vendredi 16 juin 2017

Les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs




Les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs

Les Organisations non gouvernementales se mobilisent pour amener les populations à protéger les écosystèmes qui deviennent fragiles en raison de l'activité humaine peu contrôlée. Le 5 juin de chaque année, les défenseurs de l'environnement sensibilisent aussi bien le simple citoyen que les décideurs à trouver des mécanismes pour éviter la destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la pollution, entre autres. Le constat sur le terrain est sévère. Le président de l'ONG H₂O GABON, Henri Michel AUGUSTE, interpelle le gouvernement.

Propos recueillis par
Danny KOUÉLÉ TOLÉ


Des villes vertes, un plan pour la planète, c'est la thématique de la journée mondiale de l’environnement, quelle en est la lecture de l’ONG H₂O GABON ?
Pour ce thème aujourd'hui concernant la planète, le facteur premier qui va jouer sur notre planète, c’est quand même le changement climatique. Quelles actions vont prendre les gouvernements africains en faveur de cette situation sachant que la plupart des pays du continent sont durablement touchés? Concernant notre pays, le Gabon, nous avons des problèmes dans les deux principales villes, Libreville et Port Gentil. On aura aussi des phénomènes du point de vue climatique qu’on n’a peut-être pas connus dans notre pays. Vous voyez que si on ne fait rien dans les 25 ans ou 50 ans à venir, notre pays ira contre le mur, surtout les deux  grandes villes où vit la majorité de la population. Si ces villes sont atteintes quelles seront les actions ou solutions à proposer par nos gouvernants ? Ce n’est pas simplement lié aux ONG’s, qui ne sont là que pour signaler le problème et proposer des solutions les plus écologiques possibles.
Les gouvernants doivent en prendre conscience et doivent essayer de promouvoir des solutions en collaboration avec les ONG’s, en se réunissant et en écoutant ces dernières, sur les moyens à mettre en avant pour éviter que ces phénomènes n’impactent les populations, c’est là le vrai problème. Des solutions peuvent être envisagées, d’une part, pour mettre un frein à l’urbanisation galopante avec moins d’extension des villes, c'est-à-dire la mise en hauteur : faire habiter les gens dans un espace plus restreint. Ça veut dire, monter en verticalité et éviter l’horizontalité. Il faut aujourd’hui une vraie logique d’urbanisation dans nos villes. Nous devrons éviter l’anarchie. Nous devrons prendre en compte les changements climatiques, et cela demande une préoccupation de tous les jours. Évidemment il y a un facteur à ne pas négliger : l'argent pour tout réaliser.

L'érosion côtière présente plus qu'auparavant un danger au village Cap Lopez. L’eau se trouve quasiment à un pas du phare qui s’effondre progressivement. Quelles sont les démarches auprès des décideurs locaux ?
On a été parmi les ONG’s qui ont alerté les pouvoirs publics sur l'avancement de l’eau au Cap Lopez. On leur a dit qu'il fallait prendre en compte ce fameux changement climatique. Cette érosion de nos côtes est produite par des actions anthropiques ; il y a le fait par exemple que nos constructions impactent plus le trait de côte ; nous savons que nous avons modifié les courants marins et fluviaux, donc nous avons contrarié la Nature. Il ne faut pas oublier que celle-ci a horreur du vide. La Nature corrige le problème à sa manière, qui n’est pas forcément à l’avantage de l’homme. On le voit bien tout au long des berges à l’intérieur de la baie de Port Gentil, comme on voit cette érosion au Cap Lopez. Tous les courants passent par là. Ils viennent dans la baie. Des courants qu’on trouve certainement en saison sèche ne sont pas ceux qu’on trouve en période de pluies. Là aussi, il ne faut pas oublier qu’en saison sèche, la mer modifie facilement le paysage. Les pluies modifient ces derniers temps le trait de côte de façon flagrante et soudaine. Les erreurs humaines se payent aujourd'hui. L’homme se préoccupe plus du profit sans prendre en compte les problèmes climatiques. Il faut agir, H₂O pourrait proposer des solutions et mener des actions dans ce domaine. Et il serait judicieux d’envisager des solutions solides et durables, à moyen et long terme pour que la ville de Port Gentil échappe à cette triste réalité. Est-ce qu’on doit se battre pour sauver Port-Gentil ? L’ile Mandji mérite un regard particulier. Il y a déjà les inondations qui sont insupportables.
Doit-on déplacer la ville, sachant que les côtes, l’eau va monter ; le niveau de la mer est à zéro. Donc, ces phénomènes climatiques vont s’intensifier et s'amplifier. Plusieurs problèmes peuvent surgir : chômage, diminution des activités économiques ; les changements climatiques ont des conséquences sur bien de secteurs.

« Villes vertes, un plan pour la planète », que préconise votre ONG qui crée une synergie administration / partenaires privés / société civile ? 
Je souhaiterai tout d’abord lancer un appel aux plus hautes autorités du pays pour qu’elles écoutent les ONG’s. Les ONG’s ne sont pas là pour crier sur les gens ou les empêcher de faire quoique ce soit, au contraire. On est là pour signaler les éventuels problèmes, il faut en discuter pour les résoudre, et non se dire que les associations vertes sont toujours contre ce que les autorités veulent faire pour l’Environnement. Le but est que tout se fasse dans de bonnes conditions : améliorer l’urbanisme, diminuer les populations en zones urbaines, créer des nouveaux sites de relogement, plus de verdure dans les villes, le contraire de ce qui se fait aujourd’hui, où l’on rase les arbres. Il faut monter en verticalité, pour réduire l’expansion des centres urbains ; on devrait améliorer le traitement des eaux usées, diminuer la pollution par les plastiques, ça veut dire aussi améliorer notre bilan énergétique et carbone. Il y a des solutions qui pourraient satisfaire tout le monde mais il manque malheureusement la volonté politique. Et, c’est là où je trouve que beaucoup de politiques ne sont pas à l’écoute des ONG’s telles que H₂O GABON qui essaie d’apporter des projets et des solutions pérennisées pour l’avenir de notre pays, en particulier pour améliorer les conditions de vie des populations. 

mercredi 10 août 2016

Dépollution de sites pétroliers au Gabon: notre lettre au Groupe TOTAL SA








Monsieur le Directeur,

H2O GABON est extrêmement vigilante aux négociations en cours et aux conséquences sur les enjeux environnementaux, notamment en ce qui concernent les dépollutions et les réhabilitations de sites. Nos équipes et nos experts sont prêts à s’engager au côté du groupe TOTAL pour des missions d’audits sur sites dès à présent puis après dépollutions de ces derniers.
Dans un esprit de partenariat fort en réponse à la volonté d’engagement vertueux du groupe TOTAL, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, mes plus sincères salutations.


Le Président
Henri, Michel AUGUSTE


mercredi 13 avril 2016

Climat / Désintéressement des populations - Spécial 11 Avril 2016


Interview de Henri Auguste dans Mandji Infos - Environnement  





Avec le Président de l'ONG H2O, Henri Michel Auguste 


Les changements climatiques interpellent les pouvoirs-publics à Port-Gentil, mais les actions de terrain 
sont insuffisantes. Nos confrères d’Alpha Fm ont échangé avec le Président de l’ONG H2O, 
Henri Michel Auguste.
Littoral de Port Gentil, devant la BEAC, ancien Port, Avril 2016

Alpha FM: En tant que spécialiste que pensez-vous du changement climatique, à quoi cela est dû. 
Doit-on s'inquiéter?  

Henri Michel AUGUSTE: À quoi est dû le Changement Climatique ? Les pollutions des pays 
industrialisés dans l'air, la déforestation des forêts primaires dans les zones tropicales (nos pays), 
qui participe de moins en moins à la captation du CO2, l’acidification des océans et des mers, qui 
participent de moins en moins à la captation du CO2. 
Ces 3 principaux phénomènes participent aux réchauffements de la planète en particulier dans les zones 
des pôles, qui sont des régulateurs du climat. Malheureusement leurs rôles se sont inversés suite à tous 
ce que j'ai dis plus haut. Leurs glaciers et banquises fondent à des vitesses impressionnantes. Ce qui 
provoque la montée des océans et des mers, puis le dérèglement des principaux courants sous-marins. 

Les conséquences sont les suivantes : 

- phénomènes météorologiques plus violents, tempêtes, pluies torrentielles, ouragan plus violents, etc... 

- érosions des côtes. 

- inondations. 

Au final, le littoral a perdu ses protections naturelles.  


Port Gentil, littoral devant la BEAC, ancien Port, Avril 2016
Alpha FM: Croyez-vous que c’est possible que le Gabon enregistre un ouragan ? Et, quelle est la conduite à tenir ?  Henri Michel AUGUSTE: Des ouragans je ne peux l'affirmer, mais des tempêtes violentes avec des pluies importantes, oui. Se réfugier en hauteur et dans un endroit relativement peu exposé et de petite taille, salle de bains ou w-c.  Alpha FM: Votre ONG H2O n’organise t’elle pas des conférences pour informer les populations ?  Henri Michel AUGUSTE: Les gens sont ils intéressés? Malheureusement non.   Retrouvez cette interview sur: http://www.mandjiinfos.com/

mercredi 30 décembre 2015

Michel Auguste, membre fondateur de H2OGabon et doyen des Français de Port-Gentil, s’est éteint



Michel Auguste, doyen des Français de Port-Gentil, s’est éteint

Publié par Steve Jordan dans SOCIÉTÉ sur mercredi 30 décembre 2015 à 3:08
www.GabonReview.com

L’information a vite fait le tour de la capitale économique : Michel Auguste, jusque-là mémoire vivante du pays, a rendu l’âme au lendemain des fêtes de la Nativité, le dimanche 27 décembre.





Michel Auguste et le diplôme de Citoyen d’honneur que lui avait délivré la Mairie de Port-Gentil en 2007. © D.R.
Né le 16 octobre 1933 à Puteaux, dans les Hauts de Seine (France), l’homme a posé ses valises dans la capitale économique du Gabon en 1957. Il n’y connaîtra qu’une entreprise, la Société gabonaise de mécanique (SGM) qu’il ne quittera qu’à l’heure de la retraite, en 1999. Parallèlement, il aura eu une activité débordante, que ce soit dans le domaine sportif, comme entraîneur de football (Dragons Noirs), joueur de rugby (rugby club de Port-Gentil), membre des staffs des ligues de ces deux disciplines, ou dans les multiples fonctions électives qu’il occupera. C’est ainsi qu’il a été, entre autres, membre du Conseil supérieur des Français de l’étranger pour le Gabon, Administrateur de la Caisse des Français de l’étranger, délégué au Comité national au souvenir du Général De Gaulle pour l’Ogooué-Maritime, conseiller de l’Assemblée des Français de l’étranger pour le compte du Gabon et de Sao Tome et Principe.
Membre de la Fédération des Anciens Combattants Hors de France, il a mené plusieurs plaidoyers auprès des différents maires de Paris pour que la capitale française puisse honorer le capitaine Charles Ntchoréré en baptisant l’une de ses rues du nom de ce compatriote. Sans succès. A Port-Gentil, il a financé partiellement (pour moitié dit-on), la statue du capitaine Ntchoréré de l’ancienne base militaire du 6ème BIMA.
Au cours de ces conversations, il évoquait volontiers les souvenirs de ses premiers pas en terre gabonaise. Il se souvenait, par exemple, être arrivé à Port-Gentil dans un quadrimoteur de UTA, atterrissant sur une pise en latérite, dans un aéroport constitué de trois baraques en bois sur pilotis. Il se souvenait également de son premier repas pris dans un restaurant situé à l’endroit ou se trouve actuellement l’immeuble de Total Gabon. Le jour de la proclamation de l’indépendance du Gabon, disait-il, ils n’étaient que deux ressortissants français à s’être rendus au gouvernorat pour assister à la descente du drapeau français, ses autres compatriotes ayant fait le choix de rester chez eux.
C’est dire que l’homme qui, en 1957, avait pris pour femme une gabonaise originaire de Fougamou avec laquelle il a fondé une famille était un Port-gentillais à part entière, parfois sollicité pour conter la ville pétrolière dont il était l’une des mémoires vivantes.
Fait citoyen d’honneur en 2007, Michel Auguste a été membre fondateur de l’Association pour la Protection de la nature et de l’environnement, H2O, dirigée par son fils, Henri Michel Auguste. A ce titre, et face aux menaces environnementales auxquelles est confrontée la capitale économique, il estimait que la solution la plus sage serait d’envisager, dès maintenant, une délocalisation de la ville sur le continent car, selon lui, la nature finira, à terme, par reprendre ses droits.
S’étant investi, lors des événements qu’a connu le Gabon en 1990, dans l’évacuation des Français, il a, par des actions multiformes, contribué à renforcer les liens entres les communautés française et gabonaise. Il était membre du Conseil d’administration de l’Alliance franco-gabonaise de Port-Gentil. Il avait 82 ans.

jeudi 30 avril 2015

Le grand méchant sac - France2, Envoyé Spécial - notre montage vidéo

Les sacs plastiques à usage unique seront interdits en France à compter du 1er Janvier 2016.
Les sacs oxo-fragmentables (abusivement appelés oxo-biodégradables) seront bientôt interdits en France et en Europe. A lire dans le projet de Loi relatif à la transition énergétique pour la Croissance Verte

Visionnez notre montage vidéo sur cette émission de France2 diffusé le 2 Avril 2015 sur notre chaîneTV
https://www.youtube.com/watch?v=V2k-uZjdWHU