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mercredi 13 février 2019

Entretien du Manager Générale Adjointe de SCOOP AMBIAMINTCHE avec le Président du Comité Scientifique de l'ONG H₂OGabon





Comme prévu, le 5 février 2019 à 15h, Mme Lyz PEMBA, Manager Générale Adjointe de SCOP AMBIAMINTCHE s'est entretenue avec le professeur Paul POSSO, Président du comité scientifique de l'ONG H₂OGabon. L’entretien a été organisé par le délégué provincial de l’Estuaire, Alain Engone Ondo.     
Après les remerciements d’usage, Mme Lyz PEMBA présente sa coopérative (un site de production à Nkoltang qui s’étend sur 9 hectares), elle complète en ajoutant que celle-ci veut travailler en agriculture biologique, avec l’utilisation des engrais naturels issus du compostage. La SCOP AMBIAMINTCHE milite pour le meilleur usage de  Bio-engrais, qui ont un effet positif sur le goût des produits maraîchers : aubergines, tomates, taros...  Mme Lyz PEMBA est intuitivement convaincue que l'utilisation d'engrais chimiques fait en effet disparaitre "le goût des produits maraîchers".

Elle s’interroge néanmoins sur l’explication scientifique de cette amélioration du goût des légumes et des fruits. Prenant la parole, le Professeur POSSO a défini les 3 problèmes qui se posent dans notre l'Agriculture moderne, qui est malheureusement bien loin de la préoccupation de la biologie des végétaux :
1) L'utilisation de semences issues de l'agro-industrie,
2) Une forte consommation  en engrais et produits phyto-sanitaires chimiques et en eau d'irrigation,
3) Une croissance et une maturation interrompues par un ramassage et une cueillette précoces.
Des solutions existent pourtant pour améliorer la qualité gustative ainsi que les rendements :
1) Utiliser des semences de l'Agriculture biologique, c'est-à-dire, sélectionner des semences naturelles issues des meilleurs plants pour obtenir un produit sain, exempt de traces d'OGM ou autres,
2) Utiliser des engrais naturels obtenus par compostage (le compostage est l'action de fermenter et de décomposer des matières organiques issues de nos déchets organiques ménagers et industriels par l'action des bactéries auxquels on adjoint pour les minéraux des vers de terre). Les produits phyto-sanitaires existent dans la Nature. Ils remplacent avantageusement les produits phyto-sanitaires chimiques. En complément, il faut utiliser les méthodes de plantation par alternance, car en alternant les rangs de semences de différentes espèces, les plantes se protègent les unes les autres, des  insectes nuisibles et des parasites.
3) Il faut laisser le temps aux légumes et aux fruits d'arriver à leur maturation optimale.
Voici en quelques phrases les solutions aux problèmes exposés pour conclure la discussion sur ce sujet récurrent.
En final, le professeur POSSO recommande d'aller visiter le projet Songhaï au Bénin pour un meilleur apprentissage de produits maraîchers. Vous constaterez en plus que les eaux de pluie enrichissent le sol en hydrogène. Vous devriez profiter de l’opportunité de notre importante pluviométrie au Gabon. Commandez les variétés de plantes maraîchères sans oublier le manioc (tubercule) de la Côte d'Ivoire qui est un pays phare en matière agricole dans la sous région. Par exemple, leur manioc a 5 à 6 tubercules par tête. La sélection des semences est essentielle. Nous sommes bien disposés à vous appuyer techniquement et à vous suivre sur la durée, pour partager notre savoir faire.
L'entretien s'est achevé à 17h30mn. La prochaine étape sera  la visite par l'ONG H₂OGabon du site de production de la SCOOP AMBIAMINTCHE à Nkoltang.

mercredi 30 janvier 2019

L'opinion du Professeur Paul Posso sur les récentes Journées Scientifiques du PAZH




Dans cette vidéo, le Professeur Paul POSSO, Président du Comité Scientifique de l'ONG H₂o Gabon, a donné son point de vue sur les Journées Scientifiques du PAZH (Projet d’appui à la gestion durable des Zones Humides) qui se sont déroulées au mois de décembre 2018 à Libreville.

Après avoir défini les écosystèmes, Paul Posso explique que chaque écosystème (forêts ou mangroves) développe sa propre flore, faune (mammifères, reptiles) et oiseaux (résidents ou migrateurs).

Quel est son avis sur la qualité technique des journées scientifiques du PAZH ?
 « Pour moi qui ai dirigé le projet interdisciplinaire MAB de 1981-2005, le projet de la Makandé (forêt des Abeilles) en 1993-1995 avec les équipes de Rennes-Museum-ULB, le projet de l'UE dans la forêt du Bassin du Congo sur des thématiques bien ciblées par le Comité scientifique IRET assisté par le CIFOR, les résultats n’étaient pas à la hauteur de mes attentes : notamment sur le compartiment sol (helomorphe et halomophe), leur dimension physico-chimique, zoologique, microbienne, la caractérisation de chacun de ces Parcs dont certains sont probablement des Ecotones ,le partage des disponibilités alimentaires dans le temps et dans l'espace, le complexe pathogène à travers les parasites et les vecteurs de parasites très nombreux et diversifiés dans les écosystèmes humides et qui impactent sur les populations Les écosystèmes aquatiques : leurs Poissons herbivores carnivores , leurs Crustacés, les Algues. Ces recherches mériteraient être approfondies dans chacun de ces 4 Parcs par des équipes interdisciplinaires locales très érudites dans leur Spécialité. Pour les 4 parcs, le temps était trop court pour aborder tous les compartiments d’écosystèmes dynamiques  très complexes sur le plan physique chimique et biologique ».

Merci de suivre cette vidéo.

Le Professeur Paul Posso, en quelques mots :
Chercheur au CENAREST
Ancien Directeur de l’Institut de recherches en écologie tropicale (IRET)
Ancien Directeur Scientifique du Comité National du programme MAB (Programme de l’Homme sur la Biosphère) de l’UNESCO, à Makokou, Gabon.

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Pour complément d'information, ces dernières années, 600 hectares de mangroves ont été détruites rien qu'à Port Gentil, capitale économique et pétrolière du Gabon. Etait-ce vraiment nécessaire? Les études d'impact ont elles été menées préalablement? On peut en douter.