lundi 16 avril 2018

Conférence débat le 14 Avril à Port Gentil sur les Plastiques et leur implication dans la pollution des Océans





Sur invitation de Monsieur Brice MOUSSAVOU TCHIPANDI, Secrétaire Provincial de l'UJPDG, membre de notre association et responsable HSE d’une entreprise de Port Gentil, nous avons organisé une conférence débat sur la problématique du plastique et plus particulièrement sur les sachets plastiques et leur impact dans la pollution des Océans.

La conférence a commencé à 10h00 par le visionnage du documentaire "Océans de plastiques " (environ 1h00). Elle s’est prolongée par une séance de questions/réponses pendant environ 1h30 avec l’assistance.

Nous avons constaté que ces problématiques étaient particulièrement mal connues par les personnes présentes.

Nous invitons donc d’autres groupes à nous solliciter pour éveiller les consciences et faire passer le message le plus largement possible, comme nous l’avons fait auprès des enfants de l’école mixte de Port Gentil le 25 Juin 2014 et sur notre chaîne TV Youtube.

La conférence débat a été suivie d'une visite sur le terrain pour confronter les problématiques décrites dans ce film et notre environnement immédiat.



Vous pouvez lire l'article du journal l'Union sur cette conférence débat en cliquant ici (le fichier est PDF)

jeudi 12 avril 2018

Interview sur la radio locale La voix de la DOLA (Ndendé, Gabon)


Enregistrez sur votre disque dur de votre PC / téléphone l'interview de Henri Michel Auguste, sur la Journée Mondiale contre les Plastiques. Le fichier fait 10 Mo et est un fichier Audio.
Vous pouvez l'écouter ensuite avec VLC.
La Voix de la DOLA est la radio locale de la ville de Ndendé,  chef-lieu du département de la Dola (province de la Ngounié) au sud du Gabon à 549 kilomètres de Libreville. (source Wikipédia)

jeudi 5 avril 2018

Notre interview dans le magazine Sans Frontières, magazine de la Solidarité Internationale


LES BIOPLASTIQUES, « UNE FAUSSE SOLUTION » ?

Huit millions de tonnes de déchets plastiques se déversent dans les océans chaque année, portant à 80 % la proportion des déchets marins issus de cette matière, estime le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Plusieurs pays africains tentent de lutter contre cette pollution en interdisant les omniprésents sacs plastiques. Au Gabon, ils ont été remplacés par des modèles oxodégradables... qui ne font pas non plus l'unanimité.

Par Nelly Guidici,
Sans Frontières, magazine de la Solidarité Internationale, Mars - Mai 2018

ENVIRONNEMENT

En 2005, trois ans avant que le Rwanda ne devienne le premier pays du continent à interdire l'utilisation, la fabrication et l'importation de sacs plastiques, H2O Gabon voyait le jour dans la ville côtière de Port-Gentil. Par ses représentations auprès des maires de Port-Gentil et de Libreville — la capitale —, l'ONG a ensuite joué un rôle central dans la mise en place de la loi interdisant « l'usage et l'importation de sachets plastiques non recyclables » à partir du 1er juillet 2010.
Son président, Henri Michel Auguste, se montre toutefois critique. « Les autorités ne sont pas allées jusqu'au bout de notre raisonnement, déplore-t-il. Nous avions souhaité que notre pays passe aux sacs biodégradables et compostables, et non aux oxodégradables, qui sont une hérésie écologique. »
En effet, le gouvernement a choisi comme substitut « écologique » un type de plastique auquel est ajouté un additif qui attaque sa chaîne moléculaire, et en accélère donc la fragmentation. « Le fractionnement des sacs, de macroparticules à microparticules, est un danger pour notre santé, fait valoir M. Auguste. Avec le vent, ces microparticules deviennent volatiles, et respirer du plastique n'est pas bon pour l'être humain. Dans cette matière que l'on appelle "oxo", il n'y a pas de biodégradabilité. » 


La position d'H2O Gabon rejoint en partie celles d'ONG européennes qui voient les bioplastiques comme « une fausse solution », dont Surfrider Foundation Europe. Pour Diane Beaumenay, chargée de mission déchets aquatiques au sein de cette association de protection et de mise en valeur des lacs, rivières et océans, des informations trompeuses sont diffusées à leur sujet. « Les soi-disant "bioplastiques" contiennent 30 % d'éléments biosourcés et 70 % d'éléments chimiques issus du pétrole, déclare-t-elle.
Résultat : on trompe le consommateur, qui croit être vertueux et ne se doute pas que le sac biodégradable qu'on lui propose va polluer l'environnement. » Selon Mme Beaumenay, il n'y a pas à l'heure actuelle sur le marché de plastiques biosourcés à 100 %, et donc biodégradables.
Parce qu'elle souhaite l'apparition d'alternatives, H2O Gabon appuie les initiatives de fabrication de sacs à partir de fibres naturelles et produites localement. « C'est vrai que nous soutenons les bioplastiques, mais il en existe plusieurs types, nuance ainsi M. Auguste. Nous nous intéressons davantage à ceux issus des fibres de bananes plantains, d'ignames et de manioc, dont le Gabon est producteur et dont les déchets sont peu utilisés pour faire du compost. »

Pendant ce temps, en Europe
L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer a annoncé en janvier dernier que la mer Méditerranée est l'une des plus touchées par la pollution plastique : 730 tonnes de plastique y seraient déversées quotidiennement. Cette donnée était au cœur de l'atelier Polymères et Océans qui s'est tenu à l'Université de Montpellier. Des scientifiques francophones de différents domaines travaillant sur la question de la dégradation des polymères en milieu aquatique y ont exploré des solutions pluridisciplinaires pour faire face à l'invasion de matières plastiques.
De son côté, le Service communautaire d'information sur la recherche et le développement de la Commission européenne (COR­DIS) finance plusieurs initiatives liées au bioplastique, tel le projet Biopack. Ce nouveau concept d'emballage alimentaire a pour but d'étudier la possibilité d'utiliser des bioplastiques afin d'élaborer un emballage de meilleure qualité pour les fromages.
La pétrolière Total s'est également lancée dans le marché du bioplastique en 2016 en s'associant à l'entreprise néerlandaise Corbion dans le but de produire annuellement 75 000 tonnes de polymères à base d'acide polylactique (PLA). Fabriqué à partir de matières premières — le sucre ou l'amidon — le PLA « est l'un des premiers polymères renouvelables et biodégradables », selon ses manufacturiers. Leur unité de production implantée à Rayong, en Thaïlande, devrait démarrer au second semestre de cette année.


TRANSFORMER LA CULTURE DU TOUT JETABLE
Une autre grande préoccupation des ONG est que les matériaux présentés comme des bioplastiques posent les mêmes problèmes que les plastiques conventionnels : de nombreuses années peuvent s'écouler avant leur disparition complète. Comme le milieu aquatique est l'environnement le moins propice à la décomposition des sacs qui se révèlent biodégradables dans des composteurs industriels, les animaux marins disposent de tout le temps nécessaire pour les confondre avec de la nourriture, explique Mme Beaumenay. Sans compter que les microplastiques agissent comme des éponges en absorbant d'autres composants chimiques déjà présents dans l'eau.
« Mais le problème principal du bioplastique est qu'il continue de promouvoir la culture et la société du tout jetable », conclut-elle. Le PNUE estime d'ailleurs que si la production de plastique dans le monde se poursuit à ce rythme, 33 milliards de tonnes seront produites en 2050, contre 300 millions de tonnes en 2014. C'est pourquoi le programme onusien a récemment lancé sa campagne Océans propres. Dans une vidéo humoristique diffusée pour la St-Valentin, le PNUE invite les consommateurs à « rompre leur relation toxique » avec les plastiques à usage unique.
De son côté, H2O Gabon appelle à privilégier les contenants réutilisables. « Nous cherchons surtout à réduire l'usage des sacs plastiques en utilisant le plus possible des sacs réutilisables en tissu ou des paniers en osier, une matière première que l'on trouve dans notre pays. Cela permet aussi de maîtriser un artisanat en disparition », précise M. Auguste.


« Mais le problème principal du bioplastique est qu'il continue de promouvoir la culture et la société du tout jetable »
- Henri Michel Auguste, président de H2O Gabon

SANS FRONTIERES, MARS – MAI 2018




lundi 15 janvier 2018

Nos dernières interventions sur les médias TV sont sur notre Chaine Youtube

Nous avons mis en ligne nos dernières interventions dans les médias sur notre chaine vidéo Youtube.



Notre intervention sur la Journée Mondiale sans sacs plastiques - septembre 2017
Les périls liés aux sachets plastiques et aux nouveaux sachets oxo (bio) dégradables pour l'environnement et la santé humaine et animale

Notre intervention sur la Journée Mondiale du Tourisme - septembre 2017
Quelle forme de tourisme favoriser au Gabon? L'écotourisme.
Quels investissements nécessaires qui ne sont pas réalisés?

Notre intervention sur la Journée Mondiale pour la Protection de la Couche d'ozone - septembre 2017
La couche d'ozone protège la vie sur terre (humains, animaux, flore).
Les accords de Kyoto ont permis de refermer partiellement la couche d'ozone sur notre planète. Quand on veut, on peut.

Notre point de vue sur la COP23 Fidji à Bonn - novembre 2017
Enjeux, périls pour les pays du Sud

Participation à un débat sur la TV locale Gabonaise TV POG - décembre 2017
Réchauffement climatique, pollution, sacs plastiques, inondations, urbanisme
Quel avenir pour la Ville de Port Gentil, qui est sous le niveau de la mer, à l'horizon 20 ans?
Quelles solutions existent?

samedi 29 juillet 2017

Echouage d’une baleine à bosse de 5-6 mètres et 4-5 tonnes à Port Gentil, Gabon



Nous avons découvert ce matin le cadavre d’une baleine à bosse sub adulte de 5-6 mètres, pesant 4-5 tonnes sur le rivage près du Collège Victor Hugo.
Nous pensons que cette baleine est soit entrée en collision avec un navire ou avec l’hélice d’un navire, soit décédée de maladie ou d'ingestion de sacs plastiques. La blessure profonde entrainant une éventration a pu être causée par la décomposition de l’animal qui produit des gaz.
Cette baleine doit être remorquée en haute mer, afin d’éviter une pollution olfactive dans le quartier résidentiel, qui a déjà commencé. Cette opération est sous la responsabilité des autorités locales qui vont certainement réquisitionner un remorqueur.

échouage d'une baleine à bosse de 5-6 mètres à Port Gentil, Gabon, photo © Dany KOUELE TOLÉ

échouage d'une baleine à bosse de 5-6 mètres à Port Gentil, Gabon, photo © Dany KOUELE TOLÉ

échouage d'une baleine à bosse de 5-6 mètres à Port Gentil, Gabon, photo © Dany KOUELE TOLÉ


Il est peu probable que la baleine coule, mais plus surement elle sera dévorée par la faune aquatique et l'avi-faune au gré des courants marins. Son remorquage en haute mer évitera qu’elle soit à nouveau poussée sur les rivages.