 2005, nous avons créé le Partenariat Tortues Marines du
Gabon, c’est-à-dire un réseau de tous les projets de protection des tortues
marines au Gabon.
Jusqu’alors, les efforts de conservation étaient isolés et
entravés par le manque de coordination et de financements.
À présent, grâce au partenariat, il a été possible
d’identifier et d’aborder les principales priorités tant en recherche qu’en
conservation au niveau national.
H2o Gabon ambitionne de protéger ces reptiles
menacés au Gabon et est déterminée à préserver le patrimoine naturel mondial.
Un bel exemple qui mérite le soutien de la communauté internationale.
FIN/IPG/ALN/2010
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Association pour la Protection de la Nature et de
l’Environnement
B.P. 1991 Port-Gentil
Tél. :
00 241 06 26 25 66
Courriel : H₂O gabon@yahoo.fr
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Gabon : Le projet de Zone Franche de l’île Mandji relancé
PORT-GENTIL, 4 janvier 2010 (Infosplusgabon) - La relance du projet de Zone Franche à Port-Gentil suscite toujours des interrogations. Les Organisations non gouvernementales (ONG) gabonaises ont depuis plusieurs années tiré sur la sonnette d’alarme et devraient être associées à la prise de décision et sur les politiques à consacrer pour la préservation de l’environnement...sur le long terme.
"La
Zone franche de Port-Gentil devrait faire disparaître une grande partie de la
mangrove qui longe la côte port-gentillaise ; une menace pour le littoral
qui ne colle pourtant pas avec les intentions du président Ali Bongo
Ondimba", lance avec stupeur l’association H2o Gabon, basée dans la capitale économique.
La
mangrove est un milieu aquatique côtier dont les paramètres physico-chimiques
de l’eau varient plusieurs fois par cycle de 24 heures. L’eau passe par les
états suivants : eau douce, à saumâtre puis salée, et vice versa, en
fonction des marées et des saisons.
La
flore aérienne de ce milieu est composée en grande majorité de palétuviers. Le
palétuvier est un arbuste ayant des facultés adaptatives à ce genre de
conditions extrêmes. Grâce à ses racines aériennes, il retient la plus grande
partie des sédiments en suspension dans l’eau, évitant ainsi d’étouffer la
microflore et la microfaune alentours qui se développent sur les zones
sableuses.
En
dehors de ses capacités filtrantes, la mangrove est un réservoir d’une grande
diversité : c’est un site de reproduction, d’écloserie, de nurserie pour
la faune aquatique benthique et pélagique .
On
y trouve aussi un nombre important d’espèces inféodées à ce type de
milieu : des invertébrés (mollusques, crabes, etc ...), des oiseaux du
littoral (courlis, mouettes, aigles, etc ...), des reptiles et des mammifères.
Enfin, outre un haut lieu de biodiversité, la mangrove est un écosystème
primordial contre l’érosion des côtes.
Elle
forme un barrage efficace contre la houle océanique surtout lors des tempêtes
de la saison des pluies.
« Détruire
un tel écosystème mettrait donc en péril les grands équilibres, et la ville de
Port-Gentil, principalement lors des saisons des pluies. Nous connaissons,
tous, les problèmes que pose le terminal du Cap Lopez, mais aussi le nouveau
port : Leur érection a induit des modifications dans les courants marins
et sous-marins, en accélérant l’érosion dans différents endroits de l’île
Mandji et de notre ville », déplore Henri Michel Auguste, président de
l’association H₂O Gabon.
Si,
il y a 40 ans, des études d’impact n’ont pas été menées ou si l’impérieuse
nécessité économique méritait de passer outre, en est-il encore le cas
aujourd’hui ?
Les
techniques permettant d’établir des études d’impact ont évolué et la
mobilisation des masses nous oblige à raisonner autrement, afin de se
développer autrement.
Assez
régulièrement au Cap Lopez, des zones de plages s’effondrent dans l’Océan. Une
destruction complémentaire de l’écosystème ne va-t-il pas en accélérer le
phénomène ? Veut-on voir le terminal pétrolier s’abimer un jour dans
l’Océan ? La ville de Port Gentil est déjà en dessous du niveau de la mer.
La
destruction de ces installations entraînerait une vague géante qui s’abattrait
sur la ville.
Peut-on
se permettre de prendre le risque ?. A contrario, il serait souhaitable de
développer à nouveau les mangroves, afin que restaurer l’équilibre avec la
Nature. C’est un coût financier très raisonnable, au regard aux risques
financiers qu’il permet de prévenir.
La
zone franche a-t-elle nécessairement besoin d’être construite sur des zones qui
protègent la ville de Port-Gentil, ses industries et ses habitations ? La
question reste posée après le semi échec de la rencontre de Copenhague.
FIN/IPG/PLK/2010
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"Les chefs d’Etat de la planète pourraient créer
une sorte d’ONU pour la Protection de l’Environnement et de la Nature",
déclare Henri Michel Auguste
LIBREVILLE, 23 décembre 2009
(Infosplusgabon) - Le président de l’Association environnementale H₂O Gabon, Henri Michel Auguste, tire les
leçons du Sommet de Copenhague mais marque sa profonde déception à l’issue d’un
rendez-vous qu’il qualifie de "manqué" pour le bien être de la
planète. Il répond à deux de nos questions.
Infosplusgabon :
Vous avez esquissé l’idée d’une Agence Internationale ou d’une O.N.U. pour la
Protection de l’Environnement et de la Nature. Pourriez-vous nous en dire
plus ? N’est-ce pas là une utopie ?
Henri Michel Auguste :
Depuis la nuit des temps, l’Homme a été confronté à des
défis, mais celui-ci est d’un nouveau genre car il concerne notre planète (il
n’y en a pas de rechange à proximité) et par voie de conséquence l’avenir de
l’Humanité dans toutes ses composantes. Face au défi du changement climatique,
de la dégradation de notre Environnement et de l’Erosion de la Biodiversité,
—dont notre siècle hérite, comme leurs homologues contemporains qui ont créé la
S.D.N. puis par la suite l’O.N.U. pour régler les conflits entre les Etats—,
nos chefs d’Etats seraient bien avisés de faire la même chose pour la
Protection de l’Environnement et de la Nature. Je verrai bien la composition de
cette Organisation par tous les Etats, où chaque pays serait représenté par un
triumvirat de personnalités choisies, une personne issue du monde scientifique,
une personne du monde de l’économie et une personne du monde politique. Cette
dernière jouant le rôle d’ambassadeur et de porte- parole de son pays pour ces
questions. Ce triumvirat durant l’année, se verra confier des missions
d’inspection et de contrôle, des engagements solennels et des objectifs
qu’auraient pris les Etats pour eux, vis-à-vis des autres et de l’Organisation.
Les inspecteurs des pays en voie de développement iront contrôler et inspecter
les pays industrialisés et vice versa. Cette Organisation se réunirait 4 fois
dans l’année pour examiner l’état d’avancement des objectifs définis par cette
dernière pour tous les pays. Un conseil de discipline de 10 Etats, composé à
tour de rôle par 5 pays industrialisés et par 5 pays en développement, pourrait
se réunir pour sanctionner les Etats qui ne respecteraient pas leurs
engagements, leurs devoirs et leurs objectifs. Je ne vois point d’utopie dans
ce que je viens de développer mais la nécessité d’œuvrer ensemble pour le bien
de l’Humanité et de la Nature, et surtout notre bien commun, notre planète.
Infosplusgabon :
Le sommet de Copenhague vient de s’achever dans la confusion et des
cafouillages multiples, sur un accord au minima, qu’en pensez-vous ?
HMA : Je
partage mon insatisfaction entre amertume et colère. les dirigeants des pays
industrialisés ont montré dans leur grande majorité, leur incapacité à
s’entendre face à un défi planétaire qui nous concerne tous, montrant par la
même occasion leur mépris face à ces mondes qui se meurent. Les seules
périodes où ces dirigeants semblent s’entendre, ne concernent que les moments
de guerre (2ème guerre mondiale) ou de crises internationales économiques et
financières. Dernièrement, nous avons vu ces pays sauver le système
financier et bancaire mondial en très peu de temps, car malheureusement il n’y
qu’une chose qui préoccupe ces derniers, elle se nomme « Economie ».
Même si cela était un sommet concernant le changement climatique, des spectres
ont hanté les couloirs, les salles de négociations et les délégations. Nous
pouvons dûment les nommer, business, argent, leadership politique et
économique, combien de centaines de millions d’êtres humains devront mourir en
silence sur l’autel du sacrifice, pour l’hégémonie économique de quelques
uns ?. Pouvons-nous fermer les yeux face à ce constat d’échec ? Non,
ces Etats sont faits par les peuples et les êtres humains qui les composent,
dans leurs différences et leurs similitudes. Il y a à peu près 8 millions
d’années, l’Homme a décidé de se dresser sur ses membres postérieurs, de lever
les yeux vers l’horizon et le ciel, quelle formidable aventure pour ce
mammifère insignifiant, devenu paraît-il Homo « sapiens » ? Sur
le parcours, apparemment nous nous sommes un peu égarés, notamment vers des
chemins que l’on appelle pouvoir et argent, etc... Mais l’histoire de
l’Humanité pour demain, n’est pas encore écrite, et je ne peux me résoudre à
accepter de voir apparaître sur cette page, cette sombre épitaphe
« Ci-gît l’espèce humaine » qui commence à se dévoiler sur cette
dernière, à la lueur de la lumière de notre insouciance et de notre orgueil.
Homo sapiens redresse-toi une fois de plus, ne courbe plus l’échine, tu ne peux
accepter la disparition des membres de ton espèce et de la Nature qui t’a vu
naître, sans rien faire. Enfin, « soit un Homme, mon fils » comme l’a
dit Rudyard KIPLING en son temps. Où est passée notre Humanité, peut-être dans
un coin sombre de notre cerveau ou avons-nous tous été lobotomisés, décérébrés
à ce point pour ne pas réagir ? Peut-on regarder le délégué de Tuvalu dans
les yeux, les Maldivois, les Seychellois, les Indiens d’Amazonie, les Pygmées
du bassin du Congo, les Inuits, etc.., la Nature, disparaître sans réagir. Nous
connaissons les causes, nous connaissons aussi les remèdes, mais certains
membres de l’espèce humaine en ont décidé autrement... Prenons les Etats-Unis
d’Amérique, ce grand pays qui par sa volonté, son courage et sa capacité de
travail à relevé les plus grands défis qui ont secoué son histoire et
l’histoire du monde. Prenons la Chine, autre grand pays, 5000 ans d’histoire,
des grands visionnaires et des grandes innovations. Où sont ces grands
esprits ? L’Inde, avec le Mahatma GANDHI, l’apôtre de la non violence qui
a fait plier un Empire par sa volonté. Où sont ces nouveaux apôtres ?
L’Afrique du Sud, au travers de la lutte de Nelson MANDELA. Où sont ses fils
spirituels ? Et tant d’autres pays, où un jour un homme s’est redressé en
disant cela suffit ? Mais face à ce nouveau genre de défi du 21ème siècle,
un seul homme n’y pourra rien. C’est Tous unis dans un grand élan de
fraternité, d’humilité et de compassion pour la Nature que nous pouvons espérer
préserver l’avenir de notre espèce et des autres. La planète Terre, est notre
bien le plus précieux, à nous et à tant d’autres espèces. En peu de temps notre
espèce a causé des dégâts considérables, à sa propre espèce, à son
Environnement et à la Nature. Ces dégâts ne sont pas irréversibles, il ne tient
qu’à nous de corriger nos erreurs, en mettant nos petits intérêts de côté afin
d’œuvrer pour un monde meilleur. « Et si tous les ‘’ Hommes’’ pouvaient se
donner la main, ils pourraient faire une ronde autour du monde...
FIN/IPG/HDL/2009
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Gabon / Sommet de Copenhague : l’Europe pourrait manquer une occasion de débloquer les négociations internationales sur le climat
LIBREVILLE, 13 décembre 2009 (Infosplusgabon) - Alors que le Sommet de Copenhague se poursuit sous la pression de milliers de manifestants qui sont descendus dans les rues samedi, pour réclamer un accord équitable et ambitieux contre le changement climatique, le président de l’Association H₂O Gabon, Henri Michel Auguste, déclare dimanche que l’Europe pourrait rater une occasion de débloquer les négociations internationales sur le climat de Copenhague.
Rappelons que
depuis l’accord de Kyoto en 1997, l’Europe a systématiquement élevé ses
ambitions dans les négociations climatiques, les autres pays prenant, ou non,
la suite, mais « à mi-parcours des discussions les plus importantes qui
aient jamais eu lieu sur le climat, il est inexplicable que l’Europe semble
ainsi changer soudainement sa stratégie.
Un accord
international, sur la table des négociations à la conférence de Copenhague
est-il possible ?
Un accord
international est possible si et seulement si les participants sont capables de
transcender leurs différences, et modifier leur mode de vie de manière durable.
Ce défi planétaire fait partie des défis dont l’homme ne peut sortir que grandi
s’il est imaginatif, ambitieux et courageux pour son avenir et pour l’avenir de
notre planète bleue. Sinon ce sera un sommet de plus, où chacun défend ses
petits intérêts dans son coin sans se soucier de l’intérêt général. Et dans ce
cas, ce serait dommage pour l’espèce humaine.
Les conditions
de vie des habitants de la planète sont menacées par les dérèglements
climatiques. Quel constat en faites- vous en Afrique ?
C’est vrai que
les changements climatiques menacent notre planète, mais nous avons tous une
part de responsabilité face à ces problèmes. Nous nous tournons vers les pays
industrialisés en les accusant de polluer et de détruire notre planète, mais de
notre côté, qu’avons-nous fait ? Nous, les pays en voie de développement,
n’avons fait que copier leur modèle de développement en pensant que c’était le
seul moyen adéquat pour nos Etats, nos populations et notre
« bien-être/mal-être » égoïste. Grosse erreur de jugement, la
désertification, la déforestation, les sécheresses et les inondations à
répétitions ne sont pas induites uniquement par les pays industrialisés, mais
aussi par les comportements de chacun des Africains. Si ce défi n’est pas
résolu par la Communauté de la Terre, nous aurons à faire face à de plus en
plus de conflits.
L’Afrique
produit le moins de gaz à effet de serre. Quelles compensations monétaires ou
en transferts de technologies attendrait-elle de ce sommet pour éviter qu’elle
ne brûle ses forêts ?
Je ne suis pas
par principe pour des compensations financières, mais pour un accompagnement
dans le transfert de technologies, l’application et le suivi de ces
technologies. C’est pour cela que je me prononcerai pour une organisation
internationale indépendante du politique, permettant au niveau de chaque état
donateur ou receveur, l’audit écologique, la surveillance, le contrôle et la prise
de sanctions en cas de non respect de ces engagements, un peu à la manière de
l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) qui est chargée des
questions nucléaires.
Les pays
pauvres et riches parviendront-ils à un engagement durable ?
Pour conclure
sur cette question je me permettrai de paraphraser un célèbre empereur romain,
« Le sort en est jeté »...
FIN/IPG/JRN/2009
Courriel :H₂O gabon@yahoo.fr Contact : (241) 06 26 25 66 et (
241) 07 53 77 70
Gabon : L’Association H₂O apporte sa contribution au sommet de
Copenhague
LIBREVILLE, 12 décembre 2009 (Infosplusgabon) - L’Association environnementale H₂O Gabon est également concernée par les changements climatiques dont des évolutions frappantes dans l’environnement au Gabon inquiètent les populations, notamment celles résidant le long de la façade Atlantique. Le président de H20, Henri Michel Auguste, qui poursuit l’extension de son réseau associatif à travers le monde, donne ici son sentiment sur les espoirs suscités par le sommet de Copenhague où selon la police, 30.000 personnes participent à la grande manifestation de mi-négociation, ce samedi.
Qu’attend l’association H₂O Gabon du sommet de Copenhague ?
Une prise de conscience salvatrice et un changement
d’état d’esprit radical, nous devons nous tourner vers un mode de vie différent
basé sur le respect de notre Environnement et de la Nature, pour préserver
l’avenir des générations futures. La Terre est notre bien commun, à nous et à
toutes les espèces qui y vivent. Fini le temps où nous pensions que la Terre
est notre propriété exclusive, nous devons apprendre à la partager avec les
individus de notre espèce et avec la Nature. Nous n’avons aucun droit sur la
Terre, nous n’avons que des devoirs et ils sont nombreux. Voilà le véritable
défi de ce 21ème siècle. En un peu plus de 100 ans, nous avons accéléré le
processus de réchauffement climatique. Pour leur part, les pays industrialisés
sont responsables en grande partie de la pollution massive et diverse de l’air,
de l’eau et des sols. Les pays en voie de développement mesurent le grand
risque de la déforestation à grande échelle, de la destruction de notre
Environnement pour extraire des produits fossiles ou pierres précieuses au
profit des pays industrialisés. Depuis le Sommet de Rio impulsé par les
scientifiques du monde entier, en passant par le Sommet de Johannesburg,
qu’avons-nous fait ?. Pas grand chose et je le regrette. Malgré les
multitudes rapports alarmants sur notre Climat, sur notre Environnement et sur
l’état de la Biodiversité, nous nous sommes esquivés en appliquant « la
politique de l’autruche ». L’Homme est capable du pire comme du meilleur,
espérons que l’Homo sapiens émerge enfin des ténèbres de la cupidité, de
l’égoïsme et de la barbarie...
Pensez-vous que des mesures efficaces
puissent être prises pour réduire le réchauffement de la planète ?
Les mesures proposées me paraissent dans l’ensemble aller
dans le sens de l’histoire. Seuls les délais de mise en place me paraissent
trop longs. Concernant les gaz à effets de serre (CO2,
et autres...), leur réduction de moitié à l’horizon de 2050, me parait trop
lointaine. J’ai l’impression que nos Chefs d’Etats manquent d’ambition et de
courage face à ce défi planétaire. C’est vrai qu’il faut de l’ambition et du
courage pour transformer la société des Pays Développés et celle des Pays en
voie de Développement. Mais c’est à ce prix que nous pourrons préserver
l’avenir des générations présentes et futures. Depuis déjà 2 ans, nous avons
les premiers réfugiés climatiques. Citons le cas de l’île de Tuvalu.
Actuellement, la communauté internationale est entrain de voir, d’étudier
comment prendre des décisions. Notre petit bout de terre disparaît sous les
eaux bleues de l’océan et la pilule est dure à avaler.
L’ONU reconnaît le statut de réfugié politique,
mais ne faudrait-il pas envisager un statut de réfugié climatique, avec
tous les problèmes que cela peut poser, mais pouvons-nous continuer à fermer
les yeux face à ce problème ? Qui défendra le droit des Peuples
Autochtones à vivre et à se développer ? Et qui défendra le droit de la
Biodiversité Animale et Végétale à exister et à prospérer ? Tant de
questions restent sans réponse et tant de mesures restent à prendre... Mais
surtout la grande question qui est posée : qui va payer, combien, à qui,
pourquoi et sous quelle forme ?. Je pense que l’Organisation des Nations
Unies serait bien avisée de créer une structure de gestion et de distribution
de cet argent, en vue d’une utilisation judicieuse de ces fonds par les pays en
voie de développement, pour éviter une évaporation intempestive de ces
derniers... Pour finir, puisque le sujet est vaste et complexe, ne doit-on pas
créer un droit d’ingérence écologique ?
L’Afrique,
pour une fois, sera-t-elle en mesure de faire entendre efficacement sa voix ?
Malheureusement, l’impression que je me fais de ce sommet
est qu’une fois de plus nous ne sommes que des invités et non des participants.
Nous manquons de leader charismatique dans ce domaine. Il nous faudrait un
Nelson Mandela de l’Environnement et de la Nature, pour faire entendre notre
cri de douleur et de désespoir à ce sommet... Combien d’O.N.G. purement
Africaines sont présentes à ce sommet ?, seules sont présentes les grandes
O.N.G. Internationales et Nationales des pays industrialisés. Pouvons-nous
jouer un rôle ?, je l’espère car quel est le continent le plus affecté par
ces changements climatiques ? C’est bien l’Afrique, où nous retrouvons les
sécheresses de très longues durées, une pluviométrie excessive et brutale,
etc... Même si nous arrivons pour une fois à parler d’une seule voix, pour
crier aux yeux du monde notre souffrance, quel sera le délai entre la prise, le
financement et l’application de ces mesures, toutes les 7 secondes un être
humain meurt de faim ou de soif ? Tous les pays du monde ou presque ont
signé « La Charte de la Terre », combien la respectent dans son
intégralité, très peu ???
Quelles sont les situations
environnementales qui préoccupent le Gabon aujourd’hui ?
Les différentes situations environnementales qui
devraient préoccuper le Gabon sont la montée de l’Océan, les inondations, la
déforestation et l’érosion de la Biodiversité. Je m’explique, le Gabon, 800 km
de côtes, les 2 principales villes du pays sont sur la côte environ 60% de la
population du pays, la capitale et la capitale économique. D’ailleurs sur
Port-Gentil, les effets du changement climatique conjugués aux manques de
respect des règles élémentaires environnementales sont criants, il suffit de se
promener sur le front de mer ou vers le Cap Lopez où l’océan a gagné plus 500 m
en un peu moins de 50 ans. Les inondations à répétitions aux quatre coins du
pays dont notre journal local se fait l’écho quotidiennement en saison des
pluies. Concernant la déforestation et la surexploitation du massif forestier,
les résultats se font sentir lors de la saison des pluies par l’érosion et
l’écoulement de la terre arable vers nos rivières et notre fleuve entraînant
l’asphyxie momentanée de la faune et de la flore aquatique. Une autre
conséquence du réchauffement climatique et de la déforestation est l’érosion de
la Biodiversité, du fait de la dégradation de son environnement en si peu de
temps, la Nature n’as pas le temps de s’adapter à ces changements brusques...
Faites-nous le point de quelques
actions posées par H₂O
Gabon à ce jour ?
Dans le domaine de l’Environnement, H₂O GABON a réalisé une enquête à Port-Gentil
concernant les sacs plastiques et les piles jetables en vue de diminuer leur
utilisation, de passer à court terme aux sacs biodégradables et compostes, et
aux piles rechargeables. Il y a eu la présentation et la soumission à la
municipalité de Port-Gentil des résultats de l’enquête et nos propositions.
Notre action est également passée par la sensibilisation et la volonté de faire
participer la population de l’Ogooué-Maritime à la réduction de l’utilisation
des sacs plastiques et des piles jetables. La sensibilisation et la
participation de la population a été jugée utile pour faire un tri sélectif de
base de nos déchets quotidiens dans chaque foyer. Le développement de
l’utilisation des sacs plastiques biodégradables et compostables n’est pas en
reste car nous voudrions développer l’utilisation des piles rechargeables,
créer une unité de tri sélectif en vue de valoriser les déchets passés,
présents et futurs, issus des ménages et de l’activité commerciale. Enfin, nous
avons créé un réseau de stations d’analyse des pollutions de l’air dans la
ville de Port-Gentil et nous poursuivons le projet de développement d’une station
de traitement écologique des Eaux usées, et une proposition de maison
individuelle écologique et économique.
La protection de la nature est
d’actualité à Copenhague... et pour un bon bout de temps ...
Oui. En effet, concernant la protection de la nature,
nous avons animé sur Port-Gentil dans les locaux de l’alliance
Franco-Gabonaise, 3 conférences dont le thème était « les tortues
marines », connaissance des espèces présentes au Gabon, les menaces et le
plan de protection de leur lieu de ponte du Cap Lopez « OPERATION
N’DIVA ». Nos efforts ont été orientés dans la recherche de financement
pour l’« OPERATION N’DIVA » auprès des sociétés locales et des
institutions internationales. En cours de création « Projet
INGUESSI », qui vise la création d’une aire protégée et dirigée selon les
critères de l’U.I.C.N., dans la zone de l’Inguessi, qui permettra de
sauvegarder, de protéger et d’étudier des espèces de référence.
D’autres activités seront présentes sur cette aire,
notamment une école de formation d’écogardes et d’écoguides, 5 éco villages
permettant d’accueillir dans les 5 écosystèmes types de cette aire, un
éco-tourisme participatif...
Courriel :H₂Ogabon@yahoo.fr
Contact : (241) 06 26 25 66 et ( 241) 07 53 77 70
FIN/IPG/ANL/2009
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LIBREVILLE, 19 avril 2009 (Infosplusgabon) - L’Association environnementale H2O Gabon publiera désormais tous les mois son bulletin d’information qu’elle distribuera à tous ses membres afin de mieux cerner les actions que mène l’association.
Support de
mobilisation et de liaison entre les membres disséminés à travers le pays, ce
bulletin intervient alors que l’association entame une nouvelle phase de
développement.
Parmi les
activités réalisées au cours de l’année 2008, on cite :
1. Dans le
secteur de la Protection de l’Environnement, l’enquête sur les sacs plastiques
et sur les piles non rechargeables a été finalisé et des propositions ont été
faites à Monsieur André-Jules Ndlambé, Maire de la ville de Port-Gentil .
2. Pour le
secteur de la Protection de la Nature, il a été soumis à l’appréciation de 2
classes (Ce2 et Cm2) de l’Ecole Publique Conventionnée de Port-Gentil, notre
présentation de la phase de sensibilisation de l’ « OPERATION
N’DIVA » (Sauvegarde, Comptage, Marquage, Protection des Tortues Marines
sur la zone du Cap Lopez).
Sur le plan
international, H2O Gabon s’étend dans différents pays à savoir :
1. H2O
MAURITANIE, existe officiellement, mais ses actions sont freinées par la
situation politique défavorable du pays en proie à des troubles récurrents. Le
Président de cette structure, Dahirou DIEW, prépare différents projets sur la
Protection de la Nature et de l’Environnement pour son pays.
2. H2O
MADAGASCAR, est en cours d’enregistrement, mais les événements politiques font
que pour l’instant, le développement de cette structure est suspendu. Son futur
Président s’appelle Etienne RAJHONESI, actuellement en France, en attendant le
retour de l’ordre constitutionnel dans la Grande île.
Des
discussions ont été initiées en France, au Cameroun et en Argentine.
Pour 2009,
H2O GABON envisage de consolider ses efforts pour mettre en place durablement
sa nouvelle politique en faveur de la protection de la nature et de
l’environnement.
H2O GABON,
est présidée par Michel Auguste. A ce jour, 2 délégations ont été
constituées : Il s’agit de celles de la Province de l’Estuaire et de la
Province du Woleu Ntem.
Dans le
chapitre des nominations au sein de H2O Gabon, citons Pierre Claver MEBONG,
nommé Secrétaire Général résident à Port-Gentil et Bienvenue ABEGUE ELLA,
cooptée Déléguée Provinciale pour l’Estuaire. Alain ENGONE ONDO est nommé
Délégué Provincial pour le Woleu N’Tem.
FIN/IPG/LMP/2009
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L’ONG H2O sera présente au Parc Floral
de Vincennes
LIBREVILLE, 14 septembre 2006 (Infosplusgabon) - L’Organisation non gouvernementale (ONG) gabonaise dénommée H2O sera représentée lors d’une exposition consacrée aux animaux au Parc floral de Vincennes, les 23 et 24 septembre dans un stand de l’Île de France.
A cette occasion, l’équipe H2O Gabon assistée du Dr Christian Noirard, spécialiste des hippopotames, animeront une conférence sur le thème : le statut de l’hippopotame en Afrique et présenteront l’opération Inguwu destinée à réintroduire et à protéger les hippopotames au Cap Lopez et au Lac Anengue, au Gabon.
Henri Michel, le président de H2O, compte sur la mobilisation de tous et en particulier les bailleurs de fonds pour reconstituer la population d’hippopotames du Gabon, estimée à environ 750 individus. Une bonne partie de celle-ci a été massacrée.
Pour M. Michel, « l’hippopotame est une espèce vulnérable et qu’on évaluait il y a encore quelques années, la population d’hippopotames à environ 160 000 individus répartis entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale (...) ».
L’hippopotame est une espèce emblématique du continent africain par son mode de vie amphibie. Il fréquente la plupart des cours d’eau et des lacs de l’Afrique subsaharienne.
FIN/IPG/PLM/2006
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Contact : H2O GABON, Association Environnementale à but non lucratif, B.P. 1991, Port-Gentil (Gabon) Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
Tél. : Gabon : ( 241) 06 26 25 66 et France : 33 675324199
LIBREVILLE, 14 septembre 2006 (Infosplusgabon) - L’Organisation non gouvernementale (ONG) gabonaise dénommée H2O sera représentée lors d’une exposition consacrée aux animaux au Parc floral de Vincennes, les 23 et 24 septembre dans un stand de l’Île de France.
A cette occasion, l’équipe H2O Gabon assistée du Dr Christian Noirard, spécialiste des hippopotames, animeront une conférence sur le thème : le statut de l’hippopotame en Afrique et présenteront l’opération Inguwu destinée à réintroduire et à protéger les hippopotames au Cap Lopez et au Lac Anengue, au Gabon.
Henri Michel, le président de H2O, compte sur la mobilisation de tous et en particulier les bailleurs de fonds pour reconstituer la population d’hippopotames du Gabon, estimée à environ 750 individus. Une bonne partie de celle-ci a été massacrée.
Pour M. Michel, « l’hippopotame est une espèce vulnérable et qu’on évaluait il y a encore quelques années, la population d’hippopotames à environ 160 000 individus répartis entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale (...) ».
L’hippopotame est une espèce emblématique du continent africain par son mode de vie amphibie. Il fréquente la plupart des cours d’eau et des lacs de l’Afrique subsaharienne.
FIN/IPG/PLM/2006
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Contact : H2O GABON, Association Environnementale à but non lucratif, B.P. 1991, Port-Gentil (Gabon) Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
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LIBREVILLE, 9 août 2006 (Infosplusgabon) - Le président de l’Organisation non gouvernementale (ONG) H2O Gabon, Auguste HENRI MICHEL, a déclaré mercredi à Libreville qu’il était préoccupé par la disparation des hippopotames et souhaiterait reconstituer leur habitat naturel si des moyens étaient mis à sa disposition.
« H2O Gabon, créée le 14
juillet 2005, est une ONG régie par la Charte de la Terre et nous la
définissons comme un symbole de continuité. L’un de nos objectifs est de
réaliser des opérations de préservation de la nature et notamment de protéger
les hippopotames du Gabon dont une étude récente dénombre 700 individus »,
a expliqué, Henri Michel.
L’ONG H2O interpelle les
autorités pour qu’elles réalisent qu’il y a une réduction des familles
d’hippopotames au Gabon et que leur dispersion favorise leur extinction.
« Ces mammifères étaient
plus nombreux dans la zone du Cap Lopez il y a 20 ans. L’urbanisation de la
ville pétrolière de Port-Gentil leur a été fatale », souligne-t-il.
« Nous avons associé dans
notre démarche un spécialiste des hippopotames, Christian Noirard qui travaille
sur la « convention sur la diversité biologique »", a poursuivi
le président de H2O.
Selon cette ONG, une autre espèce
en voie de disparition est l’Aphyosemion alpha, un poisson dont la taille est
de 50 mm et de couleur bleue et qui vit dans les marigots ombragés sur fond de
sable et de petits graviers. Sa localisation géographique est le Cap Estérias
en pleine forêt serpentée de rivières, au nord de Libreville.
Pour Michel Tacoen, un autre
membre de l’ONG, « cette espèce de poisson vit uniquement à certains
endroits et elle se distingue par des marques sur les opercules. Nous avons
l’intention de répertorier ses sites et recenser les zones fragiles avant leur
réintroduction ».
"D’autres familles
d’hippopotames se trouvent à Port-Gentil et au Lac Anengué dans la province de
l’Ogooué maritime. Le rôle de ces mammifères intervient dans la sédimentation
du lac et dans la régulation de la prolifération des plantes aquatiques de
surface qui obstruent souvent les voies d’eau, isolant parfois des villages
entiers", a déclaré M. Tacoen.
Les opérations de réinsertion de
l’Aphyosemion alpha nécessiterait un financement 10 millions de francs CFA.
Quant à l’étude de faisabilité pour recenser les niches écologiques des rares
hippopotames à travers le pays, un apport de 30 millions de F CFA serait
nécessaire, rapporte l’organisation.
FIN/IPG/PML/2006
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