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mercredi 25 février 2026

Le changement climatique dans la ville de Port Gentil, Interview à Radio Mandji, 24-02-2026

 



Radio Mandji est la radio la plus écoutée de Port Gentil







Suivez cette interview en audio en cliquant sur les fichiers ou en lisant le texte.
Cette interview a été retranscrite avec l’aide Gemini 3 Flash et relue et éditée par une vraie personne.

 

Partie1 (fichier Mp3)


Liz Obone Ondo Oyane, Journaliste à Radio Mandji : Bonjour monsieur, présentez-vous s'il vous plaît.

Henri Michel Auguste : Je me nomme Henri Michel Auguste, Auguste est mon nom de famille. Président fondateur de l'ONG H₂O Gabon, Association pour la Protection de la Nature et de l'Environnement.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Aujourd'hui, nous allons parler du changement climatique à Port-Gentil. Nous allons aborder cette question dans tout le sens qu'il faut. Donc, la première question est la suivante : Quel est le principal risque lié au changement climatique pour la ville de Port-Gentil ?

Henri Michel Auguste : Écoute, je pense que d'abord il faut quand même le prendre dans sa globalité. Le Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive dans le changement climatique. On le sait très bien, ce sont les pays industrialisés. D'ailleurs, on sait qu'il y en a un qui vient d'abroger la charte qu'il avait faite sur le changement climatique — je ne vais pas le citer, mais c'est Monsieur Donald Trump, tout fier de lui.

On sait que des changements climatiques, il y en a eu tout au long de l'existence de la Terre. Ça peut être dû à des catastrophes naturelles comme par exemple, un super volcan qui émet beaucoup de gaz à effet de serre et qui va provoquer ce qu'on appelle un hiver nucléaire. Ça peut être dû à une météorite. Et tout ça, évidemment, chaque fois enclenche une extinction de masse.

Peut-être que notre... le siècle d'avant, le 20e siècle pardon, était peut-être un début de changement climatique naturel. Mais il se trouve que l'industrialisation et l'asservissement de l'humanité aux hydrocarbures, au charbon et au gaz ont fait qu'on a accéléré ce phénomène beaucoup trop vite. Ce qui va provoquer, ce qui est en cours de provoquer une extinction de masse. Et comme disaient certaines personnes que l'on a vues dans les médias, Monsieur Pierre Rabhi ou l'astrophysicien Hubert Reeves, qui disaient : « Si la biodiversité disparaît, l'humanité disparaît ». Malheureusement, c'est lié. Voilà pour le thème général.

Donc, en ce qui concerne Port-Gentil, évidemment on en subit les conséquences même si le Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive. Même si maintenant, d'après les dernières statistiques, on s'aperçoit que l'Afrique est en équilibre entre production de CO2 et captation du CO2. Il faut bien le savoir alors qu'avant nous étions créditeurs : on produisait plus d'éléments qui permettaient de stocker le CO2, donc la biodiversité, qui permettait justement de limiter cet effet. Mais maintenant, on est en train de rattraper les autres beaucoup plus rapidement qu'il ne le faudrait.

Concernant Port-Gentil, on a plusieurs phénomènes qui se rencontrent. Je vais toujours parler du phénomène de l'homme.

Liz Obone Ondo Oyane : C'est-à-dire ?

Henri Michel Auguste : Les phénomènes anthropiques. Par exemple, on a changé les courants, ce qui est la vérité, en construisant des infrastructures parce qu'on ne savait pas que si on faisait telle chose à tel endroit, on allait changer les courants sous-marins, ce qui provoque de l'érosion. On a coupé des mangroves, on coupe encore des forêts qu'on ne reboise pas tout à fait. Donc tout cela participe au réchauffement climatique et aux conditions climatiques.

La ville de Port-Gentil est peut-être la ville la plus impactée puisque le Gabon est comme une barque et Port-Gentil est à la proue de cette barque. Port-Gentil, je le dis bien, sera la première ville qui disparaîtra au Gabon. Je ne peux pas dire quand, je ne suis pas devin ni Nganga, mais tôt ou tard, il arrivera que Port-Gentil disparaisse. Et ça, c'est la réalité. Il y a l'érosion, il y a la montée des eaux. Et d'ailleurs, à ce sujet, une dernière étude parue d'après un satellite de la NASA dit que la montée des eaux se fait de plus en plus rapidement. C'est la vérité. Avant, ça montait un tout petit peu, alors que là maintenant, ça s'accélère. Ça veut dire qu'on emballe la machine.

Ensuite, il y a un deuxième phénomène à Port-Gentil, c'est le poids de la ville qui n'est pas négligeable. En plus, on est sur du sable avec une couche d'eau pas très loin, ça fait un peu "roulement à billes" et la ville s'enfonce. On a donc un phénomène qui monte (l'eau) et un phénomène qui descend (la terre). Pourquoi on a plus d'inondations à Port-Gentil ? Je viens un peu de l'expliquer. On a une ville qui descend, donc ça fait cuvette. En plus, la pluviométrie est beaucoup plus importante. Les canaux que l'on a faits ne sont plus adaptés. Même si parfois on a l'impression qu'il ne pleut pas trop souvent, quand il pleut, il pleut vraiment, et les canaux ne suffisent plus.

Liz Obone Ondo Oyane : Donc nous pouvons dire que ces inondations sont aussi dues au changement climatique ?

Henri Michel Auguste : Ah, tout à fait ! C'est la même chose. S'y ajoutent un peu les incivilités des individus et des populations, mais je dirais que c'est peut-être une infime partie.

Liz Obone Ondo Oyane : Et la sécheresse alors ?

Henri Michel Auguste : La sécheresse est due à des cycles qui changent. Avant, on n'avait pas de moments comme ceux-là, c'est la vérité. Des canicules, on n'en avait jamais au Gabon. Et là, je vois que depuis plusieurs jours, il fait relativement chaud, même la nuit. Il faut savoir que la chaleur va impacter la santé des populations : premièrement les personnes de mon âge, deuxièmement les nourrissons et les jeunes, et enfin les personnes qui ont des maladies chroniques. Tout cela va devoir être pris en compte par l'État gabonais. Est-ce qu'on est prêt à ça ? Je n'en suis pas sûr.

Ensuite, ça va impacter l'agriculture. Il n'est pas certain que ce qui pousse actuellement au Gabon, on puisse encore le cultiver dans quelques années. Il y a déjà des signes précurseurs. Je vais vous prendre un exemple : j'ai un beau-frère qui a des plantations de bananiers à Bitam. Il m'a dit : « Henri, il y a deux ou trois ans, je plantais mon bananier et un ou deux mois plus tard, il faisait déjà au moins 1m50. Maintenant, ce sont des nains. »

Cela veut bien dire que même la végétation est impactée. Notre alimentation va donc changer dans les années à venir parce que les plantes ne se sentiront plus à l'aise dans notre pays et dans les pays environnants. Car ce n'est pas uniquement nous ou Port-Gentil, c'est malheureusement un phénomène mondial. Et d'après ce que j'ai entendu de la COP, ce n'est pas près de s'arranger, malheureusement.

 

Partie2 (fichier Mp3)

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Nous allons passer à la deuxième question : Quelle est la principale cause de la vulnérabilité de Port-Gentil face au changement climatique ?

Henri Michel Auguste : Ben, comme je vous l'ai dit, c'est une pointe qui s'avance dans la mer. Il y a un autre fait, comme je dis, il y a le réchauffement climatique qui provoque des intempéries brutales et violentes. Ensuite, la subsidence, le fait que la ville s'enfonce, et ça c'est la vérité. Ensuite, on a coupé des mangroves, on a détruit des courants, et ensuite, il y a aussi un phénomène, c'est qu'on enlève beaucoup de sable dans l'Ogooué.

D'ailleurs, j'ai un ami qui m'a dit qu'il faut qu'on en parle, il y a encore des reprises de sable anarchiques dans la ville. Si on enlève du sable, il faut savoir que Port-Gentil, c'est quelque chose qui s'est constitué pendant des milliers voire des milliers d'années. Ce sont les alluvions qui sont descendues du Haut-Ogooué et du Woleu-Ntem et des autres coins qui ont comblé cette partie et qui ont fait avancer Port-Gentil. Et si on enlève ce sable qui devait arriver, eh ben ça stagne et ça régresse.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Quel est l'objectif principal des mesures prises, d'après vous, par les autorités gabonaises pour faire face au changement climatique ?

Henri Michel Auguste : Je serais peut-être un peu méchant, je dirais qu'on n'a pas pris grand-chose malheureusement. Et c'est là le vrai problème. Je pense qu'on ne prend pas assez en compte que le changement climatique, le réchauffement climatique, les intempéries vont s'accélérer et que de plus en plus, on va avoir des soucis.

Dernièrement, là, j'ai fait une émission, je crois que c'était TV+ Africa, où je suis passé en direct, j'ai dit : on a des militaires qui ont du matériel. Pourquoi ne pas les former dans chaque province comme une unité de sécurité civile au cas où demain il y ait un problème ? Faire face à ce genre de chose, ce serait déjà une sécurité d'agir rapidement, parce que bon, vous savez comme moi que quand il y a des inondations et que certains endroits sont submergés, si on ne fait pas vite, il y aura vite des disparus et des morts, hein. Et tout le monde ne sait pas nager dans notre pays, malheureusement.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Quel est le rôle de la population dans la lutte contre le changement climatique ? Qu'est-ce que la population peut faire pour lutter contre ce problème de changement climatique dans notre ville ? Nous savons d'abord qu'il y a d'abord l'incivisme des populations qui est d'abord là.

Henri Michel Auguste : Et je pense que surtout, c'est de prendre conscience de ce qui nous arrive et pas de dire : « Bon, hop, ce n’est pas mon problème ». Vous savez, j'ai un vieux sage gabonais un jour qui m'a dit : « Tu sais Henri, pourquoi ici on ne plante pas d'arbres quand on est à un certain âge ? Parce que la personne qui va le planter, il ne va pas en profiter. » Et si on fait la parallèle, on se dit : « Ben oui, bon, ce sera les autres qui s'en chargeront », mais non. C'est nous, ce sont nos générations à nous qui avons provoqué cela. Et je suis dans le lot aussi, même si j'essaie de faire attention.

On essaie de faire attention de limiter, je veux dire, les gaz à effet de serre, les... comment dire, des tas de choses que l'on peut faire au quotidien, en faisant attention. Regardez, je vais vous prendre un exemple. Vous avez remarqué, je suis fumeur. On jette un mégot, un mégot, c'est 500 litres d'eau polluée. Arsenic, plomb, mercure, des tas de produits innommables qui devraient faire arrêter la majorité des fumeurs. Est-ce qu'on en prend conscience ? Faites la route, vous verrez des tas de mégots. Moi les miens, ils sont là, ils sont là. Le seul problème c'est qu'après ça va à la décharge, mais est-ce qu'on les traite ces déchets ?

Ensuite, en parlant justement de la décharge parce que j'aimerais bien y venir dessus. Il y a quelque temps, j'ai été invité par un ami du côté de Tchengué à boire un verre et la nuit était en train de tomber. Comme je fume, je suis sorti du bar. Normal, il faut avoir certaines règles quand même à respecter. Et puis je vois au fond, je regarde comme ça, et puis j'interpelle deux petits jeunes qui passaient. « Les jeunes, mais c'est quoi là-bas qui brûle ? » « Ah mais monsieur, c'est la décharge. » J'ai dit : « Arrêtez ! Vous me racontez des histoires ! » « Mais non, c'est tous les jours comme ça, ça brûle en permanence. » Vous savez que le fait de brûler une décharge, ce sont des toxines en permanence, et la majorité du vent, il vient vers Port-Gentil. Donc ça veut dire qu'indirectement aussi, ça nous intoxique.

Liz Obone Ondo Oyane : Tout ce qu'on respire...

Henri Michel Auguste : Vous savez tout ce qu'on respire, je vais vous dire : les fumées toxiques, les fumées des gaz d'échappement — parce que ça il faudrait un peu contrôler quand même, quand on voit certains véhicules, pas mal de véhicules circuler, ils devraient être interdits. Ensuite après, il y a ce que l'on pourrait dire, les microplastiques, les nanoplastiques, les sachets plastiques qu'on nous vend actuellement. Vous voyez, c'est écrit en gros : "biodégradables". Biodégradables ? Non ! Ça n'existe pas. C'est faux. Ce sont les anciens qui sont revenus avec juste la mention biodégradable. Les sacs... parce que je disais à un moment donné, je disais : « Mais pourquoi vous ne laissez pas les vieux plastiques ? » L'avantage c'est qu'un vieux plastique on peut le récupérer. Ceux-là non, au bout de deux-trois mois, ils se fragmentent en de plus en plus petits morceaux que l'on respire.

Liz Obone Ondo Oyane : Que l'on respire.

 

Partie3 (fichier Mp3)

Liz Obone Ondo Oyane : Vous, en tant qu'acteur de l'environnement, qu'est-ce que vous proposez pour lutter contre le changement climatique à Port-Gentil ?

Henri Michel Auguste : Pour Port-Gentil à notre échelle, ce n'est malheureusement pas qu'à Port-Gentil qu'il faut lutter, c'est sur l'ensemble du globe. Et est-ce que les bonnes décisions sont prises ? Je suis dubitatif. Mais bon, ce que l'on peut faire, c'est quand même déjà envisager — sachant que Port-Gentil va disparaître — qu'est-ce qu'on fait de cette ville ? D'abord, elle pèse combien cette ville ? En milliards... 1 000 milliards, 2 000 milliards ?

Liz Obone Ondo Oyane : On peut avoir des chiffres ?

Henri Michel Auguste : Très compliqué à avoir, je vais vous dire honnêtement, parce qu'on n'aime pas, surtout dans ce genre de chose, on n'aime pas trop parler de chiffres. 2 000 milliards, 3 000 milliards ? Ça produit combien en argent ? Parce qu'il y a la production, ça fait rentrer dans les caisses combien ? Est-ce que ça vaut le coup de laisser faire et d'abandonner ?

Moi j'ai fait déjà trois propositions. Il y en a deux qui seraient justes et équitables, une qui serait envisageable mais c'est impossible de tenir dans la durée. La première, ce serait, comme l'ont fait certains pays, de déplacer la ville petit à petit sur l'eau. Comme ça, on résoudrait le problème de l'eau.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Pour parler un peu du cas des inondations, que faut-il faire pour que la ville, la majorité des quartiers ne s'inondent plus ? Est-ce qu'il faut surveiller les canalisations ? Est-ce qu'il faut des canalisations ? Qu'est-ce qu'il faut exactement ?

Henri Michel Auguste : Ce qu'il faudrait, c'est déjà les adapter à ce qui nous arrive.

Liz Obone Ondo Oyane : C'est-à-dire ?

Henri Michel Auguste : Agrandir, approfondir en profondeur, les curer régulièrement. Parce que quand vous regardez les canaux, il y a de tout là-dedans : du sable, des chariots, des mobylettes, des vélos, des bouteilles plastiques, tout ce que vous voulez. Ça n'empêche indirectement l'eau de s'évacuer quand elle doit s'évacuer. Je n'ai pas dit que c'est le seul phénomène, mais si on adaptait peut-être, peut-être que l'on arriverait un peu à juguler toutes ces inondations.

Et les conséquences à la suite de cela, ça permettrait peut-être de freiner un peu ce qui nous arrive. Donc je vous disais : soit on passe sur l'eau, ce qui serait une solution. Deuxième chose, c'est de faire reculer la ville de Port-Gentil de 15 km vers l'intérieur des terres. Il faut abandonner le trait de côte. Et d'ailleurs, je suis sûr que si on commençait, si on avait, il y a une vingtaine d'années, la superficie exacte du Gabon, ben je suis sûr qu'elle a déjà rétréci du fait du trait de côte qui recule partout — parce qu'il ne faut pas oublier, on a 800 km quand même de côtes, ce n'est pas un petit peu !

Donc il faut reculer la ville. Première solution, c'est la moins chère parmi les plus chères. Deuxième solution, ce serait l'intermédiaire. Troisième solution, ce serait de se battre, mais ça c'est "ad vitam aeternam" et c'est inenvisageable.

Il y a des financements pour ça. Regardez Jakarta : 5 à 10 millions d'habitants. Ils ont déplacé la ville au fur et à mesure, ils la déplacent depuis 15 ans à 50 km à l'intérieur des terres. Financé par qui ? Banque Mondiale, Fonds Mondial pour l'Environnement... C'est financé ! Parce qu'on sait qu'il y a des villes qui pèsent, qui représentent un sacré poids au niveau production, au niveau économique. Et si on ne fait rien... Port-Gentil, je crois qu'au niveau économique on est quand même bien placé, hein.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Votre mot de fin par rapport à ce sujet ?

Henri Michel Auguste : Ce que j'aimerais bien, c'est que pour une fois on nous écoute. Je n'ai pas dit "qu'on m'écoute", j'ai dit "qu'on nous écoute". Nous sommes la voix de la raison, de la sagesse — parce que je peux parler de sagesse puisque je peux le dire, j'ai 66 ans, un tout petit peu plus vieux que l'indépendance. J'ai des enfants, j'ai une maison. Demain je ne voudrais pas qu'ils soient obligés de plonger pour venir observer leur maison ou rendre visite à leurs ancêtres. Mes parents sont enterrés au cimetière à côté de l'ancienne agence des télécommunications...

Liz Obone Ondo Oyane : Gabon Télécom ?

Henri Michel Auguste : Voilà. Et j'en ai d'autres qui sont enterrés au cimetière de Nazareth. Donc, parce que tout ça, on en fait quoi ? On le jette à la poubelle ? Je crois que nos ancêtres, ils ne vont pas apprécier. Donc je pense qu'il faut prendre en compte, décider ce que l'on va faire, faire des comités qui permettent de faire des propositions, de voir après avec l'État quelles seraient les possibilités de financement auprès des organismes internationaux financiers. Mais pour ça, il faut un dossier qui tienne la route. Ce n'est pas juste deux feuilles et dire "on a besoin d'argent pour...", non. C'est quelque chose, dire : voilà, cette ville elle représente tel poids pour nous au niveau économique, c'est quand même peut-être la première ville.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Merci monsieur Auguste.

Henri Michel Auguste : De rien, c'est moi qui vous remercie pour l'interview et je vous souhaite une bonne journée.


Pour aller plus loin :
Gabon, la menace climatique : l'érosion risque de faire disparaître Port Gentil • FRANCE 24 : Signez notre pétition !


vendredi 12 décembre 2025

Interventions à l'Ecole Nationale de Commerce de Port Gentil et point focal Climat : Sur la disparition de la Ville de Port Gentil

 



Bonsoir à toutes et à tous,

Le jeudi 11 décembre 2025, H₂O GABON a eu l’honneur d’être conviée à travers son Président H. M. AUGUSTE, à un échange à l’École Nationale de Commerce de Port-Gentil. Cette intervention complétait la projection d’une interview réalisée par M. Fabien MÉYÉ déjà publiée il y a plusieurs mois sur nos réseaux sociaux.
Cette rencontre s’est tenue de 15h00 à 17h30, en présence d’un public composé d’élèves, d’enseignants et de responsables administratifs. Le thème abordé était : « Le changement climatique, cause de la disparition annoncée de Port-Gentil ». 

Un moment d’échange riche et engagé autour des risques environnementaux qui touchent directement notre avenir commun.

 






Cette intervention à l’ENC Port Gentil complète notre propos de cette semaine lors du point focal du plan Climat de Port Gentil.







samedi 8 novembre 2025

MON BILLET DU SOIR du 08/11/ 2025, VOICI 5 DILEMMES MAJEURS AUTOUR DE LA COP 30




1 - CROISSANCE VS CLIMAT, les pays en développement demandent plus de temps pour se développer économiquement, tandis que les pays du Nord exigent des réductions rapides d’émissions. 

DILEMME : comment concilier développement et sobriété carbone ?

 

2- ENERGIES FOSSILES VS TRANSITION VERTE, certains États continuent d’investir dans le pétrole, le gaz et le charbon malgré les engagements climatiques. 

DILEMME : stopper net ou planifier une sortie progressive ?

 

3 - ENGAGEMENTS VOLONTAIRES VS CONTRAINTES JURIDIQUES, la majorité des contributions climatiques restent non contraignantes. 

DILEMME : faut-il imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas leurs promesses ?

 

4 - CRÉDIT CARBONE VS RÉDUCTION RÉELLE DES ÉMISSIONS, des entreprises et États préfèrent compenser plutôt que transformer leurs modèles. 

DILEMME : les marchés des crédits carbone servent-ils vraiment le climat ou sont-ils une échappatoire ?

 

5 - FINANCEMENT NORD -SUD, les pays vulnérables attendent les 100 milliards de dollars promis pour l’adaptation, souvent non versés. 

DILEMME : la justice climatique peut-elle exister sans solidarité financière réelle ?

 

H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
B. P. 1991
PORT-GENTIL GABON
TÉL : ‪(+241) 074092151 (WhatsApp)
Site/blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON


LES 5 SCÉNARIOS POSSIBLES DE DE SORTIE POUR LA COP 30, DU PLUS OPTIMISTE AU PLUS CRITIQUE


 


1 - SCÉNARIO "ACCORD HISTORIQUE",

Les pays s’accordent sur des mesures concrètes : 

- Rehaussement massif des NDC (plans climatiques nationaux) 

- Financements accrus pour l’adaptation et les pertes & dommages 

- Calendrier clair de sortie des énergies fossiles 

RÉSULTAT : confiance relancée, espoir pour rester sous 1,5 °C.

 

2 - SCÉNARIO "AVANCÉES MESURÉES",

Quelques progrès : 

- Engagements partiels sur les énergies renouvelables ou la protection des forêts 

- Fonds climat renforcé mais sans garantie durable 

- Échéances floues pour les énergies fossiles 

RÉSULTAT : COP utile mais pas transformatrice.

 

3 - SCÉNARIO, " VERDISSEMENT COSMÉTIQUE " (Greenwashing), beaucoup de déclarations, peu d’actions : 

- Vagues promesses non contraignantes 

- Crédits carbone mal encadrés 

- Absence d’engagements fermes sur la réduction des émissions 

RÉSULTAT : L’image des États et entreprises est préservée à l’international, mais le climat continue de se détériorer. On gagne du temps en façade, mais on en perd pour la planète.

4 - SCÉNARIO " COP FRACTURÉE ",

Désaccords majeurs Nord/Sud : 

- Blocages sur le financement 

- Méfiance accrue entre pays industrialisés et pays vulnérables 

- Aucune trajectoire commune claire 

RÉSULTAT : perte de crédibilité du processus onusien.

 

5 - SCÉNARIO " COP EN CRISE OUVERTE ",

Retrait de certains États ou boycott partiel :

- Contestation forte de la société civile 

- Incapacité à produire un texte final consensuel 

RÉSULTAT : paralysie diplomatique, alerte maximale.


H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
B. P. 1991
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MON BILLET DU SOIR : Rompre avec l’immobilisme, faire preuve de courage historique




Nous appelons les dirigeants(es) de cette COP30 à rompre avec l’immobilisme, à faire preuve de courage historique. Il ne s’agit plus de négocier pour plaire, mais de décider pour survivre.

Le temps n’est plus aux discours. Il est à l’action. À la responsabilité. À la justice climatique.

Car oui, notre maison brûle. Mais il est encore temps d’agir. Regardons là où il faut : vers un avenir vivable.

Alors que s’ouvre la 30e Conférence des Parties sur le climat (COP30), le monde entier retient son souffle. Vingt-neuf sommets ont précédé celui-ci. Vingt-neuf occasions de bâtir un avenir plus sûr, plus juste, plus durable. Et pourtant, la planète continue de se réchauffer, les glaciers fondent, les feux de forêts ravagent des régions entières, les inondations engloutissent des villes. Les promesses ont-elles été vaines ?  

Nous sommes à la croisée des chemins. Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine. Il est là. Visible. Mortel. Et il frappe toujours plus fort ceux qui y ont le moins contribué.

Pourtant, certains pays reculent. Des engagements sont dilués. Des objectifs repoussés. La pression des intérêts économiques semble primer sur l’intérêt vital de l’humanité. Pendant ce temps, nous perdons un temps précieux que nous n’avons plus.

Mais il reste l’espoir : celui des peuples qui se lèvent, de la jeunesse qui s’exprime, des scientifiques qui alertent, des solutions qui existent déjà.

 

H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
B. P. 1991
H₂O GABON (ONG)
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vendredi 7 novembre 2025

MON BILLET DU JOUR : COP 30, ENTRE ESPOIR ET DÉSESPOIR, " NOTRE MAISON BRÛLE ET NOUS REGARDONS AILLEURS ".

 


Oui, la COP30 s’ouvre dans un climat d’espoir fragile mais de désillusion grandissante. Les rapports scientifiques sont clairs, les catastrophes se multiplient, et pourtant… les décisions politiques continuent trop souvent d’être repoussées, édulcorées ou contournées.

 

Mon titre soulève trois points essentiels :

 

1. Espoir : Celui que les peuples, la jeunesse, la science, les mouvements citoyens, et quelques pays pionniers incarnent. Celui d’un sursaut collectif.

2. Désespoir : Devant les reculs, les promesses non tenues, les lobbys fossiles toujours à l’œuvre, et les dates butoirs repoussées.

3. L’indifférence ou l’impuissance : « Nous regardons ailleurs », comme si l’urgence ne concernait que les autres ou un avenir lointain, alors qu’elle est déjà là.


jeudi 6 novembre 2025

COP 30 - MON BILLET DU JOUR : Entre espoir et désespoir

 



La COP 30, qui se déroule à Belém au Brésil, est une occasion décisive pour transformer les promesses en actions concrètes pour maintenir le réchauffement climatique sous la limite de 1,5 °C. Cette conférence internationale sur le climat est chargée de symbolisme, notamment en raison de son emplacement à l'orée de la forêt amazonienne, qui est l'un des plus grands puits de carbone de la planète et abrite une biodiversité immense.

 

Les enjeux clés de cette COP 30 incluent :

 

- Mettre fin à la déforestation et à l'effondrement des écosystèmes : Les gouvernements doivent prendre des décisions contraignantes pour protéger les forêts et les écosystèmes.

 

- Sortir des énergies fossiles : Les pays doivent s'engager à réduire leur dépendance aux énergies fossiles et à investir dans les énergies renouvelables.

 

- Défendre les droits des peuples autochtones : Les gouvernements doivent garantir les droits et les terres des peuples autochtones, qui sont les premiers touchés par la destruction de l'environnement.

 

- Financer la justice climatique : Les pays riches doivent tenir leurs engagements en matière de financement pour aider les pays en développement à faire face aux impacts du changement climatique.

 

Il est à noter que les USA, la Chine et l'Inde ne seront pas représentés à haut niveau pour l'ouverture de cette COP 30 ... 😡😡😡

lundi 22 septembre 2025

Appel planétaire à tous les dirigeants du monde pour un sursaut à l’aube de la COP 30 au Brésil d’un sénior (peut-être devenu sénile)

 

MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRA / Science Photo Library via AFP


L'HUMANITÉ CONPREND-ELLE LES ENJEUX QUI MENACENT SON AVENIR ???

COMPRENDRE LES ENJEUX DE SURVIE DE L'HUMANITÉ : Entre LUCIDITÉ et AVEUGLEMENT.

 

À l’heure où la planète connaît des bouleversements sans précédent, une question fondamentale se pose : l'HUMANITÉ a-t-elle réellement pris conscience de la gravité des menaces qui pèsent sur son avenir ?

 

Crise climatique, effondrement de la biodiversité, épuisement des ressources, dérives technologiques, instabilité géopolitique, fragilisation sociale… La liste est longue, les signaux sont rouges, et pourtant, l’action collective reste souvent timide, fragmentée ou retardée.

 

 

1. UN DIAGNOSTIC SCIENTIFIQUE ALARMANT... MAIS IGNORÉ. DEPUIS DES DÉCENNIES, LES SCIENTIFIQUES NOUS ALERTENT (Comme le disait le Président J. CHIRAC lors du Sommet de Johannesburg « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ») :

- Le GIEC sur le changement climatique,

- L’IPBES sur la biodiversité,

- Le Club de Rome sur les limites de la croissance,

- Des centaines d’experts sur les dangers de l’IA, des biotechnologies ou des pandémies.

TOUT CONVERGE VERS UNE MÊME VÉRITE, NOTRE MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ACTUEL EST INSOUTENABLE ET UTOPIQUE À COURT, MOYEN ET LONG TERME. POURTANT MALGRÉ LA MULTITUDE DE PREUVES, NOTRE INERTIE PERSISTE MALHEUREUSEMENT.

POURQUOI ?

 

2. UN MONDE PRIS ENTRE LE COURT TERME ET INTÉRÊTS PATICULIERS, LES FREINS SONT NOMBREUX :

- Économiques : la croissance reste l’obsession dominante, même au prix de l’effondrement des écosystèmes.

- Politiques : les échéances électorales favorisent des décisions à court terme.

- Culturels : la société de consommation rend difficile l’idée de sobriété ou de renoncement.

- Psychologiques : déni, dissonance cognitive, sentiment d’impuissance…

COMPRENDRE NE SUFFIT PAS, IL FAUT ACCEPTER ET AGIR, CECI EST D'UNE URGENCE VITALE.

 

 

3. UNE PLANÈTE EN DÉPASSEMENT, LA TERRE MONTRE TOUS LES JOURS DES SIGNES D'ÉPUISEMENT ET DE SATURATION :

- Changement climatique : hausse des températures, catastrophes naturelles, sécheresses, montée des eaux.

- Biodiversité : plus d’un million d’espèces menacées.

- Ressources : raréfaction de l’eau douce, des terres fertiles, des métaux rares.

- Pollutions : plastiques, produits chimiques, pollution atmosphérique.

- Déséquilibres sociaux : migrations, famines, conflits liés à l’environnement.

NOUS VIVONS LARGEMENT AU-DESSUS DES CAPACITÉS DE NOTRE PLANÈTE, CHAQUE ANNÉE, LE JOUR DU DÉPASSEMENT ARRIVE PLUS TÔT, MALHEUREUSEMENT POUR L'HUMANITÉ.

 

 

4. DES ENJEUX MAJEURS IGNORÉS OU SOUS-ESTIMÉS :

- Intelligence artificielle non régulée : menace existentielle selon de nombreux chercheurs.

- Biotechnologies : manipulation du vivant sans garde-fous éthiques solides.

- Écosystèmes invisibles : perturbation des sols, microbiotes, cycles naturels.

- Cyber vulnérabilité : société ultra-connectée mais fragilisée.

- Épuisement psychologique : montée des anxiétés écologiques et sociales.

 

 

5. ÉXISTE-T-IL UN RÉVEIL SALVATEUR ? DES LUEURS D'ESPOIR DANS CE MONDE ? OUI, PARTOUT DANS LE MONDE : 

- Des ONG's, des scientifiques, des jeunes générations, des communautés locales s’organisent.

- Des concepts émergent : décroissance, économie circulaire, justice climatique, éco spiritualité, démocratie participative.

- Des pays amorcent des transitions : mais trop lentement, et souvent sans cohérence globale.

LE COMBAT N'EST PAS PERDU, MAIS LE TEMPS EST COMPTÉ. 

 

6. CE QU'IL FAUT CHANGER RADICALEMENT ET LE TEMPS PRESSE :

- Repenser le progrès : ne plus le confondre avec accumulation matérielle.

- Reconnecter l’humain au vivant : respecter les équilibres naturels.

- Faire des choix courageux : taxer les pollueurs, réguler les technologies, préserver les biens communs.

- Éduquer autrement : une conscience écologique et éthique dès le plus jeune âge.

- Créer une gouvernance mondiale du long terme : sortir de l’égoïsme des nations.

 

 

CONCLUSION : LUCIDITE OU CHUTE ? 

L’Humanité est à la croisée des chemins. Elle possède les connaissances, les outils, les ressources humaines et techniques pour changer le cours des choses. Mais manque cruellement de volonté collective.

 

COMPRENDRE LES ENJEUX, C'EST UNE ÉTAPE. Y FAIRE FACE, C'EST UN CHOIX AUDACIEUX. LE SEUL QUI PUISSE ENCORE GARANTIR UN AVENIR DIGNE DE CE NOM.

 

Signez notre pétition pour participer à cette prise de conscience !

 

H. M. AUGUSTE
Président Fondateur, Conseiller Scientifique et Technique  
Membre de la Commission Scientifique et Technique de l’ONG H₂O GABON  
B. P. 1991 – Port-Gentil, GABON
Tél. : +241 74 09 21 51 (WhatsApp)
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
Blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON


mardi 16 septembre 2025

A l’attention de tous les candidats aux élections législatives et locales de Port Gentil et des autres villes côtières du Gabon (Libreville, Cocobeach, Omboué, Mayumba, Gamba)

 



Port-Gentil face aux défis du changement climatique : une ville côtière en première ligne. Située au sud de l'équateur, sur l'île Mandji, Port-Gentil est la deuxième ville du Gabon, cœur économique du pays grâce à son rôle stratégique dans les secteurs pétrolier, gazier et portuaire. Mais cette cité côtière est aujourd’hui confrontée à des menaces environnementales majeures liées au changement climatique. Si rien n’est fait, l’avenir de Port-Gentil pourrait être sérieusement compromis.

 

1. Une vulnérabilité géographique naturelle

Port-Gentil est bâtie sur un territoire bas, sablonneux et fragile, bordé par l’océan Atlantique et des lagunes. Ce positionnement littoral la rend extrêmement vulnérable à :

- La montée du niveau de la mer,
- L’érosion côtière accrue,
- La subsidence (enfoncement progressif du sol),
- La salinisation des eaux douces,
- Et la multiplication des événements météorologiques extrêmes.

 

2. Montée des eaux : une menace silencieuse mais réelle

Le Réchauffement Climatique accélère la fonte des glaces et dilate les océans, provoquant une montée du niveau de la mer. Pour une ville comme Port-Gentil, où certains quartiers sont à peine au-dessus du niveau de la mer, les inondations marines pourraient devenir récurrentes d’ici quelques années.

Selon certaines projections, jusqu’à 70 % de la superficie de la ville pourrait être submergée d’ici 2050 si les émissions mondiales ne sont pas réduites drastiquement.

 

3. Érosion côtière : des plages qui reculent

Port-Gentil connaît déjà un recul significatif de son littoral, notamment dans les zones comme SOGARA ou Cap Lopez. Les houles plus fortes, les tempêtes, mais aussi l’urbanisation mal maîtrisée contribuent à l’érosion des côtes.

Les conséquences :

- Des pertes foncières importantes,
- Des dommages aux infrastructures (routes, habitations, zones industrielles),
- Une pression accrue sur les écosystèmes côtiers comme les mangroves.

 

4. La subsidence : un sol qui s’enfonce

Phénomène souvent négligé, la subsidence est l’enfoncement lent du sol, aggravé à Port-Gentil par l’exploitation pétrolière et les constructions massives. Ce phénomène accentue le risque d’inondation, car le sol s’affaisse pendant que la mer monte.

 

5. Impacts sur la population et la biodiversité

Les risques climatiques à Port-Gentil touchent :

- Les populations urbaines pauvres, vivant dans des zones précaires et inondables,
- Les infrastructures économiques stratégiques (port, raffineries, entreprises),
- La biodiversité côtière, notamment les mangroves, essentielles contre l’érosion et pour la pêche.

 

6. Quelles solutions pour une ville plus résiliente ?

Pour faire face à ces défis, Port-Gentil doit :

- Élaborer un plan d’adaptation climatique local,
- Renforcer les infrastructures de drainage et de protection côtière,
- Restaurer les écosystèmes naturels comme les mangroves,
- Contrôler l’urbanisation et éviter les constructions dans les zones à risque,
- Promouvoir une gouvernance climatique locale, avec l’implication des ONG, des scientifiques et des habitants.

 

POUR CONCLURE MON PROPOS À VOTRE ATTENTION : Agir maintenant pour protéger demain.

Port-Gentil incarne les paradoxes du développement côtier en Afrique : moteur économique exposé aux pires impacts climatiques. Anticiper, s’adapter, et planifier sont les clés pour éviter une catastrophe annoncée. Car si la ville continue de croître sans tenir compte de ces risques, le coût humain, économique et écologique pourrait être immense.

Vous devez intégrer un plan de résilience de la ville de Port Gentil dans votre ambition de gouvernance locale pour votre campagne électorale déjà engagée pour les élections législatives et locales. Il n’est pas encore trop tard pour bien faire.

 

H. M. AUGUSTE,
Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : ‪+ 241 74 09 21 51 (WhatsApp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Facebook : H₂O GABON


samedi 30 août 2025

Le réchauffement climatique : une menace croissante pour la Nature et la Biodiversité

 



Le Réchauffement Climatique est aujourd’hui l’un des principaux moteurs de la dégradation des écosystèmes naturels à l’échelle mondiale. Il modifie les équilibres biologiques, transforme les habitats et pousse de nombreuses espèces au bord de l’extinction.

1. DES HABITATS BOULEVERSÉS.

L’augmentation des températures, la modification des régimes de précipitations et la multiplication des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, incendies, tempêtes) perturbent profondément les milieux naturels :

- FONTE DES GLACIERS ET DES BANQUISES : disparition de l’habitat des espèces arctiques comme l’ours polaire, le morse ou certaines espèces de manchots.

- BLANCHISSEMENT DES CORAUX : l’acidification des océans et la hausse des températures tuent les récifs coralliens, qui abritent 25 % de la biodiversité marine.

-  ASSÈCHEMENT DES ZONES HUMIDES : les marais, mangroves et lacs s’évaporent ou se salinisent, mettant en péril des milliers d’espèces.

- DÉFORESTATION INDIRECTE : les incendies favorisés par la chaleur détruisent des millions d’hectares de forêts, libérant du CO2 et tuant la faune.

 

2. ESPÈCES MENACÉES ET CHAÎNES ALIMENTAIRES PERTURBÉES.

Selon le GIEC et l’UICN, jusqu’à 1 million d’espèces animales et végétales pourraient disparaître d’ici la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites de manière drastique.

- MIGRATIONS FORCÉES : certaines espèces migrent vers les pôles ou les altitudes plus élevées, bouleversant les écosystèmes d’accueil.

- PHÉNOLOGIE(a) DÉRÉGLÉE : floraison, reproduction, hibernation ou migrations se produisent à des moments inadaptés, rompant les synchronisations naturelles (ex : oiseaux migrateurs et disponibilité de nourriture).

- PROLIFÉRATION D'ESPÈCES INVASIVES OU PATHOGÈNES : la chaleur favorise la propagation de parasites, virus et espèces envahissantes au détriment des espèces locales.

 

3. L'IMPACT SUR LES ÉCOSYSTÈMES TROPICAUX ET AFRICAINS. 

En Afrique, les forêts tropicales, les savanes, les zones côtières et les grands fleuves (comme l’Ogooué) sont très vulnérables :

- RÉDUCTION DE LA PRODUCTIVITÉ VÉGÉTALE : avec des sols plus secs et une baisse des pluies.

- MENACE SUR LES POLLINISATEURS : abeilles et papillons, essentiels à la reproduction des plantes, sont touchés.

- FRAGILISATION DES ESPÈCES ENDÉMIQUES : comme les amphibiens, primates ou grands félins, qui ont peu de marge d’adaptation.

 

4. L'EFFET BOULE DE NEIGE ÉCOLOGIQUE.

La perte de biodiversité affaiblit les capacités naturelles de résilience des écosystèmes. Par exemple :

- MOINS D'ARBRES = moins de CO2 absorbé = réchauffement aggravé.

- MOINS DE POISSONS = déséquilibres alimentaires = effondrement des chaînes marines.

- MOINS D'INSECTES = baisse de la pollinisation = impact sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.

En conclusion :  AGIR POUR LIMITER L'IMPACT DU CHANGEMENT CLIMATIQUE,

 

Le maintien d’une biodiversité riche est essentiel pour l’équilibre de la planète, la sécurité alimentaire, la santé humaine et la lutte contre le changement climatique lui-même.

Protéger les écosystèmes, créer des aires protégées, restaurer les milieux naturels, réduire les émissions et limiter la déforestation sont autant d’actions cruciales POUR PRÉSERVER NOTRE PLANÈTE VIVANTE.


(a) - PHÉNOLOGIE : étude des variations des phénomènes périodiques de la vie animale et végétale, en fonction du climat.

Cet article a été rédigé avec l’assistance de ChatGPT (OpenAI, 2025), modèle d’intelligence artificielle, pour environ 50% du contenu.


vendredi 22 août 2025

L’impact du réchauffement climatique sur l’humanité : une menace globale

 



Le Réchauffement Climatique est l’un des défis les plus graves et urgents auxquels l’humanité est confrontée au XXIe siècle. Bien au-delà de la hausse des températures, il s’agit d’un phénomène global aux répercussions multiples, affectant directement la santé, l’économie, la sécurité, les ressources naturelles et la stabilité sociale et politique des sociétés humaines.

 

1)  SANTÉ HUMAINE : une crise sanitaire silencieuse :

Le Réchauffement global accroît les risques pour la santé :

- Maladies vectorielles : la hausse des températures permet à des vecteurs comme les moustiques (paludisme, dengue, chikungunya) de coloniser de nouvelles régions, y compris des zones auparavant tempérées.

- Stress thermique, les vagues de chaleur plus fréquentes et intenses causent chaque année des milliers de morts, notamment chez les personnes âgées, les enfants ou les populations vulnérables.

- Qualité de l’air, l’augmentation de l’ozone troposphérique et des particules fines aggrave les maladies respiratoires et cardiovasculaires.

- Sécurité alimentaire, la baisse des rendements agricoles due aux sécheresses ou aux inondations peut entraîner des carences nutritionnelles.

 

2) CRISES HUMANITAIRES ET DÉPLACEMENT DE POPULATION

Selon l’ONU, le Réchauffement Climatique pourrait contraindre plus de 200 millions de personnes à se déplacer d’ici 2050. Quelques causes :

- Élévation du niveau de la mer, menace directe pour les pays insulaires (Maldives, Kiribati) et les zones côtières densément peuplées.

- Catastrophes naturelles, cyclones, incendies, inondations provoquent des pertes humaines et des déplacements massifs.

- Conflits pour les ressources, l’accès à l’eau, aux terres fertiles ou à la nourriture devient une source croissante de tensions et de conflits.

 

 

3) IMPACTS ÉCONOMIQUES ET INÉGALITÉS SOCIALES

Le Changement Climatique freine le développement :

- Pertes économiques, destructions d’infrastructures, baisse de productivité agricole, coûts des catastrophes naturelles.

- Insécurité de l’emploi, certains secteurs comme la pêche, l’agriculture ou le tourisme sont déjà affectés.

- Inégalités accrues, les pays pauvres, moins responsables des émissions, sont les plus exposés, avec peu de moyens pour s’adapter.

 

4) SÉCURITÉ ET STABILITÉ GÉOPOLITIQUE

Le réchauffement climatique est un multiplicateur de risques :

- Conflits climatiques, concurrence pour les ressources, migrations climatiques et instabilités régionales (ex : zone sahélienne).

- Pression sur les États, affaiblissement des institutions, crise de gouvernance, montée des populismes et tensions internationales.

 

5) RISQUES SUR LES CULTURES ET LES SOCIÉTÉS

Le climat façonne nos modes de vie :

- Patrimoines menacés, sites historiques inondés ou effondrés (Venise, deltas, zones polaires).

- Modes de vie bouleversés, populations autochtones, agriculteurs ou pêcheurs voient leurs traditions remises en cause.

- Santé mentale, l’éco-anxiété devient un phénomène croissant, notamment chez les jeunes.

 

CONCLUSION : UN TOURNANT POUR L'HUMANITÉ

Le Réchauffement Climatique n’est pas un futur lointain, c’est un présent qui s’accélère. Les impacts sur l’humanité sont déjà visibles, et sans action rapide, ils deviendront incontrôlables. Mais il existe des solutions :

— adaptation, atténuation, solidarité, transition énergétique,

— qui dépendent de choix politiques, économiques et environnementaux.

L'AVENIR DE L'HUMANITÉ EST ENTRE NOS MAINS.

Cet article a été rédigé avec l’assistance de ChatGPT (OpenAI, 2025), modèle d’intelligence artificielle, pour environ 50% du contenu.


dimanche 15 septembre 2024

Soutenons Fabien Méyé, jeune réalisateur nominé au Festival Ecrans Noirs

 




C'est une première, un documentaire sur les conséquences du changement climatique sur la ville de Port-Gentil, du réalisateur Fabien Méyé, en compétition au Festival Écrans Noirs, dans la catégorie Court Métrage International.

Dans ce cadre, il a interviewé Henri Auguste, président de H₂O Gabon.

Soyons très nombreux à voter pour qu'il remporte le prix.

Le lien pour voter sera disponible le moment venu. Nous vous remercions d'avance !


Une nouvelle vidéo sur Tiktok à écouter ci-dessous :
Fabien Méyé a été sélectionné par un festival de Cinéma au Canada.

https://www.tiktok.com/@peterbradyakewa/video/7417077997645090054




samedi 7 septembre 2024

Nouveau membre : Solange RAOUTO FURY

 



Nom : RAOUTO FURY

Prénom : Solange

Adresse : B.P. 1494

PORT-GENTIL GABON

Téléphone (s) : 077 58 03 73 / 00 33 6 46 34 05 49

Fonction HO GABON : Présidente chargée de la Protection de la Nature et du dossier "Projet Concordia".

 

J’admire l'énergie que déploie HO GABON pour défendre la ville de Port-Gentil face aux différents défis auxquels notre ville est confrontée :

Changement Climatique, montée des eaux, inondations en période pluvieuse, épisodes caniculaires, les pollutions pétrolières dans toute la province, les dangers inhérents au maillage de pipes passant sous la ville et à l’existence d’un dépôt de carburant en plein centre-ville.

Que devient la biodiversité dans tout cela, la Faune et la Flore ? Ces problèmes impactent grandement la Nature. Ma passion pour la Nature date de mon enfance, quand je regarde ce qu'est devenue la Faune et la Flore de l'île Mandji et dans toute la Province, je suis catastrophée, dépitée, bouleversée, mais surtout anéantie. Je me souviens des temps jadis où la Faune et la Flore étaient omniprésentes, faisant le bonheur de tous les habitants de l'île et de la province.

Voilà pourquoi j'ai voulu m'engager auprès de HO GABON pour soutenir ces nobles causes.







Note d'information

 

Dans le cadre du "Projet Concordia" et de la Protection de la Nature au sein de HO GABON :

 

Madame Solange RAOUTOU est nommée Présidente en charge de la Protection de la Nature et du dossier "Projet Concordia".

 

Document lui permettant d'agir au nom de HO GABON pour les 2 domaines concernés en rendant compte au Président Fondateur de l'ONG HO GABON.

 

 

Fait à Port-Gentil, le 07 Septembre 2024.

                         Henri Auguste
Président

                                                                                                                                              HO GABON                                                                                                                    


mardi 3 septembre 2024

10ème session spéciale de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) à Abidjan

 



Les ministres africains de l’Environnement sont actuellement réunis à Abidjan en Côte d'Ivoire pour la 10ème session spéciale de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) : un moment crucial pour l'avenir de l'Afrique où 3 sujets cruciaux devront être abordés.

 

1)   Le Réchauffement Climatique et le Changement Climatique, il est nécessaire que les États africains facent front commun, car ce sont les pays qui sont et qui seront les plus impactés par le Réchauffement Climatique (montée des eaux océaniques, inondations, érosion du trait de côte, canicules, sécheresses et climat chaotique). La prochaine COP arrive à grand pas, faisons entendre notre voix haute et forte, pour le peuple africain.

2)   La Pollution Plastique qui gangrène nos pays, nos océans, nos sols et notre atmosphère. Les décisions concernant ce matériau doivent être exemplaires et irréversibles, trop c'est trop. Nous croulons sous des tonnes de déchets plastiques liées à nos consommations personnelles et aussi importées. Cette menace devient aussi un problème de santé publique car on a trouvé dans le corps humain des traces de plastique sous forme de nano ou de microplastiques (voir les études scientifiques à ce sujet). Cette menace plastique contribue aussi à la destruction presque irréversible de notre Environnement et de la Biodiversité.

3)   La Biodiversité est en grand danger face à tous les problèmes que j'ai évoqués plus haut. La Faune et la Flore disparaissent à une vitesse vertigineuse sans que l'on n'en prenne réellement conscience, je ne dresserai pas la liste exhaustive de ces disparitions.

En conclusion, Messieurs les Ministres, une action forte, intelligente et concertée prouverait que l'Afrique et les Africains ne veulent pas mourir sans combattre, il en va de notre fierté en tant que berceau de l'Humanité.

 

H. M. AUGUSTE,

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG HO GABON,

B. P. 1991,

Port-Gentil, GABON,

TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp,Telegram),

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