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samedi 7 mars 2020

Nzeng Ayong, Libreville, pluie diluvienne, ses bassins versants, ses inondations


Nzeng Ayong, Libreville, pluie diluvienne, ses bassins versants, ses inondations


Ce samedi 7 Mars 2020 à Libreville, une forte pluie a fait le malheur des populations de Libreville. La plupart des maisons ont subi des inondations. Notre reportage photos ci-dessous décrit les conséquences d'une mauvaise urbanisation et le manque d'infrastructures et / ou d’entretien des bassins versants.

Reportage photos réalisé par Alain Engone Ondo
Délégué Provincial H₂OGabon, Estuaire

un couple est en train de vider l'eau de leur villa au quartier Montalier de Nzeng Ayong.



Une traversée dangereuse pour les véhicules.

Torrent d’eau inondant des commerces et provoquant des pertes financières sur les équipements de conservation et de production électrique et leurs produits.

Un conducteur a réussi à traverser le torrent.

Les populations librevilloises courent le risque de se noyer, l'eau jusqu'aux genoux, pour regagner leurs domiciles.

Deux jeunes élèves sont surpris de constater les dégâts des eaux et n'arrivent plus à regagner leur domicile.

Les maisons sont inondées au quartier SOTEGA le long de l'échangeur de Nzeng Ayong. La capitale administrative du Gabon, Libreville, autrefois appelée Libreville La Belle est dans l'eau. Ces inondations causent des dégâts énormes pour les populations. Sont-ils couverts par des Assurances ? Le gouvernement et la Coopération disent pourtant que les Bassins Versants avaient été restaurés. Sont-ils alors correctement entretenus ?




mardi 5 juin 2018

LA VILLE DE PORT GENTIL ENVAHIE PAR LES EAUX

LA VILLE DE PORT GENTIL ENVAHIE PAR LES EAUX


Aucun arrondissement, ni quartier de la commune de Port-Gentil n’aura été exclu par ces inondations occasionnées par les fortes pluies qui s’abattent ces derniers jours à travers la ville et sa périphérie.  L’état des lieux constaté en cette période de grande saison des pluies fait dévoiler le côté obscure de cette capitale pétrolière et économique du Gabon. De la cité sassec, dans le 1er arrondissement, au quartier balise dans le 2e, et balaran dans le 3e , en passant par izouwa dans le 4e arrondissement, le constat est le même. Les riverains éprouvent d’énormes difficultés à sortir de leurs domiciles pour vaquer aussi facilement à leurs différentes occupations quotidiennes. Et les artères sont engluées par les eaux usées.
Nouveau Port-môle
Marché du Grand-village
                                                                                     

Pour nombreux d’entre-eux, les raisons de cette montée des eaux, qui par ailleurs envahissent leurs domiciles, sont liées à l’absence d’entretien des voies de canalisation implantées à travers la ville. « Depuis plusieurs mois la municipalité de Port-Gentil n’arrive pas à mener des opérations de curage des canaux pour tenter de minimiser ces inondations. Les citoyens se retrouvent délaissés comme si on était dans un campement », faisait entendre Jean Paul, habitant du quartier pavée-matiti
Henri Michel AUGUSTE, Président ONG H2O-Gabon

Face à cette catastrophe, l’ONG H2O-Gabon, placée sous la direction du Président Henri Michel AUGUSTE s’inscrit dans la sensibilisation aussi bien à l’endroit des pouvoirs publics que l’ensemble des populations tout en rappelant un certain nombre d’effets en cause : « les effets du changement climatique font que, la ville de POG étant située sur une île, subisse depuis quelques temps la montée des eaux, la destruction de la mangrove et les constructions anarchiques, la réhabilitation, encore moins l’entretien des grands canaux étant des activités  que même les pouvoirs publics ne semblent maitriser de nos jours ».

Ce constat implacable semble être incompris par les autorités municipales et autres administrations publiques déconcentrées qui demeurent muettes face à cette question environnementale toujours d’actualité à chaque averse dans la cité de l’or noir.  Par conséquent, les dommages continuent d’alimenter les ménages en ce temps pluvieux. A qui cette situation profite t’elle ?

Estra Nelle OVONO NDONG
Henri Michel AUGUSTE

lundi 30 avril 2018

Interview sur la radio La Voix de la Dola, Ndendé, Gabon : Cop23 Fidji / Port Gentil confrontée à la remontée des eaux et à la disparition en l’état



Interview sur la radio La Voix de la Dola, Ndendé, Gabon : Cop23 Fidji / Port Gentil confrontée à la remontée des eaux et à la disparition en l’état

La voix de la Dola (Ndendé) – 90 FM

A l’occasion de la Cop23 Bonn / Fidji (Novembre 2017), les chefs d’Etat se sont réunis.
Les experts du GIEC  sont très inquiets et 15 000 scientifiques ont adressé une lettre ouverte sur la problématique du changement climatique aux dirigeants politiques des Etats.
Monsieur Trump s’est retiré de la COP au titre des USA.
La Russie ne fait pas partie de la COP, la Chine pousse avec ces gros moyens pour tacler les problématiques locales de pollution notamment.

Le changement climatique (cyclones, typhons, 100 millions de réfugiés climatiques) emporte un changement nécessaire dans les comportements des consommateurs. La transition coute cher pour les sociétés multinationales aussi, qui renâclent et imposent à certains dirigeants leur politique (Donald Trump et le lobby du pétrole et du charbon).  La dépendance des industries aux hydrocarbures doit cesser, mettons en avant les productions énergétiques alternatives.

Le changement climatique est une réalité (inondations, pluies torrentielles), surtout pour les villes côtières comme Port Gentil  devant les périls de la remontée du niveau de la mer.
Quelles solutions envisager?
Se battre pour défendre l’ile Mandji contre la remontée des eaux (digues, écluses + entretien), avec le soutien de la Banque Mondiale, comme aux Seychelles. C’est pour nous sans issue.
Déplacer la ville de Port Gentil sur l’eau (comme en Hollande, Floride). La solution la plus pérenne.
Déplacer Port Gentil à 10-15 km dans les terres, sur des zones élevées, à l’abri.

Nos hommes politiques doivent penser aux générations futures, même si ils ne seront plus là pour voir leurs projets se réaliser. Il faut cesser d’être égoïste.

A écouter ici avec VLC (format MP3).



Sur cette même thématique (COP23 Bonn / Fidji), écoutez notre intervention enregistrée à Port Gentil, à notre siège social en Novembre 2017. C'est un fichier MP3 à écouter avec VLC, sur votre smartphone, tablette, PC.


lundi 15 janvier 2018

Nos dernières interventions sur les médias TV sont sur notre Chaine Youtube

Nous avons mis en ligne nos dernières interventions dans les médias sur notre chaine vidéo Youtube.



Notre intervention sur la Journée Mondiale sans sacs plastiques - septembre 2017
Les périls liés aux sachets plastiques et aux nouveaux sachets oxo (bio) dégradables pour l'environnement et la santé humaine et animale

Notre intervention sur la Journée Mondiale du Tourisme - septembre 2017
Quelle forme de tourisme favoriser au Gabon? L'écotourisme.
Quels investissements nécessaires qui ne sont pas réalisés?

Notre intervention sur la Journée Mondiale pour la Protection de la Couche d'ozone - septembre 2017
La couche d'ozone protège la vie sur terre (humains, animaux, flore).
Les accords de Kyoto ont permis de refermer partiellement la couche d'ozone sur notre planète. Quand on veut, on peut.

Notre point de vue sur la COP23 Fidji à Bonn - novembre 2017
Enjeux, périls pour les pays du Sud

Participation à un débat sur la TV locale Gabonaise TV POG - décembre 2017
Réchauffement climatique, pollution, sacs plastiques, inondations, urbanisme
Quel avenir pour la Ville de Port Gentil, qui est sous le niveau de la mer, à l'horizon 20 ans?
Quelles solutions existent?

vendredi 16 juin 2017

Les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs




Les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs

Les Organisations non gouvernementales se mobilisent pour amener les populations à protéger les écosystèmes qui deviennent fragiles en raison de l'activité humaine peu contrôlée. Le 5 juin de chaque année, les défenseurs de l'environnement sensibilisent aussi bien le simple citoyen que les décideurs à trouver des mécanismes pour éviter la destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la pollution, entre autres. Le constat sur le terrain est sévère. Le président de l'ONG H₂O GABON, Henri Michel AUGUSTE, interpelle le gouvernement.

Propos recueillis par
Danny KOUÉLÉ TOLÉ


Des villes vertes, un plan pour la planète, c'est la thématique de la journée mondiale de l’environnement, quelle en est la lecture de l’ONG H₂O GABON ?
Pour ce thème aujourd'hui concernant la planète, le facteur premier qui va jouer sur notre planète, c’est quand même le changement climatique. Quelles actions vont prendre les gouvernements africains en faveur de cette situation sachant que la plupart des pays du continent sont durablement touchés? Concernant notre pays, le Gabon, nous avons des problèmes dans les deux principales villes, Libreville et Port Gentil. On aura aussi des phénomènes du point de vue climatique qu’on n’a peut-être pas connus dans notre pays. Vous voyez que si on ne fait rien dans les 25 ans ou 50 ans à venir, notre pays ira contre le mur, surtout les deux  grandes villes où vit la majorité de la population. Si ces villes sont atteintes quelles seront les actions ou solutions à proposer par nos gouvernants ? Ce n’est pas simplement lié aux ONG’s, qui ne sont là que pour signaler le problème et proposer des solutions les plus écologiques possibles.
Les gouvernants doivent en prendre conscience et doivent essayer de promouvoir des solutions en collaboration avec les ONG’s, en se réunissant et en écoutant ces dernières, sur les moyens à mettre en avant pour éviter que ces phénomènes n’impactent les populations, c’est là le vrai problème. Des solutions peuvent être envisagées, d’une part, pour mettre un frein à l’urbanisation galopante avec moins d’extension des villes, c'est-à-dire la mise en hauteur : faire habiter les gens dans un espace plus restreint. Ça veut dire, monter en verticalité et éviter l’horizontalité. Il faut aujourd’hui une vraie logique d’urbanisation dans nos villes. Nous devrons éviter l’anarchie. Nous devrons prendre en compte les changements climatiques, et cela demande une préoccupation de tous les jours. Évidemment il y a un facteur à ne pas négliger : l'argent pour tout réaliser.

L'érosion côtière présente plus qu'auparavant un danger au village Cap Lopez. L’eau se trouve quasiment à un pas du phare qui s’effondre progressivement. Quelles sont les démarches auprès des décideurs locaux ?
On a été parmi les ONG’s qui ont alerté les pouvoirs publics sur l'avancement de l’eau au Cap Lopez. On leur a dit qu'il fallait prendre en compte ce fameux changement climatique. Cette érosion de nos côtes est produite par des actions anthropiques ; il y a le fait par exemple que nos constructions impactent plus le trait de côte ; nous savons que nous avons modifié les courants marins et fluviaux, donc nous avons contrarié la Nature. Il ne faut pas oublier que celle-ci a horreur du vide. La Nature corrige le problème à sa manière, qui n’est pas forcément à l’avantage de l’homme. On le voit bien tout au long des berges à l’intérieur de la baie de Port Gentil, comme on voit cette érosion au Cap Lopez. Tous les courants passent par là. Ils viennent dans la baie. Des courants qu’on trouve certainement en saison sèche ne sont pas ceux qu’on trouve en période de pluies. Là aussi, il ne faut pas oublier qu’en saison sèche, la mer modifie facilement le paysage. Les pluies modifient ces derniers temps le trait de côte de façon flagrante et soudaine. Les erreurs humaines se payent aujourd'hui. L’homme se préoccupe plus du profit sans prendre en compte les problèmes climatiques. Il faut agir, H₂O pourrait proposer des solutions et mener des actions dans ce domaine. Et il serait judicieux d’envisager des solutions solides et durables, à moyen et long terme pour que la ville de Port Gentil échappe à cette triste réalité. Est-ce qu’on doit se battre pour sauver Port-Gentil ? L’ile Mandji mérite un regard particulier. Il y a déjà les inondations qui sont insupportables.
Doit-on déplacer la ville, sachant que les côtes, l’eau va monter ; le niveau de la mer est à zéro. Donc, ces phénomènes climatiques vont s’intensifier et s'amplifier. Plusieurs problèmes peuvent surgir : chômage, diminution des activités économiques ; les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs.

« Villes vertes, un plan pour la planète », que préconise votre ONG qui crée une synergie administration / partenaires privés / société civile ? 
Je souhaiterai tout d’abord lancer un appel aux plus hautes autorités du pays pour qu’elles écoutent les ONG’s. Les ONG’s ne sont pas là pour crier sur les gens ou les empêcher de faire quoique ce soit, au contraire. On est là pour signaler les éventuels problèmes, il faut en discuter pour les résoudre, et non se dire que les associations vertes sont toujours contre ce que les autorités veulent faire pour l’Environnement. Le but est que tout se fasse dans de bonnes conditions : améliorer l’urbanisme, diminuer les populations en zones urbaines, créer des nouveaux sites de relogement, plus de verdure dans les villes, le contraire de ce qui se fait aujourd’hui, où l’on rase les arbres. Il faut monter en verticalité, pour réduire l’expansion des centres urbains ; on devrait améliorer le traitement des eaux usées, diminuer la pollution par les plastiques, ça veut dire aussi améliorer notre bilan énergétique et carbone. Il y a des solutions qui pourraient satisfaire tout le monde mais il manque malheureusement la volonté politique. Et, c’est là où je trouve que beaucoup de politiques ne sont pas à l’écoute des ONG’s telles que H₂O GABON qui essaie d’apporter des projets et des solutions pérennisées pour l’avenir de notre pays, en particulier pour améliorer les conditions de vie des populations.