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mardi 11 août 2020

Journée Internationale de la Conservation des Ecosystèmes : Interview de Henri Michel AUGUSTE, Président H2o Gabon

 Interview réalisée par  Monsieur Dany KOULE TOLLE par téléphone pour la radio FM «  La Voix de NDOLA », auprès de Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, Président de l’ONG H2O GABON à Port-Gentil.




La planète célèbre la Journée Internationale de la Conservation des Ecosystèmes le 26 Juillet 2020, depuis 5 ans. L’accent est mis cette année sur la Protection et la Valorisation des Mangroves. Concernant le Gabon, les Ecosystèmes côtiers du GABON subissent de vastes pressions, destructions à des fins immobilières et autres...

 

 

Dany KOULE TOLLE :

Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, vous êtes le Président de l’ONG H2O GABON, vous êtes à Port-Gentil. Pour votre ONG, qu’elle est l’intérêt de protéger et de valoriser les Mangroves ?

 

Henri Michel AUGUSTE :

Je vais vous dire que ce n’est pas l’intérêt mais les intérêts de protéger et de valoriser les mangroves, je ne sais pas si vous avez vu sur la page Facebook de H2O GABON, le post à ce sujet du 26/07/2020, dont voici le  lien (https://www.facebook.com/1271037369674343/posts/3002894136488649/), où l’on voit l’intérêt de protéger la Mangrove pour combattre efficacement l’érosion côtière, ça c’est l’un des aspects intéressant. Un autre aspect, la Mangrove joue le rôle de filtre pour les rivières et les fleuves qui se jettent dans l’Océan, en bloquant dans les méandres de ces racines les alluvions (la boue), les matières organiques transportées, etc, par ces derniers. Ce qui a pour conséquence de rendre plus claire les eaux à la sortie des Mangroves. Les alluvions et les déchets organiques ainsi bloqués, servent de substrat fertile pour le développement de la Mangrove, ainsi que de réservoir pour la Biodiversité, encore un autre aspect, il vous faut savoir que la Mangrove est un des écosystèmes le plus riche à l’hectare. Je m’explique, d’abord c’est lieu où les poissons et les oiseaux viennent pondre leurs œufs, ainsi qu’une zone d’alevinage, de nourrissage des alevins et des sub-adultes, dû à la forte présence de phytoplancton, de zooplancton. Vous y trouverez également de nombreuses espèces  de crustacés et de coquillages, qui permettent une petite activité commerciale pour les riverains et autres, qui pour ces derniers est un moyen de vivre de cette activité de pêche, souvent réservée aux femmes. Puis une fois la barrière formée par la Mangrove vous trouverez tous les types de poissons qu’ils soient végétariens ou carnassiers. Voilà, en général les différents points essentiels que l’on peut relever et dire pour la Préservation des Mangroves. Attention, donc préservons et restaurons les Mangroves, c’est dans notre intérêt et pour notre plus grand bénéfice, ainsi que pour les générations futures. Il vous faut savoir que c’est l’un des écosystèmes les plus impactés par l’homme depuis de nombreuses décennies car pendant les siècles passés, la Mangrove était considérée comme un milieu insalubre et infesté par des maladies mortelles pour l’homme.

 

D.K.T :

Nous avons constaté que les rivières qui se bouchent peuvent avoir des conséquences sur l’habitat de l’homme, qu’en pensez-vous ?

 

H. M. A. :

Bien souvent quand une rivière se bouche, d’une part c’est un phénomène naturel et d’autre part très souvent cyclique, mais de nos jours c’est aussi une conséquence de la modification par l’homme du milieu. Quand le cycle est naturel et non perturbé par l’homme, le niveau va augmenter jusqu’à ce que la pression de la rivière soit trop importante, la bande de terre qui obstruée son passage finit par céder et cela se produit en général à marée descendante ou basse. C’est très rare que ce phénomène soit un effet définitif.

 

D.K.T :

Au niveau de Port-Gentil, qu’elle est le rôle que vous jouez surtout dans la protection et dans la lutte contre l’érosion avec la municipalité ?

 

H. M. A. :

Nous avons un projet en préparation avec la Mairie de Port-Gentil en vue de restaurer une Mangrove dans un des quartiers de la ville. Cela, je pourrais vous en parler plus en avant et plus largement

quand les avancées seront significatives. Car vous savez très bien que dans notre pays beaucoup de projets se terminent « En éléphant blanc », évidemment  ce n’est pas le but que je poursuis pour ce dossier.

 

D.K.T :

Depuis au moins 3 décennies, le littoral de Port-Gentil s’érode de plus en plus, la montée de l’Océan est flagrante, il y a également la situation du quartier de Matanda, il se trouve que le constat est le même du côté du Cap Lopez. Et là, est-ce que vous pensez pouvoir faire quelque chose pour palier à ces urgences ?

 

H. M. A. :

Les urgences sont celles que l’on connaît tous, c’est d’abord le Réchauffement Climatique qui provoque la montée des Océans, la destruction des Mangroves ainsi que la modification du trait de côte à des fins immobilières et industrielles, qui fait que nous nous trouvons face à cette érosion galopante sur la ville de Port-Gentil et par extension sur l’île Mandji. C’est vrai que le Changement Climatique, n’est pas dû fait du Gabon mais de toutes les nations de la planète, avec une forte responsabilité des pays les plus industrialisés. Concernant la montée des Océans, c’est une des conséquences du Réchauffement Climatique, il se trouve que cette montée des Océans se répercute tout autour de la planète avec des conséquences qui se font déjà sentir dans les îles du Pacifique, par l’abandon de certaines îles devenues inhabitables et de zones comme au Bengladesh, avec des déplacements de population assez importants, voire de nouveaux réfugiés fuyants la montée des eaux de leurs pays respectifs. Par contre pour le Gabon, la destruction des Mangroves et les modifications du trait côtier pour des constructions immobilières et industrielles, cela est entièrement de notre responsabilité collective et individuelle. Et si on ne fait rien cette érosion va se poursuivre de plus en plus vite, il nous faut comprendre que Port-Gentil et l’île Mandji sont voués à disparaître progressivement pour l’estimation la plus pessimiste de 25 à 30 ans, pour l’estimation les plus optimistes environ 50 ans (voir les différentes cartes que l’on trouve sur internet dont celle de National Geographic), une grande partie de l’Île Mandji sera sous les eaux. Donc, il se trouve que cela est de notre responsabilité collective, de se battre pour protéger et restaurer les Mangroves afin de freiner la Montée des eaux trop rapidement ainsi que d’interpeler nos politiques afin qu’ils s’entendent pour travailler à juguler le Réchauffement Climatique au niveau des différents Sommets de la Terre à venir. Malheureusement, dans toutes mes lectures, je ne vois pas les  Gouvernants  des différentes Nations avoir la volonté d’agir dans ce sens.

 

D.K.T :

Il y a quelques années le Gouvernement a lancé le projet de zone franche de l’Île Mandji. Aujourd’hui, qu’elle est votre point de vue sur ce projet ?

 

H. M. A. :

De ce projet, je peux me permettre d’en parler, car il se trouve que j’ai été l’un des principaux acteurs opposés à ce dernier, à mes yeux cette zone franche allait détruire une part importante de Mangrove et bouleverser profondément le trait de côte ainsi que les fonds sous-marins. Malheureusement, cela n’a pas empêché la destruction de plusieurs dizaines voire de plusieurs centaines d’hectares de Mangrove, pour un projet qui est moribond voire stoppé et je pense qu’il le restera ! Il y a suffisamment de zones franches qui ont essaimé dans le Golfe de Guinée pour que l’Île Mandji en devienne une de plus. Etant donné que la partie en eau profonde est déjà occupée par le terminal pétrolier du Cap Lopez, donc par voie de conséquence cela voulait dire d’importants travaux d’aménagements du trait de côte et des fonds sous-marins, il aurait fallu creuser, draguer et effectuer des travaux d’entretien régulier pour éviter au sable de redescendre dans la partie profonde, d’où un très gros impact environnemental sur cette partie de l’Île Mandji. Voilà en quelques phrases, pourquoi dès le départ je me suis opposé avec détermination voire lucidité à ce projet couteux et inutile. Il se trouve que quelques temps plus tard, j’ai été invité à une rencontre à Libreville avec le Directeur Général  d’OLAM, Monsieur Gagan GUPTA, organisé sous l’égide de Monsieur Nicaise MOULOUMBI de l’Association Croissance Saine Environnement, pour exposer les différents arguments de l’opposition de mon ONG H2O GABON à ce projet de zone franche en présence de Monsieur Alain ENGONE ONDO, Délégué H2O GABON pour la province de l’Estuaire. Si ce projet s’était poursuivi, malgré mes arguments, j’étais monté avec un dossier de projet de pôle vert pouvant utiliser la zone à moindre coût, que j’ai pu lui exposer de vive voix lors de cette réunion qui s’est tenue dans les locaux d’OLAM. Lien Pôle industriel Vert.

 

D.K.T :

A chaque saison des pluies, il y a ce problème récurrent d’inondations de nombreuses zones de la ville de Port-Gentil. Qu’elles sont les propositions et recommandations que vous pourriez faire à la Mairie ?

 

H. M. A. :

Il faut impérativement récurer les caniveaux, les canaux régulièrement et non comme trop souvent une fois par an, voir jamais pour les canaux. Ensuite, il faudrait faire des campagnes de sensibilisation auprès de la population pour éviter de prendre les caniveaux et les canaux pour des poubelles. La proposition que je souhaiterai faire concernant la saison des pluies afin de ne pas engorger les canaux, auprès de la mairie serait d’envisager un système de récupération des eaux de pluies par  pompage dans les caniveaux, puis enfin un stockage à l’extérieur de Port-Gentil. A marée basse cette eau de pluie serait évacuée dans l’océan après un filtrage et une dépollution de ces eaux chargées en pollution diverses et variées. Ce serait la solution idéale mais temporaire, sachant que cette solution demande des financements et une réelle volonté de régler ce problème récurrent qui ne fera que s’amplifier au fil des années qui passent. Sachant que cela est une solution temporaire, que Port-Gentil et l’Île Mandji seront en grande partie sous les eaux tôt ou tard comme je le disais tout à l’heure. Il serait temps de créer une Commission en vue de réfléchir au problème de la Montée des eaux océaniques et des inondations, en vue de prendre la seule solution idoine et pérenne, envisager le déménagement de Port-Gentil vers l’intérieur des terres. Mais la première décision serait de protéger et restaurer les Mangroves afin de freiner cette montée des eaux, puis de régler temporairement le problème des inondations. Car temps que les Nations n’auront pas pris la bonne décision afin de régler le Réchauffement Climatique, le niveau des Océans ne fera que monter malheureusement. D’ailleurs d’après les cartes mondiales de la montée des Océans, les traits de côte dans le monde devraient reculer de 2 à 10 Km selon le relief d’ici 2050 selon les différents rapports du GIEC, organisme international d’experts du climat qui suit cela et qui à chaque rapport revoit à la hausse les différents paramètres chaque année, malheureusement... C’est à nous de nous adapter à ces nouvelles conditions climatiques et de vie pour le bien de l’espèce humaine.

 

Confère les différentes cartes : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblerai-le-si-la-glace-continentale-venait-fondre et https://limportant.fr/infos-planete/56/278691

 

D.K.T :

Dans l’Article 64 du Code de L’Environnement au Gabon, on interdit la construction et l’exploitation dans les milieux sensibles comme les Mangroves, comme vous l’avez relevé d’ailleurs. Mais sur le terrain, la réalité est alarmante que font les ONG’s « Vertes » à ce niveau ?

 

H. M. A. :

C’est vrai qu’ils existent des articles de lois dans le Code de l’Environnement du Gabon, il y a le texte mais la réalité du terrain nous prouve le contraire et ce n’est pas que le cas du Gabon, mais cela se retrouve dans tous les pays du monde, pour notre plus grand malheur. Même si de temps en temps, dans un pays une ONG finit par avoir gain de cause, cela est trop ponctuel alors que cela devrait être la norme. Tant que les gouvernants seront inféodés aux multinationales et aux lobbyistes de ces dernières, les problèmes auront du mal à se résoudre. Pour que cela change, il faudrait que les gouvernants ne soient plus dépendants de la pression qu’exercent sur eux les Multinationales, qui font pour notre planète ce qu’elles veulent. Je pense que pour notre bien à tous, il serait bon de créer un Tribunal International pour la Protection de l’Environnement et de la Nature, sur le modèle de la C.P.I., c’est pour cela que nous n’avons pas le droit de baisser les bras pour l’avenir de notre planète et des générations futures.

 

D.K.T :

Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, le président de l’ONG H2O GABON était l’invité du jour dans l’émission FOCUS de la radio de la Voix de la DOLA.  

 

H. M. A. :  

Permettez-moi, de vous remercier pour m’avoir permis de m’exprimer sur ce sujet d’actualité.



Interview Audio - La Voix de la NDOLA

Proposition d'un pôle industriel alternatif à la Zone Industrielle de Port Gentil (ZIEC)


jeudi 30 avril 2015

Le grand méchant sac - France2, Envoyé Spécial - notre montage vidéo

Les sacs plastiques à usage unique seront interdits en France à compter du 1er Janvier 2016.
Les sacs oxo-fragmentables (abusivement appelés oxo-biodégradables) seront bientôt interdits en France et en Europe. A lire dans le projet de Loi relatif à la transition énergétique pour la Croissance Verte

Visionnez notre montage vidéo sur cette émission de France2 diffusé le 2 Avril 2015 sur notre chaîneTV
https://www.youtube.com/watch?v=V2k-uZjdWHU

jeudi 27 juin 2013

Droit de réponse à Monsieur Donald SODJI, directeur d'« Ecologic-Togo » ou « Candide au pays du plastique »

Donald SODJI, directeur d'« Ecologic-Togo » ou « Candide au pays du plastique »



Droit de réponse du 25.08.2012

A propos de l’interview par Monsieur Jacques GANYRA du lundi 23 Juillet 2012.

Jumeler commerce et développement. AFRISCOOP.net

 



Ayant pris le temps de la réflexion face à l’interview de Monsieur Donald SODJI, Directeur d’« Ecologic-Togo » dans Afriscoop à Lomé, nous sommes surpris de la méconnaissance et de l’ignorance de ce Monsieur en matière de plastiques. Depuis quelques années maintenant, H2O GABON mène la lutte contre les sacs/sachets plastiques ou sacs/sachets dits « Oxo-biodégradables * », je souhaiterai lui rappeler l’état de l’art en matière de sacs/sachets plastiques et  sacs/sachets biodégradables :
1.     Par sacs ou sachets plastiques conventionnels, ce sont des sacs en plastique issues de l’industrie pétrochimique, à base de polyéthylène ou de polyuréthane, dont le temps de dégradabilité et de pollution peut aller de 100 ans à plus de 400 ans.
2.     Par sacs ou sachets plastiques oxodégradables ou « oxo-biodégradables * », dans ces derniers, ils existent des substances intermédiaires qui pendant la dégradation sont toxiques. Nous les trouvons sous l’appellation de sacs dits «oxodégradables ou  *oxo-biodégradables» mais qui sont conçus avec du plastique fragmentable : c’est en fait un plastique classique auquel on a rajouté un fragmentant ou un additif. Il se transforme en confettis de polyéthylène qui ne sont évidemment pas du tout biodégradables. En outre, l’agent fragmentant contient des métaux lourds et des lytiocarbonates ou des molécules chimiques organiques plus ou moins toxiques. Autant dire que l’on n’a aucun intérêt à utiliser ce type de produit si ce n’est son prix est moins élevé qu’un produit compostable (il y a donc erreur sur la qualité de la marchandise...).
* terme oxo-biodégradable parfois utilisé par les fabricants n’est pas conforme à la norme de biodégradabilité (la norme harmonisée EN 13432), du fait de l’écotoxicité de ces sacs. C’est un excès de langage, ni plus ni moins, pour vendre des produits non conformes.
En conclusion : ce sont des sacs en plastique identiques aux sacs ci-dessus auxquels on ajoute un additif qui en accélère la fragmentation, dont le temps de pollution visuelle (phases macro et micro fragmentation) est de 6 mois à plus 1 an. Mais le temps de dégradabilité et de pollution reste toujours le même de 100 ans à plus de 400 ans.
Concernant les sacs plastiques conventionnels ou oxodégradables, ce sont ces sacs qui seront frappés d’interdiction dans l’avenir, et ils seront remplacés progressivement  par les sacs biodégradables et compostables.
Pour savoir si un produit biodégradable est toxique ou non, on suit un protocole bien précis. Pour faire des tests de biodégradabilité et de compostabilité réussis, on fait pousser des plantules d’orge sur des produits dégradants. Ces plantules sont censées se développer. Si ce n’est pas le cas, c’est que ces produits contiennent des éléments phytotoxiques et qu’ils sont toxiques pour les plantes. Pour connaître l’écotoxicité d’un produit, on le biodégrade dans un milieu aquatique avec des daphnies qui sont des petits animaux que l’on donne à manger aux poissons rouges. Ces animaux sont très sensibles à la moindre pollution. Donc s’il y a une pollution écotoxique, elles ne se développent pas et meurent. Ce sont des tests qui sont utilisés pour savoir si un produit est biodégradable et compostable.
3.     Sacs ou sachets biodégradables et compostables : ce sont des sacs uniquement composés par des provendes et des résidus de l’agriculture biologique sans O. G. M. (fécule de maïs, gluten de blé, amidon de pomme de terre ou autres) donc n’entrant pas en concurrence avec l’alimentation humaine ou animale. Cette matière première est communément désignée par l’appellation BIOPLAST (pour bio plastique). Du fait de l’utilisation de cette matière première sans O. G. M., les bactéries chargées de la dégradation et du compostage du produit, ne consomment aucun polluant. Ce résultat permet d’amender car très riche en éléments indispensables aux sols et aux végétaux. Ces sacs sont conformes à la norme européenne (EN 13432 et OK COMPOST).
Temps de dégradation : c’est le temps que mettent les bactéries pour faire disparaître et transformer le produit initial, en éléments assimilables par les végétaux.
Les produits compostables sont dégradés de manière entièrement naturelle par des micro-organismes : champignons microscopiques et bactéries. Ils se décomposent ainsi naturellement et il n’y a donc pas d’incinération des déchets. « Il faut savoir que l’incinération est polluante ! Elle rejette dans l’Environnement des PCB, des dioxines et des métaux lourds vaporisés cancérogènes et tératogènes. La pollution provoquée par les incinérateurs, est surtout liée à la production de dioxines que l’on retrouve dans le lait et la viande. C’est par ingestion que la contamination se fait. La contamination par l’air est moins importante ». Un produit compostable est donc un produit qui n’a aucun impact négatif sur l’Environnement. De plus, les produits compostables permettent d’enrichir les cultures en humus en se dégradant. L’humus, parfois nommé terre végétale, désigne la couche supérieure du sol crée et entretenue par la décomposition de la matière. Les produits compostables permettent d’obtenir un humus sein, sans métaux lourds, sans intermédiaires de biodégradation toxique, en bref un produit « clean ». Cet humus peut être utilisé pour l’agriculture et le jardinage. En fin, il faut savoir que le compostage collectif coûte 4 fois moins cher que l’incinération des déchets. Il demande juste un tri supplémentaire des matières organiques des ménages et des industries et l’utilisation de sacs 100 % biodégradables et 100 % compostables.
En ce qui concerne la définition de la biodégradabilité, nous la trouvons expliquée et détaillée dans la norme EN 13432 reconnue par tous les membres de la CEE, dont 2 laboratoires uniquement sont habilités à délivrer le certificat de biodégradabilité selon la norme ci-dessus pour l’Europe (1 en Belgique AIB-VINCOTTE et 1 en Allemagne). Donc en aucun cas les sacs ou sachets Oxodégradables ne peuvent être Bio comme Monsieur Donald SODJI semble l’affirmer. D’ailleurs la société que ce dernier cite en référence soit d2w, reconnait dans son document questions/réponses (voir page 3 surligné en jaune), qu’elle n’a pas reçu le certificat de biodégradabilité selon la norme communément admise EN 13432. A cet effet, je conseillerai à Monsieur Donald SODJI, de faire tester ces sacs et sachets auprès d’AIB-VINCOTTE, s’il veut rassurer sa clientèle ainsi que les Autorités de son pays sur la marchandise qu’il souhaite commercialiser… Nous restons évidemment à son entière disposition pour que l’Afrique, notre continent ne soit plus la poubelle des produits que les pays industrialisés ne veulent plus chez eux.
Nous conseillons aussi à la rédaction d’Afriscoop de valider l’argumentaire général de leurs intervenants en interrogeant les spécialistes qui s’expriment sur le sujet. Nous avons écrits de nombreux articles sur le sujet, qui sont disponibles en lecture à tout à chacun sur le réseau mondial. Chacune de nos contributions est signée avec nos coordonnées de contact.

Port Gentil, le 25 Aout 2012
Henri, Michel AUGUSTE
Président, H2O GABON
ONG pour la protection de la Nature et de l’Environnement
Port Gentil, Gabon
«  Une aventure humaine de gens passionnés  par la Protection de la Nature et de l’Environnement »
Téléphone : 00 241 07 53 77 70
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr




Cet article a été publié le 25 Aout 2012 sur notre site Web, dans notre dossier de presse consacré aux Sacsplastiques biodégradables et compostables, conformes à la norme EN 13432. Etant donné que nous savons que les requêtes d’utilisateurs de sachets montent en intensité, une piqure de rappel est sans doute nécessaire pour rappeler les risques environnementaux sur le sujet des sacs plastiques dits « oxo biodégradables ».



Lire aussi cette interview de Henri Michel Auguste dans

Notre Lettre ouverte à Monsieur Ali Bongo Ondimba
L'association H2oGabon, précurseur dans la protection de l'environnement

Sur le blog BioAddict : Attention aux faux sacs biodégradables.
Sur le blog BioAddict : Tous les produits biodégradables ne sont pas écologiques ! L'interview vérité sur le plastique bio.
Sur le blog In Fuseon : Lumière sur les sacs plastiques: comment reconnaître le bon grain de l’ivraie?

Sur le site d’informations AllAfrica : Congo-Kinshasa: Les avantages des sacs biodégradables

Lire aussi les deux récents articles de notre partenaire industriel et commercial ARTAXERKES sur les bioplastiques EN 13432 et les produits et résines biodégradables et compostables.

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