Compte
Rendu n°1- JME 2026
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Rendu n°2- JME 2026
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Rendu n°3- JME 2026
Compte
Rendu n°4- JME 2026
Une ONG qui a vu le jour en 2005 à Port-Gentil, par la volonté de 5 personnes venant d’horizons et de pays différents. Elle s’est engagée dès le début, clairement pour la Défense de la Nature, puis distinctement dans la Protection de l’Environnement et enfin nettement dans une œuvre sociale à long terme au travers de ses actions présentes et à venir. H2O Gabon est régie par la Charte de la Terre, Costa Rica.
Appel à cotisation
Si nos publications pour la Protection de la Nature et de
l'Environnement vous informent et vous interpellent sur l'état de la Terre, de
notre Gabon et de notre province, l'Ogooué-Maritime, adhérez à H₂O GABON.
Votre adhésion est un acte citoyen pour le bien du Gabon et
de la Terre.
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H₂O GABON
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| Henri Auguste, Président de H2oGabon parmi les invités |
Ce jeudi 9 avril 2026 à 13h s'est tenue, dans la salle de
conférences de la mairie du bord de mer de Port-Gentil, une réunion présidée
par Madame Françoise ASSENGONE, Gouverneure de l'Ogooué-Maritime, Madame Marie
Eugénie Caroline CAMARA, Préfète du département de Bendjé, et Madame Lucie
AKEDENGUÉ DAKER, Présidente du Conseil départemental de Bendjé.
Cette rencontre avec les associations et ONG de Port-Gentil
visait à recenser les mouvements associatifs qui participeront à l'accueil du
Président de la République dans la capitale économique. La mise en place des
commissions, notamment mobilisation et logistique, a également été abordée.
Selon le programme provisoire, le Président quittera Gamba
après y avoir inauguré le nouveau champ pétrolier de Ndongui, opéré par Assala,
et arrivera à Port-Gentil le dimanche 12 avril dans l'après-midi. Son séjour
sera marqué par l'inauguration d'une filiale de la Société d'entreposage de
produits pétroliers et la visite des chantiers inachevés lancés sous la
Transition.
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| source Smitom |
Chaque jour, les emballages plastiques envahissent nos
courses et nos rues. Sacs, films, barquettes et poches d'eau polluent les sols,
les rivières et les océans. Ces déchets mettent des décennies à se dégrader,
menacent la faune et notre santé. Des microplastiques sont déjà présents dans
l’eau et nos aliments.
Cette pollution dure depuis trop longtemps et menace les
générations futures.
Nous demandons :
L’arrêt progressif mais rapide des emballages plastiques à
usage unique et le passage à des solutions biosourcées, réutilisables ou
compostables.
Pour y parvenir, nous appelons les pouvoirs publics et les
entreprises à :
1. Interdire les emballages plastiques à usage unique et les
poches d'eau plastiques dans la distribution et la restauration.
2. Imposer aux fabricants l’usage de matériaux biosourcés et
compostables, avec des contenants réutilisables.
3. Mettre en place des aides et incitations fiscales pour
accompagner la transition.
4. Utiliser les normes et labels garantissant la
biodégradabilité et la sécurité sanitaire.
5. Développer des campagnes d’information et des
infrastructures de collecte et de compostage.
Ces mesures réduiront durablement la pollution plastique et
stimuleront l’innovation locale.
Plus nous serons nombreux à dénoncer cela, plus les
décideurs agiront vite pour protéger notre environnement et notre santé.
Sélection d’articles à lire sur notre blog pour aller plus
loin :
Les emballages oxo-dégradables : une fraude écologique et économique à
grande échelle en Afrique
https://h2ogabon.blogspot.com/2026/01/les-emballages-oxo-degradables-une.html
Le plastique, entre Dieu et Diable. Notre voyage. https://h2ogabon.blogspot.com/2025/04/le-plastique-entre-dieu-et-diable-notre.html
D'où viennent les microplastiques qui polluent nos océans
? https://h2ogabon.blogspot.com/2024/08/dou-viennent-les-microplastiques-qui.html
Droit de réponse à Monsieur Donald SODJI, directeur d'« Ecologic-Togo » ou «
Candide au pays du plastique »
https://h2ogabon.blogspot.com/2013/06/droit-de-reponse-monsieur-donald-sodji.html
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| source : Gabon Mail Infos |
![]() |
| source : L'Union |
Récapitulatif
des faits de l'accident pétrolier du 24 février dernier : une pollution de brut
s'est répandue dans le quartier de la Côte d'Azur. Le responsable est Total
Gabon EP.
I. Contexte général de l'incident
Un déversement de brut s'est produit le 24 février dans le
quartier de la Côte d'Azur à Port Gentil (Gabon). L'exploitant responsable
est Total Gabon EP. Cet incident s'inscrit dans un contexte plus
large : l'industrie extractive (pétrole, gaz, charbon, minerais) demeure le
secteur d'activité humaine le plus polluant depuis plus d'un siècle. Les
incidents de production sont donc consubstantiels à l’activité d’extraction. Il
convient de les maitriser avec efficacité pour limiter les risques sanitaires
et environnementaux. C’est l’objet des normes QHSE auxquelles ces sociétés sont
assujetties.
II. Infrastructure affectée et contexte technique
A. Identification du pipeline
Selon les sources consultées et les informations de terrain,
la rupture affecte le pipeline reliant le champ d'Anguille (offshore)
au terminal pétrolier de Cap Lopez, opéré par Perenco Oil & Gaz Gabon.
Le sous-sol de Port Gentil est traversé par un réseau multiple de
pipelines (dont 3 pipelines accolés vers Cap Lopez) transportant
du brut gabonais à haute teneur en paraffine, nécessitant une station
de pompage et de réchauffage pour son acheminement vers le terminal.
B. Causes possibles de la rupture
Deux hypothèses sont envisagées :
III. Évaluation critique de l'état des infrastructures
Questions essentielles sans réponse :
|
Aspect technique |
Question |
Implications |
|
Âge des pipelines |
Remplacement depuis les années 1960 (début de la
production) ? |
Usure de ~60 ans potentielle |
|
Protection anti-corrosion |
État du revêtement résiduel en milieu salin ? |
Intégrité structurelle compromise ? |
|
Épaisseur d'acier résiduelle |
Mesures d'épaisseur après ~60 ans d'exploitation ? |
Capacité résiduelle de charge ? |
|
Débit nominal |
Quel est le débit opérationnel du pipeline ? |
Calcul des volumes déversés |
|
Instrumentation moderne |
Installation de capteurs de pression (technologie récente)
? |
Détection précoce des anomalies |
|
Maintenance préventive |
Dates des derniers contrôles et maintenances ? |
Respect des normes de sécurité |
|
Signes avant-coureurs |
Déformations, suintements documentés avant rupture ? |
Défaillance de la surveillance |
Conclusion : Les autorités locales et la société civile attendent des
réponses sur le suivi préventif et l'entretien des installations
vieillissantes. Le tracé des réseaux ne doit plus rester une information
confidentielle.
IV. Quantification du déversement : discordance des
données
A. Volumes déclarés vs. estimés
|
Source |
Volume déclaré |
Observation critique |
|
Total Gabon EP (première déclaration) |
1 m³ |
Significativement sous-évalué |
|
Sources officielles ultérieures |
5 m³ |
Incohérent avec observations de terrain |
|
Calcul théorique sur 5 m³ |
Surface : 500 m² (50 m × 10 m) à 10 cm d'épaisseur |
Géométrie improbable pour une rupture localisée |
|
Estimation H2oGabon (terrain) |
150 m³ de sable souillé |
Basée sur observations directes et discussions de terrain |
Analyse : La discordance entre 1 m³, 5 m³ et 150 m³ indique une absence
de transparence dans la quantification réelle du déversement. Une expertise
indépendante est nécessaire pour établir le volume précis.
V. Contexte économique : augmentation de la production et
risques
Hypothèse formulée : Total Gabon EP aurait-elle
intensifié la production pour capitaliser sur la hausse des cours du pétrole,
exposant des installations vieillissantes à des risques accrus ?
Résultat : La rupture a entraîné une perte
de production estimée à 1-5 jours au rythme de 16 000
barils/jour, générant des pertes de revenus significatives pour l'État
gabonais.
VI. Mesures de mitigation et réinstallation
Action rapide documentée : Total Gabon EP a
procédé à la réinstallation temporaire de 58 habitants du quartier Côte
d'Azur dans un établissement hôtelier local pendant plusieurs jours.
Cette mesure, bien qu'opportune, illustre bien la gravité de la pollution.
VII. Opacité opérationnelle : lacunes de transparence
Domaines où Total Gabon EP refuse de communiquer :
Conclusion : L'absence de transparence contraste
avec la réactivité initiale et perpétue une culture d'opacité
institutionnalisée dans la gestion des incidents environnementaux.
Liens presse :
https://www.union.sonapresse.com/fr/port-gentilpollution-58-personnes-de-cote-dazur-deplacees#
https://gabonmediatime.com/port-gentil-58-habitants-du-quartier-cote-dazur-evacues-suite-a-une-fuite-de-4-metres-cubes-de-petrole-brut/
https://www.gabonreview.com/port-gentil-des-familles-evacuees-apres-une-fuite-dhydrocarbures-a-cote-dazur/
Analyse
critique de l'incident de rupture de pipeline à Port Gentil : Lacunes
informationnelles et exigences de transparence
I. Contexte général de l'incident
Un incident de rupture de pipeline s'est produit à Port
Gentil, entraînant un déversement de brut et nécessitant des opérations de
colmatage et de dépollution. Cependant, Total Gabon EP n'a pas fourni les
données techniques et chronologiques essentielles permettant une évaluation
factuelle des volumes déversés, des délais d'intervention et de l'efficacité
réelle des procédures de remédiation environnementale. Cette analyse structure
les informations manquantes et les questions sans réponse.
II. Paramètres techniques critiques non
communiqués
A.
Caractéristiques du pipeline
|
Paramètre |
Information requise |
Statut |
|
Pression de circulation |
Pression (en bar ou PSI) au moment de la rupture |
❌ Non communiquée |
|
Capacité volumétrique |
Diamètre du pipeline et volume contenu par kilomètre |
❌ Non communiquée |
|
Dispositifs de sécurité |
Présence de vannes anti-retour ou systèmes de fermeture
automatique |
❌ Non communiquée |
|
Débit nominal |
Débits horaires et journaliers du pipeline |
❌ Non communiquée |
B. Volumes résiduels en pipeline
Le brut continuant à s'écouler après la rupture en raison de
la pression résiduelle et de la colonne de brut restant en amont et
aval, l'estimation précise dépend de :
- Volume total contenu dans le pipeline avant la rupture
- Pression résiduelle après arrêt (dépend des vannes anti-retour)
- Point de rupture exact et longueur des sections en amont/aval
- Durée entre la rupture et l'arrêt complet du pompage
Statut documenté : Aucune donnée quantitative fournie
par Total Gabon EP.
III. Chronologie opérationnelle : lacunes temporelles
Question 1 : Heure précise de l'alerte
Fourchette actuelle : 14h30 à 15h00, le 24 février
- Statut : Cette imprécision dans la chronologie est très
théorique et en pratique importante pour calculer les volumes écoulés. Le
Volume étant calculé grâce au Débit et au Temps, cette imprécision de 30
minutes (voire de beaucoup plus), peut représenter plusieurs centaines de
barils comme l’attestent les photos en une de cet article,
Quelles sont les procédures actuelles pour remonter les alertes des
habitants vers l’opérateur pétrolier ? Cette procédure transite t’elle par
les services de la Ville de Port Gentil, par la Direction locale de
l’Environnement de Port Gentil, avant d’être transmise à l’opérateur
pétrolier ? Il y a-t-il un numéro d’urgence disponible ?
Question 2 : Heure d'arrêt complet du pipeline
- Moment critique pour délimiter la durée totale du
déversement
- Essentiellement lié à l'efficacité des procédures d'urgence
- Statut : Non précisé par Total Gabon EP
Questions 5-6 : Opérations de colmatage
|
Étape |
Données requises |
Statut |
|
Début du pompage d'urgence |
Heure exacte et débit de pompage |
❌ Non fourni |
|
Destination du brut pompé |
Localisation et identification des réservoirs |
❌ Non fourni |
|
Fin du pompage |
Heure précise et volume total récupéré |
❌ Non fourni |
|
Pose du collier de colmatage |
Heure début et fin ; type et étanchéité du collier |
❌ Non fourni |
IV. Évaluation des volumes écoulés : calculs impossibles
sans données
Méthode de calcul théorique
Pour déterminer le volume total déversé (V_déversé) :
V_déversé = Débit × Temps de fuite non contrôlée
Où :
- Débit = débit nominal du pipeline à l'heure de la rupture
(non fourni)
- Temps de fuite non contrôlée = Heure d'alerte → Heure d'arrêt complet
(imprécis)
Le volume résiduel pompé (V_pompé) dépend de :
- Capacité du pipeline et pression résiduelle
- Durée totale des opérations de pompage (non fournie)
- Efficacité réelle du pompage d'urgence
Conclusion : Aucune quantification fiable ne peut
être actuellement être établie.
V. Procédures de dépollution : protocoles insuffisamment
documentés
A. Protection du personnel (Constat initial)
Les photos d'équipes de dépollution et de colmatage révèlent
des équipements de protection sommaires. Les problématiques identifiées sont
les suivantes :
- Exposition aux vapeurs hydrocarbonées : Le brut et
ses émanations volatile (benzène, toluène, xylènes) présentent des risques
cancérogènes documentés,
- Absence de protocole sanitaire formalisé : Aucune
mention d'équipement de protection respiratoire (masques FFP3/SCBA),
- Absence de protocoles de décontamination personnels
: Procédures de change quotidien des tenues, traitement biologique — non
documentées.
B. Dépollution de la couche superficielle
|
Question |
Information requise |
Statut |
|
Heure de début |
Chronologie exacte des opérations |
❌ Non fourni |
|
Quantité de sable superficiel contaminé |
Volume en tonnes ou m³ prélevé |
❌ Non fourni |
|
Méthode de ramassage |
Procédé utilisé (manuel, mécanique) |
❌ Non fourni |
|
Profondeur d'excavation |
Profondeur atteinte par les opérations de
forage/excavation |
❌ Non fourni |
C. Traitement en profondeur
|
Question |
Information requise |
Statut |
|
Analyse du sable profond |
Méthode d'analyse (chromatographie gazeuse ?) et résultats
avant recouvrement |
❌ Non fourni |
|
Activateurs biologiques/enzymatiques |
Types de produits appliqués, dosages, durée de traitement,
fabricants |
❌ Non fourni |
|
Durée de suivi post-traitement |
Période de surveillance environnementale prévue |
❌ Non fourni |
|
Traitement du sable contaminé |
Localisation de la centrale de traitement, méthodes de
remédiation, responsable |
❌ Non fourni |
VI. Synthèse des lacunes et implications
Responsabilité et redevabilité
L'absence de communication sur ces paramètres essentiels
empêche :
1. Vérification indépendante des volumes réels déversés
et restitués
2. Évaluation de la qualité des interventions d'urgence
(délais, efficacité)
3. Conformité réglementaire aux normes de protection du
personnel et de l'environnement
4. Remédiation vérifiable : absence de preuves
d'analyse ou de traitement effectif
Points de préoccupation majeurs
- Opacité volontaire : Total Gabon EP a choisi de ne
pas répondre à ces questions
- Risques sanitaires documentés : équipements
insuffisants pour manipuler des hydrocarbures carcinogènes
- Absence de traçabilité environnementale : aucun
protocole de suivi post-incident
VII. Conclusion
Cet incident aurait dû servir de référence en matière de
bonnes pratiques pour les opérateurs pétroliers du Gabon. Au lieu de cela,
il exemplifie une défaillance systémique de transparence et de communication
de la part de Total Gabon EP et des sous-traitants impliqués.
Nous sommes en attente d'une réaction substantielle et
formelle de Total Gabon EP et des entreprises ayant participé aux opérations
d’urgence.
Article enrichi avec l'aide de l'agent IA Claude Sonnet 4.6
d'Anthropic.
Le ROLBG nous a contacté à la suite d’une pollution
pétrolière détectée à Setté Cama, qui a été portée à la connaissance de la
presse et des principaux ministères concernés au Gabon : ministère de la
Mer et de l’économie bleue, ministère du Pétrole et du gaz, ministère de l’Intérieur
et ministère des Eaux et Forêts.
Nous sommes consternés qu’à ce jour aucune mission n’ait
été missionnée sur le terrain pour :
- déterminer la source de la pollution,
- arrêter la source de la pollution,
- délimiter la zone de la pollution,
- engager les travaux de dépollution dans les règles de l’art et sous
surveillance de la société civile.
Ce nouvel incident intervient dans une zone touristique,
tout comme une précédente alerte que nous avions publiée en 2012 pour une pollution
dans le Fernan Vaz. Qui est fautif ?
Faudrait-il que le Président Oligui Nguema se déplace en personne à Setté Cama,
haut lieu de tourisme au Gabon, pour que cette situation soit enfin prise en
compte ?
Le site de Setté Cama
est une zone protégée faisant partie depuis 1986 des zones humides de la
convention de Ramsar. Qu’en pensent les riches touristes étrangers qui séjournent
dans ces luxueux lodges de l’Ogooué Maritime ? Est-ce l’image que le Gabon
veut véhiculer à l’étranger ?
Suivez l'intervention de Henri Michel Auguste, Président de H2oGabon à partir de la minute 38.
Lien Facebook
Contexte législatif et historique
L'interdiction
des plastiques à usage unique est entrée en vigueur au Gabon le 23 septembre
2025, en application de l'article 5 de l'ordonnance n°0012/PR/2024 du 26
février 2024, ratifiée par la loi n°009/2024 du 5 août 2024.
Cette mesure nécessaire intervient près de quinze ans après
une première
tentative initiée en mars 2010 à Port-Gentil par l'ancien Président Ali Bongo
Ondimba. À l'époque, bien que nous ayons salué cette initiative et alerté
le Chef de l'État sur les enjeux, l'influence des lobbies de fabricants
d'additifs avait entravé son application effective.
Il aura fallu une décennie et demie pour que l'État
parvienne à imposer cette réglementation face à des intérêts privés puissants.
La fraude des plastiques oxo-dégradables
Depuis quinze ans, certains industriels commercialisent des
plastiques dits « oxo-dégradables » en les présentant faussement comme
biodégradables. Cette pratique constitue une fraude avérée, la biodégradabilité
étant strictement encadrée par la norme EN 13432.
La dangerosité et l'inefficacité écologique de ces matériaux
ont conduit à leur interdiction stricte :
Carences législatives et impact environnemental
Les législations africaines auraient dû imposer la
norme EN 13432 et les certifications TÜV Austria ou DIN
CERTCO (labels OK Compost). En omettant ces précisions, les
législateurs ont laissé le champ libre aux produits oxo-dégradables, souvent
préférés car moins coûteux que les véritables bioplastiques compostables.
Ces plastiques oxo-dégradables contiennent des métaux lourds
et se fragmentent en microparticules, polluant gravement l'environnement marin
et terrestre au lieu de se biodégrader.
Situation au Gabon : une double escroquerie
Au Gabon, une double fraude a été constatée : des sachets
oxo-dégradables sont étiquetés abusivement « oxo-biodégradables ». Nous
alertions déjà sur ces dérives dès 2013.
Enjeux économiques et appel au Président de la République
Compte tenu des volumes de consommation, la filière des
plastiques oxo-dégradables génère probablement entre 24 et 36 milliards
de FCFA par an au Gabon.
Nous appelons respectueusement le Président de la
République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguéma, à ne pas céder aux
pressions de ces lobbies. La transition vers de véritables emballages
biodégradables et compostables est impérative pour la santé publique,
l'environnement et l'image du Gabon en tant que leader écologique sous-régional.
C’est un pas en avant pour favoriser l'économie du Tourisme local et
international.
Bonsoir à toutes et à tous,
Le jeudi 11 décembre 2025, H₂O GABON a eu l’honneur d’être
conviée à travers son Président H. M. AUGUSTE, à un échange à l’École Nationale
de Commerce de Port-Gentil. Cette intervention complétait la projection d’une
interview réalisée par M. Fabien MÉYÉ déjà publiée il y a plusieurs mois sur nos
réseaux sociaux.
Cette rencontre s’est tenue de 15h00 à 17h30, en présence d’un public composé
d’élèves, d’enseignants et de responsables administratifs. Le thème abordé
était : « Le changement climatique, cause de la disparition annoncée de
Port-Gentil ».
Un moment d’échange riche et engagé autour des risques
environnementaux qui touchent directement notre avenir commun.
Cette intervention à l’ENC Port Gentil complète notre propos
de cette semaine lors du point focal du plan Climat de Port Gentil.
![]() |
| Crédit Photo Sherpa |
Les industries extractives (pétrole, gaz, mines, carrières,
etc.) sont essentielles à l'économie mondiale, mais elles génèrent des impacts
graves et souvent irréversibles sur l'environnement et la santé des
populations.
1. IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX,
- POLLUTION DES EAUX : l’extraction minière et pétrolière
contamine les nappes phréatiques et les rivières avec des métaux lourds
(mercure, arsenic, plomb), des hydrocarbures ou des produits chimiques.
- DÉFORESTATION : l’ouverture de sites miniers détruit des
forêts entières, affectant la biodiversité.
- ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE : l’exploitation de
combustibles fossiles contribue largement au changement climatique.
- DÉGRADATION DES SOLS : l’exploitation à ciel ouvert
appauvrit les terres agricoles et provoque l’érosion des sols.
2. RISQUES POUR LA SANTÉ HUMAINE.
- MALADIES RESPIRATOIRES ET SA COHORTE DE CANCERS : causés
par l’exposition aux poussières fines, gaz toxiques, et métaux lourds.
- INTOXICATIONS CHRONIQUES : liées à l’eau ou aux aliments
contaminés.
- TROUBLES NEUROLOGIQUES ET MALFORMATIONS CONGÉNITALES :
observés autour de certains sites miniers (ex. mercure dans l’orpaillage).
3. INDUSTRIES LES PLUS POLLUANTES.
- EXTRACTION PÉTROLIÈRE ET GAZIÈRE : émissions de méthane,
fuites de pétrole offshore et onshore, torchage.
- INDUSTRIES MINIÈRES (or, cuivre, bauxite, uranium) :
produits chimiques, déversements de résidus toxiques.
- CHARBON : très polluant à toutes les étapes (extraction,
combustion, déchets).
- ORPAILLAGE ILLÉGAL : souvent hors contrôle, extrêmement
destructeur pour les écosystèmes et la santé.
4. SOLUTIONS ET PISTES D'ACTION.
- RENFORCEMENT DES LÉGISLATIONS environnementales et
sanitaires.
- SUIVI ET TRANSPARENCE des activités extractives par les
gouvernements et la société civile.
- TECHNOLOGIES PROPRES et pratiques minières responsables
(zéro rejet, recyclage des eaux).
- TRANSITION ÉNERGÉTIQUE vers des sources renouvelables.
- CONSULTATION DES POPULATIONS LOCALES et respect du
consentement libre et éclairé.
- REBOISEMENT ET RÉHABILITATION des sites après
exploitation.
CONCLUSION :
Le développement ne peut être durable s’il se fait au
détriment des écosystèmes et de la santé humaine. Encadrer, surveiller, et
transformer les industries extractives est aujourd’hui un impératif pour
protéger les générations présentes et futures.
SOURCES :
1.
Responsible Mining Foundation – RMF :
www.responsibleminingfoundation.org/app/uploads/RMF_Harmful_Impacts_Report_FR.pdf
2. WRM: www.wrm.org.uy/fr/files/2004/03/Minerie_Impacts_sur_la_societe_et_lenvironnement.pdf
3.
negawatt.org:
www.negawatt.org/impacts-extraction-miniere
4. environnement.gov.ma: (Gouvernement du Maroc)
6. infoterre.brgm.fr:
www.infoterre.brgm.fr/rapports/RP-56652-FR.pdf
7. Business
& Human Rights Resource Centre:
https://media.business-humanrights.org/media/documents/files/documents/Industries_extractives_en_Afrique_Francophone_-_briefing_-_oct_2015.pdf
8. recherche-expertise.asnr.fr:
Article rédigé avec ChatGpt 5 en version gratuite.
H. M. AUGUSTE
Président, Conseiller Scientifique et Technique,
Membre de la Commission Scientifique et Technique de l’ONG H₂O GABON,
B. P. 1991 – Port-Gentil, GABON.
Tél. : +241 74 09 21 51 (WhatsApp).
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr
Blog : h2ogabon.blogspot.com
Facebook : H₂O GABON
1 - CROISSANCE VS CLIMAT, les pays en développement
demandent plus de temps pour se développer économiquement, tandis que les pays
du Nord exigent des réductions rapides d’émissions.
DILEMME : comment concilier développement et sobriété
carbone ?
2- ENERGIES FOSSILES VS TRANSITION VERTE, certains États
continuent d’investir dans le pétrole, le gaz et le charbon malgré les
engagements climatiques.
DILEMME : stopper net ou planifier une sortie progressive ?
3 - ENGAGEMENTS VOLONTAIRES VS CONTRAINTES JURIDIQUES, la
majorité des contributions climatiques restent non contraignantes.
DILEMME : faut-il imposer des sanctions aux pays qui ne
respectent pas leurs promesses ?
4 - CRÉDIT CARBONE VS RÉDUCTION RÉELLE DES ÉMISSIONS, des
entreprises et États préfèrent compenser plutôt que transformer leurs
modèles.
DILEMME : les marchés des crédits carbone servent-ils
vraiment le climat ou sont-ils une échappatoire ?
5 - FINANCEMENT NORD -SUD, les pays vulnérables attendent
les 100 milliards de dollars promis pour l’adaptation, souvent non versés.
DILEMME : la justice climatique peut-elle exister sans solidarité
financière réelle ?
H. M. AUGUSTE
Président fondateur, membre de la Commission scientifique et technique,
H₂OGABON (ONG)
B. P. 1991
PORT-GENTIL GABON
TÉL : (+241) 074092151 (WhatsApp)
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