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mercredi 25 février 2026

Le changement climatique dans la ville de Port Gentil, Interview à Radio Mandji, 24-02-2026

 



Radio Mandji est la radio la plus écoutée de Port Gentil







Suivez cette interview en audio en cliquant sur les fichiers ou en lisant le texte.
Cette interview a été retranscrite avec l’aide Gemini 3 Flash et relue et éditée par une vraie personne.

 

Partie1 (fichier Mp3)


Liz Obone Ondo Oyane, Journaliste à Radio Mandji : Bonjour monsieur, présentez-vous s'il vous plaît.

Henri Michel Auguste : Je me nomme Henri Michel Auguste, Auguste est mon nom de famille. Président fondateur de l'ONG H₂O Gabon, Association pour la Protection de la Nature et de l'Environnement.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Aujourd'hui, nous allons parler du changement climatique à Port-Gentil. Nous allons aborder cette question dans tout le sens qu'il faut. Donc, la première question est la suivante : Quel est le principal risque lié au changement climatique pour la ville de Port-Gentil ?

Henri Michel Auguste : Écoute, je pense que d'abord il faut quand même le prendre dans sa globalité. Le Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive dans le changement climatique. On le sait très bien, ce sont les pays industrialisés. D'ailleurs, on sait qu'il y en a un qui vient d'abroger la charte qu'il avait faite sur le changement climatique — je ne vais pas le citer, mais c'est Monsieur Donald Trump, tout fier de lui.

On sait que des changements climatiques, il y en a eu tout au long de l'existence de la Terre. Ça peut être dû à des catastrophes naturelles comme par exemple, un super volcan qui émet beaucoup de gaz à effet de serre et qui va provoquer ce qu'on appelle un hiver nucléaire. Ça peut être dû à une météorite. Et tout ça, évidemment, chaque fois enclenche une extinction de masse.

Peut-être que notre... le siècle d'avant, le 20e siècle pardon, était peut-être un début de changement climatique naturel. Mais il se trouve que l'industrialisation et l'asservissement de l'humanité aux hydrocarbures, au charbon et au gaz ont fait qu'on a accéléré ce phénomène beaucoup trop vite. Ce qui va provoquer, ce qui est en cours de provoquer une extinction de masse. Et comme disaient certaines personnes que l'on a vues dans les médias, Monsieur Pierre Rabhi ou l'astrophysicien Hubert Reeves, qui disaient : « Si la biodiversité disparaît, l'humanité disparaît ». Malheureusement, c'est lié. Voilà pour le thème général.

Donc, en ce qui concerne Port-Gentil, évidemment on en subit les conséquences même si le Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive. Même si maintenant, d'après les dernières statistiques, on s'aperçoit que l'Afrique est en équilibre entre production de CO2 et captation du CO2. Il faut bien le savoir alors qu'avant nous étions créditeurs : on produisait plus d'éléments qui permettaient de stocker le CO2, donc la biodiversité, qui permettait justement de limiter cet effet. Mais maintenant, on est en train de rattraper les autres beaucoup plus rapidement qu'il ne le faudrait.

Concernant Port-Gentil, on a plusieurs phénomènes qui se rencontrent. Je vais toujours parler du phénomène de l'homme.

Liz Obone Ondo Oyane : C'est-à-dire ?

Henri Michel Auguste : Les phénomènes anthropiques. Par exemple, on a changé les courants, ce qui est la vérité, en construisant des infrastructures parce qu'on ne savait pas que si on faisait telle chose à tel endroit, on allait changer les courants sous-marins, ce qui provoque de l'érosion. On a coupé des mangroves, on coupe encore des forêts qu'on ne reboise pas tout à fait. Donc tout cela participe au réchauffement climatique et aux conditions climatiques.

La ville de Port-Gentil est peut-être la ville la plus impactée puisque le Gabon est comme une barque et Port-Gentil est à la proue de cette barque. Port-Gentil, je le dis bien, sera la première ville qui disparaîtra au Gabon. Je ne peux pas dire quand, je ne suis pas devin ni Nganga, mais tôt ou tard, il arrivera que Port-Gentil disparaisse. Et ça, c'est la réalité. Il y a l'érosion, il y a la montée des eaux. Et d'ailleurs, à ce sujet, une dernière étude parue d'après un satellite de la NASA dit que la montée des eaux se fait de plus en plus rapidement. C'est la vérité. Avant, ça montait un tout petit peu, alors que là maintenant, ça s'accélère. Ça veut dire qu'on emballe la machine.

Ensuite, il y a un deuxième phénomène à Port-Gentil, c'est le poids de la ville qui n'est pas négligeable. En plus, on est sur du sable avec une couche d'eau pas très loin, ça fait un peu "roulement à billes" et la ville s'enfonce. On a donc un phénomène qui monte (l'eau) et un phénomène qui descend (la terre). Pourquoi on a plus d'inondations à Port-Gentil ? Je viens un peu de l'expliquer. On a une ville qui descend, donc ça fait cuvette. En plus, la pluviométrie est beaucoup plus importante. Les canaux que l'on a faits ne sont plus adaptés. Même si parfois on a l'impression qu'il ne pleut pas trop souvent, quand il pleut, il pleut vraiment, et les canaux ne suffisent plus.

Liz Obone Ondo Oyane : Donc nous pouvons dire que ces inondations sont aussi dues au changement climatique ?

Henri Michel Auguste : Ah, tout à fait ! C'est la même chose. S'y ajoutent un peu les incivilités des individus et des populations, mais je dirais que c'est peut-être une infime partie.

Liz Obone Ondo Oyane : Et la sécheresse alors ?

Henri Michel Auguste : La sécheresse est due à des cycles qui changent. Avant, on n'avait pas de moments comme ceux-là, c'est la vérité. Des canicules, on n'en avait jamais au Gabon. Et là, je vois que depuis plusieurs jours, il fait relativement chaud, même la nuit. Il faut savoir que la chaleur va impacter la santé des populations : premièrement les personnes de mon âge, deuxièmement les nourrissons et les jeunes, et enfin les personnes qui ont des maladies chroniques. Tout cela va devoir être pris en compte par l'État gabonais. Est-ce qu'on est prêt à ça ? Je n'en suis pas sûr.

Ensuite, ça va impacter l'agriculture. Il n'est pas certain que ce qui pousse actuellement au Gabon, on puisse encore le cultiver dans quelques années. Il y a déjà des signes précurseurs. Je vais vous prendre un exemple : j'ai un beau-frère qui a des plantations de bananiers à Bitam. Il m'a dit : « Henri, il y a deux ou trois ans, je plantais mon bananier et un ou deux mois plus tard, il faisait déjà au moins 1m50. Maintenant, ce sont des nains. »

Cela veut bien dire que même la végétation est impactée. Notre alimentation va donc changer dans les années à venir parce que les plantes ne se sentiront plus à l'aise dans notre pays et dans les pays environnants. Car ce n'est pas uniquement nous ou Port-Gentil, c'est malheureusement un phénomène mondial. Et d'après ce que j'ai entendu de la COP, ce n'est pas près de s'arranger, malheureusement.

 

Partie2 (fichier Mp3)

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Nous allons passer à la deuxième question : Quelle est la principale cause de la vulnérabilité de Port-Gentil face au changement climatique ?

Henri Michel Auguste : Ben, comme je vous l'ai dit, c'est une pointe qui s'avance dans la mer. Il y a un autre fait, comme je dis, il y a le réchauffement climatique qui provoque des intempéries brutales et violentes. Ensuite, la subsidence, le fait que la ville s'enfonce, et ça c'est la vérité. Ensuite, on a coupé des mangroves, on a détruit des courants, et ensuite, il y a aussi un phénomène, c'est qu'on enlève beaucoup de sable dans l'Ogooué.

D'ailleurs, j'ai un ami qui m'a dit qu'il faut qu'on en parle, il y a encore des reprises de sable anarchiques dans la ville. Si on enlève du sable, il faut savoir que Port-Gentil, c'est quelque chose qui s'est constitué pendant des milliers voire des milliers d'années. Ce sont les alluvions qui sont descendues du Haut-Ogooué et du Woleu-Ntem et des autres coins qui ont comblé cette partie et qui ont fait avancer Port-Gentil. Et si on enlève ce sable qui devait arriver, eh ben ça stagne et ça régresse.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Quel est l'objectif principal des mesures prises, d'après vous, par les autorités gabonaises pour faire face au changement climatique ?

Henri Michel Auguste : Je serais peut-être un peu méchant, je dirais qu'on n'a pas pris grand-chose malheureusement. Et c'est là le vrai problème. Je pense qu'on ne prend pas assez en compte que le changement climatique, le réchauffement climatique, les intempéries vont s'accélérer et que de plus en plus, on va avoir des soucis.

Dernièrement, là, j'ai fait une émission, je crois que c'était TV+ Africa, où je suis passé en direct, j'ai dit : on a des militaires qui ont du matériel. Pourquoi ne pas les former dans chaque province comme une unité de sécurité civile au cas où demain il y ait un problème ? Faire face à ce genre de chose, ce serait déjà une sécurité d'agir rapidement, parce que bon, vous savez comme moi que quand il y a des inondations et que certains endroits sont submergés, si on ne fait pas vite, il y aura vite des disparus et des morts, hein. Et tout le monde ne sait pas nager dans notre pays, malheureusement.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Quel est le rôle de la population dans la lutte contre le changement climatique ? Qu'est-ce que la population peut faire pour lutter contre ce problème de changement climatique dans notre ville ? Nous savons d'abord qu'il y a d'abord l'incivisme des populations qui est d'abord là.

Henri Michel Auguste : Et je pense que surtout, c'est de prendre conscience de ce qui nous arrive et pas de dire : « Bon, hop, ce n’est pas mon problème ». Vous savez, j'ai un vieux sage gabonais un jour qui m'a dit : « Tu sais Henri, pourquoi ici on ne plante pas d'arbres quand on est à un certain âge ? Parce que la personne qui va le planter, il ne va pas en profiter. » Et si on fait la parallèle, on se dit : « Ben oui, bon, ce sera les autres qui s'en chargeront », mais non. C'est nous, ce sont nos générations à nous qui avons provoqué cela. Et je suis dans le lot aussi, même si j'essaie de faire attention.

On essaie de faire attention de limiter, je veux dire, les gaz à effet de serre, les... comment dire, des tas de choses que l'on peut faire au quotidien, en faisant attention. Regardez, je vais vous prendre un exemple. Vous avez remarqué, je suis fumeur. On jette un mégot, un mégot, c'est 500 litres d'eau polluée. Arsenic, plomb, mercure, des tas de produits innommables qui devraient faire arrêter la majorité des fumeurs. Est-ce qu'on en prend conscience ? Faites la route, vous verrez des tas de mégots. Moi les miens, ils sont là, ils sont là. Le seul problème c'est qu'après ça va à la décharge, mais est-ce qu'on les traite ces déchets ?

Ensuite, en parlant justement de la décharge parce que j'aimerais bien y venir dessus. Il y a quelque temps, j'ai été invité par un ami du côté de Tchengué à boire un verre et la nuit était en train de tomber. Comme je fume, je suis sorti du bar. Normal, il faut avoir certaines règles quand même à respecter. Et puis je vois au fond, je regarde comme ça, et puis j'interpelle deux petits jeunes qui passaient. « Les jeunes, mais c'est quoi là-bas qui brûle ? » « Ah mais monsieur, c'est la décharge. » J'ai dit : « Arrêtez ! Vous me racontez des histoires ! » « Mais non, c'est tous les jours comme ça, ça brûle en permanence. » Vous savez que le fait de brûler une décharge, ce sont des toxines en permanence, et la majorité du vent, il vient vers Port-Gentil. Donc ça veut dire qu'indirectement aussi, ça nous intoxique.

Liz Obone Ondo Oyane : Tout ce qu'on respire...

Henri Michel Auguste : Vous savez tout ce qu'on respire, je vais vous dire : les fumées toxiques, les fumées des gaz d'échappement — parce que ça il faudrait un peu contrôler quand même, quand on voit certains véhicules, pas mal de véhicules circuler, ils devraient être interdits. Ensuite après, il y a ce que l'on pourrait dire, les microplastiques, les nanoplastiques, les sachets plastiques qu'on nous vend actuellement. Vous voyez, c'est écrit en gros : "biodégradables". Biodégradables ? Non ! Ça n'existe pas. C'est faux. Ce sont les anciens qui sont revenus avec juste la mention biodégradable. Les sacs... parce que je disais à un moment donné, je disais : « Mais pourquoi vous ne laissez pas les vieux plastiques ? » L'avantage c'est qu'un vieux plastique on peut le récupérer. Ceux-là non, au bout de deux-trois mois, ils se fragmentent en de plus en plus petits morceaux que l'on respire.

Liz Obone Ondo Oyane : Que l'on respire.

 

Partie3 (fichier Mp3)

Liz Obone Ondo Oyane : Vous, en tant qu'acteur de l'environnement, qu'est-ce que vous proposez pour lutter contre le changement climatique à Port-Gentil ?

Henri Michel Auguste : Pour Port-Gentil à notre échelle, ce n'est malheureusement pas qu'à Port-Gentil qu'il faut lutter, c'est sur l'ensemble du globe. Et est-ce que les bonnes décisions sont prises ? Je suis dubitatif. Mais bon, ce que l'on peut faire, c'est quand même déjà envisager — sachant que Port-Gentil va disparaître — qu'est-ce qu'on fait de cette ville ? D'abord, elle pèse combien cette ville ? En milliards... 1 000 milliards, 2 000 milliards ?

Liz Obone Ondo Oyane : On peut avoir des chiffres ?

Henri Michel Auguste : Très compliqué à avoir, je vais vous dire honnêtement, parce qu'on n'aime pas, surtout dans ce genre de chose, on n'aime pas trop parler de chiffres. 2 000 milliards, 3 000 milliards ? Ça produit combien en argent ? Parce qu'il y a la production, ça fait rentrer dans les caisses combien ? Est-ce que ça vaut le coup de laisser faire et d'abandonner ?

Moi j'ai fait déjà trois propositions. Il y en a deux qui seraient justes et équitables, une qui serait envisageable mais c'est impossible de tenir dans la durée. La première, ce serait, comme l'ont fait certains pays, de déplacer la ville petit à petit sur l'eau. Comme ça, on résoudrait le problème de l'eau.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Pour parler un peu du cas des inondations, que faut-il faire pour que la ville, la majorité des quartiers ne s'inondent plus ? Est-ce qu'il faut surveiller les canalisations ? Est-ce qu'il faut des canalisations ? Qu'est-ce qu'il faut exactement ?

Henri Michel Auguste : Ce qu'il faudrait, c'est déjà les adapter à ce qui nous arrive.

Liz Obone Ondo Oyane : C'est-à-dire ?

Henri Michel Auguste : Agrandir, approfondir en profondeur, les curer régulièrement. Parce que quand vous regardez les canaux, il y a de tout là-dedans : du sable, des chariots, des mobylettes, des vélos, des bouteilles plastiques, tout ce que vous voulez. Ça n'empêche indirectement l'eau de s'évacuer quand elle doit s'évacuer. Je n'ai pas dit que c'est le seul phénomène, mais si on adaptait peut-être, peut-être que l'on arriverait un peu à juguler toutes ces inondations.

Et les conséquences à la suite de cela, ça permettrait peut-être de freiner un peu ce qui nous arrive. Donc je vous disais : soit on passe sur l'eau, ce qui serait une solution. Deuxième chose, c'est de faire reculer la ville de Port-Gentil de 15 km vers l'intérieur des terres. Il faut abandonner le trait de côte. Et d'ailleurs, je suis sûr que si on commençait, si on avait, il y a une vingtaine d'années, la superficie exacte du Gabon, ben je suis sûr qu'elle a déjà rétréci du fait du trait de côte qui recule partout — parce qu'il ne faut pas oublier, on a 800 km quand même de côtes, ce n'est pas un petit peu !

Donc il faut reculer la ville. Première solution, c'est la moins chère parmi les plus chères. Deuxième solution, ce serait l'intermédiaire. Troisième solution, ce serait de se battre, mais ça c'est "ad vitam aeternam" et c'est inenvisageable.

Il y a des financements pour ça. Regardez Jakarta : 5 à 10 millions d'habitants. Ils ont déplacé la ville au fur et à mesure, ils la déplacent depuis 15 ans à 50 km à l'intérieur des terres. Financé par qui ? Banque Mondiale, Fonds Mondial pour l'Environnement... C'est financé ! Parce qu'on sait qu'il y a des villes qui pèsent, qui représentent un sacré poids au niveau production, au niveau économique. Et si on ne fait rien... Port-Gentil, je crois qu'au niveau économique on est quand même bien placé, hein.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Votre mot de fin par rapport à ce sujet ?

Henri Michel Auguste : Ce que j'aimerais bien, c'est que pour une fois on nous écoute. Je n'ai pas dit "qu'on m'écoute", j'ai dit "qu'on nous écoute". Nous sommes la voix de la raison, de la sagesse — parce que je peux parler de sagesse puisque je peux le dire, j'ai 66 ans, un tout petit peu plus vieux que l'indépendance. J'ai des enfants, j'ai une maison. Demain je ne voudrais pas qu'ils soient obligés de plonger pour venir observer leur maison ou rendre visite à leurs ancêtres. Mes parents sont enterrés au cimetière à côté de l'ancienne agence des télécommunications...

Liz Obone Ondo Oyane : Gabon Télécom ?

Henri Michel Auguste : Voilà. Et j'en ai d'autres qui sont enterrés au cimetière de Nazareth. Donc, parce que tout ça, on en fait quoi ? On le jette à la poubelle ? Je crois que nos ancêtres, ils ne vont pas apprécier. Donc je pense qu'il faut prendre en compte, décider ce que l'on va faire, faire des comités qui permettent de faire des propositions, de voir après avec l'État quelles seraient les possibilités de financement auprès des organismes internationaux financiers. Mais pour ça, il faut un dossier qui tienne la route. Ce n'est pas juste deux feuilles et dire "on a besoin d'argent pour...", non. C'est quelque chose, dire : voilà, cette ville elle représente tel poids pour nous au niveau économique, c'est quand même peut-être la première ville.

Liz Obone Ondo Oyane : D'accord. Merci monsieur Auguste.

Henri Michel Auguste : De rien, c'est moi qui vous remercie pour l'interview et je vous souhaite une bonne journée.


Pour aller plus loin :
Gabon, la menace climatique : l'érosion risque de faire disparaître Port Gentil • FRANCE 24 : Signez notre pétition !


jeudi 27 novembre 2025

SUR LES DANGERS DES INDUSTRIES EXTRACTIVES : UN DÉFI ENVIRONNEMENTAL ET SANITAIRE MAJEUR.

 

Crédit Photo Sherpa


Les industries extractives (pétrole, gaz, mines, carrières, etc.) sont essentielles à l'économie mondiale, mais elles génèrent des impacts graves et souvent irréversibles sur l'environnement et la santé des populations.

 

1. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX, 

- POLLUTION DES EAUX : l’extraction minière et pétrolière contamine les nappes phréatiques et les rivières avec des métaux lourds (mercure, arsenic, plomb), des hydrocarbures ou des produits chimiques.

- DÉFORESTATION : l’ouverture de sites miniers détruit des forêts entières, affectant la biodiversité.

- ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE : l’exploitation de combustibles fossiles contribue largement au changement climatique.

- DÉGRADATION DES SOLS : l’exploitation à ciel ouvert appauvrit les terres agricoles et provoque l’érosion des sols.

 

2. RISQUES POUR LA SANTÉ HUMAINE. 

- MALADIES RESPIRATOIRES ET SA COHORTE DE CANCERS : causés par l’exposition aux poussières fines, gaz toxiques, et métaux lourds.

- INTOXICATIONS CHRONIQUES : liées à l’eau ou aux aliments contaminés.

- TROUBLES NEUROLOGIQUES ET MALFORMATIONS CONGÉNITALES : observés autour de certains sites miniers (ex. mercure dans l’orpaillage).

 

3. INDUSTRIES LES PLUS POLLUANTES.

- EXTRACTION PÉTROLIÈRE ET GAZIÈRE : émissions de méthane, fuites de pétrole offshore et onshore, torchage.

- INDUSTRIES MINIÈRES (or, cuivre, bauxite, uranium) : produits chimiques, déversements de résidus toxiques.

- CHARBON : très polluant à toutes les étapes (extraction, combustion, déchets).

- ORPAILLAGE ILLÉGAL : souvent hors contrôle, extrêmement destructeur pour les écosystèmes et la santé.

 

4. SOLUTIONS ET PISTES D'ACTION.

- RENFORCEMENT DES LÉGISLATIONS environnementales et sanitaires.

- SUIVI ET TRANSPARENCE des activités extractives par les gouvernements et la société civile.

- TECHNOLOGIES PROPRES et pratiques minières responsables (zéro rejet, recyclage des eaux).

- TRANSITION ÉNERGÉTIQUE vers des sources renouvelables.

- CONSULTATION DES POPULATIONS LOCALES et respect du consentement libre et éclairé.

- REBOISEMENT ET RÉHABILITATION des sites après exploitation.

 

CONCLUSION :

Le développement ne peut être durable s’il se fait au détriment des écosystèmes et de la santé humaine. Encadrer, surveiller, et transformer les industries extractives est aujourd’hui un impératif pour protéger les générations présentes et futures.

 

SOURCES :

1. Responsible Mining Foundation – RMF : 
www.responsibleminingfoundation.org/app/uploads/RMF_Harmful_Impacts_Report_FR.pdf

2. WRM: www.wrm.org.uy/fr/files/2004/03/Minerie_Impacts_sur_la_societe_et_lenvironnement.pdf

3. negawatt.org: 

www.negawatt.org/impacts-extraction-miniere

4. environnement.gov.ma: (Gouvernement du Maroc)

www.environnement.gov.ma/fr/partenariat-cooperation/94-preventions-des-risques/impact-sanitaire-de-la-pollution/187-impacts-des-exploitations-minieres-sur-l-environnement-et-la-sante

5. ResearchGate: 
http://www.researchgate.net/publication/286120914_Exploitation_miniere_dans_l%27arrondissement_de_Figuil_Cameroun_problemes_de_sante_publique_et_effets_environnementaux

6. infoterre.brgm.fr: 

www.infoterre.brgm.fr/rapports/RP-56652-FR.pdf

7. Business & Human Rights Resource Centre:
https://media.business-humanrights.org/media/documents/files/documents/Industries_extractives_en_Afrique_Francophone_-_briefing_-_oct_2015.pdf

8. recherche-expertise.asnr.fr: 

recherche-expertise.asnr.fr/sites/default/files/documents/expertise/rapports_expertise/Rapport_final_GEP_Mines.pdf


Article rédigé avec ChatGpt 5 en version gratuite.

 

H. M. AUGUSTE
Président, Conseiller Scientifique et Technique,
Membre de la Commission Scientifique et Technique de l’ONG H₂O GABON,
B. P. 1991 – Port-Gentil, GABON.
Tél. : ‪+241 74 09 21 51 (WhatsApp).
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
Blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON


dimanche 14 septembre 2025

Sortie de l'accord de pêche avec l'UE : un tournant pour la souveraineté halieutique du Gabon

 

Pêche industrielle

Le Gabon a récemment pris une décision majeure en dénonçant l'accord de pêche avec l'Union Européenne, marquant ainsi sa volonté de reprendre le contrôle de ses ressources marines. Cette décision s'inscrit dans une logique de souveraineté économique, écologique et alimentaire.

 

 

1- Une réappropriation des ressources maritimes

 

La fin de cet accord permet :

 

- Une réduction de la surexploitation industrielle par de grands chalutiers étrangers,

- Une réduction de la pression sur des écosystèmes marins, particulièrement affectés par la pêche intensive,

- Une relance de la pêche artisanale locale, via la mise à disposition de pirogues aux communautés côtières.

 

2- Encourager une pêche durable et locale

Cette dynamique permet de :

- Créer des emplois durables dans les zones côtières,

- Renforcer les circuits courts d’approvisionnement en produits de la mer,

- Stimuler une économie bleue locale et inclusive.

 

3- Mais un enjeu sanitaire crucial demeure

La montée en puissance de la pêche artisanale doit impérativement s'accompagner de :

- Contrôles sanitaires rigoureux sur les produits destinés à la consommation locale et à l’exportation, où l'AGASA doit pleinement agir,

- La mise en place de chaînes de froid adaptées,

- La formation des pêcheurs et mareyeurs aux bonnes pratiques d’hygiène et de conservation,

- Un système de traçabilité simple mais efficace.

 

4 - Vers une pêche gabonaise responsable

La transition vers un modèle national de pêche durable devra s’appuyer sur :

- Un cadre légal actualisé, protégeant les zones de frai et interdisant les pratiques destructrices,

- Une coopération avec les ONG's, chercheurs et agences internationales,

- La promotion d’une pêche gabonaise certifiée, éthique et propre.

 

Source :
https://blogs.worldbank.org/fr/voices/fisheries-and-food-security

 

En rompant avec l’accord de pêche signé avec l’Union Européenne, le Gabon ouvre une nouvelle ère de souveraineté halieutique, dans laquelle il lui appartient désormais de définir les règles du jeu en matière d’exploitation durable de ses ressources marines.

 

Mais ce tournant ne pourra porter ses fruits que s’il s’accompagne d’un engagement fort de l’État, des communautés locales, des acteurs économiques et des partenaires techniques. L’enjeu est double : préserver le patrimoine écologique marin du pays tout en assurant la sécurité alimentaire et le développement économique des populations côtières.

 

Ce choix courageux peut faire du Gabon un modèle africain de gestion responsable des ressources halieutiques, à condition de mettre en place une gouvernance transparente, des infrastructures adaptées et un contrôle rigoureux des pratiques de pêche.

 

Le défi est de taille, mais les bénéfices pour la nation, sa biodiversité et ses générations futures sont inestimables.

 

H. M. AUGUSTE,

 

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : ‪+ 241 74 09 21 51 (WhatsApp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Fb : H₂O GABON


mercredi 23 avril 2025

La Mangrove, un écosystème incroyable et menacé

 


La mangrove est un écosystème incroyable, souvent sous-estimé, mais absolument vital pour l’équilibre de notre planète, et particulièrement pour les zones côtières comme celles du Gabon.

Voici une synthèse de son rôle, des menaces qu’elle subit, et des conséquences de sa destruction :

 

RÔLE DE LA MANGROVE

1.Barrière naturelle contre les catastrophes

- Protège les côtes de l’érosion, des vagues, tempêtes, et de la montée du niveau de la mer,
- Réduit les dégâts lors de tempêtes ou d’inondations.

 

2. Nurserie pour la vie marine

- Abrite des milliers d’espèces de poissons, crustacés, mollusques, oiseaux…
- Sert de lieu de reproduction et d’alimentation pour la faune marine (dont de nombreuses espèces pêchées localement).

 

3.Filtre naturel

- Purifie l’eau en retenant les sédiments, les métaux lourds et les polluants,
- Joue un rôle de barrière écologique entre la terre et la mer.

 

4. Capteur de CO₂

- Les mangroves absorbent beaucoup plus de CO₂ que les forêts terrestres — on parle de puits de carbone,
- Elles sont essentielles dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

5. Source de vie pour les populations

- Fournissent du bois, des plantes médicinales, du miel, et sont intégrées aux cultures locales,
- Soutiennent la pêche artisanale et l’écotourisme.

 

LES MENACES SUR LA MANGROVE

- Urbanisation et aménagements côtiers non maîtrisés (ports, hôtels, routes),
- Pollution (eaux usées, plastiques, hydrocarbures, métaux lourds),
- Coupe illégale de bois pour le charbon ou la construction,
- Aquaculture industrielle (élevage de crevettes),
- Changements climatiques (montée des eaux, salinisation, sécheresses).


CONSÉQUENCES DE SA DISPARITION

- Vulnérabilité accrue des côtes : inondations, tempêtes, perte de terres,
- Effondrement de la biodiversité : perte de nombreuses espèces marines et terrestres,
- Perte de moyens de subsistance pour les populations locales,
- Augmentation du CO₂ atmosphérique, donc aggravation du changement climatique,
- Perturbation des cycles hydrologiques et de la qualité de l’eau.


QUE FAIRE POUR LES SAUVER ?

- Protéger les mangroves par la loi et les zones protégées,
- Sensibiliser les communautés locales et les jeunes,
- Replanter des mangroves avec des espèces autochtones,
- Promouvoir l’écotourisme durable autour de la mangrove,
- Intégrer les mangroves dans les stratégies nationales de résilience climatique.


La mangrove est un écosystème-clé pour l’humanité. La détruire, c’est exposer les populations, sacrifier la biodiversité, et accélérer le changement climatique. La protéger, c’est investir dans notre avenir collectif.

Chez H₂O GABON, nous sensibilisons les populations et les autorités au travers notre site sur la mangrove et l'impérieuse nécessité de la protéger et de la réhabiliter.

 

H. M. AUGUSTE,

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H2O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : ‪+ 241 74 09 21 51 (WhatsApp),
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Fb : H₂O GABON


mardi 15 avril 2025

Sans un environnement urbain sain et durable, nous aurons peu de chance d’avoir une nature diversifiée et vivace

 

Protéger la biodiversité


Protégeons la Biodiversité, c’est la richesse de la vie sur Terre : plantes, animaux, micro-organismes, et tous les écosystèmes qui les abritent. Elle est essentielle à notre survie, car elle assure des fonctions vitales comme la pollinisation, la purification de l’eau, la fertilité des sols ou encore la régulation du climat.

 

Si H₂O GABON avait le pouvoir d’agir immédiatement et directement, voici ce qu'elle ferait pour protéger la Biodiversité, à la fois localement et globalement :

 

 1. Protéger les habitats naturels :

- Créer et renforcer les aires protégées (forêts, zones humides, côtes, savanes, etc.), comme ce que H₂O Gabon avait souhaité le faire sur l’île Inguessi dès 2011,
- Lutter contre la déforestation, l’urbanisation non contrôlée et la pollution qui détruisent les écosystèmes,
- Mettre en place des corridors écologiques pour permettre aux espèces de circuler et de se reproduire librement.

 

2. Restaurer les écosystèmes dégradés :

- Reboiser avec des espèces locales adaptées,
- Réhabiliter les mangroves, marais, savanes ou les fonds marins dégradés,
- Encourager les pratiques agricoles agroécologiques et respectueuses de la nature.

 

3. Protéger les espèces menacées :

- Mettre en œuvre des plans de sauvegarder pour les espèces en danger (tortues marines, éléphants, gorilles, etc.),
- Lutter contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages,
- Réguler, voire interdire l’exploitation commerciale de certaines espèces vulnérables.

 

4. Éduquer et sensibiliser :

- Lancer des programmes d’éducation environnementale dans les écoles, quartiers et villages,
- Organiser des événements pour reconnecter les gens à la nature (sorties pédagogiques, journées de la biodiversité, etc.),
- Promouvoir une culture de respect du vivant, en valorisant les savoirs locaux et les pratiques traditionnelles durables.

 

5. Promouvoir des modes de vie durables :

- Réduire notre empreinte écologique : moins de gaspillage, plus de recyclage, favoriser une consommation locale et responsable,
- Encourager des alternatives écologiques dans tous les domaines : énergie, transport, agriculture, industrie,
- Soutenir les producteurs locaux qui respectent la biodiversité (agriculture bio, pêche durable, etc.).

 

6. Surveiller et étudier la biodiversité :

- Mettre en place des systèmes de suivi de la faune et de la flore, en mobilisant des scientifiques et des citoyens,
- Créer des bases de données nationales sur la biodiversité gabonaise,
- Collaborer avec les universités et centres de recherche pour mieux comprendre les écosystèmes et ainsi mieux les préserver.

7. Travailler en collaboration :

- Travailler avec d’autres ONG, gouvernements, chercheurs et communautés locales pour avoir plus d’impact, sur la base de projets,
- Participer aux forums et conventions internationales (comme la Convention sur la diversité biologique – CDB),
- Impliquer les populations autochtones, souvent gardiennes de la biodiversité, dans les décisions et la gestion des territoires.

 

En résumé :

Protéger la biodiversité, c’est protéger notre avenir commun. C’est une mission que chacun peut porter à son niveau. Et pour une ONG comme H₂O Gabon, c’est une chance incroyable d'essayer de mobiliser la jeunesse, les villages, les chercheurs et les autorités autour d’une cause universelle.

 

H. M. AUGUSTE,
Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : ‪+ 241 74 09 21 51 (WhatsApp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Fb : H₂O GABON


Protégeons les océans : nos propositions

 



Les océans, c’est le cœur bleu de notre planète : ils régulent le climat, produisent une grande partie de notre oxygène, nourrissent des milliards de personnes et abritent une biodiversité exceptionnelle. Les protéger, c’est protéger la vie. En tant qu'ONG et simple citoyen, voici ce que nous ferions pour protéger les océans :

 

1. Lutter contre la pollution plastique :

- Organiser des campagnes de nettoyage des plages et des mangroves.
- Sensibiliser les populations à réduire l’usage de plastiques à usage unique (sacs, bouteilles, pailles, etc.).
- Mettre en place des systèmes de tri et de recyclage efficaces, en particulier dans les zones côtières.
- Promouvoir des alternatives écologiques au plastique (bambou, fibres naturelles, matériaux biodégradables).

 

2. Mettre en place un système de surveillance :

- Installer des sondes marines, comme nous l'envisageons chez H₂O Gabon, pour suivre la qualité de l’eau, détecter les pollutions chimiques, les marées noires ou les zones mortes.
- Créer un observatoire côtier citoyen, pour impliquer les pêcheurs, les jeunes et les communautés dans la veille environnementale.

 

3. Protéger la biodiversité marine :

- Soutenir ou créer des aires marines protégées (AMP), où la pêche est régulée ou interdite.
- Lutter contre la pêche illégale, destructrice des fonds marins et des espèces vulnérables.
- Mettre en place des actions de sauvegarde pour les espèces menacées, comme les tortues marines, les dugongs, ou certains coraux.

 

4. Éduquer et sensibiliser :

- Lancer des programmes éducatifs dans les écoles sur la vie marine et les enjeux océaniques.
- Créer un aquarium pédagogique ou un centre d’interprétation de l’environnement marin (comme le projet "ODYSSEUS" d’H₂O GABON ).
- Diffuser des documentaires, organiser des ateliers, des conférences ou des journées portes ouvertes.

 

5. Promouvoir l’économie bleue durable :

- Encourager la pêche durable : avec des techniques respectueuses de l’environnement et des tailles de capture réglementées.
- Soutenir les entrepreneurs locaux qui proposent des produits ou des services respectueux de la mer.
- Développer l’écotourisme marin, bien encadré, pour faire découvrir la beauté des océans sans les abîmer.

 

6. Influencer les politiques publiques :

- Faire du plaidoyer auprès des autorités pour que des lois fortes soient adoptées (interdiction de certains plastiques, réglementation de la pêche, sanctions pour pollution).
- Participer aux concertations régionales et internationales sur les océans (comme les conférences climat ou les sommets sur la biodiversité).

 

7. Travailler en réseau :

- Collaborer avec des universités, entreprises et institutions pour partager les données, les moyens, et les bonnes pratiques.
- Développer des projets scientifiques avec des chercheurs locaux et internationaux pour mieux comprendre et protéger les milieux marins.

En résumé : agir localement, penser globalement, impliquer les communautés et les jeunes, et faire de l’océan un enjeu de tous les jours.  

 

Et vous, quelles actions concrètes envisagez-vous en collaboration avec H₂O GABON pour la protection de l’océan ? On pourrait travailler ensemble sur des idées !

 

H. M. AUGUSTE,

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : ‪+ 241 74 09 21 51 (WhatsApp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Fb : H₂O GABON


dimanche 13 avril 2025

Des sondes pour mesurer la pollution de l'air dans les zones industrielles et urbaines

 

Vue de Port Gentil, Gabon


Installer des sondes de détection dans l'air pour mesurer la pollution dans les villes est une démarche essentielle pour plusieurs raisons. Les problèmes liés à la pollution de l'air sont de plus en plus visibles dans les zones urbaines à travers le monde, et les sondes permettent de mieux comprendre la situation, d'intervenir à temps et de protéger la santé publique. Voici les principales raisons pour lesquelles il est important d'installer ces sondes :

 

1. Suivi en temps réel de la qualité de l'air

Les sondes de détection dans l'air permettent de mesurer en temps réel des paramètres essentiels pour évaluer la qualité de l'air, tels que :

   - Les particules fines (PM2.5 et PM10) : Ces petites particules, qui peuvent pénétrer profondément dans les poumons, sont souvent liées à des problèmes de santé comme les maladies respiratoires, les crises cardiaques, et d'autres affections.
   - Les oxydes d'azote (NOx) : Émis principalement par les véhicules et l'industrie, ces gaz peuvent contribuer à la formation de l'ozone troposphérique et des pluies acides.
   - Le dioxyde de soufre (SO₂) : Ce gaz est lié à la combustion de carburants fossiles et peut provoquer des irritations des voies respiratoires et des yeux.
   - Le monoxyde de carbone (CO) : Un gaz toxique, souvent lié aux émissions des véhicules, qui peut avoir des effets graves sur la santé, notamment en altérant l’oxygénation du sang.
   - L'ozone (O₃) : Bien que bénéfique en haute altitude, l'ozone est au niveau du sol un polluant secondaire qui peut causer des problèmes respiratoires et exacerber des maladies comme l'asthme.

Ces sondes permettent de suivre l’évolution de ces polluants et d’avoir des données actualisées sur la qualité de l’air.

 

2. Identification des sources de pollution

Les sondes de détection dans l'air permettent non seulement de mesurer les niveaux de pollution, mais aussi de comprendre d'où provient la pollution. En analysant les différents polluants et en les corrélant avec des données géographiques, on peut identifier :
   - Les zones les plus polluées : En localisant précisément les concentrations élevées de polluants, on peut cibler les zones urbaines ou industrielles les plus touchées.
   - Les sources principales de pollution : Cela permet de déterminer si la pollution provient principalement du trafic routier, des industries, des centrales électriques, des chantiers de construction, ou d'autres sources.

Cette information est cruciale pour mettre en place des stratégies de réduction de la pollution ciblées et efficaces.

 

3. Protéger la santé publique

La pollution de l'air a des impacts directs sur la santé humaine. En surveillant la qualité de l'air, les sondes permettent de :

   - Alerter la population lorsque les niveaux de pollution dépassent des seuils critiques. Cela peut se traduire par des alertes en temps réel pour les citoyens, notamment les personnes vulnérables comme les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiaques.

   - Réduire l'exposition de la population à des niveaux dangereux de pollution. Les données provenant des sondes peuvent être utilisées pour émettre des recommandations sur les comportements à adopter, comme éviter les sorties à l'extérieur en cas de pic de pollution.

   - Prévenir des maladies : Une surveillance régulière permet de repérer les périodes à haut risque de pollution et de limiter les effets néfastes sur la santé des citadins, ce qui peut entraîner une baisse des maladies liées à la pollution de l'air, comme les maladies respiratoires (asthme, bronchites chroniques) et cardiovasculaires.

 

4. Améliorer les politiques publiques

Les données collectées par les sondes peuvent être utilisées pour :

   - Évaluer l'efficacité des politiques environnementales : Si des mesures telles que des restrictions sur les émissions des véhicules ou des règles strictes pour les usines ont été mises en place, les données de qualité de l'air permettent de mesurer l'impact de ces mesures,
   - Mettre en place des actions préventives et correctives : En fonction des résultats obtenus, les autorités locales peuvent décider d'actions ciblées, comme la création de zones à faibles émissions, le développement des transports en commun, l’augmentation des espaces verts ou encore l'encouragement à la mobilité douce (vélo, marche).
   - Soutenir les législations : Les données de qualité de l'air sont également un outil fondamental pour soutenir des politiques et des lois visant à réduire la pollution de l'air, en fournissant des preuves tangibles de l'ampleur du problème.

 

5. Sensibilisation et éducation du public

Les sondes permettent aussi de sensibiliser la population aux dangers de la pollution de l'air. Grâce à des plateformes en ligne ou des applications mobiles qui partagent les données en temps réel :
   - Informer les citoyens : Les informations sur la qualité de l’air peuvent être partagées de manière transparente et facile d'accès. Cela aide la population à comprendre les risques de la pollution et à adopter des comportements plus responsables.
    - Encourager une prise de conscience collective : Lorsque les citoyens voient des données claires sur la pollution de l'air dans leur ville, cela peut les inciter à participer davantage aux efforts de réduction des émissions, en choisissant des modes de transport moins polluants ou en soutenant des initiatives locales pour un air plus pur.

 

6. Suivi des tendances et prévision des pics de pollution

Avec une installation de sondes sur plusieurs sites dans la ville, il devient possible d'identifier des tendances de pollution sur le long terme. Cela permet de prévoir les périodes où la pollution risque d'atteindre des niveaux dangereux, par exemple en fonction des conditions climatiques (vents faibles, températures élevées, etc.), et de mieux planifier des actions de prévention.

 

7. Conformité avec les normes environnementales

Les sondes de détection dans l'air permettent aussi aux autorités locales de s'assurer que les niveaux de pollution respectent les normes nationales et internationales sur la qualité de l'air. Par exemple, la surveillance des niveaux de PM2.5 et PM10 permet de s'assurer que la ville reste conforme aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

8. Réponse rapide aux crises environnementales

En cas de crise, comme un accident industriel ou un déversement de produits chimiques dans l'air, les sondes permettent de détecter rapidement l'incident et de mettre en place des mesures d'urgence pour minimiser les impacts sur la santé publique et l'environnement.

 

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En résumé

L'installation de sondes de détection dans l'air pour mesurer la pollution dans les villes est un élément clé pour :

- Suivre en temps réel la qualité de l'air.
- Identifier les sources de pollution.
- Protéger la santé publique en fournissant des informations cruciales.
- Informer et sensibiliser la population.
- Aider les autorités à mettre en place des politiques environnementales efficaces.

 

Les sondes fournissent des données essentielles qui permettent une action plus ciblée et une gestion proactive de la qualité de l'air, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie des citadins. H₂O GABON s'intéresse à ce type de projet pour leurs communautés, cela pourrait être un excellent moyen de promouvoir la santé publique et l'environnement dans les zones urbaines. Elle se sent capable d’installer et d’administrer ce projet avec notre partenaire la société ARTAXERKES Sarl, dans un premier temps sur la ville de Port Gentil, qui a une activité industrielle lourde et diversifiée.

 

H. M. AUGUSTE,
Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
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Fb : H₂O GABON

 

vendredi 11 avril 2025

Notre proposition d'un réseau de sondes marines pour surveiller l'impact des Industries sur le littoral de Port Gentil


La baie de Port Gentil vue de satellite, GoogleEarth


Le Gabon doit faire respecter ses lois environnementales par les acteurs industriels. Il a besoin d’un réseau de sondes marines pour surveiller son littoral des pollutions accidentelles ou non causées par tous les opérateurs qui opèrent près de nos côtes. C’est un sujet de santé publique.

La côte Atlantique du Gabon au Sud de Port Gentil, GoogleEarth


H₂O Gabon promeut la création d’un système d’alertes environnementales sur le littoral (en commençant par les installations industrielles de Port Gentil). Le matériel sera vendu par son partenaire, la société ARTAXERKES SARL. Notre ONG prendra en charge l’installation et la maintenance des sondes marines. Nous en avons les compétences. Le réseau de sondes marines permettra d’alerter sur tout évènement de pollution, permettant une mise en œuvre rapide des moyens de remédiation.


Voici notre proposition pour la mise en place d’un programme de suivi et de maintenance des sondes marines.

1. Objectifs du suivi et de l'entretien des sondes marines

Le suivi et l'entretien des sondes marines doivent répondre à plusieurs objectifs :

   - Surveillance continue de la qualité de l'eau : Assurer la détection en temps réel des pollutions, des changements de température, de salinité, du pH, etc.
   - Prévenir et détecter rapidement les événements de pollution : Intervenir de manière précoce en cas de déversement, de pollution chimique, ou d'autres incidents environnementaux.
   - Suivi des tendances environnementales : Collecter des données à long terme pour observer les tendances et l’évolution de la qualité de l’eau dans différentes zones marines du Gabon.
   - Informer et sensibiliser : Utiliser les données recueillies pour informer la communauté et les autorités locales sur l’état des écosystèmes marins et promouvoir des politiques de préservation de l’environnement.

 

2. Mise en place du système de suivi

a. Sélection des sondes appropriées

En fonction des objectifs, il faudra choisir des sondes adaptées aux types de pollution que vous souhaitez suivre (pollution chimique, hydrocarbures, métaux lourds, etc.). Il existe différentes sondes pour mesurer des paramètres comme :

- Oxygène dissous,
- Température et salinité,
- Niveaux de pH,
- Turbidité et concentration en particules en suspension,
- Présence de polluants spécifiques (comme les hydrocarbures, les métaux lourds ou les nutriments tels que le nitrate et le phosphate).

 

b. Localisation stratégique des sondes

Les sondes doivent être installées dans des zones clés :

   - Les zones à risque élevé de pollution (près des zones portuaires, industrielles ou agricoles),
   - Les zones écologiques sensibles, comme les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers marins,
   - Les points de décharge des rivières qui peuvent transporter des polluants de l'intérieur vers la mer.

c. Réseau de capteurs interconnectés

Mettre en place un réseau de sondes interconnectées qui transmettent les données en temps réel à une plateforme centralisée. Cette plateforme pourrait être utilisée pour :

- Collecter et stocker les données (en temps réel ou à intervalles réguliers),
- Analyser les données et envoyer des alertes en cas de détection de niveaux anormaux de pollution,
- Générer des rapports d’analyse pour le suivi des tendances et des besoins d’intervention,

 

3. Entretien et maintenance des sondes

a. Maintenance préventive régulière

Les sondes marines nécessitent un entretien périodique pour assurer leur bon fonctionnement :

   - Vérification des capteurs : Tester et calibrer régulièrement les capteurs pour éviter toute dérive des mesures,
   - Nettoyage des sondes pour éviter l'encrassement des capteurs (en particulier dans des environnements où il y a beaucoup de sédiments ou de plancton),
   - Remplacement des pièces usées : Les sondes, batteries, et autres composants doivent être remplacés selon les recommandations du fabricant.


b. Inspection physique sur le terrain

Envoyer régulièrement des équipes sur le terrain pour vérifier l’état des installations. Cela peut inclure :

   - Réparer les sondes endommagées ou recalibrer celles qui montrent des incohérences dans leurs mesures.
  - Vérifier les câblages et les connexions pour éviter tout dysfonctionnement dans la transmission des données.

 

c. Gestion des données et mise à jour du système

   - Analyser les données : Avoir une équipe dédiée qui analyse les données recueillies, détecte les anomalies et rédige des rapports mensuels ou trimestriels.
   - Mettre à jour les logiciels : Assurer la mise à jour régulière des logiciels ou des systèmes de gestion des données pour améliorer les fonctionnalités et la sécurité des informations collectées.

 

d. Plan d'urgence et intervention rapide

Prévoir un plan d’intervention d'urgence en cas de détection de pollution importante. Ce plan pourrait inclure :

   - Des alertes automatiques envoyées aux autorités locales, aux scientifiques et aux responsables de la gestion de l'environnement.
   - Des protocoles d’intervention pour réduire les impacts de la pollution détectée (nettoyage, confinement des déversements, etc.).

 

4. Collaboration avec les autorités et autres parties prenantes

Il est important que le suivi et l'entretien des sondes marines se fassent en collaboration avec :

   - Les autorités locales et nationales en charge de l'environnement (ministères, agences de régulation, etc.).
   - Les institutions scientifiques : Collaborer avec des universités ou des centres de recherche pour analyser les données et mener des études supplémentaires.
   - Les organisations locales : Engager la communauté locale, en particulier les pêcheurs et les habitants des zones côtières, dans la surveillance et la prévention de la pollution.

 

5. Sensibilisation et communication

Partager régulièrement les résultats de la surveillance avec le public, les autorités et les partenaires :

   - Rapports d'impact réguliers sur la qualité de l’eau et l’état de la pollution marine.
   - Sensibilisation auprès des communautés locales sur l'importance de maintenir un environnement marin sain et comment elles peuvent contribuer à la protection de l'eau.

 

6. Suivi financier et évaluation de l’impact

Il est aussi important d’avoir un suivi financier pour garantir la viabilité à long terme du projet. Les ressources financières doivent être allouées pour couvrir le coût de l’installation, de l’entretien, et de l'analyse des données sur plusieurs années. Une évaluation régulière des impacts de ces sondes marines sur la gestion de la pollution et la qualité de l'eau pourra aussi aider à ajuster les actions à mener.

 

Conclusion

L’installation et la mise en place d’un système de suivi et d'entretien des sondes marines par H₂O Gabon (ONG) est une démarche stratégique permettant de surveiller avec des outils scientifiques la qualité des eaux en temps réel ou en fonction des marées. Cela permet une détection rapide des problèmes et facilitera une intervention efficace pour préserver les écosystèmes marins, protéger les populations locales et soutenir les efforts de gestion de l'environnement. En suivant une approche rigoureuse d'installation, de maintenance, de gestion des données et de collaboration, nous pouvons créer un système de surveillance durable et efficace pour notre pays.

 

H. M. AUGUSTE,

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Fb : H₂O GABON

dimanche 15 septembre 2024

Soutenons Fabien Méyé, jeune réalisateur nominé au Festival Ecrans Noirs

 




C'est une première, un documentaire sur les conséquences du changement climatique sur la ville de Port-Gentil, du réalisateur Fabien Méyé, en compétition au Festival Écrans Noirs, dans la catégorie Court Métrage International.

Dans ce cadre, il a interviewé Henri Auguste, président de H₂O Gabon.

Soyons très nombreux à voter pour qu'il remporte le prix.

Le lien pour voter sera disponible le moment venu. Nous vous remercions d'avance !


Une nouvelle vidéo sur Tiktok à écouter ci-dessous :
Fabien Méyé a été sélectionné par un festival de Cinéma au Canada.

https://www.tiktok.com/@peterbradyakewa/video/7417077997645090054




mardi 3 septembre 2024

10ème session spéciale de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) à Abidjan

 



Les ministres africains de l’Environnement sont actuellement réunis à Abidjan en Côte d'Ivoire pour la 10ème session spéciale de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) : un moment crucial pour l'avenir de l'Afrique où 3 sujets cruciaux devront être abordés.

 

1)   Le Réchauffement Climatique et le Changement Climatique, il est nécessaire que les États africains facent front commun, car ce sont les pays qui sont et qui seront les plus impactés par le Réchauffement Climatique (montée des eaux océaniques, inondations, érosion du trait de côte, canicules, sécheresses et climat chaotique). La prochaine COP arrive à grand pas, faisons entendre notre voix haute et forte, pour le peuple africain.

2)   La Pollution Plastique qui gangrène nos pays, nos océans, nos sols et notre atmosphère. Les décisions concernant ce matériau doivent être exemplaires et irréversibles, trop c'est trop. Nous croulons sous des tonnes de déchets plastiques liées à nos consommations personnelles et aussi importées. Cette menace devient aussi un problème de santé publique car on a trouvé dans le corps humain des traces de plastique sous forme de nano ou de microplastiques (voir les études scientifiques à ce sujet). Cette menace plastique contribue aussi à la destruction presque irréversible de notre Environnement et de la Biodiversité.

3)   La Biodiversité est en grand danger face à tous les problèmes que j'ai évoqués plus haut. La Faune et la Flore disparaissent à une vitesse vertigineuse sans que l'on n'en prenne réellement conscience, je ne dresserai pas la liste exhaustive de ces disparitions.

En conclusion, Messieurs les Ministres, une action forte, intelligente et concertée prouverait que l'Afrique et les Africains ne veulent pas mourir sans combattre, il en va de notre fierté en tant que berceau de l'Humanité.

 

H. M. AUGUSTE,

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG HO GABON,

B. P. 1991,

Port-Gentil, GABON,

TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp,Telegram),

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lundi 5 août 2024