Une ONG qui a vu le jour en 2005 à Port-Gentil, par la volonté de 5 personnes venant d’horizons et de pays différents. Elle s’est engagée dès le début, clairement pour la Défense de la Nature, puis distinctement dans la Protection de l’Environnement et enfin nettement dans une œuvre sociale à long terme au travers de ses actions présentes et à venir. H2O Gabon est régie par la Charte de la Terre, Costa Rica.
samedi 10 octobre 2026
Alerte sanitaire dans la filière avicole au Cameroun
samedi 26 septembre 2026
Fuck la planète : Le choix du réchauffement, une série documentaire coup de poing à voir sur Arte.tv. 3 parties à visionner.
Fuck la
planète : Le choix du réchauffement (1/3)
Comment, du
XIXe siècle à nos jours, les alertes scientifiques sur le dérèglement
climatique ont été ignorées, sous la pression des milieux politiques et
économiques. Éclairant notre présent en péril, un exposé historique implacable,
nourri de passionnants témoignages d'experts.
Dès le XIXe
siècle, des chercheurs identifient les effets potentiels de l'industrialisation
sur l'atmosphère et prédisent une hausse des températures engendrée par les
émissions de dioxyde de carbone. Après la Seconde Guerre mondiale, des
scientifiques liés au projet "Manhattan" – à l'origine de la bombe
atomique –, qui y voient une opportunité d'imposer le nucléaire, alertent à
leur tour sur l'impact des énergies fossiles. En pleine guerre froide, les
stratèges du Pentagone envisagent, eux, d'utiliser les phénomènes climatiques
comme des armes. La météorologie, l'océanographie ou la géophysique progressent
alors à grands pas, tandis que la modélisation du climat devient possible grâce
à la puissance de calcul des ordinateurs. Alors que les avertissements se
multiplient et que la jeunesse se mobilise pour l'environnement, l'Organisation
des Nations unies (ONU) organise en 1972 le premier sommet de la Terre à
Stockholm. Mais le choc pétrolier qui suit conduit les puissances occidentales
à relancer la production de charbon…
Inaction
coupable
Allégorie d'un
monde en danger, Jakarta prend l'eau, poussant l'Indonésie à ériger une
nouvelle capitale dans la forêt de Bornéo. Mais alors que l'urgence de
l'adaptation s'impose, les milieux d'affaires prônent un nouveau capitalisme
vert. "Le développement durable est en réalité une diversion. Ceux qui
défendent la croissance verte s'intéressent davantage à la croissance qu'au
vert", fustige Dennis Meadows, coauteur en 1972 d'un rapport du
Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur les limites de la croissance
dans un monde fini. Entrelaçant riches archives, séquences d'animation et
interventions d'activistes, de journalistes et d'éminents chercheurs (le
climatologue James Hansen, l'environnementaliste Rafe Pomerance, la
paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, qui coprésida un groupe de travail
du Giec…), cette série documentaire de Jean-Robert Viallet (L'homme a mangé la
Terre) retrace, sur deux siècles en trois épisodes, les mises en garde et coups
de boutoir successifs qui ont entouré la question climatique. Au croisement de
l'histoire industrielle, des idéologies et des avancées scientifiques, cette
dense chronologie, écrite avec le concours de l'historien des sciences et de
l'énergie Jean-Baptiste Fressoz, rappelle avec force que le réchauffement
planétaire n'était pas une fatalité. Mais pour le moment, malgré les sommets
internationaux, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du
climat (Giec) et les mobilisations citoyennes, les lois du marché et la
perpétuation de nos modes de vie continuent de prévaloir sur la lutte contre le
dérèglement climatique, dessinant un avenir dystopique dont les plus
vulnérables subissent déjà les ravages. (Texte repris du site Arte.tv)
Réalisation Jean-Robert
Viallet
2006, France
Cliquer
ici pour visionner sur Arte.tv
Fuck la
planète : Le choix du réchauffement (2/3)
En 1979, le
deuxième choc pétrolier affecte les économies mondiales. Tout en se tournant
vers le charbon, le président américain Jimmy Carter consulte les meilleurs
climatologues du pays. Le rapport "Charney" conclut qu'un doublement
du CO₂ dans
l'atmosphère pourrait entraîner un réchauffement d'environ 3°C au cours du XXIᵉ
siècle.
Au prix de sa
popularité, Carter encourage ses compatriotes à économiser les ressources. Son
successeur, Ronald Reagan, chantre du néolibéralisme, sape les règlementations
environnementales et commande un nouveau rapport à l'Académie des sciences, qui
confirme les menaces mais préconise de miser sur les progrès technologiques
plutôt que de réduire les émissions. Malgré les preuves apportées par le forage
des glaces de Vostok, en Antarctique, la résignation gagne du terrain tandis
que la Chine accélère son industrialisation grâce au charbon. En 1987, la
mobilisation internationale autour du trou dans la couche d'ozone aboutit
néanmoins à la signature du protocole de Montréal. L'année suivante, le
climatologue James Hansen témoigne devant le Congrès, et les pays du G7 créent
le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec. (Texte
repris du site Arte.tv)
Réalisation Jean-Robert
Viallet
2006, France
Cliquer
ici pour visionner sur Arte.tv
Fuck la
planète : Le choix du réchauffement (3/3)
Après la tenue du sommet de la Terre de Rio, et l'élection de Bill Clinton et
de son vice-président Al Gore en 1992, les industriels ripostent. La Global
Climate Coalition (GCC), un groupe de pression, finance des études biaisées,
soutient des experts climatosceptiques et mène un intense lobbying pour semer
la confusion et retarder toute régulation.
Parallèlement,
la mondialisation s'accélère. Alors que les émissions de gaz à effet de serre
explosent, le protocole de Kyoto, qui vise à les réduire, est adopté fin 1997.
Mais l'échec de sa ratification aux États-Unis, puis l'arrivée au pouvoir de
George W. Bush sonnent comme une victoire pour les industriels. Si la GCC
disparaît, sa stratégie perdure à travers des think tanks ultralibéraux,
proches des extrêmes droites populistes, qui infiltrent les conférences
internationales sur le climat et profitent de la caisse de résonance des
réseaux sociaux. Bientôt, un mot s'impose face à l'évidente intensification du
réchauffement climatique : l'adaptation, stratégie à la fois impérative et
inopérante pour freiner la catastrophe, envisagée depuis longtemps comme la
seule option réaliste par les élites politiques et économiques. (Texte repris du
site Arte.tv)
Réalisation Jean-Robert
Viallet
2006, France
Cliquer
ici pour visionner sur Arte.tv
vendredi 14 août 2026
Effets du réchauffement climatique au Gabon, notre discussion avec l’IA de Meta.
Au Gabon,
la mer monte plus vite que la moyenne mondiale. 3 raisons locales :
1. L’océan se réchauffe
L’Atlantique tropical gagne +0,2°C à +0,3°C
par décennie. L’eau chaude prend plus de place.
2. Le sol s’enfonce
Dans les deltas du Komo et de l’Ogooué, le
sol descend naturellement. Les forages et constructions l’accélèrent.
3. Les vents poussent l’eau vers la côte
Les alizés "empilent" l’eau
contre Libreville certaines années.
Résultat :
Dans le monde la mer monte de 3,4 mm/an.
Au Gabon
on ressent 4 à 6 mm/an.
2. CARTE :
ZONES À RISQUE D’ICI 2050
Source
GIEC : +20 cm d’ici 2050 | +50 cm d’ici 2100
LÉGENDE
🔴 Très Haut Risque : <5m d’altitude
🟠 Haut Risque : Estuaires et villes basses
🟡 Risque Modéré : Côtes sableuses
🟢 Moins exposé : Falaises et mangroves
LES 4
ZONES PRIORITAIRES
1. PORT-GENTIL - ÎLE MANDJI 🔴
Altitude : 4 m seulement.
Risque : Inondations, eau salée dans les
nappes. 75% du nord de l’île pourrait être inondé d’ici 2100. Érosion : 6 m/an
au Cap Lopez.
2. LIBREVILLE - ESTUAIRE DU KOMO 🔴
61% des Gabonais vivent ici. Érosion : 3
m/an.
Risque : Tous les quartiers bas et
marécageux menacés. "Libreville pourrait perdre des zones entières d’ici
50 ans" - Ministère de l’Environnement.
3. GAMBA / MAYUMBA / COCODRIE 🟠
80% des plages gabonaises s’érodent. La
mangrove qui protège disparaît.
Enjeu : Villages de pêcheurs et sites
pétroliers.
4. AKANDA / CAP ESTERIAS 🟡
Urbanisation rapide. Les zones humides sont
comblées, donc moins de protection naturelle.
3. NOTRE
RÉPONSE : PRÉPARER LA TERRE
On ne peut
pas arrêter la mer.
Mais on
peut la ralentir, protéger temporairement ou déplacer nos villes.
samedi 6 juin 2026
Semaine de l'Environnement à Port Gentil - programme du 3 Juin
![]() |
| Photo de groupe |
Après avoir pris une place active aux différentes réunions
de préparation pour assurer le succès de la Semaine de l’Environnement du 03 au
05 juin dans la province de l’Ogooué-Maritime, nous nous sommes déplacés sur
différents sites de Port Gentil.
> Mercredi 03 juin 2026 :
> - 10h30 : Exposé thématique sur le réchauffement
climatique, le changement climatique, ses causes et ses conséquences, ainsi que
sur l’interdiction du sac plastique à usage unique, par le président de H2O
GABON.
> - 10h45 : Allocution sur le thème du réchauffement
climatique et sur un thème annexe « Interdiction du sachet plastique à usage
unique » par Mme la directrice provinciale de l’Environnement.
> - 10h45 : Exposé sur les déchets hospitaliers par M.
Michel Bernard MOMBO MBOMA.
> - 11h00 : Allocution d’ouverture des Journées de
l’Environnement par Mme la gouverneure de la province.
> - 11h15 : Exposé de M. Louis Gaston, inspecteur de
l’environnement.
> - 12h00 : Cocktail déjeunatoire.
> - 13h30 : Sensibilisation des élèves sur le plastique
et en particulier sur les sacs plastiques à usage unique, à l’École publique de
Balise. Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.
> - 14h00 : École Saint-André, sensibilisation des élèves
sur le plastique et en particulier sur les sacs plastiques à usage unique.
Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.
> - 15h00 : Lycée d’État Joseph AMBOUROUET AVARO,
sensibilisation des élèves sur le plastique et en particulier sur les sacs
plastiques à usage unique. Remise de 3 poubelles de couleurs différentes pour
le tri sélectif.
> - 15h30 : Marche écologique. Point de départ : Lycée
d’État JAA. Arrivée à Lipe Matanda. Pose d’un panneau « Interdiction de
détruire la mangrove » et plantation de jeunes plants.
> - 16h00 : Lycée public de Batsantsa, sensibilisation
des élèves sur le réchauffement climatique, ses causes et ses conséquences,
ainsi que sur le plastique et les sacs plastiques à usage unique. Remise de 3
poubelles de couleurs différentes pour le tri sélectif.
> - 16h30 : Clôture de la journée à Port-Gentil.
![]() |
| Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon |
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| Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon |
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| Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon |
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| Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon |
mardi 26 mai 2026
mardi 14 avril 2026
Appel à cotisation
Appel à cotisation
Si nos publications pour la Protection de la Nature et de
l'Environnement vous informent et vous interpellent sur l'état de la Terre, de
notre Gabon et de notre province, l'Ogooué-Maritime, adhérez à H₂O GABON.
Votre adhésion est un acte citoyen pour le bien du Gabon et
de la Terre.
Montant des cotisations :
- Membre d'honneur : minimum 25 000 F CFA / an
- Membre : 20 000 F CFA / an
- Étudiant : 15 000 F CFA / an
Règlement :
À envoyer sur Airtel Money au 074 09 21 51.
Pour les personnes résidant à l'étranger, merci de nous
contacter : h2ogabon@yahoo.fr
H₂O GABON
Port-Gentil – Gabon
Tél. : +241 74092151
Site Internet : https://h2ogabon.blogspot.com/
Facebook : H₂O Gabon
vendredi 10 avril 2026
Mobilisation des associations et ONG pour l'arrivée du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA à Port-Gentil
![]() |
| Henri Auguste, Président de H2oGabon parmi les invités |
Ce jeudi 9 avril 2026 à 13h s'est tenue, dans la salle de
conférences de la mairie du bord de mer de Port-Gentil, une réunion présidée
par Madame Françoise ASSENGONE, Gouverneure de l'Ogooué-Maritime, Madame Marie
Eugénie Caroline CAMARA, Préfète du département de Bendjé, et Madame Lucie
AKEDENGUÉ DAKER, Présidente du Conseil départemental de Bendjé.
Cette rencontre avec les associations et ONG de Port-Gentil
visait à recenser les mouvements associatifs qui participeront à l'accueil du
Président de la République dans la capitale économique. La mise en place des
commissions, notamment mobilisation et logistique, a également été abordée.
Selon le programme provisoire, le Président quittera Gamba
après y avoir inauguré le nouveau champ pétrolier de Ndongui, opéré par Assala,
et arrivera à Port-Gentil le dimanche 12 avril dans l'après-midi. Son séjour
sera marqué par l'inauguration d'une filiale de la Société d'entreposage de
produits pétroliers et la visite des chantiers inachevés lancés sous la
Transition.
jeudi 9 avril 2026
Pour la fin des emballages plastiques à usage unique au Gabon
![]() |
| source Smitom |
Chaque jour, les emballages plastiques envahissent nos
courses et nos rues. Sacs, films, barquettes et poches d'eau polluent les sols,
les rivières et les océans. Ces déchets mettent des décennies à se dégrader,
menacent la faune et notre santé. Des microplastiques sont déjà présents dans
l’eau et nos aliments.
Cette pollution dure depuis trop longtemps et menace les
générations futures.
Nous demandons :
L’arrêt progressif mais rapide des emballages plastiques à
usage unique et le passage à des solutions biosourcées, réutilisables ou
compostables.
Pour y parvenir, nous appelons les pouvoirs publics et les
entreprises à :
1. Interdire les emballages plastiques à usage unique et les
poches d'eau plastiques dans la distribution et la restauration.
2. Imposer aux fabricants l’usage de matériaux biosourcés et
compostables, avec des contenants réutilisables.
3. Mettre en place des aides et incitations fiscales pour
accompagner la transition.
4. Utiliser les normes et labels garantissant la
biodégradabilité et la sécurité sanitaire.
5. Développer des campagnes d’information et des
infrastructures de collecte et de compostage.
Ces mesures réduiront durablement la pollution plastique et
stimuleront l’innovation locale.
Plus nous serons nombreux à dénoncer cela, plus les
décideurs agiront vite pour protéger notre environnement et notre santé.
Sélection d’articles à lire sur notre blog pour aller plus
loin :
Les emballages oxo-dégradables : une fraude écologique et économique à
grande échelle en Afrique
https://h2ogabon.blogspot.com/2026/01/les-emballages-oxo-degradables-une.html
Le plastique, entre Dieu et Diable. Notre voyage. https://h2ogabon.blogspot.com/2025/04/le-plastique-entre-dieu-et-diable-notre.html
D'où viennent les microplastiques qui polluent nos océans
? https://h2ogabon.blogspot.com/2024/08/dou-viennent-les-microplastiques-qui.html
Droit de réponse à Monsieur Donald SODJI, directeur d'« Ecologic-Togo » ou «
Candide au pays du plastique »
https://h2ogabon.blogspot.com/2013/06/droit-de-reponse-monsieur-donald-sodji.html
samedi 14 mars 2026
Le quartier Côte d’Azur pollué à Port Gentil – Exposé des faits et Analyse critique de l’intervention de Total Gabon EP
![]() |
| source : Gabon Mail Infos |
![]() |
| source : L'Union |
Récapitulatif
des faits de l'accident pétrolier du 24 février dernier : une pollution de brut
s'est répandue dans le quartier de la Côte d'Azur. Le responsable est Total
Gabon EP.
I. Contexte général de l'incident
Un déversement de brut s'est produit le 24 février dans le
quartier de la Côte d'Azur à Port Gentil (Gabon). L'exploitant responsable
est Total Gabon EP. Cet incident s'inscrit dans un contexte plus
large : l'industrie extractive (pétrole, gaz, charbon, minerais) demeure le
secteur d'activité humaine le plus polluant depuis plus d'un siècle. Les
incidents de production sont donc consubstantiels à l’activité d’extraction. Il
convient de les maitriser avec efficacité pour limiter les risques sanitaires
et environnementaux. C’est l’objet des normes QHSE auxquelles ces sociétés sont
assujetties.
II. Infrastructure affectée et contexte technique
A. Identification du pipeline
Selon les sources consultées et les informations de terrain,
la rupture affecte le pipeline reliant le champ d'Anguille (offshore)
au terminal pétrolier de Cap Lopez, opéré par Perenco Oil & Gaz Gabon.
Le sous-sol de Port Gentil est traversé par un réseau multiple de
pipelines (dont 3 pipelines accolés vers Cap Lopez) transportant
du brut gabonais à haute teneur en paraffine, nécessitant une station
de pompage et de réchauffage pour son acheminement vers le terminal.
B. Causes possibles de la rupture
Deux hypothèses sont envisagées :
- Formation
d'un bouchon de paraffine (crude buildup) créant une surpression,
- Dégradation
d'une bride de connexion associée au vieillissement des
installations et d’une surpression.
III. Évaluation critique de l'état des infrastructures
Questions essentielles sans réponse :
|
Aspect technique |
Question |
Implications |
|
Âge des pipelines |
Remplacement depuis les années 1960 (début de la
production) ? |
Usure de ~60 ans potentielle |
|
Protection anti-corrosion |
État du revêtement résiduel en milieu salin ? |
Intégrité structurelle compromise ? |
|
Épaisseur d'acier résiduelle |
Mesures d'épaisseur après ~60 ans d'exploitation ? |
Capacité résiduelle de charge ? |
|
Débit nominal |
Quel est le débit opérationnel du pipeline ? |
Calcul des volumes déversés |
|
Instrumentation moderne |
Installation de capteurs de pression (technologie récente)
? |
Détection précoce des anomalies |
|
Maintenance préventive |
Dates des derniers contrôles et maintenances ? |
Respect des normes de sécurité |
|
Signes avant-coureurs |
Déformations, suintements documentés avant rupture ? |
Défaillance de la surveillance |
Conclusion : Les autorités locales et la société civile attendent des
réponses sur le suivi préventif et l'entretien des installations
vieillissantes. Le tracé des réseaux ne doit plus rester une information
confidentielle.
IV. Quantification du déversement : discordance des
données
A. Volumes déclarés vs. estimés
|
Source |
Volume déclaré |
Observation critique |
|
Total Gabon EP (première déclaration) |
1 m³ |
Significativement sous-évalué |
|
Sources officielles ultérieures |
5 m³ |
Incohérent avec observations de terrain |
|
Calcul théorique sur 5 m³ |
Surface : 500 m² (50 m × 10 m) à 10 cm d'épaisseur |
Géométrie improbable pour une rupture localisée |
|
Estimation H2oGabon (terrain) |
150 m³ de sable souillé |
Basée sur observations directes et discussions de terrain |
Analyse : La discordance entre 1 m³, 5 m³ et 150 m³ indique une absence
de transparence dans la quantification réelle du déversement. Une expertise
indépendante est nécessaire pour établir le volume précis.
V. Contexte économique : augmentation de la production et
risques
Hypothèse formulée : Total Gabon EP aurait-elle
intensifié la production pour capitaliser sur la hausse des cours du pétrole,
exposant des installations vieillissantes à des risques accrus ?
Résultat : La rupture a entraîné une perte
de production estimée à 1-5 jours au rythme de 16 000
barils/jour, générant des pertes de revenus significatives pour l'État
gabonais.
VI. Mesures de mitigation et réinstallation
Action rapide documentée : Total Gabon EP a
procédé à la réinstallation temporaire de 58 habitants du quartier Côte
d'Azur dans un établissement hôtelier local pendant plusieurs jours.
Cette mesure, bien qu'opportune, illustre bien la gravité de la pollution.
VII. Opacité opérationnelle : lacunes de transparence
Domaines où Total Gabon EP refuse de communiquer :
- Architecture
du réseau de pipelines (tracés, interconnexions, débits)
- Traçabilité
des terres excavées (destination, méthodes de traitement,
responsable)
- Procédures
de remédiation (produits appliqués, durée, efficacité)
- Chronologie
précise de l'incident et des opérations
- Analyses
environnementales (contamination résiduelle, profondeur
d'infiltration)
Conclusion : L'absence de transparence contraste
avec la réactivité initiale et perpétue une culture d'opacité
institutionnalisée dans la gestion des incidents environnementaux.
Liens presse :
https://www.union.sonapresse.com/fr/port-gentilpollution-58-personnes-de-cote-dazur-deplacees#
https://gabonmediatime.com/port-gentil-58-habitants-du-quartier-cote-dazur-evacues-suite-a-une-fuite-de-4-metres-cubes-de-petrole-brut/
https://www.gabonreview.com/port-gentil-des-familles-evacuees-apres-une-fuite-dhydrocarbures-a-cote-dazur/
Analyse
critique de l'incident de rupture de pipeline à Port Gentil : Lacunes
informationnelles et exigences de transparence
I. Contexte général de l'incident
Un incident de rupture de pipeline s'est produit à Port
Gentil, entraînant un déversement de brut et nécessitant des opérations de
colmatage et de dépollution. Cependant, Total Gabon EP n'a pas fourni les
données techniques et chronologiques essentielles permettant une évaluation
factuelle des volumes déversés, des délais d'intervention et de l'efficacité
réelle des procédures de remédiation environnementale. Cette analyse structure
les informations manquantes et les questions sans réponse.
II. Paramètres techniques critiques non
communiqués
A.
Caractéristiques du pipeline
|
Paramètre |
Information requise |
Statut |
|
Pression de circulation |
Pression (en bar ou PSI) au moment de la rupture |
❌ Non communiquée |
|
Capacité volumétrique |
Diamètre du pipeline et volume contenu par kilomètre |
❌ Non communiquée |
|
Dispositifs de sécurité |
Présence de vannes anti-retour ou systèmes de fermeture
automatique |
❌ Non communiquée |
|
Débit nominal |
Débits horaires et journaliers du pipeline |
❌ Non communiquée |
B. Volumes résiduels en pipeline
Le brut continuant à s'écouler après la rupture en raison de
la pression résiduelle et de la colonne de brut restant en amont et
aval, l'estimation précise dépend de :
- Volume total contenu dans le pipeline avant la rupture
- Pression résiduelle après arrêt (dépend des vannes anti-retour)
- Point de rupture exact et longueur des sections en amont/aval
- Durée entre la rupture et l'arrêt complet du pompage
Statut documenté : Aucune donnée quantitative fournie
par Total Gabon EP.
III. Chronologie opérationnelle : lacunes temporelles
Question 1 : Heure précise de l'alerte
Fourchette actuelle : 14h30 à 15h00, le 24 février
- Statut : Cette imprécision dans la chronologie est très
théorique et en pratique importante pour calculer les volumes écoulés. Le
Volume étant calculé grâce au Débit et au Temps, cette imprécision de 30
minutes (voire de beaucoup plus), peut représenter plusieurs centaines de
barils comme l’attestent les photos en une de cet article,
Quelles sont les procédures actuelles pour remonter les alertes des
habitants vers l’opérateur pétrolier ? Cette procédure transite t’elle par
les services de la Ville de Port Gentil, par la Direction locale de
l’Environnement de Port Gentil, avant d’être transmise à l’opérateur
pétrolier ? Il y a-t-il un numéro d’urgence disponible ?
Question 2 : Heure d'arrêt complet du pipeline
- Moment critique pour délimiter la durée totale du
déversement
- Essentiellement lié à l'efficacité des procédures d'urgence
- Statut : Non précisé par Total Gabon EP
Questions 5-6 : Opérations de colmatage
|
Étape |
Données requises |
Statut |
|
Début du pompage d'urgence |
Heure exacte et débit de pompage |
❌ Non fourni |
|
Destination du brut pompé |
Localisation et identification des réservoirs |
❌ Non fourni |
|
Fin du pompage |
Heure précise et volume total récupéré |
❌ Non fourni |
|
Pose du collier de colmatage |
Heure début et fin ; type et étanchéité du collier |
❌ Non fourni |
IV. Évaluation des volumes écoulés : calculs impossibles
sans données
Méthode de calcul théorique
Pour déterminer le volume total déversé (V_déversé) :
V_déversé = Débit × Temps de fuite non contrôlée
Où :
- Débit = débit nominal du pipeline à l'heure de la rupture
(non fourni)
- Temps de fuite non contrôlée = Heure d'alerte → Heure d'arrêt complet
(imprécis)
Le volume résiduel pompé (V_pompé) dépend de :
- Capacité du pipeline et pression résiduelle
- Durée totale des opérations de pompage (non fournie)
- Efficacité réelle du pompage d'urgence
Conclusion : Aucune quantification fiable ne peut
être actuellement être établie.
V. Procédures de dépollution : protocoles insuffisamment
documentés
A. Protection du personnel (Constat initial)
Les photos d'équipes de dépollution et de colmatage révèlent
des équipements de protection sommaires. Les problématiques identifiées sont
les suivantes :
- Exposition aux vapeurs hydrocarbonées : Le brut et
ses émanations volatile (benzène, toluène, xylènes) présentent des risques
cancérogènes documentés,
- Absence de protocole sanitaire formalisé : Aucune
mention d'équipement de protection respiratoire (masques FFP3/SCBA),
- Absence de protocoles de décontamination personnels
: Procédures de change quotidien des tenues, traitement biologique — non
documentées.
B. Dépollution de la couche superficielle
|
Question |
Information requise |
Statut |
|
Heure de début |
Chronologie exacte des opérations |
❌ Non fourni |
|
Quantité de sable superficiel contaminé |
Volume en tonnes ou m³ prélevé |
❌ Non fourni |
|
Méthode de ramassage |
Procédé utilisé (manuel, mécanique) |
❌ Non fourni |
|
Profondeur d'excavation |
Profondeur atteinte par les opérations de
forage/excavation |
❌ Non fourni |
C. Traitement en profondeur
|
Question |
Information requise |
Statut |
|
Analyse du sable profond |
Méthode d'analyse (chromatographie gazeuse ?) et résultats
avant recouvrement |
❌ Non fourni |
|
Activateurs biologiques/enzymatiques |
Types de produits appliqués, dosages, durée de traitement,
fabricants |
❌ Non fourni |
|
Durée de suivi post-traitement |
Période de surveillance environnementale prévue |
❌ Non fourni |
|
Traitement du sable contaminé |
Localisation de la centrale de traitement, méthodes de
remédiation, responsable |
❌ Non fourni |
VI. Synthèse des lacunes et implications
Responsabilité et redevabilité
L'absence de communication sur ces paramètres essentiels
empêche :
1. Vérification indépendante des volumes réels déversés
et restitués
2. Évaluation de la qualité des interventions d'urgence
(délais, efficacité)
3. Conformité réglementaire aux normes de protection du
personnel et de l'environnement
4. Remédiation vérifiable : absence de preuves
d'analyse ou de traitement effectif
Points de préoccupation majeurs
- Opacité volontaire : Total Gabon EP a choisi de ne
pas répondre à ces questions
- Risques sanitaires documentés : équipements
insuffisants pour manipuler des hydrocarbures carcinogènes
- Absence de traçabilité environnementale : aucun
protocole de suivi post-incident
VII. Conclusion
Cet incident aurait dû servir de référence en matière de
bonnes pratiques pour les opérateurs pétroliers du Gabon. Au lieu de cela,
il exemplifie une défaillance systémique de transparence et de communication
de la part de Total Gabon EP et des sous-traitants impliqués.
Nous sommes en attente d'une réaction substantielle et
formelle de Total Gabon EP et des entreprises ayant participé aux opérations
d’urgence.
Article enrichi avec l'aide de l'agent IA Claude Sonnet 4.6
d'Anthropic.
jeudi 5 mars 2026
Pollution pétrolière à Setté Cama
Le ROLBG nous a contacté à la suite d’une pollution
pétrolière détectée à Setté Cama, qui a été portée à la connaissance de la
presse et des principaux ministères concernés au Gabon : ministère de la
Mer et de l’économie bleue, ministère du Pétrole et du gaz, ministère de l’Intérieur
et ministère des Eaux et Forêts.
Nous sommes consternés qu’à ce jour aucune mission n’ait
été missionnée sur le terrain pour :
- déterminer la source de la pollution,
- arrêter la source de la pollution,
- délimiter la zone de la pollution,
- engager les travaux de dépollution dans les règles de l’art et sous
surveillance de la société civile.
Ce nouvel incident intervient dans une zone touristique,
tout comme une précédente alerte que nous avions publiée en 2012 pour une pollution
dans le Fernan Vaz. Qui est fautif ?
Faudrait-il que le Président Oligui Nguema se déplace en personne à Setté Cama,
haut lieu de tourisme au Gabon, pour que cette situation soit enfin prise en
compte ?
Le site de Setté Cama
est une zone protégée faisant partie depuis 1986 des zones humides de la
convention de Ramsar. Qu’en pensent les riches touristes étrangers qui séjournent
dans ces luxueux lodges de l’Ogooué Maritime ? Est-ce l’image que le Gabon
veut véhiculer à l’étranger ?
dimanche 15 février 2026
Montée des eaux à Port Gentil : vers la disparition de l'Ile Mandji? Intervention sur TV+ Afrique
Suivez l'intervention de Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon à partir de la minute 38.
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