samedi 29 juillet 2017

Echouage d’une baleine à bosse de 5-6 mètres et 4-5 tonnes à Port Gentil, Gabon



Nous avons découvert ce matin le cadavre d’une baleine à bosse sub adulte de 5-6 mètres, pesant 4-5 tonnes sur le rivage près du Collège Victor Hugo.
Nous pensons que cette baleine est soit entrée en collision avec un navire ou avec l’hélice d’un navire, soit décédée de maladie ou d'ingestion de sacs plastiques. La blessure profonde entrainant une éventration a pu être causée par la décomposition de l’animal qui produit des gaz.
Cette baleine doit être remorquée en haute mer, afin d’éviter une pollution olfactive dans le quartier résidentiel, qui a déjà commencé. Cette opération est sous la responsabilité des autorités locales qui vont certainement réquisitionner un remorqueur.

échouage d'une baleine à bosse de 5-6 mètres à Port Gentil, Gabon, photo © Dany KOUELE TOLÉ

échouage d'une baleine à bosse de 5-6 mètres à Port Gentil, Gabon, photo © Dany KOUELE TOLÉ

échouage d'une baleine à bosse de 5-6 mètres à Port Gentil, Gabon, photo © Dany KOUELE TOLÉ


Il est peu probable que la baleine coule, mais plus surement elle sera dévorée par la faune aquatique et l'avi-faune au gré des courants marins. Son remorquage en haute mer évitera qu’elle soit à nouveau poussée sur les rivages.

vendredi 16 juin 2017

Les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs




Les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs

Les Organisations non gouvernementales se mobilisent pour amener les populations à protéger les écosystèmes qui deviennent fragiles en raison de l'activité humaine peu contrôlée. Le 5 juin de chaque année, les défenseurs de l'environnement sensibilisent aussi bien le simple citoyen que les décideurs à trouver des mécanismes pour éviter la destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la pollution, entre autres. Le constat sur le terrain est sévère. Le président de l'ONG H₂O GABON, Henri Michel AUGUSTE, interpelle le gouvernement.

Propos recueillis par
Danny KOUÉLÉ TOLÉ


Des villes vertes, un plan pour la planète, c'est la thématique de la journée mondiale de l’environnement, quelle en est la lecture de l’ONG H₂O GABON ?
Pour ce thème aujourd'hui concernant la planète, le facteur premier qui va jouer sur notre planète, c’est quand même le changement climatique. Quelles actions vont prendre les gouvernements africains en faveur de cette situation sachant que la plupart des pays du continent sont durablement touchés? Concernant notre pays, le Gabon, nous avons des problèmes dans les deux principales villes, Libreville et Port Gentil. On aura aussi des phénomènes du point de vue climatique qu’on n’a peut-être pas connus dans notre pays. Vous voyez que si on ne fait rien dans les 25 ans ou 50 ans à venir, notre pays ira contre le mur, surtout les deux  grandes villes où vit la majorité de la population. Si ces villes sont atteintes quelles seront les actions ou solutions à proposer par nos gouvernants ? Ce n’est pas simplement lié aux ONG’s, qui ne sont là que pour signaler le problème et proposer des solutions les plus écologiques possibles.
Les gouvernants doivent en prendre conscience et doivent essayer de promouvoir des solutions en collaboration avec les ONG’s, en se réunissant et en écoutant ces dernières, sur les moyens à mettre en avant pour éviter que ces phénomènes n’impactent les populations, c’est là le vrai problème. Des solutions peuvent être envisagées, d’une part, pour mettre un frein à l’urbanisation galopante avec moins d’extension des villes, c'est-à-dire la mise en hauteur : faire habiter les gens dans un espace plus restreint. Ça veut dire, monter en verticalité et éviter l’horizontalité. Il faut aujourd’hui une vraie logique d’urbanisation dans nos villes. Nous devrons éviter l’anarchie. Nous devrons prendre en compte les changements climatiques, et cela demande une préoccupation de tous les jours. Évidemment il y a un facteur à ne pas négliger : l'argent pour tout réaliser.

L'érosion côtière présente plus qu'auparavant un danger au village Cap Lopez. L’eau se trouve quasiment à un pas du phare qui s’effondre progressivement. Quelles sont les démarches auprès des décideurs locaux ?
On a été parmi les ONG’s qui ont alerté les pouvoirs publics sur l'avancement de l’eau au Cap Lopez. On leur a dit qu'il fallait prendre en compte ce fameux changement climatique. Cette érosion de nos côtes est produite par des actions anthropiques ; il y a le fait par exemple que nos constructions impactent plus le trait de côte ; nous savons que nous avons modifié les courants marins et fluviaux, donc nous avons contrarié la Nature. Il ne faut pas oublier que celle-ci a horreur du vide. La Nature corrige le problème à sa manière, qui n’est pas forcément à l’avantage de l’homme. On le voit bien tout au long des berges à l’intérieur de la baie de Port Gentil, comme on voit cette érosion au Cap Lopez. Tous les courants passent par là. Ils viennent dans la baie. Des courants qu’on trouve certainement en saison sèche ne sont pas ceux qu’on trouve en période de pluies. Là aussi, il ne faut pas oublier qu’en saison sèche, la mer modifie facilement le paysage. Les pluies modifient ces derniers temps le trait de côte de façon flagrante et soudaine. Les erreurs humaines se payent aujourd'hui. L’homme se préoccupe plus du profit sans prendre en compte les problèmes climatiques. Il faut agir, H₂O pourrait proposer des solutions et mener des actions dans ce domaine. Et il serait judicieux d’envisager des solutions solides et durables, à moyen et long terme pour que la ville de Port Gentil échappe à cette triste réalité. Est-ce qu’on doit se battre pour sauver Port-Gentil ? L’ile Mandji mérite un regard particulier. Il y a déjà les inondations qui sont insupportables.
Doit-on déplacer la ville, sachant que les côtes, l’eau va monter ; le niveau de la mer est à zéro. Donc, ces phénomènes climatiques vont s’intensifier et s'amplifier. Plusieurs problèmes peuvent surgir : chômage, diminution des activités économiques ; les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs.

« Villes vertes, un plan pour la planète », que préconise votre ONG qui crée une synergie administration / partenaires privés / société civile ? 
Je souhaiterai tout d’abord lancer un appel aux plus hautes autorités du pays pour qu’elles écoutent les ONG’s. Les ONG’s ne sont pas là pour crier sur les gens ou les empêcher de faire quoique ce soit, au contraire. On est là pour signaler les éventuels problèmes, il faut en discuter pour les résoudre, et non se dire que les associations vertes sont toujours contre ce que les autorités veulent faire pour l’Environnement. Le but est que tout se fasse dans de bonnes conditions : améliorer l’urbanisme, diminuer les populations en zones urbaines, créer des nouveaux sites de relogement, plus de verdure dans les villes, le contraire de ce qui se fait aujourd’hui, où l’on rase les arbres. Il faut monter en verticalité, pour réduire l’expansion des centres urbains ; on devrait améliorer le traitement des eaux usées, diminuer la pollution par les plastiques, ça veut dire aussi améliorer notre bilan énergétique et carbone. Il y a des solutions qui pourraient satisfaire tout le monde mais il manque malheureusement la volonté politique. Et, c’est là où je trouve que beaucoup de politiques ne sont pas à l’écoute des ONG’s telles que H₂O GABON qui essaie d’apporter des projets et des solutions pérennisées pour l’avenir de notre pays, en particulier pour améliorer les conditions de vie des populations. 

mercredi 10 août 2016

Dépollution de sites pétroliers au Gabon: notre lettre au Groupe TOTAL SA








Monsieur le Directeur,

H2O GABON est extrêmement vigilante aux négociations en cours et aux conséquences sur les enjeux environnementaux, notamment en ce qui concernent les dépollutions et les réhabilitations de sites. Nos équipes et nos experts sont prêts à s’engager au côté du groupe TOTAL pour des missions d’audits sur sites dès à présent puis après dépollutions de ces derniers.
Dans un esprit de partenariat fort en réponse à la volonté d’engagement vertueux du groupe TOTAL, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, mes plus sincères salutations.


Le Président
Henri, Michel AUGUSTE