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Cette interview a été retranscrite avec l’aide Gemini 3 Flash et relue et
éditée par une vraie personne.
Partie1 (fichier Mp3)
Liz Obone Ondo Oyane, Journaliste à Radio Mandji : Bonjour monsieur,
présentez-vous s'il vous plaît.
Henri
Michel Auguste :
Je me nomme Henri Michel Auguste, Auguste est mon nom de famille. Président
fondateur de l'ONG H₂O Gabon, Association pour la Protection de la Nature et de
l'Environnement.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord. Aujourd'hui, nous allons parler du changement climatique
à Port-Gentil. Nous allons aborder cette question dans tout le sens qu'il faut.
Donc, la première question est la suivante : Quel est le principal risque lié
au changement climatique pour la ville de Port-Gentil ?
Henri
Michel Auguste :
Écoute, je pense que d'abord il faut quand même le prendre dans sa globalité. Le
Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive dans le changement climatique.
On le sait très bien, ce sont les pays industrialisés. D'ailleurs, on sait
qu'il y en a un qui vient d'abroger la charte qu'il avait faite sur le
changement climatique — je ne vais pas le citer, mais c'est Monsieur Donald
Trump, tout fier de lui.
On sait
que des changements climatiques, il y en a eu tout au long de l'existence de la
Terre. Ça peut être dû à des catastrophes naturelles comme par exemple, un
super volcan qui émet beaucoup de gaz à effet de serre et qui va provoquer ce
qu'on appelle un hiver nucléaire. Ça peut être dû à une météorite. Et tout ça,
évidemment, chaque fois enclenche une extinction de masse.
Peut-être
que notre... le siècle d'avant, le 20e siècle pardon, était peut-être un début
de changement climatique naturel. Mais il se trouve que l'industrialisation et
l'asservissement de l'humanité aux hydrocarbures, au charbon et au gaz ont fait
qu'on a accéléré ce phénomène beaucoup trop vite. Ce qui va provoquer, ce qui
est en cours de provoquer une extinction de masse. Et comme disaient certaines
personnes que l'on a vues dans les médias, Monsieur Pierre Rabhi ou
l'astrophysicien Hubert Reeves, qui disaient : « Si la biodiversité
disparaît, l'humanité disparaît ». Malheureusement, c'est lié. Voilà pour
le thème général.
Donc, en
ce qui concerne Port-Gentil, évidemment on en subit les conséquences même si le
Gabon n'est pas responsable de ce qui lui arrive. Même si maintenant, d'après
les dernières statistiques, on s'aperçoit que l'Afrique est en équilibre
entre production de CO2 et captation du CO2. Il faut bien le savoir alors
qu'avant nous étions créditeurs : on produisait plus d'éléments qui
permettaient de stocker le CO2, donc la biodiversité, qui permettait justement
de limiter cet effet. Mais maintenant, on est en train de rattraper les autres
beaucoup plus rapidement qu'il ne le faudrait.
Concernant
Port-Gentil, on a plusieurs phénomènes qui se rencontrent. Je vais toujours
parler du phénomène de l'homme.
Liz Obone
Ondo Oyane : C'est-à-dire ?
Henri
Michel Auguste :
Les phénomènes anthropiques. Par exemple, on a changé les courants, ce qui est
la vérité, en construisant des infrastructures parce qu'on ne savait pas que si
on faisait telle chose à tel endroit, on allait changer les courants
sous-marins, ce qui provoque de l'érosion. On a coupé des mangroves, on coupe
encore des forêts qu'on ne reboise pas tout à fait. Donc tout cela participe au
réchauffement climatique et aux conditions climatiques.
La ville
de Port-Gentil est peut-être la ville la plus impactée puisque le Gabon est
comme une barque et Port-Gentil est à la proue de cette barque. Port-Gentil,
je le dis bien, sera la première ville qui disparaîtra au Gabon. Je ne peux
pas dire quand, je ne suis pas devin ni Nganga, mais tôt ou tard, il arrivera
que Port-Gentil disparaisse. Et ça, c'est la réalité. Il y a l'érosion, il y a
la montée des eaux. Et d'ailleurs, à ce sujet, une dernière étude parue d'après
un satellite de la NASA dit que la montée des eaux se fait de plus en plus
rapidement. C'est la vérité. Avant, ça montait un tout petit peu, alors que là
maintenant, ça s'accélère. Ça veut dire qu'on emballe la machine.
Ensuite,
il y a un deuxième phénomène à Port-Gentil, c'est le poids de la ville qui
n'est pas négligeable. En plus, on est sur du sable avec une couche d'eau pas
très loin, ça fait un peu "roulement à billes" et la ville
s'enfonce. On a donc un phénomène qui monte (l'eau) et un phénomène qui
descend (la terre). Pourquoi on a plus d'inondations à Port-Gentil ? Je viens
un peu de l'expliquer. On a une ville qui descend, donc ça fait cuvette. En
plus, la pluviométrie est beaucoup plus importante. Les canaux que l'on a faits
ne sont plus adaptés. Même si parfois on a l'impression qu'il ne pleut pas trop
souvent, quand il pleut, il pleut vraiment, et les canaux ne suffisent plus.
Liz Obone
Ondo Oyane : Donc nous pouvons dire que ces inondations sont aussi dues au
changement climatique ?
Henri
Michel Auguste :
Ah, tout à fait ! C'est la même chose. S'y ajoutent un peu les incivilités des
individus et des populations, mais je dirais que c'est peut-être une infime
partie.
Liz Obone
Ondo Oyane : Et la sécheresse alors ?
Henri
Michel Auguste : La
sécheresse est due à des cycles qui changent. Avant, on n'avait pas de moments
comme ceux-là, c'est la vérité. Des canicules, on n'en avait jamais au Gabon.
Et là, je vois que depuis plusieurs jours, il fait relativement chaud, même la
nuit. Il faut savoir que la chaleur va impacter la santé des populations :
premièrement les personnes de mon âge, deuxièmement les nourrissons et les
jeunes, et enfin les personnes qui ont des maladies chroniques. Tout cela va
devoir être pris en compte par l'État gabonais. Est-ce qu'on est prêt à ça ? Je
n'en suis pas sûr.
Ensuite,
ça va impacter l'agriculture. Il n'est pas certain que ce qui pousse
actuellement au Gabon, on puisse encore le cultiver dans quelques années. Il y
a déjà des signes précurseurs. Je vais vous prendre un exemple : j'ai un
beau-frère qui a des plantations de bananiers à Bitam. Il m'a dit : « Henri, il
y a deux ou trois ans, je plantais mon bananier et un ou deux mois plus tard,
il faisait déjà au moins 1m50. Maintenant, ce sont des nains. »
Cela veut
bien dire que même la végétation est impactée. Notre alimentation va donc
changer dans les années à venir parce que les plantes ne se sentiront plus
à l'aise dans notre pays et dans les pays environnants. Car ce n'est pas
uniquement nous ou Port-Gentil, c'est malheureusement un phénomène mondial. Et
d'après ce que j'ai entendu de la COP, ce n'est pas près de s'arranger,
malheureusement.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord. Nous allons passer à la deuxième question : Quelle est
la principale cause de la vulnérabilité de Port-Gentil face au changement
climatique ?
Henri
Michel Auguste :
Ben, comme je vous l'ai dit, c'est une pointe qui s'avance dans la mer. Il y a
un autre fait, comme je dis, il y a le réchauffement climatique qui provoque
des intempéries brutales et violentes. Ensuite, la subsidence, le fait que
la ville s'enfonce, et ça c'est la vérité. Ensuite, on a coupé des mangroves,
on a détruit des courants, et ensuite, il y a aussi un phénomène, c'est qu'on
enlève beaucoup de sable dans l'Ogooué.
D'ailleurs,
j'ai un ami qui m'a dit qu'il faut qu'on en parle, il y a encore des reprises
de sable anarchiques dans la ville. Si on enlève du sable, il faut savoir que
Port-Gentil, c'est quelque chose qui s'est constitué pendant des milliers voire
des milliers d'années. Ce sont les alluvions qui sont descendues du Haut-Ogooué
et du Woleu-Ntem et des autres coins qui ont comblé cette partie et qui ont
fait avancer Port-Gentil. Et si on enlève ce sable qui devait arriver, eh ben
ça stagne et ça régresse.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord. Quel est l'objectif principal des mesures prises,
d'après vous, par les autorités gabonaises pour faire face au changement
climatique ?
Henri
Michel Auguste :
Je serais peut-être un peu méchant, je dirais qu'on n'a pas pris grand-chose
malheureusement. Et c'est là le vrai problème. Je pense qu'on ne prend pas
assez en compte que le changement climatique, le réchauffement climatique, les
intempéries vont s'accélérer et que de plus en plus, on va avoir des soucis.
Dernièrement,
là, j'ai fait une émission, je crois que c'était TV+
Africa, où je suis passé en direct, j'ai dit : on a des militaires qui
ont du matériel. Pourquoi ne pas les former dans chaque province comme une
unité de sécurité civile au cas où demain il y ait un problème ? Faire face
à ce genre de chose, ce serait déjà une sécurité d'agir rapidement, parce que
bon, vous savez comme moi que quand il y a des inondations et que certains
endroits sont submergés, si on ne fait pas vite, il y aura vite des disparus et
des morts, hein. Et tout le monde ne sait pas nager dans notre pays,
malheureusement.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Quel est le rôle de la population dans la lutte contre le changement climatique
? Qu'est-ce que la population peut faire pour lutter contre ce problème de
changement climatique dans notre ville ? Nous savons d'abord qu'il y a d'abord
l'incivisme des populations qui est d'abord là.
Henri
Michel Auguste :
Et je pense que surtout, c'est de prendre conscience de ce qui nous arrive et
pas de dire : « Bon, hop, ce n’est pas mon problème ». Vous savez, j'ai un
vieux sage gabonais un jour qui m'a dit : « Tu sais Henri, pourquoi ici on ne
plante pas d'arbres quand on est à un certain âge ? Parce que la personne qui
va le planter, il ne va pas en profiter. » Et si on fait la parallèle, on se
dit : « Ben oui, bon, ce sera les autres qui s'en chargeront », mais non. C'est
nous, ce sont nos générations à nous qui avons provoqué cela. Et je suis dans
le lot aussi, même si j'essaie de faire attention.
On essaie
de faire attention de limiter, je veux dire, les gaz à effet de serre, les...
comment dire, des tas de choses que l'on peut faire au quotidien, en faisant
attention. Regardez, je vais vous prendre un exemple. Vous avez remarqué, je
suis fumeur. On jette un mégot, un mégot, c'est 500 litres d'eau polluée.
Arsenic, plomb, mercure, des tas de produits innommables qui devraient faire
arrêter la majorité des fumeurs. Est-ce qu'on en prend conscience ? Faites la
route, vous verrez des tas de mégots. Moi les miens, ils sont là, ils sont là.
Le seul problème c'est qu'après ça va à la décharge, mais est-ce qu'on les
traite ces déchets ?
Ensuite,
en parlant justement de la décharge parce que j'aimerais bien y venir dessus.
Il y a quelque temps, j'ai été invité par un ami du côté de Tchengué à boire un
verre et la nuit était en train de tomber. Comme je fume, je suis sorti du bar.
Normal, il faut avoir certaines règles quand même à respecter. Et puis je vois
au fond, je regarde comme ça, et puis j'interpelle deux petits jeunes qui
passaient. « Les jeunes, mais c'est quoi là-bas qui brûle ? » « Ah mais
monsieur, c'est la décharge. » J'ai dit : « Arrêtez ! Vous me racontez des
histoires ! » « Mais non, c'est tous les jours comme ça, ça brûle en
permanence. » Vous savez que le fait de brûler une décharge, ce sont des
toxines en permanence, et la majorité du vent, il vient vers Port-Gentil.
Donc ça veut dire qu'indirectement aussi, ça nous intoxique.
Liz Obone
Ondo Oyane : Tout ce qu'on respire...
Henri
Michel Auguste : Vous
savez tout ce qu'on respire, je vais vous dire : les fumées toxiques, les
fumées des gaz d'échappement — parce que ça il faudrait un peu contrôler quand
même, quand on voit certains véhicules, pas mal de véhicules circuler, ils
devraient être interdits. Ensuite après, il y a ce que l'on pourrait dire, les
microplastiques, les nanoplastiques, les sachets plastiques qu'on nous vend
actuellement. Vous voyez, c'est écrit en gros : "biodégradables".
Biodégradables ? Non ! Ça n'existe pas. C'est faux. Ce sont les anciens qui
sont revenus avec juste la mention biodégradable. Les sacs... parce que je
disais à un moment donné, je disais : « Mais pourquoi vous ne laissez pas les
vieux plastiques ? » L'avantage c'est qu'un vieux plastique on peut le
récupérer. Ceux-là non, au bout de deux-trois mois, ils se fragmentent en de plus
en plus petits morceaux que l'on respire.
Liz Obone
Ondo Oyane : Que
l'on respire.
Liz Obone
Ondo Oyane : Vous,
en tant qu'acteur de l'environnement, qu'est-ce que vous proposez pour lutter
contre le changement climatique à Port-Gentil ?
Henri
Michel Auguste : Pour
Port-Gentil à notre échelle, ce n'est malheureusement pas qu'à Port-Gentil
qu'il faut lutter, c'est sur l'ensemble du globe. Et est-ce que les bonnes
décisions sont prises ? Je suis dubitatif. Mais bon, ce que l'on peut faire,
c'est quand même déjà envisager — sachant que Port-Gentil va disparaître —
qu'est-ce qu'on fait de cette ville ? D'abord, elle pèse combien cette
ville ? En milliards... 1 000 milliards, 2 000 milliards ?
Liz Obone
Ondo Oyane : On
peut avoir des chiffres ?
Henri
Michel Auguste :
Très compliqué à avoir, je vais vous dire honnêtement, parce qu'on n'aime pas,
surtout dans ce genre de chose, on n'aime pas trop parler de chiffres. 2 000
milliards, 3 000 milliards ? Ça produit combien en argent ? Parce qu'il y a la
production, ça fait rentrer dans les caisses combien ? Est-ce que ça vaut le
coup de laisser faire et d'abandonner ?
Moi
j'ai fait déjà trois propositions.
Il y en a deux qui seraient justes et équitables, une qui serait envisageable
mais c'est impossible de tenir dans la durée. La première, ce serait, comme
l'ont fait certains pays, de déplacer la ville petit à petit sur l'eau.
Comme ça, on résoudrait le problème de l'eau.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Pour parler un peu du cas des inondations, que faut-il faire pour que la ville,
la majorité des quartiers ne s'inondent plus ? Est-ce qu'il faut surveiller les
canalisations ? Est-ce qu'il faut des canalisations ? Qu'est-ce qu'il faut
exactement ?
Henri
Michel Auguste : Ce
qu'il faudrait, c'est déjà les adapter à ce qui nous arrive.
Liz Obone
Ondo Oyane : C'est-à-dire
?
Henri
Michel Auguste : Agrandir,
approfondir en profondeur, les curer régulièrement. Parce que quand vous
regardez les canaux, il y a de tout là-dedans : du sable, des chariots, des
mobylettes, des vélos, des bouteilles plastiques, tout ce que vous voulez. Ça
n'empêche indirectement l'eau de s'évacuer quand elle doit s'évacuer. Je n'ai
pas dit que c'est le seul phénomène, mais si on adaptait peut-être, peut-être
que l'on arriverait un peu à juguler toutes ces inondations.
Et les
conséquences à la suite de cela, ça permettrait peut-être de freiner un peu ce
qui nous arrive. Donc je vous disais : soit on passe sur l'eau, ce qui serait
une solution. Deuxième chose, c'est de faire reculer la ville de Port-Gentil
de 15 km vers l'intérieur des terres. Il faut abandonner le trait de côte.
Et d'ailleurs, je suis sûr que si on commençait, si on avait, il y a une
vingtaine d'années, la superficie exacte du Gabon, ben je suis sûr qu'elle a
déjà rétréci du fait du trait de côte qui recule partout — parce qu'il ne faut
pas oublier, on a 800 km quand même de côtes, ce n'est pas un petit peu !
Donc il
faut reculer la ville. Première solution, c'est la moins chère parmi les plus
chères. Deuxième solution, ce serait l'intermédiaire. Troisième solution, ce
serait de se battre, mais ça c'est "ad vitam aeternam" et c'est
inenvisageable.
Il y a
des financements pour ça.
Regardez Jakarta : 5 à 10 millions d'habitants. Ils ont déplacé la ville au fur
et à mesure, ils la déplacent depuis 15 ans à 50 km à l'intérieur des terres.
Financé par qui ? Banque Mondiale, Fonds Mondial pour l'Environnement... C'est
financé ! Parce qu'on sait qu'il y a des villes qui pèsent, qui représentent un
sacré poids au niveau production, au niveau économique. Et si on ne fait
rien... Port-Gentil, je crois qu'au niveau économique on est quand même bien
placé, hein.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Votre mot de fin par rapport à ce sujet ?
Henri
Michel Auguste : Ce
que j'aimerais bien, c'est que pour une fois on nous écoute. Je n'ai pas dit
"qu'on m'écoute", j'ai dit "qu'on nous écoute". Nous
sommes la voix de la raison, de la sagesse — parce que je peux parler de
sagesse puisque je peux le dire, j'ai 66 ans, un tout petit peu plus vieux que
l'indépendance. J'ai des enfants, j'ai une maison. Demain je ne voudrais pas
qu'ils soient obligés de plonger pour venir observer leur maison ou rendre
visite à leurs ancêtres. Mes parents sont enterrés au cimetière à côté de
l'ancienne agence des télécommunications...
Liz Obone
Ondo Oyane : Gabon
Télécom ?
Henri
Michel Auguste :
Voilà. Et j'en ai d'autres qui sont enterrés au cimetière de Nazareth. Donc,
parce que tout ça, on en fait quoi ? On le jette à la poubelle ? Je crois que
nos ancêtres, ils ne vont pas apprécier. Donc je pense qu'il faut prendre en
compte, décider ce que l'on va faire, faire des comités qui permettent de
faire des propositions, de voir après avec l'État quelles seraient les
possibilités de financement auprès des organismes internationaux financiers.
Mais pour ça, il faut un dossier qui tienne la route. Ce n'est pas juste deux
feuilles et dire "on a besoin d'argent pour...", non. C'est quelque
chose, dire : voilà, cette ville elle représente tel poids pour nous au niveau
économique, c'est quand même peut-être la première ville.
Liz Obone
Ondo Oyane : D'accord.
Merci monsieur Auguste.
Henri
Michel Auguste :
De rien, c'est moi qui vous remercie pour l'interview et je vous souhaite une
bonne journée.
Pour aller
plus loin :
Gabon, la menace climatique : l'érosion risque de faire disparaître Port
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