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lundi 5 août 2024

lundi 26 septembre 2022

Gabon, la menace climatique : l'érosion risque de faire disparaître Port Gentil • FRANCE 24 : Signez notre pétition!

Reportage de France24 du 22 Septembre 2022.

Risque en 2050 : + 6 mètres!




Nous venons de publier les rushs du reportage de France24. A voir sur notre chaine TV Youtube.


Signez notre pétition de Novembre 2021 : 

À vos pirogues, l'eau monte... Tous ensemble, sauvons Port-Gentil. 


Et retrouvez une sélection d'autres articles de notre blog :

jeudi 3 septembre 2020

H2oGabon au « CONSEIL NATIONAL CLIMAT, le Projet Plan National d’Adaptation au Changement Climatique »,

 



Le mardi 25 Août 2020 s’est tenu dans la salle de réunion du Gouvernorat de Port-Gentil, sous l’égide du « CONSEIL NATIONAL CLIMAT, le Projet Plan National d’Adaptation au Changement Climatique », un atelier de rencontre institutionnelle, de sensibilisation des parties prenantes à l’adaptation et de renforcement des capacités aux enjeux autour du Changement Climatique.

 


Contexte :

 

Dans le cadre d’un partenariat avec le Fond Vert pour le Climat (GCF), le GABON a démarré les travaux d’élaboration de sa Stratégie Nationale d’Adaptation, qui vise à combler l’absence de données scientifiques en la matière, à mettre en place un système de suivi climatique et à proposer des politiques et projets pour dresser les vulnérabilités de notre pays. Les activités techniques du projet sont assurées par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux sous la supervision du Conseil National Climat.

Comme nous le constatons, les effets du Changement Climatique en termes d’érosion côtière et d’augmentation des inondations se font déjà sentir et menacent de s’aggraver à l’avenir.

Une mission de consultants internationaux, nationaux en Gestion côtière, Secteur Privé, Finance publique-Economie et Développement Stratégiques, commis afin de collecter les informations utiles à l’élaboration du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNA), se tient ce jour à Port-Gentil.

Au regard de la pertinence de l’initiative, la contribution de toutes les institutions nationales et internationales des secteurs public, privé, de la société civile est nécessaire pour l’élaboration d’un solide Plan National d’Adaptation. Le renforcement des capacités, de la sensibilisation des communautés, des parties prenantes vulnérables aux processus d’adaptation est également essentielle et fait l’objet de la 2iéme  journée d’atelier cette année, la 1ière  s’étant tenue l’année dernière.

 

 

Objectif :

 

Cet atelier a pour objectif de sensibiliser et d’informer les collectivités locales de Port-Gentil sur les enjeux autour de la problématique du Changement Climatique ainsi que la pertinence de leur implication dans l’élaboration du Plan National d’Adaptation. Elle se veut inclusive et partagée.

Les objectifs visés sont les suivants :

1) Présenter le projet d’élaboration de la Stratégie du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique au cours d’une réunion multi-acteurs ;

2) Présenter la vulnérabilité de Port-Gentil dans le contexte du Changement Climatique ;

3) Rencontrer les administrations locales, le secteur privé, la société civile, les communautés de      pêcheurs, etc...;

4) Former les communautés locales et autochtones ainsi que la société civile aux stratégies d’adaptation au Changement Climatique en milieu rural et côtier ;

5) Former les communautés rurales, le secteur privé local (entrepreneurs, associations autochtones) aux enjeux du Changement Climatique, à l’élaboration des projets pour une contribution effective au choix et à l’élaboration des projets qui seront proposés.

 

 

Intitulé des différents thèmes présentés par les consultants :

 

1) Point sur les enjeux autour de la phase 1 de l’élaboration du PNA au Changement Climatique ;

2) Restitution des activités et plan de travail de la phase 1 des consultations ;

3) Présentation des enjeux autour de l’élaboration d’une stratégie globale pour la rationalisation d’un système de gestion de l’information climatique ;

4) Sensibilisation des institutions publiques puis privées sur l’importance de la planification de l’adaptation, du renforcement des capacités des communautés locales aux stratégies et des rudiments relatifs au Changement Climatique ;

5) Sensibilisation des acteurs sur l’évaluation des impacts et des opportunités économiques dus au Changement Climatique dans tous les secteurs ;

6) Sensibilisation et renforcement des capacités des communautés, des entrepreneurs individuels sur les enjeux autour de l’adaptation au Changement Climatique ainsi que de l’organisation stratégique pour la capitalisation des fonds d’investissements ;

7) Sensibilisation pour la mise en place d’une plateforme institutionnelle incluant les communautés locales et la société civile de Port-Gentil pour le suivi du processus d’élaboration du Plan National d’adaptation au Changement Climatique.

 

 

Résultats attendus :

 

1) Les institutions, les collectivités locales et les communautés de Port-Gentil sont informées, sensibilisées sur les enjeux autour du Changement Climatique puis de l’importance de l’élaboration du PNA ;

2) Les communautés rurales,  les collectivités locales, les institutions privées, la société civile de Port-Gentil formées et leurs capacités renforcées pour une meilleure adaptation au Changement Climatique ;

3) Les communautés rurales,  les collectivités locales, les institutions privées, la société civile de Port-Gentil participent et devront faire des recommandations adaptées à leur contexte régional pour l’élaboration du PNA ;

4) Les recommandations des institutions et les communautés de Port-Gentil sont prises en compte lors de la rédaction de 2 à 3 propositions de projets devant être soumises comme acceptables lors de la consultation avec le secteur privé ;

 

 

L’avis de H2O GABON, au travers de son Président

Monsieur H. M. AUGUSTE lors de son interview télé

 

 

1) Trop de sujets abordés dans cet atelier en si peu de temps ; (Environ 5 heures)

 

2) Exposés Trop scientifiques et trop techniques pour la plupart des gens présents (sociétés de place, représentants de l’administration et de la municipalité) ; Leur utilité est donc très discutable ;

 

3) A delà de la forme et du fond, pour H2O GABON, tout ce qui a pu être dit lors de cet atelier ne fait que confirmer la disparition de la ville de Port-Gentil sous les eaux à plus ou moins long terme, comme nous l’avons déjà martelé sans être écoutés ;

 

4) Nous regrettons que ce 2ième atelier n’ait présenté aucun plan de sauvetage de la ville de Port-Gentil, qui devrait cependant être une priorité ;

 

5) H2O GABON a signalé que pour le Gabon, le cas de la ville de Port-Gentil est l’urgence absolue à traiter du fait de son  absence de relief et de son importance économique (exploitation pétrolière et 85% des exportations du pays) ;

 

6) Nous avons pris note que les différents services en charge de la lutte contre le Changement Climatique n’ont pas les moyens financiers de leur vocation et de leur ambition affichée. «Collecter, analyser et trouver des solutions pérennes ».

 

7) En conclusion, H2O GABON aurait souhaité moins d’ateliers scientifiques mais plus d’actions concrètes. Nous estimons avoir plus de 20 ans de retard par rapport aux autres pays dont les villes sont confrontées au Changement Climatique et à la Montée inéluctable du niveau des Océans.
Face à la submersion inéluctable de la Ville de Port Gentil, poumon économique du Gabon, nous avons cité 3 solutions :
a- défense de la presqu’île de l’île Mandji : enrochement, digues, pompages, canaux d’évacuation des eaux et entretien des installations.

b- reconstruction de la Ville sur l’eau : création de blocks flottants, autonomes en énergie et en eau pour l’habitation et le commerce et artisanat, déplacement de toutes les industries (pétrole, bois) sur des barges flottantes.
c- déplacement de toute la Ville dans les terres à 8-10 km du trait de côte, reconstruction de toute la ville et des industries.



Sur notre blog :

 

Port Gentil, Gabon : Dérèglement climatique : Urbanisme, Inondations + affaissement de la ville, Janvier 2020

 

Interview sur la radio La Voix de la Dola, Ndendé, Gabon : Cop23 Fidji / Port Gentil confrontée à la remontée des eaux et à la disparition en l’état, Avril 2018


Haro sur Port-Gentil, une ville exposée à tous les risques, Novembre 2011

 


mardi 11 août 2020

Journée Internationale de la Conservation des Ecosystèmes : Interview de Henri Michel AUGUSTE, Président H2o Gabon

 Interview réalisée par  Monsieur Dany KOULE TOLLE par téléphone pour la radio FM «  La Voix de NDOLA », auprès de Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, Président de l’ONG H2O GABON à Port-Gentil.




La planète célèbre la Journée Internationale de la Conservation des Ecosystèmes le 26 Juillet 2020, depuis 5 ans. L’accent est mis cette année sur la Protection et la Valorisation des Mangroves. Concernant le Gabon, les Ecosystèmes côtiers du GABON subissent de vastes pressions, destructions à des fins immobilières et autres...

 

 

Dany KOULE TOLLE :

Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, vous êtes le Président de l’ONG H2O GABON, vous êtes à Port-Gentil. Pour votre ONG, qu’elle est l’intérêt de protéger et de valoriser les Mangroves ?

 

Henri Michel AUGUSTE :

Je vais vous dire que ce n’est pas l’intérêt mais les intérêts de protéger et de valoriser les mangroves, je ne sais pas si vous avez vu sur la page Facebook de H2O GABON, le post à ce sujet du 26/07/2020, dont voici le  lien (https://www.facebook.com/1271037369674343/posts/3002894136488649/), où l’on voit l’intérêt de protéger la Mangrove pour combattre efficacement l’érosion côtière, ça c’est l’un des aspects intéressant. Un autre aspect, la Mangrove joue le rôle de filtre pour les rivières et les fleuves qui se jettent dans l’Océan, en bloquant dans les méandres de ces racines les alluvions (la boue), les matières organiques transportées, etc, par ces derniers. Ce qui a pour conséquence de rendre plus claire les eaux à la sortie des Mangroves. Les alluvions et les déchets organiques ainsi bloqués, servent de substrat fertile pour le développement de la Mangrove, ainsi que de réservoir pour la Biodiversité, encore un autre aspect, il vous faut savoir que la Mangrove est un des écosystèmes le plus riche à l’hectare. Je m’explique, d’abord c’est lieu où les poissons et les oiseaux viennent pondre leurs œufs, ainsi qu’une zone d’alevinage, de nourrissage des alevins et des sub-adultes, dû à la forte présence de phytoplancton, de zooplancton. Vous y trouverez également de nombreuses espèces  de crustacés et de coquillages, qui permettent une petite activité commerciale pour les riverains et autres, qui pour ces derniers est un moyen de vivre de cette activité de pêche, souvent réservée aux femmes. Puis une fois la barrière formée par la Mangrove vous trouverez tous les types de poissons qu’ils soient végétariens ou carnassiers. Voilà, en général les différents points essentiels que l’on peut relever et dire pour la Préservation des Mangroves. Attention, donc préservons et restaurons les Mangroves, c’est dans notre intérêt et pour notre plus grand bénéfice, ainsi que pour les générations futures. Il vous faut savoir que c’est l’un des écosystèmes les plus impactés par l’homme depuis de nombreuses décennies car pendant les siècles passés, la Mangrove était considérée comme un milieu insalubre et infesté par des maladies mortelles pour l’homme.

 

D.K.T :

Nous avons constaté que les rivières qui se bouchent peuvent avoir des conséquences sur l’habitat de l’homme, qu’en pensez-vous ?

 

H. M. A. :

Bien souvent quand une rivière se bouche, d’une part c’est un phénomène naturel et d’autre part très souvent cyclique, mais de nos jours c’est aussi une conséquence de la modification par l’homme du milieu. Quand le cycle est naturel et non perturbé par l’homme, le niveau va augmenter jusqu’à ce que la pression de la rivière soit trop importante, la bande de terre qui obstruée son passage finit par céder et cela se produit en général à marée descendante ou basse. C’est très rare que ce phénomène soit un effet définitif.

 

D.K.T :

Au niveau de Port-Gentil, qu’elle est le rôle que vous jouez surtout dans la protection et dans la lutte contre l’érosion avec la municipalité ?

 

H. M. A. :

Nous avons un projet en préparation avec la Mairie de Port-Gentil en vue de restaurer une Mangrove dans un des quartiers de la ville. Cela, je pourrais vous en parler plus en avant et plus largement

quand les avancées seront significatives. Car vous savez très bien que dans notre pays beaucoup de projets se terminent « En éléphant blanc », évidemment  ce n’est pas le but que je poursuis pour ce dossier.

 

D.K.T :

Depuis au moins 3 décennies, le littoral de Port-Gentil s’érode de plus en plus, la montée de l’Océan est flagrante, il y a également la situation du quartier de Matanda, il se trouve que le constat est le même du côté du Cap Lopez. Et là, est-ce que vous pensez pouvoir faire quelque chose pour palier à ces urgences ?

 

H. M. A. :

Les urgences sont celles que l’on connaît tous, c’est d’abord le Réchauffement Climatique qui provoque la montée des Océans, la destruction des Mangroves ainsi que la modification du trait de côte à des fins immobilières et industrielles, qui fait que nous nous trouvons face à cette érosion galopante sur la ville de Port-Gentil et par extension sur l’île Mandji. C’est vrai que le Changement Climatique, n’est pas dû fait du Gabon mais de toutes les nations de la planète, avec une forte responsabilité des pays les plus industrialisés. Concernant la montée des Océans, c’est une des conséquences du Réchauffement Climatique, il se trouve que cette montée des Océans se répercute tout autour de la planète avec des conséquences qui se font déjà sentir dans les îles du Pacifique, par l’abandon de certaines îles devenues inhabitables et de zones comme au Bengladesh, avec des déplacements de population assez importants, voire de nouveaux réfugiés fuyants la montée des eaux de leurs pays respectifs. Par contre pour le Gabon, la destruction des Mangroves et les modifications du trait côtier pour des constructions immobilières et industrielles, cela est entièrement de notre responsabilité collective et individuelle. Et si on ne fait rien cette érosion va se poursuivre de plus en plus vite, il nous faut comprendre que Port-Gentil et l’île Mandji sont voués à disparaître progressivement pour l’estimation la plus pessimiste de 25 à 30 ans, pour l’estimation les plus optimistes environ 50 ans (voir les différentes cartes que l’on trouve sur internet dont celle de National Geographic), une grande partie de l’Île Mandji sera sous les eaux. Donc, il se trouve que cela est de notre responsabilité collective, de se battre pour protéger et restaurer les Mangroves afin de freiner la Montée des eaux trop rapidement ainsi que d’interpeler nos politiques afin qu’ils s’entendent pour travailler à juguler le Réchauffement Climatique au niveau des différents Sommets de la Terre à venir. Malheureusement, dans toutes mes lectures, je ne vois pas les  Gouvernants  des différentes Nations avoir la volonté d’agir dans ce sens.

 

D.K.T :

Il y a quelques années le Gouvernement a lancé le projet de zone franche de l’Île Mandji. Aujourd’hui, qu’elle est votre point de vue sur ce projet ?

 

H. M. A. :

De ce projet, je peux me permettre d’en parler, car il se trouve que j’ai été l’un des principaux acteurs opposés à ce dernier, à mes yeux cette zone franche allait détruire une part importante de Mangrove et bouleverser profondément le trait de côte ainsi que les fonds sous-marins. Malheureusement, cela n’a pas empêché la destruction de plusieurs dizaines voire de plusieurs centaines d’hectares de Mangrove, pour un projet qui est moribond voire stoppé et je pense qu’il le restera ! Il y a suffisamment de zones franches qui ont essaimé dans le Golfe de Guinée pour que l’Île Mandji en devienne une de plus. Etant donné que la partie en eau profonde est déjà occupée par le terminal pétrolier du Cap Lopez, donc par voie de conséquence cela voulait dire d’importants travaux d’aménagements du trait de côte et des fonds sous-marins, il aurait fallu creuser, draguer et effectuer des travaux d’entretien régulier pour éviter au sable de redescendre dans la partie profonde, d’où un très gros impact environnemental sur cette partie de l’Île Mandji. Voilà en quelques phrases, pourquoi dès le départ je me suis opposé avec détermination voire lucidité à ce projet couteux et inutile. Il se trouve que quelques temps plus tard, j’ai été invité à une rencontre à Libreville avec le Directeur Général  d’OLAM, Monsieur Gagan GUPTA, organisé sous l’égide de Monsieur Nicaise MOULOUMBI de l’Association Croissance Saine Environnement, pour exposer les différents arguments de l’opposition de mon ONG H2O GABON à ce projet de zone franche en présence de Monsieur Alain ENGONE ONDO, Délégué H2O GABON pour la province de l’Estuaire. Si ce projet s’était poursuivi, malgré mes arguments, j’étais monté avec un dossier de projet de pôle vert pouvant utiliser la zone à moindre coût, que j’ai pu lui exposer de vive voix lors de cette réunion qui s’est tenue dans les locaux d’OLAM. Lien Pôle industriel Vert.

 

D.K.T :

A chaque saison des pluies, il y a ce problème récurrent d’inondations de nombreuses zones de la ville de Port-Gentil. Qu’elles sont les propositions et recommandations que vous pourriez faire à la Mairie ?

 

H. M. A. :

Il faut impérativement récurer les caniveaux, les canaux régulièrement et non comme trop souvent une fois par an, voir jamais pour les canaux. Ensuite, il faudrait faire des campagnes de sensibilisation auprès de la population pour éviter de prendre les caniveaux et les canaux pour des poubelles. La proposition que je souhaiterai faire concernant la saison des pluies afin de ne pas engorger les canaux, auprès de la mairie serait d’envisager un système de récupération des eaux de pluies par  pompage dans les caniveaux, puis enfin un stockage à l’extérieur de Port-Gentil. A marée basse cette eau de pluie serait évacuée dans l’océan après un filtrage et une dépollution de ces eaux chargées en pollution diverses et variées. Ce serait la solution idéale mais temporaire, sachant que cette solution demande des financements et une réelle volonté de régler ce problème récurrent qui ne fera que s’amplifier au fil des années qui passent. Sachant que cela est une solution temporaire, que Port-Gentil et l’Île Mandji seront en grande partie sous les eaux tôt ou tard comme je le disais tout à l’heure. Il serait temps de créer une Commission en vue de réfléchir au problème de la Montée des eaux océaniques et des inondations, en vue de prendre la seule solution idoine et pérenne, envisager le déménagement de Port-Gentil vers l’intérieur des terres. Mais la première décision serait de protéger et restaurer les Mangroves afin de freiner cette montée des eaux, puis de régler temporairement le problème des inondations. Car temps que les Nations n’auront pas pris la bonne décision afin de régler le Réchauffement Climatique, le niveau des Océans ne fera que monter malheureusement. D’ailleurs d’après les cartes mondiales de la montée des Océans, les traits de côte dans le monde devraient reculer de 2 à 10 Km selon le relief d’ici 2050 selon les différents rapports du GIEC, organisme international d’experts du climat qui suit cela et qui à chaque rapport revoit à la hausse les différents paramètres chaque année, malheureusement... C’est à nous de nous adapter à ces nouvelles conditions climatiques et de vie pour le bien de l’espèce humaine.

 

Confère les différentes cartes : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblerai-le-si-la-glace-continentale-venait-fondre et https://limportant.fr/infos-planete/56/278691

 

D.K.T :

Dans l’Article 64 du Code de L’Environnement au Gabon, on interdit la construction et l’exploitation dans les milieux sensibles comme les Mangroves, comme vous l’avez relevé d’ailleurs. Mais sur le terrain, la réalité est alarmante que font les ONG’s « Vertes » à ce niveau ?

 

H. M. A. :

C’est vrai qu’ils existent des articles de lois dans le Code de l’Environnement du Gabon, il y a le texte mais la réalité du terrain nous prouve le contraire et ce n’est pas que le cas du Gabon, mais cela se retrouve dans tous les pays du monde, pour notre plus grand malheur. Même si de temps en temps, dans un pays une ONG finit par avoir gain de cause, cela est trop ponctuel alors que cela devrait être la norme. Tant que les gouvernants seront inféodés aux multinationales et aux lobbyistes de ces dernières, les problèmes auront du mal à se résoudre. Pour que cela change, il faudrait que les gouvernants ne soient plus dépendants de la pression qu’exercent sur eux les Multinationales, qui font pour notre planète ce qu’elles veulent. Je pense que pour notre bien à tous, il serait bon de créer un Tribunal International pour la Protection de l’Environnement et de la Nature, sur le modèle de la C.P.I., c’est pour cela que nous n’avons pas le droit de baisser les bras pour l’avenir de notre planète et des générations futures.

 

D.K.T :

Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, le président de l’ONG H2O GABON était l’invité du jour dans l’émission FOCUS de la radio de la Voix de la DOLA.  

 

H. M. A. :  

Permettez-moi, de vous remercier pour m’avoir permis de m’exprimer sur ce sujet d’actualité.



Interview Audio - La Voix de la NDOLA

Proposition d'un pôle industriel alternatif à la Zone Industrielle de Port Gentil (ZIEC)


lundi 30 avril 2018

Interview sur la radio La Voix de la Dola, Ndendé, Gabon : Cop23 Fidji / Port Gentil confrontée à la remontée des eaux et à la disparition en l’état



Interview sur la radio La Voix de la Dola, Ndendé, Gabon : Cop23 Fidji / Port Gentil confrontée à la remontée des eaux et à la disparition en l’état

La voix de la Dola (Ndendé) – 90 FM

A l’occasion de la Cop23 Bonn / Fidji (Novembre 2017), les chefs d’Etat se sont réunis.
Les experts du GIEC  sont très inquiets et 15 000 scientifiques ont adressé une lettre ouverte sur la problématique du changement climatique aux dirigeants politiques des Etats.
Monsieur Trump s’est retiré de la COP au titre des USA.
La Russie ne fait pas partie de la COP, la Chine pousse avec ces gros moyens pour tacler les problématiques locales de pollution notamment.

Le changement climatique (cyclones, typhons, 100 millions de réfugiés climatiques) emporte un changement nécessaire dans les comportements des consommateurs. La transition coute cher pour les sociétés multinationales aussi, qui renâclent et imposent à certains dirigeants leur politique (Donald Trump et le lobby du pétrole et du charbon).  La dépendance des industries aux hydrocarbures doit cesser, mettons en avant les productions énergétiques alternatives.

Le changement climatique est une réalité (inondations, pluies torrentielles), surtout pour les villes côtières comme Port Gentil  devant les périls de la remontée du niveau de la mer.
Quelles solutions envisager?
Se battre pour défendre l’ile Mandji contre la remontée des eaux (digues, écluses + entretien), avec le soutien de la Banque Mondiale, comme aux Seychelles. C’est pour nous sans issue.
Déplacer la ville de Port Gentil sur l’eau (comme en Hollande, Floride). La solution la plus pérenne.
Déplacer Port Gentil à 10-15 km dans les terres, sur des zones élevées, à l’abri.

Nos hommes politiques doivent penser aux générations futures, même si ils ne seront plus là pour voir leurs projets se réaliser. Il faut cesser d’être égoïste.

A écouter ici avec VLC (format MP3).



Sur cette même thématique (COP23 Bonn / Fidji), écoutez notre intervention enregistrée à Port Gentil, à notre siège social en Novembre 2017. C'est un fichier MP3 à écouter avec VLC, sur votre smartphone, tablette, PC.