mardi 4 décembre 2012

Nouvelles vidéos : Sauvegarde des Tortues Luth et urbanisme de Port Gentil



Une tortue luth échappe à la mort à Port-Gentil
24-10-2012 16:54 (commentaires : 5) sur gabonews.com



Entrainée par les vagues de l’océan sur une plage de Port-Gentil, une tortue luth a failli finir dans l'estomac d’un pécheur trop gourmand se trouvant sur les lieux.
La bête a été aperçue par un pêcheur en activité à la plage située au quartier Côte d’Azur, dans une banlieue de la ville de Port-Gentil. L'homme croyant avoir trouvé sa pitance du jour a commencé à donner des coups de manchette à l'infortuné animal. Heureusement pour cette tortue luth, l'attention de quelques travailleurs d’une société pétrolière présents dans les parages a été attirée par l'étrange combat. Ces derniers ont accouru pour porter secours à l'animal et l'arracher aux mains assassines de son bourreau. L'animal blessé a été remis à l’eau.
Rappelons que la tortue luth fait partie des espèces animales intégralement protégées par la loi gabonaise. L’administration en charge de l’environnement et les associations ou organisations de la société civile de ce secteur doivent multiplier les campagnes de sensibilisation dans le but d’une prise de conscience élargie.
Credit photo : DKT
GN/DKT/PGM/YKM/12



Henri Auguste, Président de H2O Gabon est intervenu sur ce sujet sur la chaîne TV locale de Port Gentil Top Bendjé. Vous pouvez visionner le reportage et l'interview complète ci-dessous.


Retrouvez nous sur notre chaine TV

Chaine TV H2OGabon





Proposition d'un pôle industriel alternatif à la Zone Industrielle de Port Gentil (ZIEC)




L’Etat Gabonais a décidé de construire une nouvelle zone industrielle ZIEC sur l’ile Mandji, sur le territoire de la Ville de Port Gentil.

1 – La Ville de Port Gentil est construite sur l’ile Mandji.  C’est un terminal pétrolier, soumis à l’érosion des côtes par la disparition progressive de la mangrove et à la montée du niveau de la mer dû au réchauffement climatique.

2 – Le projet de Zone Industrielle de Port Gentil qui a fait l’objet d’une consultation publique en Juillet 2011 (cliquer pour télécharger) prévoit :
- la destruction complémentaire de la mangrove
- le développement d’industries dangereuses en termes de risques industriels

3 – H₂O Gabon a rédigé divers articles dans la presse nationale et internationale pour expliquer les risques industriels qui guettent la Ville de Port Gentil :

4 – H₂O Gabon a enfin rédigé une proposition pour un "Pôle Industriel Vert" faite au Directeur Général de OLAM Gabon le 4 Juillet 2012. Cette proposition est toujours lettre morte à ce jour.

Le 4 Décembre 2012.

Notre Projet alternatif pour la ZIEC de Port Gentil



Notre Projet alternatif pour la ZIEC de Port Gentil

Note adressée à Monsieur Gagan Gupta,
Directeur Général de OLAM Gabon

Ce mémorandum fait suite à notre rencontre de Libreville et de nos discussions au cours desquelles vous m’avez soumis vos impératifs avec franchise et pour ma part je vous ai présenté mes appréhensions face à la menace écologique de la destruction de la mangrove et de l’installation d’une usine d’engrais chimique, sur la zone d’implantation de la ZIEC.

Pour diminuer les tensions palpables et les hostilités de la population Port-Gentillaise et pour redorer votre image mise à mal ces derniers temps dans tous vos projets au Gabon (notamment dans le Woleu Ntem), je me permets de vous soumettre la vision de H2O GABON au travers de son projet alternatif pour la ZIEC, qui cadre avec la politique du « Gabon Vert » définie par le Chef de l’Etat.

Notre proposition concernant le volet nature :
Ø  Replantation de la mangrove dans les zones humides non utilisées par OLAM, en vue de protéger au mieux les sols et la ville de Port-Gentil, de l’érosion et de la montée des eaux. Ceci fera l’objet d’un partenariat entre H2O GABON et OLAM.
Ø  Nettoiement des principales artères des déchets plastiques.

Notre proposition concernant le volet industriel :
Ø  Création d’un complexe de traitement de déchets (tri sélectif, recyclage et compostage). Cette industrie, demanderesse de beaucoup de main d’œuvre non qualifiée, pourrait générer des emplois (environ 500 postes, voire plus à terme). Elle se destinerait à traiter les déchets de la Ville de Port Gentil et ceux de Libreville, voire ceux des pays de la sous région amenés par conteneurs maritimes via le Port.
Ø  Création d’une usine de fabrication de produits finis en bioplastiques : sacs plastiques, poches à eau, couverts jetables, films d’emballage, films industriels, films agricoles… Impact en terme d’emplois créés : probablement 200 postes (et plus à terme), avec une proportion de main d’œuvre peu qualifiée. L’usine pourra servir les besoins d’emballage du Gabon et des pays de la sous région. L’utilisation des bioplastiques est en effet inéluctable en Afrique, du fait des dommages lourds causés par l’utilisation jusqu’à présent des plastiques d’origine pétrolière.
Ø  Création d’une usine d’assemblage de panneaux en bambou, en vue de la construction de maisons économiques et écologiques, puis plus tard fabrication sur place de ces panneaux. Impact en terme d’emploi : probablement 300 postes, voire beaucoup plus à terme, dont une grande partie de main d’œuvre peu qualifiée.
Ce projet est à mettre en perspective des importants besoins en habitat social au Gabon – 200 000 à 250 000 unités – dont cette technologie pourrait couvrir une partie.
Cette usine peut aussi naturellement trouver des débouchés dans les autres pays de la sous région.
Ø  Création d’une usine de construction de véhicules et de cycles électriques,  une collaboration à envisager avec le groupe TATA ?
Ø  Création d’un centre de call center offshore, connecté sur les réseaux de fibres optiques desservant le Gabon. Ce type d’activité se développe dans d’autres pays en voie de développement (Algérie, Tunisie, Maroc, Ile Maurice, Côte d’Ivoire, Sénégal, Bénin, Congo). Impact en termes d’emplois : probablement 300 personnes main d’œuvre peu qualifiée, mais parfaitement francophone.
Ø  Centrale électrique utilisant la biomasse des déchets pour fonctionner.
Ø  Etc…

Voici une vision générale de ce que pourrait-être un pôle d’industrie verte dans cette ZIEC. La liste n’est pas close.
Comme vous pouvez le constater, nous avons déjà identifié des schémas industriels pour réaliser concrètement ces projets, et en particulier :
- le hub de traitement de déchets,
- l’usine de fabrication de produits finis en bioplastiques,
- l’usine de montage puis de fabrication de panneaux en bambou, pour le programme de maisons économiques et écologiques.

Nous restons à votre disposition pour en discuter plus avant, et sommes prêts et capables de vous accompagner avec nos partenaires dans la réalisation de ces projets.


Fait à Port Gentil, le 04 juillet 2012.





Mise à jour Août 2013 :

En connexion avec notre proposition sur les bioplastiques, nous vous invitons à lire les derniers articles sur le sujet de notre partenaire, la société ARTAXERKES.

Bioplastiques EN 13432
Produits et résines biodégradables et compostables

Notre réponse à la consultation publique sur la ZIEC de Port Gentil du 25/05/2012




1- Réponse à la consultation publique sur la ZIEC de Port Gentil du 25/05/2012
Vidéo - Le rôle des Mangroves dans la protection de la faune et de l'environnement.
H2O Gabon / Top Bendjé TV (Port Gentil)

(Cette intervention a été perturbée par des responsables du pouvoir qui ne pouvaient accepter la critique).

La mangrove est un milieu aquatique côtier dont les paramètres physico-chimiques de l’eau varient plusieurs fois par cycle de 24 heures. L’eau passe par les états suivants : eau douce, à saumâtre puis salée, et vice versa, en fonction des marées et des saisons.
La flore aérienne de ce milieu est composée en grande majorité de palétuviers. Le palétuvier est un arbuste ayant des facultés adaptatives à ce genre de conditions extrêmes. Grâce à ses racines aériennes, il retient la plus grande partie des sédiments en suspension dans l’eau, évitant ainsi d’étouffer la microflore et la microfaune alentours qui se développent sur les zones sableuses.
En dehors de ses capacités filtrantes et de barrière anti érosion, la mangrove est un réservoir d’une grande diversité : c’est un site de reproduction, d’écloserie, de nurserie pour la faune aquatique benthique et pélagique.
On y trouve aussi un nombre important d’espèces inféodées à ce type de milieu : des invertébrés (mollusques, crabes, etc ...), des oiseaux du littoral (courlis, mouettes, aigles, etc ...), des reptiles et des mammifères. Enfin, outre un haut lieu de biodiversité, la mangrove est un écosystème primordial contre l’érosion des côtes.
Elle forme un barrage efficace contre la houle océanique surtout lors des tempêtes de la saison des pluies. Détruire un tel écosystème mettrait donc en péril les grands équilibres, et la ville de Port-Gentil, principalement lors des saisons des pluies. Nous connaissons tous les problèmes que pose le terminal du Cap Lopez, mais aussi le nouveau port : Leur construction a induit des modifications dans les courants marins et sous-marins, en accélérant l’érosion dans différents endroits de l’île Mandji et particulièrement de notre ville. Assez régulièrement au Cap Lopez, des zones de plages s’effondrent dans l’Océan. Une destruction complémentaire de l’écosystème ne va-t-il pas en accélérer le phénomène ? Veut-on voir un jour le terminal pétrolier s’abimer dans l’Océan ? La ville de Port Gentil est déjà au niveau de la mer et subit de plein fouet la montée des eaux due au changement climatique, il me semble que nous allons droit à la catastrophe. Peut-on se permettre de prendre un tel risque ? A contrario, il serait souhaitable de développer à nouveau les mangroves, afin que restaurer l’équilibre avec la Nature. C’est un coût financier très raisonnable, au regard des risques financiers qu’il permet de prévenir.
La ZES a-t-elle nécessairement besoin d’être construite sur des zones qui protègent la ville de Port-Gentil, ses industries et plusieurs milliers habitations ? Qui  payera les conséquences dévastatrices de cette atteinte majeure à la mangrove qui protégeait Port-Gentil gratuitement ? Nous, malheureusement …
Il y a quelques temps déjà, j’ai eu la chance d’assister à la consultation publique organisée par OLAM, qui est un acteur essentiel de cette ZES, puisque selon leur présentation, il devrait y implanter différentes activités. Lors de cette présentation sur la ZES, dans l’ordre des idées fantaisistes évoquées, des hôtels et des zones réservées à l’aquaculture/pisciculture. Comment peut-on prétendre installer les activités citées ci-dessus à proximité immédiate d’un complexe pétrochimique (une raffinerie) et chimique (une usine d’engrais type AZF et une usine d’ammoniac) ?
En ce qui concerne l’activité principale d’OLAM, l’usine d’engrais chimique, le projet bénéficie de la proximité de la matière première (le gaz). Mais le monde agricole est en profond bouleversement et de plus en plus d’agriculteurs abandonnent les engrais chimiques, car trop polluants, trop risqués pour la santé de ces derniers et des consommateurs (ces risques ont été établis par de nombreuses études scientifiques de part le monde). N’est-ce pas pour cela que l’on a décidé de créer ces chimères que l’on appelle « les  OGM ou Organismes Génétiquement Modifiés » pour éviter d’utiliser des engrais et des pesticides, qui causent de gros dégâts environnementaux : pollution des sols, de l’air, des nappes phréatiques, des fleuves et des océans, pour une production stagnante qui n’empêche pas le tiers monde de mourir de faim… une utopie en remplace une autre. Dans un monde où les risques sanitaires et alimentaires sont de plus en plus identifiés et dénoncés, comment peut-on envisager vendre des engrais chimiques alors que l’agriculture villageoise locale décline car les jeunes générations ne daignent pas s’intéresser au travail de la terre. A l’international, on a et on va avoir de plus en plus de mal à trouver des débouchés  pour ce type de produits dangereux dans les années à venir. Car la conscience des peuples évolue vers un mieux être et un mieux manger.
Pour prolonger mon propos, j’aimerai rappeler aux auditeurs, l’accident du 21 septembre 2001 à Toulouse (France). L’usine AZF de Toulouse est détruite par l’explosion d’un stock de nitrate d’ammonium (engrais chimique), entraînant la mort de 30 personnes, faisant 2 500 blessés, laissant 14 000 personnes atteintes de lourds traumatismes psychiques et de lourds dégâts matériels se chiffrant à environ 2 milliards d’Euros. Résultat, une ville profondément meurtrie, une ville en procès contre La société Grande Paroisse (Total) depuis plus de 10 ans, à ce jour aucunes indemnités n’ont été versées au titre de dommages. Comme nous le voyons ci-dessus, ce genre d’industrie n’est pas sans danger. Le 1er risque est la pollution de l’air en cas d’incident ou d’accident, ce qui pourrait en fonction de la concentration et de la direction du vent, l’air ainsi contaminée provoquerait des vertiges, des nausées, voir la mort par asphyxie de la population en fonction de sa proximité.  Le 2ème risque de pollution par débordements des eaux usées ou par accident, la proximité de la mer engendrerait l’extinction immédiate de la Faune et de la Flore aquatique sur toutes les zones aquatiques polluées. Le 3ème risque est non des moindres, l’explosion, nous avons déjà vu plus haut  les effets et les résultats, sachant que la déforestation des alentours de Port-Gentil et son particularisme urbain ne jouent pas en notre faveur, dans ce cas. Malgré une étude d’impact environnementale peu convaincante. 

Certaines questions me brulent les lèvres :

Ø  Pourquoi s’entêter à vouloir installer une telle industrie à proximité immédiate de la ville ?
Ø  A-t-on pris en compte le voisinage trop proche de 2 autres industries à tendance explosive, le terminal pétrolier du Cap Lopez et la raffinerie de la SOGARA ?
Ø  Ne risque-t-on pas « un effet boule de neige » ?
Ø  Sans être un oiseau de mauvais augures, en cas de pollution de l’eau ou de l’air serait-on capable de circonscrire et d’endiguer ces dernières ?
Ø  Dans le cas d’une explosion de type AZF, avons-nous assez de lits pour prendre en charge un nombre très important de patients dans notre hôpital où déjà les places sont limitées ?
Ø  Avons-nous un corps médical en nombre et capable de traiter ce genre de pathologie liés aux accidents majeurs industriels ?
Ø  En cas de pollution de la mer, qui va restaurer et payer les dégâts causés à l’Environnement ?
Ø  En cas de pollution de l’air qui va prendre en charge et indemniser les personnes ou les ayants droits ?
Ø  En cas de catastrophe majeure au final, qui  va payer ?
Je vous laisse répondre à mes légitimes interrogations en vos âmes et consciences, puis longuement méditer sur cette phrase qui pourrait servir de mise en garde. Elle nous vient de l’inventeur du terme scientifique « biodiversité », l’Entomologiste et biologiste américain, le Prof Edward Osborne WILSON, dont voici la teneur «L’humanité ne se définit pas parce qu’elle crée, mais par ce qu’elle choisit de ne pas détruire ».

samedi 1 décembre 2012

Gestion concertée des déchets solides de la Ville de Libreville

H2o Gabon qui travaille sur la problématique déchets depuis 5 ans et discute sur ce sujet depuis 2 ans avec la Ville de Libreville s'étonne et déplore d'avoir été exclue sans aucune annonce préalable du processus de concrétisation.

Référence : article publié sur GabonReview ce jour.


samedi 10 novembre 2012

Julie et Nolwenn sur les traces d'Albert Londres






Nous avons accueilli Julie Crenn et Nolwenn Leboyer en Juillet 2011, sur les traces du grand journaliste Albert Londres.

Leur reportage a été diffusé ce jour 10 Novembre 2012 sur RFI dans l'émission Si Loin Si Proche. Il nous a été signalé par plusieurs de nos amis au Gabon et Côte d'Ivoire qui ont fait crépité nos téléphones.

Henri Michel Auguste intervient vers 14mn20.
Il lit un passage de Terre d'Ebène (1927), puis décrit les modes de fonctionnement actuels des exploitants chinois et malaisiens au Gabon, qui déforestent sans vergogne, profitant de la faiblesse du réseau routier et exploitant les ouvriers gabonais.

Fichier Audio Mp3 - RFI - Si Loin Si Proche - 10.11.2012 - Julie Nolwenn Albert Londres Terre d'Ebène
Terre d'Ebène - Le J'accuse d'Albert Londres, Afrik.com (2000).


Albert Londres (né le 1er novembre 1884 à Vichy et mort le 16 mai 1932 dans l'océan Indien) est un journaliste et écrivain français.
« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie1 ». Cette maxime d’Albert Londres résume bien l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes français. Depuis 1933, le prix Albert-Londres récompense les meilleurs journalistes francophones.

Albert Londres meurt mystérieusement en 1932 dans l'incendie du Georges Philippar, le bateau qui le ramenait de Chine en France. Il semblait avoir découvert un grand scandale : « Il est question d'armes, de drogue, d'immixtion bolchévique dans les affaires chinoises », rapporte la biographie de Pierre Assouline. Mais son reportage brûle également dans l'incendie. Le doute plane alors sur cet incendie : accident ou attentat ? Toujours est-il que les personnes auxquelles il a confié le contenu de sa découverte – le couple Lang-Willar – meurent à leur tour dans un accident d'avion. (Wikipédia).