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mardi 14 avril 2026

Appel à cotisation

 



Appel à cotisation

 

Si nos publications pour la Protection de la Nature et de l'Environnement vous informent et vous interpellent sur l'état de la Terre, de notre Gabon et de notre province, l'Ogooué-Maritime, adhérez à H₂O GABON. 

Votre adhésion est un acte citoyen pour le bien du Gabon et de la Terre.

 

Montant des cotisations :

- Membre d'honneur : minimum 25 000 F CFA / an

- Membre : 20 000 F CFA / an

- Étudiant : 15 000 F CFA / an

 

Règlement :

À envoyer sur Airtel Money au 074 09 21 51. 

Pour les personnes résidant à l'étranger, merci de nous contacter : h2ogabon@yahoo.fr

 

H₂O GABON
Port-Gentil – Gabon  
Tél. : +241 74092151 
Site Internet : https://h2ogabon.blogspot.com/ 
Facebook : H₂O Gabon


vendredi 10 avril 2026

Mobilisation des associations et ONG pour l'arrivée du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA à Port-Gentil

 

Henri Auguste, Président de H2oGabon parmi les invités


Ce jeudi 9 avril 2026 à 13h s'est tenue, dans la salle de conférences de la mairie du bord de mer de Port-Gentil, une réunion présidée par Madame Françoise ASSENGONE, Gouverneure de l'Ogooué-Maritime, Madame Marie Eugénie Caroline CAMARA, Préfète du département de Bendjé, et Madame Lucie AKEDENGUÉ DAKER, Présidente du Conseil départemental de Bendjé.

 

Cette rencontre avec les associations et ONG de Port-Gentil visait à recenser les mouvements associatifs qui participeront à l'accueil du Président de la République dans la capitale économique. La mise en place des commissions, notamment mobilisation et logistique, a également été abordée.

 

Selon le programme provisoire, le Président quittera Gamba après y avoir inauguré le nouveau champ pétrolier de Ndongui, opéré par Assala, et arrivera à Port-Gentil le dimanche 12 avril dans l'après-midi. Son séjour sera marqué par l'inauguration d'une filiale de la Société d'entreposage de produits pétroliers et la visite des chantiers inachevés lancés sous la Transition.


jeudi 9 avril 2026

Pour la fin des emballages plastiques à usage unique au Gabon

 

source Smitom



Chaque jour, les emballages plastiques envahissent nos courses et nos rues. Sacs, films, barquettes et poches d'eau polluent les sols, les rivières et les océans. Ces déchets mettent des décennies à se dégrader, menacent la faune et notre santé. Des microplastiques sont déjà présents dans l’eau et nos aliments.

 

Cette pollution dure depuis trop longtemps et menace les générations futures.

 

Nous demandons :

L’arrêt progressif mais rapide des emballages plastiques à usage unique et le passage à des solutions biosourcées, réutilisables ou compostables.

 

Pour y parvenir, nous appelons les pouvoirs publics et les entreprises à :

1. Interdire les emballages plastiques à usage unique et les poches d'eau plastiques dans la distribution et la restauration.

2. Imposer aux fabricants l’usage de matériaux biosourcés et compostables, avec des contenants réutilisables.

3. Mettre en place des aides et incitations fiscales pour accompagner la transition.

4. Utiliser les normes et labels garantissant la biodégradabilité et la sécurité sanitaire.

5. Développer des campagnes d’information et des infrastructures de collecte et de compostage.

 

Ces mesures réduiront durablement la pollution plastique et stimuleront l’innovation locale.

 

Plus nous serons nombreux à dénoncer cela, plus les décideurs agiront vite pour protéger notre environnement et notre santé.

 

 

Sélection d’articles à lire sur notre blog pour aller plus loin :

Les emballages oxo-dégradables : une fraude écologique et économique à grande échelle en Afrique
https://h2ogabon.blogspot.com/2026/01/les-emballages-oxo-degradables-une.html

Le plastique, entre Dieu et Diable. Notre voyage. https://h2ogabon.blogspot.com/2025/04/le-plastique-entre-dieu-et-diable-notre.html

D'où viennent les microplastiques qui polluent nos océans ? https://h2ogabon.blogspot.com/2024/08/dou-viennent-les-microplastiques-qui.html

Droit de réponse à Monsieur Donald SODJI, directeur d'« Ecologic-Togo » ou « Candide au pays du plastique »
https://h2ogabon.blogspot.com/2013/06/droit-de-reponse-monsieur-donald-sodji.html

samedi 14 mars 2026

Le quartier Côte d’Azur pollué à Port Gentil – Exposé des faits et Analyse critique de l’intervention de Total Gabon EP

 

source : Gabon Mail Infos


source : L'Union


Récapitulatif des faits de l'accident pétrolier du 24 février dernier : une pollution de brut s'est répandue dans le quartier de la Côte d'Azur. Le responsable est Total Gabon EP.

 

I. Contexte général de l'incident

Un déversement de brut s'est produit le 24 février dans le quartier de la Côte d'Azur à Port Gentil (Gabon). L'exploitant responsable est Total Gabon EP. Cet incident s'inscrit dans un contexte plus large : l'industrie extractive (pétrole, gaz, charbon, minerais) demeure le secteur d'activité humaine le plus polluant depuis plus d'un siècle. Les incidents de production sont donc consubstantiels à l’activité d’extraction. Il convient de les maitriser avec efficacité pour limiter les risques sanitaires et environnementaux. C’est l’objet des normes QHSE auxquelles ces sociétés sont assujetties.

 

II. Infrastructure affectée et contexte technique

A. Identification du pipeline

Selon les sources consultées et les informations de terrain, la rupture affecte le pipeline reliant le champ d'Anguille (offshore) au terminal pétrolier de Cap Lopez, opéré par Perenco Oil & Gaz Gabon. Le sous-sol de Port Gentil est traversé par un réseau multiple de pipelines (dont 3 pipelines accolés vers Cap Lopez) transportant du brut gabonais à haute teneur en paraffine, nécessitant une station de pompage et de réchauffage pour son acheminement vers le terminal.

B. Causes possibles de la rupture

Deux hypothèses sont envisagées :

  • Formation d'un bouchon de paraffine (crude buildup) créant une surpression,
  • Dégradation d'une bride de connexion associée au vieillissement des installations et d’une surpression.

 

III. Évaluation critique de l'état des infrastructures

Questions essentielles sans réponse :

Aspect technique

Question

Implications

Âge des pipelines

Remplacement depuis les années 1960 (début de la production) ?

Usure de ~60 ans potentielle

Protection anti-corrosion

État du revêtement résiduel en milieu salin ?

Intégrité structurelle compromise ?

Épaisseur d'acier résiduelle

Mesures d'épaisseur après ~60 ans d'exploitation ?

Capacité résiduelle de charge ?

Débit nominal

Quel est le débit opérationnel du pipeline ?

Calcul des volumes déversés

Instrumentation moderne

Installation de capteurs de pression (technologie récente) ?

Détection précoce des anomalies

Maintenance préventive

Dates des derniers contrôles et maintenances ?

Respect des normes de sécurité

Signes avant-coureurs

Déformations, suintements documentés avant rupture ?

Défaillance de la surveillance


Conclusion
 : Les autorités locales et la société civile attendent des réponses sur le suivi préventif et l'entretien des installations vieillissantes. Le tracé des réseaux ne doit plus rester une information confidentielle.

 

IV. Quantification du déversement : discordance des données

A. Volumes déclarés vs. estimés

Source

Volume déclaré

Observation critique

Total Gabon EP (première déclaration)

1 m³

Significativement sous-évalué

Sources officielles ultérieures

5 m³

Incohérent avec observations de terrain

Calcul théorique sur 5 m³

Surface : 500 m² (50 m × 10 m) à 10 cm d'épaisseur

Géométrie improbable pour une rupture localisée

Estimation H2oGabon (terrain)

150 m³ de sable souillé

Basée sur observations directes et discussions de terrain


Analyse
 : La discordance entre 1 m³, 5 m³ et 150 m³ indique une absence de transparence dans la quantification réelle du déversement. Une expertise indépendante est nécessaire pour établir le volume précis.

 

V. Contexte économique : augmentation de la production et risques

Hypothèse formulée : Total Gabon EP aurait-elle intensifié la production pour capitaliser sur la hausse des cours du pétrole, exposant des installations vieillissantes à des risques accrus ?

Résultat : La rupture a entraîné une perte de production estimée à 1-5 jours au rythme de 16 000 barils/jour, générant des pertes de revenus significatives pour l'État gabonais.

 

VI. Mesures de mitigation et réinstallation

Action rapide documentée : Total Gabon EP a procédé à la réinstallation temporaire de 58 habitants du quartier Côte d'Azur dans un établissement hôtelier local pendant plusieurs jours. Cette mesure, bien qu'opportune, illustre bien la gravité de la pollution.

 

VII. Opacité opérationnelle : lacunes de transparence

Domaines où Total Gabon EP refuse de communiquer :

  1. Architecture du réseau de pipelines (tracés, interconnexions, débits)
  2. Traçabilité des terres excavées (destination, méthodes de traitement, responsable)
  3. Procédures de remédiation (produits appliqués, durée, efficacité)
  4. Chronologie précise de l'incident et des opérations
  5. Analyses environnementales (contamination résiduelle, profondeur d'infiltration)

Conclusion : L'absence de transparence contraste avec la réactivité initiale et perpétue une culture d'opacité institutionnalisée dans la gestion des incidents environnementaux.

Liens presse :

https://www.union.sonapresse.com/fr/port-gentilpollution-58-personnes-de-cote-dazur-deplacees#
https://gabonmediatime.com/port-gentil-58-habitants-du-quartier-cote-dazur-evacues-suite-a-une-fuite-de-4-metres-cubes-de-petrole-brut/
https://www.gabonreview.com/port-gentil-des-familles-evacuees-apres-une-fuite-dhydrocarbures-a-cote-dazur/

 

Analyse critique de l'incident de rupture de pipeline à Port Gentil : Lacunes informationnelles et exigences de transparence

 

I. Contexte général de l'incident

Un incident de rupture de pipeline s'est produit à Port Gentil, entraînant un déversement de brut et nécessitant des opérations de colmatage et de dépollution. Cependant, Total Gabon EP n'a pas fourni les données techniques et chronologiques essentielles permettant une évaluation factuelle des volumes déversés, des délais d'intervention et de l'efficacité réelle des procédures de remédiation environnementale. Cette analyse structure les informations manquantes et les questions sans réponse.

 

II. Paramètres techniques critiques non communiqués

A.      Caractéristiques du pipeline

 

Paramètre

Information requise

Statut

Pression de circulation

Pression (en bar ou PSI) au moment de la rupture

Non communiquée

Capacité volumétrique

Diamètre du pipeline et volume contenu par kilomètre

Non communiquée

Dispositifs de sécurité

Présence de vannes anti-retour ou systèmes de fermeture automatique

Non communiquée

Débit nominal

Débits horaires et journaliers du pipeline

Non communiquée

 

 

B. Volumes résiduels en pipeline

Le brut continuant à s'écouler après la rupture en raison de la pression résiduelle et de la colonne de brut restant en amont et aval, l'estimation précise dépend de :

- Volume total contenu dans le pipeline avant la rupture
- Pression résiduelle après arrêt (dépend des vannes anti-retour)
- Point de rupture exact et longueur des sections en amont/aval
- Durée entre la rupture et l'arrêt complet du pompage

Statut documenté : Aucune donnée quantitative fournie par Total Gabon EP.

III. Chronologie opérationnelle : lacunes temporelles

Question 1 : Heure précise de l'alerte

Fourchette actuelle : 14h30 à 15h00, le 24 février

- Statut : Cette imprécision dans la chronologie est très théorique et en pratique importante pour calculer les volumes écoulés. Le Volume étant calculé grâce au Débit et au Temps, cette imprécision de 30 minutes (voire de beaucoup plus), peut représenter plusieurs centaines de barils comme l’attestent les photos en une de cet article,

Quelles sont les procédures actuelles pour remonter les alertes des habitants vers l’opérateur pétrolier ? Cette procédure transite t’elle par les services de la Ville de Port Gentil, par la Direction locale de l’Environnement de Port Gentil, avant d’être transmise à l’opérateur pétrolier ? Il y a-t-il un numéro d’urgence disponible ?

 

Question 2 : Heure d'arrêt complet du pipeline

- Moment critique pour délimiter la durée totale du déversement
- Essentiellement lié à l'efficacité des procédures d'urgence
- Statut : Non précisé par Total Gabon EP

 

Questions 5-6 : Opérations de colmatage

 

Étape

Données requises

Statut

Début du pompage d'urgence

Heure exacte et débit de pompage

Non fourni

Destination du brut pompé

Localisation et identification des réservoirs

Non fourni

Fin du pompage

Heure précise et volume total récupéré

Non fourni

Pose du collier de colmatage

Heure début et fin ; type et étanchéité du collier

Non fourni

 

 

IV. Évaluation des volumes écoulés : calculs impossibles sans données

 

Méthode de calcul théorique

Pour déterminer le volume total déversé (V_déversé) :

V_déversé = Débit × Temps de fuite non contrôlée

Où :

- Débit = débit nominal du pipeline à l'heure de la rupture (non fourni)
- Temps de fuite non contrôlée = Heure d'alerte → Heure d'arrêt complet (imprécis)

 

Le volume résiduel pompé (V_pompé) dépend de :

- Capacité du pipeline et pression résiduelle
- Durée totale des opérations de pompage (non fournie)
- Efficacité réelle du pompage d'urgence

Conclusion : Aucune quantification fiable ne peut être actuellement être établie.

 

V. Procédures de dépollution : protocoles insuffisamment documentés

 

A. Protection du personnel (Constat initial)

Les photos d'équipes de dépollution et de colmatage révèlent des équipements de protection sommaires. Les problématiques identifiées sont les suivantes :

- Exposition aux vapeurs hydrocarbonées : Le brut et ses émanations volatile (benzène, toluène, xylènes) présentent des risques cancérogènes documentés,

- Absence de protocole sanitaire formalisé : Aucune mention d'équipement de protection respiratoire (masques FFP3/SCBA),

- Absence de protocoles de décontamination personnels : Procédures de change quotidien des tenues, traitement biologique — non documentées.

 

B. Dépollution de la couche superficielle

 

Question

Information requise

Statut

Heure de début

Chronologie exacte des opérations

Non fourni

Quantité de sable superficiel contaminé

Volume en tonnes ou m³ prélevé

Non fourni

Méthode de ramassage

Procédé utilisé (manuel, mécanique)

Non fourni

Profondeur d'excavation

Profondeur atteinte par les opérations de forage/excavation

Non fourni

 

C. Traitement en profondeur

 

Question

Information requise

Statut

Analyse du sable profond

Méthode d'analyse (chromatographie gazeuse ?) et résultats avant recouvrement

Non fourni

Activateurs biologiques/enzymatiques

Types de produits appliqués, dosages, durée de traitement, fabricants

Non fourni

Durée de suivi post-traitement

Période de surveillance environnementale prévue

Non fourni

Traitement du sable contaminé

Localisation de la centrale de traitement, méthodes de remédiation, responsable

Non fourni

 

 

VI. Synthèse des lacunes et implications

 

Responsabilité et redevabilité

L'absence de communication sur ces paramètres essentiels empêche :

1. Vérification indépendante des volumes réels déversés et restitués

2. Évaluation de la qualité des interventions d'urgence (délais, efficacité)

3. Conformité réglementaire aux normes de protection du personnel et de l'environnement

4. Remédiation vérifiable : absence de preuves d'analyse ou de traitement effectif

 

Points de préoccupation majeurs

- Opacité volontaire : Total Gabon EP a choisi de ne pas répondre à ces questions

- Risques sanitaires documentés : équipements insuffisants pour manipuler des hydrocarbures carcinogènes

- Absence de traçabilité environnementale : aucun protocole de suivi post-incident

 

VII. Conclusion

Cet incident aurait dû servir de référence en matière de bonnes pratiques pour les opérateurs pétroliers du Gabon. Au lieu de cela, il exemplifie une défaillance systémique de transparence et de communication de la part de Total Gabon EP et des sous-traitants impliqués.

Nous sommes en attente d'une réaction substantielle et formelle de Total Gabon EP et des entreprises ayant participé aux opérations d’urgence.

 

Article enrichi avec l'aide de l'agent IA Claude Sonnet 4.6 d'Anthropic.

jeudi 5 mars 2026

Pollution pétrolière à Setté Cama

 



Le ROLBG nous a contacté à la suite d’une pollution pétrolière détectée à Setté Cama, qui a été portée à la connaissance de la presse et des principaux ministères concernés au Gabon : ministère de la Mer et de l’économie bleue, ministère du Pétrole et du gaz, ministère de l’Intérieur et ministère des Eaux et Forêts.

Nous sommes consternés qu’à ce jour aucune mission n’ait été missionnée sur le terrain pour :
- déterminer la source de la pollution,
- arrêter la source de la pollution,
- délimiter la zone de la pollution,
- engager les travaux de dépollution dans les règles de l’art et sous surveillance de la société civile.

 

Ce nouvel incident intervient dans une zone touristique, tout comme une précédente alerte que nous avions publiée en 2012 pour une pollution dans le Fernan Vaz. Qui est fautif ?

Faudrait-il que le Président Oligui Nguema se déplace en personne à Setté Cama, haut lieu de tourisme au Gabon, pour que cette situation soit enfin prise en compte ?

Le site de Setté Cama est une zone protégée faisant partie depuis 1986 des zones humides de la convention de Ramsar. Qu’en pensent les riches touristes étrangers qui séjournent dans ces luxueux lodges de l’Ogooué Maritime ? Est-ce l’image que le Gabon veut véhiculer à l’étranger ?






Alerte Setté Cama - ROLBG


vendredi 30 janvier 2026

Les emballages oxo-dégradables : une fraude écologique et économique à grande échelle en Afrique






Contexte législatif et historique

L'interdiction des plastiques à usage unique est entrée en vigueur au Gabon le 23 septembre 2025, en application de l'article 5 de l'ordonnance n°0012/PR/2024 du 26 février 2024, ratifiée par la loi n°009/2024 du 5 août 2024.

Cette mesure nécessaire intervient près de quinze ans après une première tentative initiée en mars 2010 à Port-Gentil par l'ancien Président Ali Bongo Ondimba. À l'époque, bien que nous ayons salué cette initiative et alerté le Chef de l'État sur les enjeux, l'influence des lobbies de fabricants d'additifs avait entravé son application effective.

Référence historique : 

Lettre ouverte à M. Ali Bongo Ondimba (H2O Gabon)

 

Il aura fallu une décennie et demie pour que l'État parvienne à imposer cette réglementation face à des intérêts privés puissants.

La fraude des plastiques oxo-dégradables

Depuis quinze ans, certains industriels commercialisent des plastiques dits « oxo-dégradables » en les présentant faussement comme biodégradables. Cette pratique constitue une fraude avérée, la biodégradabilité étant strictement encadrée par la norme EN 13432.

La dangerosité et l'inefficacité écologique de ces matériaux ont conduit à leur interdiction stricte :

  • En France : Interdits depuis 2015, la France étant précurseur sur ce sujet.

Source gouvernementale : 

Questions-réponses sur les emballages oxo-fragmentables (Ministère de l'Écologie)

 

  • En Europe : Interdits depuis 2019.
  • Confirmation juridique : Le Tribunal de l’Union Européenne a confirmé cette interdiction le 31 janvier 2024, en rejetant les recours des fabricants d'adjuvants.

Source juridique : 

Plastique oxodégradable : le Tribunal de l'UE valide l'interdiction (Actu-Environnement)

 

Carences législatives et impact environnemental

Les législations africaines auraient dû imposer la norme EN 13432 et les certifications TÜV Austria ou DIN CERTCO (labels OK Compost). En omettant ces précisions, les législateurs ont laissé le champ libre aux produits oxo-dégradables, souvent préférés car moins coûteux que les véritables bioplastiques compostables.

Ces plastiques oxo-dégradables contiennent des métaux lourds et se fragmentent en microparticules, polluant gravement l'environnement marin et terrestre au lieu de se biodégrader.

Source scientifique : 

Les plastiques oxo à la poubelle (Expédition MED)

 

Situation au Gabon : une double escroquerie

Au Gabon, une double fraude a été constatée : des sachets oxo-dégradables sont étiquetés abusivement « oxo-biodégradables ». Nous alertions déjà sur ces dérives dès 2013.

Archive H2O Gabon : 

Droit de réponse (Juin 2013)

 

Enjeux économiques et appel au Président de la République

Compte tenu des volumes de consommation, la filière des plastiques oxo-dégradables génère probablement entre 24 et 36 milliards de FCFA par an au Gabon.

Nous appelons respectueusement le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguéma, à ne pas céder aux pressions de ces lobbies. La transition vers de véritables emballages biodégradables et compostables est impérative pour la santé publique, l'environnement et l'image du Gabon en tant que leader écologique sous-régional. C’est un pas en avant pour favoriser l'économie du Tourisme local et international.












vendredi 12 décembre 2025

Interventions à l'Ecole Nationale de Commerce de Port Gentil et point focal Climat : Sur la disparition de la Ville de Port Gentil

 



Bonsoir à toutes et à tous,

Le jeudi 11 décembre 2025, H₂O GABON a eu l’honneur d’être conviée à travers son Président H. M. AUGUSTE, à un échange à l’École Nationale de Commerce de Port-Gentil. Cette intervention complétait la projection d’une interview réalisée par M. Fabien MÉYÉ déjà publiée il y a plusieurs mois sur nos réseaux sociaux.
Cette rencontre s’est tenue de 15h00 à 17h30, en présence d’un public composé d’élèves, d’enseignants et de responsables administratifs. Le thème abordé était : « Le changement climatique, cause de la disparition annoncée de Port-Gentil ». 

Un moment d’échange riche et engagé autour des risques environnementaux qui touchent directement notre avenir commun.

 






Cette intervention à l’ENC Port Gentil complète notre propos de cette semaine lors du point focal du plan Climat de Port Gentil.







jeudi 27 novembre 2025

SUR LES DANGERS DES INDUSTRIES EXTRACTIVES : UN DÉFI ENVIRONNEMENTAL ET SANITAIRE MAJEUR.

 

Crédit Photo Sherpa


Les industries extractives (pétrole, gaz, mines, carrières, etc.) sont essentielles à l'économie mondiale, mais elles génèrent des impacts graves et souvent irréversibles sur l'environnement et la santé des populations.

 

1. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX, 

- POLLUTION DES EAUX : l’extraction minière et pétrolière contamine les nappes phréatiques et les rivières avec des métaux lourds (mercure, arsenic, plomb), des hydrocarbures ou des produits chimiques.

- DÉFORESTATION : l’ouverture de sites miniers détruit des forêts entières, affectant la biodiversité.

- ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE : l’exploitation de combustibles fossiles contribue largement au changement climatique.

- DÉGRADATION DES SOLS : l’exploitation à ciel ouvert appauvrit les terres agricoles et provoque l’érosion des sols.

 

2. RISQUES POUR LA SANTÉ HUMAINE. 

- MALADIES RESPIRATOIRES ET SA COHORTE DE CANCERS : causés par l’exposition aux poussières fines, gaz toxiques, et métaux lourds.

- INTOXICATIONS CHRONIQUES : liées à l’eau ou aux aliments contaminés.

- TROUBLES NEUROLOGIQUES ET MALFORMATIONS CONGÉNITALES : observés autour de certains sites miniers (ex. mercure dans l’orpaillage).

 

3. INDUSTRIES LES PLUS POLLUANTES.

- EXTRACTION PÉTROLIÈRE ET GAZIÈRE : émissions de méthane, fuites de pétrole offshore et onshore, torchage.

- INDUSTRIES MINIÈRES (or, cuivre, bauxite, uranium) : produits chimiques, déversements de résidus toxiques.

- CHARBON : très polluant à toutes les étapes (extraction, combustion, déchets).

- ORPAILLAGE ILLÉGAL : souvent hors contrôle, extrêmement destructeur pour les écosystèmes et la santé.

 

4. SOLUTIONS ET PISTES D'ACTION.

- RENFORCEMENT DES LÉGISLATIONS environnementales et sanitaires.

- SUIVI ET TRANSPARENCE des activités extractives par les gouvernements et la société civile.

- TECHNOLOGIES PROPRES et pratiques minières responsables (zéro rejet, recyclage des eaux).

- TRANSITION ÉNERGÉTIQUE vers des sources renouvelables.

- CONSULTATION DES POPULATIONS LOCALES et respect du consentement libre et éclairé.

- REBOISEMENT ET RÉHABILITATION des sites après exploitation.

 

CONCLUSION :

Le développement ne peut être durable s’il se fait au détriment des écosystèmes et de la santé humaine. Encadrer, surveiller, et transformer les industries extractives est aujourd’hui un impératif pour protéger les générations présentes et futures.

 

SOURCES :

1. Responsible Mining Foundation – RMF : 
www.responsibleminingfoundation.org/app/uploads/RMF_Harmful_Impacts_Report_FR.pdf

2. WRM: www.wrm.org.uy/fr/files/2004/03/Minerie_Impacts_sur_la_societe_et_lenvironnement.pdf

3. negawatt.org: 

www.negawatt.org/impacts-extraction-miniere

4. environnement.gov.ma: (Gouvernement du Maroc)

www.environnement.gov.ma/fr/partenariat-cooperation/94-preventions-des-risques/impact-sanitaire-de-la-pollution/187-impacts-des-exploitations-minieres-sur-l-environnement-et-la-sante

5. ResearchGate: 
http://www.researchgate.net/publication/286120914_Exploitation_miniere_dans_l%27arrondissement_de_Figuil_Cameroun_problemes_de_sante_publique_et_effets_environnementaux

6. infoterre.brgm.fr: 

www.infoterre.brgm.fr/rapports/RP-56652-FR.pdf

7. Business & Human Rights Resource Centre:
https://media.business-humanrights.org/media/documents/files/documents/Industries_extractives_en_Afrique_Francophone_-_briefing_-_oct_2015.pdf

8. recherche-expertise.asnr.fr: 

recherche-expertise.asnr.fr/sites/default/files/documents/expertise/rapports_expertise/Rapport_final_GEP_Mines.pdf


Article rédigé avec ChatGpt 5 en version gratuite.

 

H. M. AUGUSTE
Président, Conseiller Scientifique et Technique,
Membre de la Commission Scientifique et Technique de l’ONG H₂O GABON,
B. P. 1991 – Port-Gentil, GABON.
Tél. : ‪+241 74 09 21 51 (WhatsApp).
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
Blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON


samedi 8 novembre 2025

MON BILLET DU SOIR du 08/11/ 2025, VOICI 5 DILEMMES MAJEURS AUTOUR DE LA COP 30




1 - CROISSANCE VS CLIMAT, les pays en développement demandent plus de temps pour se développer économiquement, tandis que les pays du Nord exigent des réductions rapides d’émissions. 

DILEMME : comment concilier développement et sobriété carbone ?

 

2- ENERGIES FOSSILES VS TRANSITION VERTE, certains États continuent d’investir dans le pétrole, le gaz et le charbon malgré les engagements climatiques. 

DILEMME : stopper net ou planifier une sortie progressive ?

 

3 - ENGAGEMENTS VOLONTAIRES VS CONTRAINTES JURIDIQUES, la majorité des contributions climatiques restent non contraignantes. 

DILEMME : faut-il imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas leurs promesses ?

 

4 - CRÉDIT CARBONE VS RÉDUCTION RÉELLE DES ÉMISSIONS, des entreprises et États préfèrent compenser plutôt que transformer leurs modèles. 

DILEMME : les marchés des crédits carbone servent-ils vraiment le climat ou sont-ils une échappatoire ?

 

5 - FINANCEMENT NORD -SUD, les pays vulnérables attendent les 100 milliards de dollars promis pour l’adaptation, souvent non versés. 

DILEMME : la justice climatique peut-elle exister sans solidarité financière réelle ?

 

H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
B. P. 1991
PORT-GENTIL GABON
TÉL : ‪(+241) 074092151 (WhatsApp)
Site/blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON


LES 5 SCÉNARIOS POSSIBLES DE DE SORTIE POUR LA COP 30, DU PLUS OPTIMISTE AU PLUS CRITIQUE


 


1 - SCÉNARIO "ACCORD HISTORIQUE",

Les pays s’accordent sur des mesures concrètes : 

- Rehaussement massif des NDC (plans climatiques nationaux) 

- Financements accrus pour l’adaptation et les pertes & dommages 

- Calendrier clair de sortie des énergies fossiles 

RÉSULTAT : confiance relancée, espoir pour rester sous 1,5 °C.

 

2 - SCÉNARIO "AVANCÉES MESURÉES",

Quelques progrès : 

- Engagements partiels sur les énergies renouvelables ou la protection des forêts 

- Fonds climat renforcé mais sans garantie durable 

- Échéances floues pour les énergies fossiles 

RÉSULTAT : COP utile mais pas transformatrice.

 

3 - SCÉNARIO, " VERDISSEMENT COSMÉTIQUE " (Greenwashing), beaucoup de déclarations, peu d’actions : 

- Vagues promesses non contraignantes 

- Crédits carbone mal encadrés 

- Absence d’engagements fermes sur la réduction des émissions 

RÉSULTAT : L’image des États et entreprises est préservée à l’international, mais le climat continue de se détériorer. On gagne du temps en façade, mais on en perd pour la planète.

4 - SCÉNARIO " COP FRACTURÉE ",

Désaccords majeurs Nord/Sud : 

- Blocages sur le financement 

- Méfiance accrue entre pays industrialisés et pays vulnérables 

- Aucune trajectoire commune claire 

RÉSULTAT : perte de crédibilité du processus onusien.

 

5 - SCÉNARIO " COP EN CRISE OUVERTE ",

Retrait de certains États ou boycott partiel :

- Contestation forte de la société civile 

- Incapacité à produire un texte final consensuel 

RÉSULTAT : paralysie diplomatique, alerte maximale.


H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
B. P. 1991
PORT-GENTIL GABON
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