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Rendu n°1- JME 2026
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Rendu n°4- JME 2026
Une ONG qui a vu le jour en 2005 à Port-Gentil, par la volonté de 5 personnes venant d’horizons et de pays différents. Elle s’est engagée dès le début, clairement pour la Défense de la Nature, puis distinctement dans la Protection de l’Environnement et enfin nettement dans une œuvre sociale à long terme au travers de ses actions présentes et à venir. H2O Gabon est régie par la Charte de la Terre, Costa Rica.
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Cette interview a été retranscrite avec l’aide Gemini 3 Flash et relue et
éditée par une vraie personne.
Partie1 (fichier Mp3)
Liz Obone Ondo Oyane, Journaliste à Radio Mandji : Bonjour monsieur,
présentez-vous s'il vous plaît.
Henri
Michel Auguste :
Je me nomme Henri Michel Auguste, Auguste est mon nom de famille. Président
fondateur de l'ONG H₂O Gabon, Association pour la Protection de la Nature et de
l'Environnement.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord. Aujourd'hui, nous allons parler du changement climatique
à Port-Gentil. Nous allons aborder cette question dans tout le sens qu'il faut.
Donc, la première question est la suivante : Quel est le principal risque lié
au changement climatique pour la ville de Port-Gentil ?
Henri
Michel Auguste :
Écoute, je pense que d'abord il faut quand même le prendre dans sa globalité. Le
Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive dans le changement climatique.
On le sait très bien, ce sont les pays industrialisés. D'ailleurs, on sait
qu'il y en a un qui vient d'abroger la charte qu'il avait faite sur le
changement climatique — je ne vais pas le citer, mais c'est Monsieur Donald
Trump, tout fier de lui.
On sait
que des changements climatiques, il y en a eu tout au long de l'existence de la
Terre. Ça peut être dû à des catastrophes naturelles comme par exemple, un
super volcan qui émet beaucoup de gaz à effet de serre et qui va provoquer ce
qu'on appelle un hiver nucléaire. Ça peut être dû à une météorite. Et tout ça,
évidemment, chaque fois enclenche une extinction de masse.
Peut-être
que notre... le siècle d'avant, le 20e siècle pardon, était peut-être un début
de changement climatique naturel. Mais il se trouve que l'industrialisation et
l'asservissement de l'humanité aux hydrocarbures, au charbon et au gaz ont fait
qu'on a accéléré ce phénomène beaucoup trop vite. Ce qui va provoquer, ce qui
est en cours de provoquer une extinction de masse. Et comme disaient certaines
personnes que l'on a vues dans les médias, Monsieur Pierre Rabhi ou
l'astrophysicien Hubert Reeves, qui disaient : « Si la biodiversité
disparaît, l'humanité disparaît ». Malheureusement, c'est lié. Voilà pour
le thème général.
Donc, en
ce qui concerne Port-Gentil, évidemment on en subit les conséquences même si le
Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive. Même si maintenant, d'après
les dernières statistiques, on s'aperçoit que l'Afrique est en équilibre
entre production de CO2 et captation du CO2. Il faut bien le savoir alors
qu'avant nous étions créditeurs : on produisait plus d'éléments qui
permettaient de stocker le CO2, donc la biodiversité, qui permettait justement
de limiter cet effet. Mais maintenant, on est en train de rattraper les autres
beaucoup plus rapidement qu'il ne le faudrait.
Concernant
Port-Gentil, on a plusieurs phénomènes qui se rencontrent. Je vais toujours
parler du phénomène de l'homme.
Liz Obone
Ondo Oyane : C'est-à-dire ?
Henri
Michel Auguste :
Les phénomènes anthropiques. Par exemple, on a changé les courants, ce qui est
la vérité, en construisant des infrastructures parce qu'on ne savait pas que si
on faisait telle chose à tel endroit, on allait changer les courants
sous-marins, ce qui provoque de l'érosion. On a coupé des mangroves, on coupe
encore des forêts qu'on ne reboise pas tout à fait. Donc tout cela participe au
réchauffement climatique et aux conditions climatiques.
La ville
de Port-Gentil est peut-être la ville la plus impactée puisque le Gabon est
comme une barque et Port-Gentil est à la proue de cette barque. Port-Gentil,
je le dis bien, sera la première ville qui disparaîtra au Gabon. Je ne peux
pas dire quand, je ne suis pas devin ni Nganga, mais tôt ou tard, il arrivera
que Port-Gentil disparaisse. Et ça, c'est la réalité. Il y a l'érosion, il y a
la montée des eaux. Et d'ailleurs, à ce sujet, une dernière étude parue d'après
un satellite de la NASA dit que la montée des eaux se fait de plus en plus
rapidement. C'est la vérité. Avant, ça montait un tout petit peu, alors que là
maintenant, ça s'accélère. Ça veut dire qu'on emballe la machine.
Ensuite,
il y a un deuxième phénomène à Port-Gentil, c'est le poids de la ville qui
n'est pas négligeable. En plus, on est sur du sable avec une couche d'eau pas
très loin, ça fait un peu "roulement à billes" et la ville
s'enfonce. On a donc un phénomène qui monte (l'eau) et un phénomène qui
descend (la terre). Pourquoi on a plus d'inondations à Port-Gentil ? Je viens
un peu de l'expliquer. On a une ville qui descend, donc ça fait cuvette. En
plus, la pluviométrie est beaucoup plus importante. Les canaux que l'on a faits
ne sont plus adaptés. Même si parfois on a l'impression qu'il ne pleut pas trop
souvent, quand il pleut, il pleut vraiment, et les canaux ne suffisent plus.
Liz Obone
Ondo Oyane : Donc nous pouvons dire que ces inondations sont aussi dues au
changement climatique ?
Henri
Michel Auguste :
Ah, tout à fait ! C'est la même chose. S'y ajoutent un peu les incivilités des
individus et des populations, mais je dirais que c'est peut-être une infime
partie.
Liz Obone
Ondo Oyane : Et la sécheresse alors ?
Henri
Michel Auguste : La
sécheresse est due à des cycles qui changent. Avant, on n'avait pas de moments
comme ceux-là, c'est la vérité. Des canicules, on n'en avait jamais au Gabon.
Et là, je vois que depuis plusieurs jours, il fait relativement chaud, même la
nuit. Il faut savoir que la chaleur va impacter la santé des populations :
premièrement les personnes de mon âge, deuxièmement les nourrissons et les
jeunes, et enfin les personnes qui ont des maladies chroniques. Tout cela va
devoir être pris en compte par l'État gabonais. Est-ce qu'on est prêt à ça ? Je
n'en suis pas sûr.
Ensuite,
ça va impacter l'agriculture. Il n'est pas certain que ce qui pousse
actuellement au Gabon, on puisse encore le cultiver dans quelques années. Il y
a déjà des signes précurseurs. Je vais vous prendre un exemple : j'ai un
beau-frère qui a des plantations de bananiers à Bitam. Il m'a dit : « Henri, il
y a deux ou trois ans, je plantais mon bananier et un ou deux mois plus tard,
il faisait déjà au moins 1m50. Maintenant, ce sont des nains. »
Cela veut
bien dire que même la végétation est impactée. Notre alimentation va donc
changer dans les années à venir parce que les plantes ne se sentiront plus
à l'aise dans notre pays et dans les pays environnants. Car ce n'est pas
uniquement nous ou Port-Gentil, c'est malheureusement un phénomène mondial. Et
d'après ce que j'ai entendu de la COP, ce n'est pas près de s'arranger,
malheureusement.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord. Nous allons passer à la deuxième question : Quelle est
la principale cause de la vulnérabilité de Port-Gentil face au changement
climatique ?
Henri
Michel Auguste :
Ben, comme je vous l'ai dit, c'est une pointe qui s'avance dans la mer. Il y a
un autre fait, comme je dis, il y a le réchauffement climatique qui provoque
des intempéries brutales et violentes. Ensuite, la subsidence, le fait que
la ville s'enfonce, et ça c'est la vérité. Ensuite, on a coupé des mangroves,
on a détruit des courants, et ensuite, il y a aussi un phénomène, c'est qu'on
enlève beaucoup de sable dans l'Ogooué.
D'ailleurs,
j'ai un ami qui m'a dit qu'il faut qu'on en parle, il y a encore des reprises
de sable anarchiques dans la ville. Si on enlève du sable, il faut savoir que
Port-Gentil, c'est quelque chose qui s'est constitué pendant des milliers voire
des milliers d'années. Ce sont les alluvions qui sont descendues du Haut-Ogooué
et du Woleu-Ntem et des autres coins qui ont comblé cette partie et qui ont
fait avancer Port-Gentil. Et si on enlève ce sable qui devait arriver, eh ben
ça stagne et ça régresse.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord. Quel est l'objectif principal des mesures prises,
d'après vous, par les autorités gabonaises pour faire face au changement
climatique ?
Henri
Michel Auguste :
Je serais peut-être un peu méchant, je dirais qu'on n'a pas pris grand-chose
malheureusement. Et c'est là le vrai problème. Je pense qu'on ne prend pas
assez en compte que le changement climatique, le réchauffement climatique, les
intempéries vont s'accélérer et que de plus en plus, on va avoir des soucis.
Dernièrement,
là, j'ai fait une émission, je crois que c'était TV+
Africa, où je suis passé en direct, j'ai dit : on a des militaires qui
ont du matériel. Pourquoi ne pas les former dans chaque province comme une
unité de sécurité civile au cas où demain il y ait un problème ? Faire face
à ce genre de chose, ce serait déjà une sécurité d'agir rapidement, parce que
bon, vous savez comme moi que quand il y a des inondations et que certains
endroits sont submergés, si on ne fait pas vite, il y aura vite des disparus et
des morts, hein. Et tout le monde ne sait pas nager dans notre pays,
malheureusement.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Quel est le rôle de la population dans la lutte contre le changement climatique
? Qu'est-ce que la population peut faire pour lutter contre ce problème de
changement climatique dans notre ville ? Nous savons d'abord qu'il y a d'abord
l'incivisme des populations qui est d'abord là.
Henri
Michel Auguste :
Et je pense que surtout, c'est de prendre conscience de ce qui nous arrive et
pas de dire : « Bon, hop, ce n’est pas mon problème ». Vous savez, j'ai un
vieux sage gabonais un jour qui m'a dit : « Tu sais Henri, pourquoi ici on ne
plante pas d'arbres quand on est à un certain âge ? Parce que la personne qui
va le planter, il ne va pas en profiter. » Et si on fait la parallèle, on se
dit : « Ben oui, bon, ce sera les autres qui s'en chargeront », mais non. C'est
nous, ce sont nos générations à nous qui avons provoqué cela. Et je suis dans
le lot aussi, même si j'essaie de faire attention.
On essaie
de faire attention de limiter, je veux dire, les gaz à effet de serre, les...
comment dire, des tas de choses que l'on peut faire au quotidien, en faisant
attention. Regardez, je vais vous prendre un exemple. Vous avez remarqué, je
suis fumeur. On jette un mégot, un mégot, c'est 500 litres d'eau polluée.
Arsenic, plomb, mercure, des tas de produits innommables qui devraient faire
arrêter la majorité des fumeurs. Est-ce qu'on en prend conscience ? Faites la
route, vous verrez des tas de mégots. Moi les miens, ils sont là, ils sont là.
Le seul problème c'est qu'après ça va à la décharge, mais est-ce qu'on les
traite ces déchets ?
Ensuite,
en parlant justement de la décharge parce que j'aimerais bien y venir dessus.
Il y a quelque temps, j'ai été invité par un ami du côté de Tchengué à boire un
verre et la nuit était en train de tomber. Comme je fume, je suis sorti du bar.
Normal, il faut avoir certaines règles quand même à respecter. Et puis je vois
au fond, je regarde comme ça, et puis j'interpelle deux petits jeunes qui
passaient. « Les jeunes, mais c'est quoi là-bas qui brûle ? » « Ah mais
monsieur, c'est la décharge. » J'ai dit : « Arrêtez ! Vous me racontez des
histoires ! » « Mais non, c'est tous les jours comme ça, ça brûle en
permanence. » Vous savez que le fait de brûler une décharge, ce sont des
toxines en permanence, et la majorité du vent, il vient vers Port-Gentil.
Donc ça veut dire qu'indirectement aussi, ça nous intoxique.
Liz Obone
Ondo Oyane : Tout ce qu'on respire...
Henri
Michel Auguste : Vous
savez tout ce qu'on respire, je vais vous dire : les fumées toxiques, les
fumées des gaz d'échappement — parce que ça il faudrait un peu contrôler quand
même, quand on voit certains véhicules, pas mal de véhicules circuler, ils
devraient être interdits. Ensuite après, il y a ce que l'on pourrait dire, les
microplastiques, les nanoplastiques, les sachets plastiques qu'on nous vend
actuellement. Vous voyez, c'est écrit en gros : "biodégradables".
Biodégradables ? Non ! Ça n'existe pas. C'est faux. Ce sont les anciens qui
sont revenus avec juste la mention biodégradable. Les sacs... parce que je
disais à un moment donné, je disais : « Mais pourquoi vous ne laissez pas les
vieux plastiques ? » L'avantage c'est qu'un vieux plastique on peut le
récupérer. Ceux-là non, au bout de deux-trois mois, ils se fragmentent en de plus
en plus petits morceaux que l'on respire.
Liz Obone
Ondo Oyane : Que
l'on respire.
Liz Obone
Ondo Oyane : Vous,
en tant qu'acteur de l'environnement, qu'est-ce que vous proposez pour lutter
contre le changement climatique à Port-Gentil ?
Henri
Michel Auguste : Pour
Port-Gentil à notre échelle, ce n'est malheureusement pas qu'à Port-Gentil
qu'il faut lutter, c'est sur l'ensemble du globe. Et est-ce que les bonnes
décisions sont prises ? Je suis dubitatif. Mais bon, ce que l'on peut faire,
c'est quand même déjà envisager — sachant que Port-Gentil va disparaître —
qu'est-ce qu'on fait de cette ville ? D'abord, elle pèse combien cette
ville ? En milliards... 1 000 milliards, 2 000 milliards ?
Liz Obone
Ondo Oyane : On
peut avoir des chiffres ?
Henri
Michel Auguste :
Très compliqué à avoir, je vais vous dire honnêtement, parce qu'on n'aime pas,
surtout dans ce genre de chose, on n'aime pas trop parler de chiffres. 2 000
milliards, 3 000 milliards ? Ça produit combien en argent ? Parce qu'il y a la
production, ça fait rentrer dans les caisses combien ? Est-ce que ça vaut le
coup de laisser faire et d'abandonner ?
Moi
j'ai fait déjà trois propositions.
Il y en a deux qui seraient justes et équitables, une qui serait envisageable
mais c'est impossible de tenir dans la durée. La première, ce serait, comme
l'ont fait certains pays, de déplacer la ville petit à petit sur l'eau.
Comme ça, on résoudrait le problème de l'eau.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Pour parler un peu du cas des inondations, que faut-il faire pour que la ville,
la majorité des quartiers ne s'inondent plus ? Est-ce qu'il faut surveiller les
canalisations ? Est-ce qu'il faut des canalisations ? Qu'est-ce qu'il faut
exactement ?
Henri
Michel Auguste : Ce
qu'il faudrait, c'est déjà les adapter à ce qui nous arrive.
Liz Obone
Ondo Oyane : C'est-à-dire
?
Henri
Michel Auguste : Agrandir,
approfondir en profondeur, les curer régulièrement. Parce que quand vous
regardez les canaux, il y a de tout là-dedans : du sable, des chariots, des
mobylettes, des vélos, des bouteilles plastiques, tout ce que vous voulez. Ça
n'empêche indirectement l'eau de s'évacuer quand elle doit s'évacuer. Je n'ai
pas dit que c'est le seul phénomène, mais si on adaptait peut-être, peut-être
que l'on arriverait un peu à juguler toutes ces inondations.
Et les
conséquences à la suite de cela, ça permettrait peut-être de freiner un peu ce
qui nous arrive. Donc je vous disais : soit on passe sur l'eau, ce qui serait
une solution. Deuxième chose, c'est de faire reculer la ville de Port-Gentil
de 15 km vers l'intérieur des terres. Il faut abandonner le trait de côte.
Et d'ailleurs, je suis sûr que si on commençait, si on avait, il y a une
vingtaine d'années, la superficie exacte du Gabon, ben je suis sûr qu'elle a
déjà rétréci du fait du trait de côte qui recule partout — parce qu'il ne faut
pas oublier, on a 800 km quand même de côtes, ce n'est pas un petit peu !
Donc il
faut reculer la ville. Première solution, c'est la moins chère parmi les plus
chères. Deuxième solution, ce serait l'intermédiaire. Troisième solution, ce
serait de se battre, mais ça c'est "ad vitam aeternam" et c'est
inenvisageable.
Il y a
des financements pour ça.
Regardez Jakarta : 5 à 10 millions d'habitants. Ils ont déplacé la ville au fur
et à mesure, ils la déplacent depuis 15 ans à 50 km à l'intérieur des terres.
Financé par qui ? Banque Mondiale, Fonds Mondial pour l'Environnement... C'est
financé ! Parce qu'on sait qu'il y a des villes qui pèsent, qui représentent un
sacré poids au niveau production, au niveau économique. Et si on ne fait
rien... Port-Gentil, je crois qu'au niveau économique on est quand même bien
placé, hein.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Votre mot de fin par rapport à ce sujet ?
Henri
Michel Auguste : Ce
que j'aimerais bien, c'est que pour une fois on nous écoute. Je n'ai pas dit
"qu'on m'écoute", j'ai dit "qu'on nous écoute". Nous
sommes la voix de la raison, de la sagesse — parce que je peux parler de
sagesse puisque je peux le dire, j'ai 66 ans, un tout petit peu plus vieux que
l'indépendance. J'ai des enfants, j'ai une maison. Demain je ne voudrais pas
qu'ils soient obligés de plonger pour venir observer leur maison ou rendre
visite à leurs ancêtres. Mes parents sont enterrés au cimetière à côté de
l'ancienne agence des télécommunications...
Liz Obone
Ondo Oyane : Gabon
Télécom ?
Henri
Michel Auguste :
Voilà. Et j'en ai d'autres qui sont enterrés au cimetière de Nazareth. Donc,
parce que tout ça, on en fait quoi ? On le jette à la poubelle ? Je crois que
nos ancêtres, ils ne vont pas apprécier. Donc je pense qu'il faut prendre en
compte, décider ce que l'on va faire, faire des comités qui permettent de
faire des propositions, de voir après avec l'État quelles seraient les
possibilités de financement auprès des organismes internationaux financiers.
Mais pour ça, il faut un dossier qui tienne la route. Ce n'est pas juste deux
feuilles et dire "on a besoin d'argent pour...", non. C'est quelque
chose, dire : voilà, cette ville elle représente tel poids pour nous au niveau
économique, c'est quand même peut-être la première ville.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Merci monsieur Auguste.
Henri
Michel Auguste :
De rien, c'est moi qui vous remercie pour l'interview et je vous souhaite une
bonne journée.
Pour aller
plus loin :
Gabon, la menace climatique : l'érosion risque de faire disparaître Port
Gentil • FRANCE 24 : Signez
notre pétition !
Suivez l'intervention de Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon à partir de la minute 38.
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Bonsoir à toutes et à tous,
Le jeudi 11 décembre 2025, H₂O GABON a eu l’honneur d’être
conviée à travers son Président H. M. AUGUSTE, à un échange à l’École Nationale
de Commerce de Port-Gentil. Cette intervention complétait la projection d’une
interview réalisée par M. Fabien MÉYÉ déjà publiée il y a plusieurs mois sur nos
réseaux sociaux.
Cette rencontre s’est tenue de 15h00 à 17h30, en présence d’un public composé
d’élèves, d’enseignants et de responsables administratifs. Le thème abordé
était : « Le changement climatique, cause de la disparition annoncée de
Port-Gentil ».
Un moment d’échange riche et engagé autour des risques
environnementaux qui touchent directement notre avenir commun.
Cette intervention à l’ENC Port Gentil complète notre propos
de cette semaine lors du point focal du plan Climat de Port Gentil.
1 - CROISSANCE VS CLIMAT, les pays en développement
demandent plus de temps pour se développer économiquement, tandis que les pays
du Nord exigent des réductions rapides d’émissions.
DILEMME : comment concilier développement et sobriété
carbone ?
2- ENERGIES FOSSILES VS TRANSITION VERTE, certains États
continuent d’investir dans le pétrole, le gaz et le charbon malgré les
engagements climatiques.
DILEMME : stopper net ou planifier une sortie progressive ?
3 - ENGAGEMENTS VOLONTAIRES VS CONTRAINTES JURIDIQUES, la
majorité des contributions climatiques restent non contraignantes.
DILEMME : faut-il imposer des sanctions aux pays qui ne
respectent pas leurs promesses ?
4 - CRÉDIT CARBONE VS RÉDUCTION RÉELLE DES ÉMISSIONS, des
entreprises et États préfèrent compenser plutôt que transformer leurs
modèles.
DILEMME : les marchés des crédits carbone servent-ils
vraiment le climat ou sont-ils une échappatoire ?
5 - FINANCEMENT NORD -SUD, les pays vulnérables attendent
les 100 milliards de dollars promis pour l’adaptation, souvent non versés.
DILEMME : la justice climatique peut-elle exister sans solidarité
financière réelle ?
H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
B. P. 1991
PORT-GENTIL GABON
TÉL : (+241) 074092151 (WhatsApp)
Site/blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON
1 - SCÉNARIO "ACCORD HISTORIQUE",
Les pays s’accordent sur des mesures concrètes :
- Rehaussement massif des NDC (plans climatiques
nationaux)
- Financements accrus pour l’adaptation et les pertes &
dommages
- Calendrier clair de sortie des énergies fossiles
RÉSULTAT : confiance relancée, espoir pour rester sous 1,5
°C.
2 - SCÉNARIO "AVANCÉES MESURÉES",
Quelques progrès :
- Engagements partiels sur les énergies renouvelables ou la
protection des forêts
- Fonds climat renforcé mais sans garantie durable
- Échéances floues pour les énergies fossiles
RÉSULTAT : COP utile mais pas transformatrice.
3 - SCÉNARIO, " VERDISSEMENT COSMÉTIQUE " (Greenwashing),
beaucoup de déclarations, peu d’actions :
- Vagues promesses non contraignantes
- Crédits carbone mal encadrés
- Absence d’engagements fermes sur la réduction des
émissions
RÉSULTAT : L’image des États et entreprises est préservée à
l’international, mais le climat continue de se détériorer. On gagne du temps en
façade, mais on en perd pour la planète.
4 - SCÉNARIO " COP FRACTURÉE ",
Désaccords majeurs Nord/Sud :
- Blocages sur le financement
- Méfiance accrue entre pays industrialisés et pays vulnérables
- Aucune trajectoire commune claire
RÉSULTAT : perte de crédibilité du processus onusien.
5 - SCÉNARIO " COP EN CRISE OUVERTE ",
Retrait de certains États ou boycott partiel :
- Contestation forte de la société civile
- Incapacité à produire un texte final consensuel
RÉSULTAT : paralysie diplomatique, alerte maximale.
H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
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Nous appelons les dirigeants(es) de cette COP30 à rompre
avec l’immobilisme, à faire preuve de courage historique. Il ne s’agit plus de
négocier pour plaire, mais de décider pour survivre.
Le temps n’est plus aux discours. Il est à l’action. À la
responsabilité. À la justice climatique.
Car oui, notre maison brûle. Mais il est encore temps
d’agir. Regardons là où il faut : vers un avenir vivable.
Alors que s’ouvre la 30e Conférence des Parties sur le
climat (COP30), le monde entier retient son souffle. Vingt-neuf sommets ont
précédé celui-ci. Vingt-neuf occasions de bâtir un avenir plus sûr, plus juste,
plus durable. Et pourtant, la planète continue de se réchauffer, les glaciers
fondent, les feux de forêts ravagent des régions entières, les inondations
engloutissent des villes. Les promesses ont-elles été vaines ?
Nous sommes à la croisée des chemins. Le dérèglement
climatique n’est plus une menace lointaine. Il est là. Visible. Mortel. Et il
frappe toujours plus fort ceux qui y ont le moins contribué.
Pourtant, certains pays reculent. Des engagements sont
dilués. Des objectifs repoussés. La pression des intérêts économiques semble
primer sur l’intérêt vital de l’humanité. Pendant ce temps, nous perdons un
temps précieux que nous n’avons plus.
Mais il reste l’espoir : celui des peuples qui se lèvent, de
la jeunesse qui s’exprime, des scientifiques qui alertent, des solutions qui
existent déjà.
H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
B. P. 1991
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Oui, la COP30 s’ouvre dans un climat d’espoir fragile mais
de désillusion grandissante. Les rapports scientifiques sont clairs, les
catastrophes se multiplient, et pourtant… les décisions politiques continuent
trop souvent d’être repoussées, édulcorées ou contournées.
Mon titre soulève trois points essentiels :
1. Espoir : Celui que les peuples, la jeunesse, la science,
les mouvements citoyens, et quelques pays pionniers incarnent. Celui d’un
sursaut collectif.
2. Désespoir : Devant les reculs, les promesses non tenues,
les lobbys fossiles toujours à l’œuvre, et les dates butoirs repoussées.
3. L’indifférence ou l’impuissance : « Nous regardons
ailleurs », comme si l’urgence ne concernait que les autres ou un avenir
lointain, alors qu’elle est déjà là.
La COP 30, qui se déroule à Belém au Brésil, est une
occasion décisive pour transformer les promesses en actions concrètes pour
maintenir le réchauffement climatique sous la limite de 1,5 °C. Cette
conférence internationale sur le climat est chargée de symbolisme, notamment en
raison de son emplacement à l'orée de la forêt amazonienne, qui est l'un des
plus grands puits de carbone de la planète et abrite une biodiversité immense.
Les enjeux clés de cette COP 30 incluent :
- Mettre fin à la déforestation et à l'effondrement des
écosystèmes : Les gouvernements doivent prendre des décisions contraignantes
pour protéger les forêts et les écosystèmes.
- Sortir des énergies fossiles : Les pays doivent s'engager
à réduire leur dépendance aux énergies fossiles et à investir dans les énergies
renouvelables.
- Défendre les droits des peuples autochtones : Les
gouvernements doivent garantir les droits et les terres des peuples
autochtones, qui sont les premiers touchés par la destruction de
l'environnement.
- Financer la justice climatique : Les pays riches doivent
tenir leurs engagements en matière de financement pour aider les pays en
développement à faire face aux impacts du changement climatique.
Il est à noter que les USA, la Chine et l'Inde ne seront pas représentés à haut niveau pour l'ouverture de cette COP 30 ... 😡😡😡
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| MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRA / Science Photo Library via AFP |
L'HUMANITÉ CONPREND-ELLE LES ENJEUX QUI MENACENT SON AVENIR
???
COMPRENDRE LES ENJEUX DE SURVIE DE L'HUMANITÉ : Entre
LUCIDITÉ et AVEUGLEMENT.
À l’heure où la planète connaît des bouleversements sans
précédent, une question fondamentale se pose : l'HUMANITÉ a-t-elle réellement
pris conscience de la gravité des menaces qui pèsent sur son avenir ?
Crise climatique, effondrement de la biodiversité,
épuisement des ressources, dérives technologiques, instabilité géopolitique,
fragilisation sociale… La liste est longue, les signaux sont rouges, et
pourtant, l’action collective reste souvent timide, fragmentée ou retardée.
1. UN DIAGNOSTIC SCIENTIFIQUE ALARMANT... MAIS IGNORÉ.
DEPUIS DES DÉCENNIES, LES SCIENTIFIQUES NOUS ALERTENT (Comme le disait le
Président J. CHIRAC lors du Sommet de Johannesburg « Notre maison brûle et
nous regardons ailleurs ») :
- Le GIEC sur le changement climatique,
- L’IPBES sur la biodiversité,
- Le Club de Rome sur les limites de la croissance,
- Des centaines d’experts sur les dangers de l’IA, des
biotechnologies ou des pandémies.
TOUT CONVERGE VERS UNE MÊME VÉRITE, NOTRE MODÈLE DE
DÉVELOPPEMENT ACTUEL EST INSOUTENABLE ET UTOPIQUE À COURT, MOYEN ET LONG TERME.
POURTANT MALGRÉ LA MULTITUDE DE PREUVES, NOTRE INERTIE PERSISTE
MALHEUREUSEMENT.
POURQUOI ?
2. UN MONDE PRIS ENTRE LE COURT TERME ET INTÉRÊTS
PATICULIERS, LES FREINS SONT NOMBREUX :
- Économiques : la croissance reste l’obsession dominante,
même au prix de l’effondrement des écosystèmes.
- Politiques : les échéances électorales favorisent des
décisions à court terme.
- Culturels : la société de consommation rend difficile
l’idée de sobriété ou de renoncement.
- Psychologiques : déni, dissonance cognitive, sentiment
d’impuissance…
COMPRENDRE NE SUFFIT PAS, IL FAUT ACCEPTER ET AGIR, CECI EST
D'UNE URGENCE VITALE.
3. UNE PLANÈTE EN DÉPASSEMENT, LA TERRE MONTRE TOUS LES
JOURS DES SIGNES D'ÉPUISEMENT ET DE SATURATION :
- Changement climatique : hausse des températures,
catastrophes naturelles, sécheresses, montée des eaux.
- Biodiversité : plus d’un million d’espèces menacées.
- Ressources : raréfaction de l’eau douce, des terres
fertiles, des métaux rares.
- Pollutions : plastiques, produits chimiques, pollution
atmosphérique.
- Déséquilibres sociaux : migrations, famines, conflits liés
à l’environnement.
NOUS VIVONS LARGEMENT AU-DESSUS DES CAPACITÉS DE NOTRE
PLANÈTE, CHAQUE ANNÉE, LE JOUR DU DÉPASSEMENT ARRIVE PLUS TÔT, MALHEUREUSEMENT
POUR L'HUMANITÉ.
4. DES ENJEUX MAJEURS IGNORÉS OU SOUS-ESTIMÉS :
- Intelligence artificielle non régulée : menace
existentielle selon de nombreux chercheurs.
- Biotechnologies : manipulation du vivant sans garde-fous
éthiques solides.
- Écosystèmes invisibles : perturbation des sols,
microbiotes, cycles naturels.
- Cyber vulnérabilité : société ultra-connectée mais
fragilisée.
- Épuisement psychologique : montée des anxiétés écologiques
et sociales.
5. ÉXISTE-T-IL UN RÉVEIL SALVATEUR ? DES LUEURS D'ESPOIR
DANS CE MONDE ? OUI, PARTOUT DANS LE MONDE :
- Des ONG's, des scientifiques, des jeunes générations, des
communautés locales s’organisent.
- Des concepts émergent : décroissance, économie circulaire,
justice climatique, éco spiritualité, démocratie participative.
- Des pays amorcent des transitions : mais trop lentement,
et souvent sans cohérence globale.
LE COMBAT N'EST PAS PERDU, MAIS LE TEMPS EST COMPTÉ.
6. CE QU'IL FAUT CHANGER RADICALEMENT ET LE TEMPS PRESSE :
- Repenser le progrès : ne plus le confondre avec
accumulation matérielle.
- Reconnecter l’humain au vivant : respecter les équilibres
naturels.
- Faire des choix courageux : taxer les pollueurs, réguler
les technologies, préserver les biens communs.
- Éduquer autrement : une conscience écologique et éthique
dès le plus jeune âge.
- Créer une gouvernance mondiale du long terme : sortir de
l’égoïsme des nations.
CONCLUSION : LUCIDITE OU CHUTE ?
L’Humanité est à la croisée des chemins. Elle possède les
connaissances, les outils, les ressources humaines et techniques pour changer
le cours des choses. Mais manque cruellement de volonté collective.
COMPRENDRE LES ENJEUX, C'EST UNE ÉTAPE. Y FAIRE FACE, C'EST
UN CHOIX AUDACIEUX. LE SEUL QUI PUISSE ENCORE GARANTIR UN AVENIR DIGNE DE CE
NOM.
Signez
notre pétition pour participer à cette prise de conscience !
H. M. AUGUSTE
Président Fondateur, Conseiller Scientifique et Technique
Membre de la Commission Scientifique et Technique de l’ONG H₂O
GABON
B. P. 1991 – Port-Gentil, GABON
Tél. : +241 74 09 21 51 (WhatsApp)
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
Blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON
Port-Gentil
face aux défis du changement climatique : une ville côtière en première
ligne. Située au sud de l'équateur, sur l'île Mandji, Port-Gentil est la
deuxième ville du Gabon, cœur économique du pays grâce à son rôle stratégique
dans les secteurs pétrolier, gazier et portuaire. Mais cette cité côtière est
aujourd’hui confrontée à des menaces
environnementales majeures liées au changement climatique. Si rien n’est
fait, l’avenir de Port-Gentil pourrait être sérieusement compromis.
1. Une vulnérabilité géographique naturelle
Port-Gentil est bâtie sur un territoire bas, sablonneux et
fragile, bordé par l’océan Atlantique et des lagunes. Ce positionnement
littoral la rend extrêmement vulnérable à :
- La montée du niveau de la mer,
- L’érosion côtière accrue,
- La subsidence (enfoncement progressif du sol),
- La salinisation des eaux douces,
- Et la multiplication des événements météorologiques extrêmes.
2. Montée des eaux : une menace silencieuse mais réelle
Le Réchauffement Climatique accélère la fonte des glaces et
dilate les océans, provoquant une montée du niveau de la mer. Pour une ville
comme Port-Gentil, où certains quartiers sont à peine au-dessus du niveau de la
mer, les inondations marines pourraient devenir récurrentes d’ici quelques
années.
Selon
certaines projections, jusqu’à 70 % de la superficie de la ville pourrait
être submergée d’ici 2050 si les émissions mondiales ne sont pas réduites
drastiquement.
3. Érosion côtière : des plages qui reculent
Port-Gentil connaît déjà un recul significatif de son
littoral, notamment dans les zones comme SOGARA ou Cap Lopez. Les houles plus
fortes, les tempêtes, mais aussi l’urbanisation mal maîtrisée contribuent à
l’érosion des côtes.
Les conséquences :
- Des pertes foncières importantes,
- Des dommages aux infrastructures (routes, habitations, zones industrielles),
- Une pression accrue sur les écosystèmes côtiers comme les mangroves.
4. La subsidence : un sol qui s’enfonce
Phénomène souvent négligé, la subsidence est l’enfoncement
lent du sol, aggravé à Port-Gentil par l’exploitation pétrolière et les
constructions massives. Ce phénomène accentue le risque d’inondation, car le
sol s’affaisse pendant que la mer monte.
5. Impacts sur la population et la biodiversité
Les risques climatiques à Port-Gentil touchent :
- Les populations urbaines pauvres, vivant dans des zones
précaires et inondables,
- Les infrastructures économiques stratégiques (port, raffineries,
entreprises),
- La biodiversité côtière, notamment les mangroves, essentielles contre
l’érosion et pour la pêche.
6. Quelles solutions pour une ville plus résiliente ?
Pour faire face à ces défis, Port-Gentil doit :
- Élaborer un plan d’adaptation climatique local,
- Renforcer les infrastructures de drainage et de protection côtière,
- Restaurer les écosystèmes naturels comme les mangroves,
- Contrôler l’urbanisation et éviter les constructions dans les zones à risque,
- Promouvoir une gouvernance climatique locale, avec l’implication des ONG, des
scientifiques et des habitants.
POUR CONCLURE MON PROPOS À VOTRE ATTENTION : Agir
maintenant pour protéger demain.
Port-Gentil incarne les paradoxes du développement côtier en
Afrique : moteur économique exposé aux pires impacts climatiques. Anticiper,
s’adapter, et planifier sont les clés pour éviter une catastrophe annoncée. Car
si la ville continue de croître sans tenir compte de ces risques, le coût
humain, économique et écologique pourrait être immense.
Vous devez intégrer un plan de résilience de la ville de Port Gentil dans votre
ambition de gouvernance locale pour votre campagne électorale déjà engagée pour
les élections
législatives et locales. Il n’est pas encore trop tard pour bien faire.
H. M. AUGUSTE,
Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission
Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : + 241 74 09 21 51 (WhatsApp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Facebook : H₂O GABON
Le Réchauffement Climatique est aujourd’hui l’un des
principaux moteurs de la dégradation des écosystèmes naturels à l’échelle
mondiale. Il modifie les équilibres biologiques, transforme les habitats et
pousse de nombreuses espèces au bord de l’extinction.
1. DES HABITATS BOULEVERSÉS.
L’augmentation des températures, la modification des régimes
de précipitations et la multiplication des événements climatiques extrêmes
(sécheresses, inondations, incendies, tempêtes) perturbent profondément les
milieux naturels :
- FONTE DES GLACIERS ET DES BANQUISES : disparition de
l’habitat des espèces arctiques comme l’ours polaire, le morse ou certaines
espèces de manchots.
- BLANCHISSEMENT DES CORAUX : l’acidification des océans et
la hausse des températures tuent les récifs coralliens, qui abritent 25 % de la
biodiversité marine.
- ASSÈCHEMENT DES ZONES HUMIDES : les marais,
mangroves et lacs s’évaporent ou se salinisent, mettant en péril des milliers
d’espèces.
- DÉFORESTATION INDIRECTE : les incendies favorisés par la
chaleur détruisent des millions d’hectares de forêts, libérant du CO2 et tuant
la faune.
2. ESPÈCES MENACÉES ET CHAÎNES ALIMENTAIRES PERTURBÉES.
Selon le GIEC et l’UICN, jusqu’à 1 million d’espèces
animales et végétales pourraient disparaître d’ici la fin du siècle si les
émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites de manière drastique.
- MIGRATIONS FORCÉES : certaines espèces migrent vers les
pôles ou les altitudes plus élevées, bouleversant les écosystèmes d’accueil.
- PHÉNOLOGIE(a) DÉRÉGLÉE : floraison, reproduction,
hibernation ou migrations se produisent à des moments inadaptés, rompant les
synchronisations naturelles (ex : oiseaux migrateurs et disponibilité de
nourriture).
- PROLIFÉRATION D'ESPÈCES INVASIVES OU PATHOGÈNES : la
chaleur favorise la propagation de parasites, virus et espèces envahissantes au
détriment des espèces locales.
3. L'IMPACT SUR LES ÉCOSYSTÈMES TROPICAUX ET
AFRICAINS.
En Afrique, les forêts tropicales, les savanes, les zones
côtières et les grands fleuves (comme l’Ogooué) sont très vulnérables :
- RÉDUCTION DE LA PRODUCTIVITÉ VÉGÉTALE : avec des sols plus
secs et une baisse des pluies.
- MENACE SUR LES POLLINISATEURS : abeilles et papillons,
essentiels à la reproduction des plantes, sont touchés.
- FRAGILISATION DES ESPÈCES ENDÉMIQUES : comme les
amphibiens, primates ou grands félins, qui ont peu de marge d’adaptation.
4. L'EFFET BOULE DE NEIGE ÉCOLOGIQUE.
La perte de biodiversité affaiblit les capacités naturelles
de résilience des écosystèmes. Par exemple :
- MOINS D'ARBRES = moins de CO2 absorbé = réchauffement
aggravé.
- MOINS DE POISSONS = déséquilibres alimentaires =
effondrement des chaînes marines.
- MOINS D'INSECTES = baisse de la pollinisation = impact sur
l’agriculture et la sécurité alimentaire.
En conclusion : AGIR POUR LIMITER L'IMPACT DU
CHANGEMENT CLIMATIQUE,
Le maintien d’une biodiversité riche est essentiel pour
l’équilibre de la planète, la sécurité alimentaire, la santé humaine et la
lutte contre le changement climatique lui-même.
Protéger les écosystèmes, créer des aires protégées,
restaurer les milieux naturels, réduire les émissions et limiter la
déforestation sont autant d’actions cruciales POUR PRÉSERVER NOTRE PLANÈTE
VIVANTE.
(a) - PHÉNOLOGIE : étude des variations des phénomènes périodiques de la vie
animale et végétale, en fonction du climat.
Cet article a été rédigé avec l’assistance de ChatGPT (OpenAI, 2025), modèle
d’intelligence artificielle, pour environ 50% du contenu.
Le Réchauffement Climatique est l’un des défis les plus
graves et urgents auxquels l’humanité est confrontée au XXIe siècle. Bien
au-delà de la hausse des températures, il s’agit d’un phénomène global aux
répercussions multiples, affectant directement la santé, l’économie, la
sécurité, les ressources naturelles et la stabilité sociale et politique des
sociétés humaines.
1) SANTÉ HUMAINE : une crise sanitaire silencieuse
:
Le Réchauffement global accroît les risques pour la santé :
- Maladies vectorielles : la hausse des températures
permet à des vecteurs comme les moustiques (paludisme, dengue, chikungunya) de
coloniser de nouvelles régions, y compris des zones auparavant tempérées.
- Stress thermique, les vagues de chaleur plus fréquentes et
intenses causent chaque année des milliers de morts, notamment chez les
personnes âgées, les enfants ou les populations vulnérables.
- Qualité de l’air, l’augmentation de l’ozone troposphérique
et des particules fines aggrave les maladies respiratoires et
cardiovasculaires.
- Sécurité alimentaire, la baisse des rendements agricoles
due aux sécheresses ou aux inondations peut entraîner des carences
nutritionnelles.
2) CRISES HUMANITAIRES ET DÉPLACEMENT DE POPULATION
Selon l’ONU, le Réchauffement Climatique pourrait
contraindre plus de 200 millions de personnes à se déplacer d’ici 2050.
Quelques causes :
- Élévation du niveau de la mer, menace directe pour les
pays insulaires (Maldives, Kiribati) et les zones côtières densément peuplées.
- Catastrophes naturelles, cyclones, incendies, inondations
provoquent des pertes humaines et des déplacements massifs.
- Conflits pour les ressources, l’accès à l’eau, aux terres
fertiles ou à la nourriture devient une source croissante de tensions et de
conflits.
3) IMPACTS ÉCONOMIQUES ET INÉGALITÉS SOCIALES
Le Changement Climatique freine le développement :
- Pertes économiques, destructions d’infrastructures, baisse
de productivité agricole, coûts des catastrophes naturelles.
- Insécurité de l’emploi, certains secteurs comme la pêche,
l’agriculture ou le tourisme sont déjà affectés.
- Inégalités accrues, les pays pauvres, moins responsables
des émissions, sont les plus exposés, avec peu de moyens pour s’adapter.
4) SÉCURITÉ ET STABILITÉ GÉOPOLITIQUE
Le réchauffement climatique est un multiplicateur de risques
:
- Conflits climatiques, concurrence pour les ressources,
migrations climatiques et instabilités régionales (ex : zone sahélienne).
- Pression sur les États, affaiblissement des institutions,
crise de gouvernance, montée des populismes et tensions internationales.
5) RISQUES SUR LES CULTURES ET LES SOCIÉTÉS
Le climat façonne nos modes de vie :
- Patrimoines menacés, sites historiques inondés ou
effondrés (Venise, deltas, zones polaires).
- Modes de vie bouleversés, populations autochtones,
agriculteurs ou pêcheurs voient leurs traditions remises en cause.
- Santé mentale, l’éco-anxiété devient un phénomène
croissant, notamment chez les jeunes.
CONCLUSION : UN TOURNANT POUR L'HUMANITÉ
Le Réchauffement Climatique n’est pas un futur lointain,
c’est un présent qui s’accélère. Les impacts sur l’humanité sont déjà visibles,
et sans action rapide, ils deviendront incontrôlables. Mais il existe des
solutions :
— adaptation, atténuation, solidarité, transition
énergétique,
— qui dépendent de choix politiques, économiques et
environnementaux.
L'AVENIR DE L'HUMANITÉ EST ENTRE NOS MAINS.
Cet article a été rédigé avec l’assistance de ChatGPT (OpenAI, 2025), modèle
d’intelligence artificielle, pour environ 50% du contenu.
C'est une première, un documentaire sur les conséquences du
changement climatique sur la ville de Port-Gentil, du réalisateur Fabien Méyé,
en compétition au Festival Écrans Noirs, dans la catégorie Court Métrage
International.
Dans ce cadre, il a interviewé Henri Auguste, président de H₂O Gabon.
Soyons très nombreux à voter pour qu'il remporte le prix.
Le lien pour voter sera disponible le moment venu. Nous vous
remercions d'avance !
Une nouvelle vidéo sur Tiktok à écouter ci-dessous :
Fabien Méyé a été sélectionné par un festival de Cinéma au Canada.
https://www.tiktok.com/@peterbradyakewa/video/7417077997645090054
Nom : RAOUTO FURY
Prénom : Solange
Adresse : B.P. 1494
PORT-GENTIL GABON
Téléphone (s) : 077 58 03 73 / 00 33 6 46 34 05 49
Fonction H₂O GABON : Présidente
chargée de la Protection de la Nature et du dossier "Projet
Concordia".
J’admire l'énergie que déploie H₂O GABON pour défendre la ville de Port-Gentil face aux différents défis auxquels notre ville est confrontée :
Changement Climatique, montée des eaux, inondations en
période pluvieuse, épisodes caniculaires, les pollutions pétrolières dans toute
la province, les dangers inhérents au maillage de pipes passant sous la ville
et à l’existence d’un dépôt de carburant en plein centre-ville.
Que devient la biodiversité dans tout cela, la Faune et la
Flore ? Ces problèmes impactent grandement la Nature. Ma passion pour la Nature
date de mon enfance, quand je regarde ce qu'est devenue la Faune et la Flore de
l'île Mandji et dans toute la Province, je suis catastrophée, dépitée,
bouleversée, mais surtout anéantie. Je me souviens des temps jadis où la Faune
et la Flore étaient omniprésentes, faisant le bonheur de tous les habitants de
l'île et de la province.
Voilà pourquoi j'ai voulu m'engager auprès de H₂O
GABON pour soutenir ces nobles causes.
Note d'information
Dans le cadre du "Projet
Concordia" et de la Protection
de la Nature au sein de H₂O GABON :
Madame Solange RAOUTOU est nommée Présidente en charge de la Protection de la Nature et du dossier
"Projet Concordia".
Document lui permettant d'agir au nom de H₂O GABON pour
les 2 domaines concernés en rendant compte au Président Fondateur de l'ONG H₂O GABON.
Fait à Port-Gentil,
le 07 Septembre 2024.
Henri Auguste
Président
H₂O GABON
Cliquez sur la chaîne TikTok de Peter Brady Akewa
Réchauffement climatique / Changement climatique
Risques spécifiques de la ville de Port Gentil - les Pollutions
Les ministres africains de l’Environnement
sont actuellement réunis à Abidjan en Côte d'Ivoire pour la 10ème session
spéciale de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) :
un moment crucial pour l'avenir de l'Afrique où 3 sujets cruciaux devront être
abordés.
1) Le Réchauffement Climatique et le Changement Climatique, il est nécessaire que les
États africains facent front commun, car ce sont les pays qui sont et qui
seront les plus impactés par le Réchauffement Climatique (montée des eaux
océaniques, inondations, érosion du trait de côte, canicules, sécheresses et
climat chaotique). La prochaine COP arrive à grand pas, faisons entendre notre
voix haute et forte, pour le peuple africain.
2) La Pollution Plastique qui gangrène nos pays, nos océans,
nos sols et notre atmosphère. Les décisions concernant ce matériau doivent être
exemplaires et irréversibles, trop c'est trop. Nous croulons sous des tonnes de
déchets plastiques liées à nos consommations personnelles et aussi importées.
Cette menace devient aussi un problème de santé publique car on a trouvé dans
le corps humain des traces de plastique sous forme de nano ou de microplastiques
(voir les études scientifiques à ce sujet). Cette menace plastique contribue
aussi à la destruction presque irréversible de notre Environnement et de la
Biodiversité.
3) La Biodiversité est en grand danger face à tous les problèmes que
j'ai évoqués plus haut. La Faune et la Flore disparaissent à une vitesse
vertigineuse sans que l'on n'en prenne réellement conscience, je ne dresserai
pas la liste exhaustive de ces disparitions.
En conclusion,
Messieurs les Ministres, une action forte, intelligente et concertée prouverait
que l'Afrique et les Africains ne veulent pas mourir sans combattre, il en va
de notre fierté en tant que berceau de l'Humanité.
H.
M. AUGUSTE,
Président,
Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et
Technique de l'ONG H₂O GABON,
B.
P. 1991,
Port-Gentil,
GABON,
TÉL
: + 241 74 09 21 51 (Whatsapp,Telegram),
Courriel
: h2ogabon@yahoo.fr,
Blog
: h2ogabon.blogspot.com,
Facebook
: H₂O GABON