mercredi 6 décembre 2023

Prise de contact avec TotalEnergies EP Gabon

 








Le mardi 28 Novembre 2023 à 11h30, H₂O GABON a été conviée à une réunion avec TotalÉnergies EP Gabon dans leurs locaux de Port-Gentil. 

Dans le cadre du courrier qui nous a été adressé (extrait) : " TotalÉnergies EP Gabon souhaite renforcer l'intégration de la Biodiversité et la protection de son Environnement pour les sites localisés à proximité de zones sensibles sur les secteurs d'Anguille, de Torpille et de l'Île Mandji, dans la province de l'Ogooué Maritime. (...) La société TotalÉnergies EP Gabon développant aussi des activités dans des zones proches de zones marines protégées, d'aires sensibles en biodiversité et de parcs nationaux, a mandaté BIOTOPE, cabinet de conseil international en ingénierie écologique, pour réaliser un Plan d'Action Biodiversité offshore et onshore. L'objectif est de déterminer et prioriser les impacts de ses activités sur la Biodiversité côtière et marine, de définir pour chaque impact un plan d'action afin d'appliquer les principes de notre politique RSE " Éviter, Réduire, Compenser ", et de réaliser des actions additionnelles positives en faveur de la Biodiversité avec des Acteurs Locaux. (... ). Dans le cadre de cette mission, les représentants biodiversité de TE E&P Gabon accompagnés par l'équipe de BIOTOPE, souhaitent s'entretenir avec les Acteurs Locaux œuvrant dans le domaine de la conservation de la Biodiversité, afin de recueillir leur vision et expertise (... ). Lors de l'entretien, nous souhaiterions vous présenter les objectifs généraux du Plan d'Actions Biodiversité de TEEPG et les nouvelles mesures que la compagnie souhaiterait mettre en place, puis identifier avec vous des nouveaux axes de collaboration sur des projets de protection et de replantation de mangroves, notamment à l'échelle de l'Île Mandji ".


Après cet exposé des motifs, Mr H. M. AUGUSTE, a présenté les grandes lignes de notre ONG H₂O GABON.

- la date de création, les membres fondateurs,

- les objectifs, protéger la Nature et l'Environnement,

- les actions de terrain déjà réalisées, consulter notre blog (www.h2ogabon.blogspot.com),

- notre activisme en tant lanceur d'alerte, sensibilisation, force de propositions de solutions techniques que ce soit dans le domaine environnemental ou dans la Protection de la Nature. Nous possédons au sein de notre ONG des compétences techniques ou scientifiques que nous pouvons et avons déjà mobilisé. A cet effet, nous vous invitons à lire notre proposition d'évaluation technique des pollutions de Perenco Gabon et notre projet de restauration de la biodiversité de la lagune d'Omboué. Ces deux actions d’ampleur sont suspendues à la décision du Tribunal de Port Gentil, auprès duquel une plainte pénale a été déposée et acceptée, qui doit faire appliquer le principe de « Pollueur – Payeur ».

 

- les réalités auxquelles sont confrontées les ONG's comme H₂O GABON, ce sont les manques de bonne volonté des sociétés de la place d’accepter leurs violations environnementales comme corollaire de leur activité de production et d’y remédier par le financement de solutions adéquates, y compris les plus novatrices, avec des acteurs locaux.

Après environ une heure de conversations, nous nous sommes séparés.

Au final, cette réunion ressemblait plus à une prise de contact qu'à une réelle audition. Les semaines à venir seront cruciales pour réalisation des objectifs que s'est fixé TotalEnergies EP Gabon. Nous sommes prêts à collaborer si la demande nous en était faite. Nous avons du savoir-faire à exploiter comme nous l’avons déjà prouvé.

 

H. M. AUGUSTE,

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Facebook : H₂O GABON

 

Étaient présents à cette réunion,

 

* Pour TotalÉnergies SE siège du groupe France :

- Monsieur Laurent CAZES, Délégué Environnement et Sociétal

- Monsieur Valentin DO ROSARIO, Biodiversity Coordinator.

 

* Pour TotalÉnergies EP Gabon :

- Monsieur Hervé ONANGA, Chef de Service Environnement & Hygiène Industrielle,

- Monsieur Victorien ANGOUÉ, Coordinateur Développement Durable & PID PIH,

- Monsieur Jordan Ismaël EGANI, Ingénieur, Service Environnement & Hygiène Industrielle.

 

* Pour Biotope - SIDI :

- Monsieur Rénald BOULNOIS, représentant du cabinet de conseil international en ingénierie écologique.

 

* Pour H₂O GABON :

- Monsieur Paul OBIANG, Secrétaire Général adjoint,

- Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, Président et Membre Fondateur, Conseiller Scientifique et Technique, Membre de la Commission Scientifique et Technique.



Article à lire :

Perenco au Gabon : une longue histoire de pollutions pétrolières

mardi 5 décembre 2023

Pétrole : le géant Perenco opère abusivement dans 70 sites protégés dans le monde


 



https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/041223/petrole-le-geant-perenco-opere-abusivement-dans-70-sites-proteges-dans-le-monde

Énergies Enquête

Pétrole : le géant Perenco opère abusivement dans 70 sites protégés dans le monde

La compagnie a obtenu l’autorisation de chercher et d’exploiter des hydrocarbures dans 74 aires naturelles protégées à travers le monde. Malgré sa promesse de minimiser toute pression sur la biodiversité, le groupe est incapable de prouver la réalité de ses engagements. 

Alexandre Brutelle, Dorian Cabrol (Environmental Investigative Forum), Madeleine Ngeunga (InfoCongo) et Juliana Mori (InfoAmazonia)

Mediapart - 4 décembre 2023 à 19h37

« Écoutez, Écoutez, je vous arrête tout de suite : les problèmes environnementaux du groupe, je les connais, et ça ne m’empêche pas de dormir la nuit », coupe net un ingénieur de Perenco à nos questions sur les multiples fuites, enfouissements de déchets et problèmes sociaux qui entachent la réputation du groupe depuis plusieurs années au Gabon.

Mais le « problème » Perenco ne se limite pas à ce seul pays. À travers le monde, les licences d’hydrocarbures de la multinationale s’étendent sur 74 sites qui sont pourtant protégés. C’est ce que révèle une enquête menée pendant près d’un an par Mediapart avec le consortium international de journalistes d’investigation environnementale EIF et leurs partenaires. Au total, dans neuf des quatorze pays où opère la société franco-britannique – en Amérique latine, en Afrique et en Europe –, ses autorisations de rechercher et d’exploiter concernent des aires naturelles qui devraient être préservées des usages industriels.

Alors que la COP15 sur la biodiversité de 2022 s’était conclue sur l’engagement des pays membres à protéger 30 % des terres et des mers de la planète d’ici à 2030, nos révélations questionnent le sort des parcs et des réserves nationales déjà existantes. Les statuts actuels de ces sites ne semblent pas faire reculer les sociétés telles que Perenco, ni ses actionnaires, la famille Perrodo, quinzième fortune de France selon le magazine Challenges.

Carte interactive

"Perenco System" : le système d’abus global du second géant pétrogazier français
https://pinea.app.carto.com/map/b5b31ced-72cc-45ec-8764-48c5703ff887

À propos de cette carte :

Les licences pétrolières et gazières de la multinationale franco-britannique Perenco couvrent 74 aires protégées dans le monde. L’enquête internationale “Perenco System”, menée par Mediapart et ses partenaires internationaux, documente l’aspect systémique des pratiques extractives abusives de Perenco - second géant pétro-gazier après Total.

Au total, 9 des 14 pays où opère la société franco-britannique sont concernés par ces superpositions légalement problématiques entre sites

Perenco dispose de licences pétrogazières dans 74 aires protégées à travers le monde. © Infographie Alexandre Brutelle et Jack Wolf (Environmental Investigative Forum)

Pourtant, la multinationale nous l’assure : Perenco est « engagée à minimiser toute pression sur la biodiversité et contribue à sa restauration » et « définit des plans d’action pour chacune de ses branches, en particulier pour les sites situés dans des aires protégées », indique un porte-parole.

Le groupe est toutefois incapable de nous fournir le détail des aires protégées en question, leur nombre total et les pays concernés, à l’exception du Guatemala. Dans ce pays, « le travail effectué par Perenco pour protéger la faune et la flore est visible, le [parc] Laguna del Tigre ayant été largement dévasté par des fermiers et des occupants illégaux ». Le média Reporterre révélait pourtant des cas de « pollutions et de persécutions » dans cette zone humide d’eau douce, « la plus vaste du pays, faite de rivières, de plus de trois cents petites lagunes tropicales, de savanes et de marécages », en avril dernier.

Ces soixante-quatorze sites à travers le monde représentent des menaces envers une biodiversité déjà en proie à une sixième extinction de masse, indissociable du dérèglement climatique – dont la combustion d’énergies fossiles reste aujourd’hui le principal moteur.

Deux phénomènes inextricables mais aussi co-dépendants, puisque la perte de biodiversité seule « exacerbe à son tour les effets du changement climatique », comme le rappelait encore le conseil scientifique de la COP Biodiversité à ses 196 États membres il y a un an. Tous les pays dans lesquels Perenco opère sur des aires protégées en font partie, à l’image du Guatemala, de la Tunisie ou du Venezuela. Tantôt sur une mangrove, comme elle le fait en République démocratique du Congo (RDC), tantôt sur des réserves naturelles – plus d’une dizaine en Colombie.

En 2022, le média scientifique Mongabay rapportait que Perenco avait été condamnée à des amendes liées à 27 cas de dommages ayant nui à la population, à la faune et à la flore locales, pour ses activités en Colombie.

Les zones d’activité de la compagnie incluent aussi des terres indigènes, comme la réserve autochtone du Napo-Tigre, située au cœur de l’Amazonie péruvienne. Une région faisant l’objet d’un bras de fer juridique depuis près de dix-neuf ans autour de la présence supposée de peuples n’ayant jamais eu de contacts avec la civilisation moderne. Cette présence est niée par la société.

Qu’est-il possible d’espérer d’une augmentation des aires protégées à l’échelle mondiale d’ici à 2030, si les statuts actuels des zones humides importantes, des forêts à haut potentiel de séquestration carbone et autres sanctuaires naturels n’empêchent pas qu’une société vienne y extraire gaz et pétrole ?

Législations permissives et extraction « interdite »

Interrogée au sujet des aires protégées où elle est implantée, la société Perenco déclare « adhérer à toutes les régulations locales et aux meilleurs standards internationaux, partout où elle opère et avec toutes les autorisations requises dans les pays concernés ». C’est le cas au Royaume-Uni, où se trouve la moitié des concessions à problèmes de la société. Ici, les études d’impact environnemental fournies par Perenco auront convaincu les autorités britanniques de lui délivrer divers titres pétroliers sur près d’une trentaine d’aires protégées. Parmi lesquelles le littoral du Dorset et de l’est du Devon, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un système d’attribution similaire au modèle colombien – et tout aussi permissif puisqu’au Royaume-Uni également, ces études n’auront pas empêché 73 fuites accidentelles survenues au sein d’aires protégées de 2013 à 2023, comme l’a récemment révélé une analyse de l’ONG Unearthed, affiliée à Greenpeace. Mais chaque pays a son propre cadre réglementaire en matière de protection environnementale. Et ce qui est valable au Royaume-Uni ou en Colombie ne l’est pas nécessairement ailleurs. Les textes légaux se veulent plus restrictifs, par exemple au Cameroun et au Gabon. Du moins, en théorie.

Au Cameroun, la loi proscrit depuis 1995 toute « activité industrielle » et toute « extraction de matériaux » au sein de parcs nationaux tels que le parc Ndongere. Une aire marine protégée constituée d’une vaste mangrove, connue pour ses puits uniques d’absorption de CO2, selon la Nasa, et située à proximité d’un site Ramsar reconnu comme « zone humide importante », l’estuaire Rio del Rey.

Malgré cela, Perenco y opère au moins quatre concessions d’hydrocarbures. Contacté à ce sujet, l’un de ses représentants reconnaît que le groupe pétrogazier opère « dans certains sites où le statut d’aire protégée a été déclaré après l’exploitation d’hydrocarbures ».

Ce n’est pourtant pas le cas pour au moins deux des blocs en question, acquis par Perenco après la classification du site sous un régime protecteur. Contactées par Mediapart, les autorités camerounaises n’ont pas souhaité répondre à nos demandes de commentaires concernant la légalité de ces licences d’hydrocarbures.

Aucun des chercheurs ou des juristes contactés par notre partenaire régional InfoCongo n’a souhaité répondre à nos demandes d’interview, tous considérant qu’il s’agit là d’un « sujet politique trop sensible ».

Au Gabon, toutefois, l’ancien député indépendant Pierre Philippe Akendengué n’hésite plus à dénoncer la société pour laquelle il a pourtant travaillé dix-huit ans comme ingénieur. « Les gens souffrent trop de l’activité de Perenco au Gabon pour que je me taise », indique-t-il. Perenco y opère à travers 12 aires protégées : réserves aquatiques, parcs marins et zones tampons, comme Mediapart le révèle aujourd’hui.

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L’élu, à l’origine d’une plainte classée sans suite contre Perenco pour « pollution environnementale » en 2021, dénonce le manque de transparence de la multinationale vis-à-vis des régulations locales. Tout était fait dans l’opacité, indique-t-il, personne n’avait accès à quoi que ce soit, y compris aux autorisations nécessaires – pour autant qu’elles n’aient jamais existé.

La loi gabonaise exige en effet la publication d’un décret ministériel autorisant le développement de licences extractives au sein d’aires protégées, mais aussi de la production d’un rapport rédigé par un comité scientifique dédié, ce depuis 2007.

Ces décrets n’ont pourtant pas pu être retrouvés dans les archives du Journal officiel de l’État gabonais. Les autorités gabonaises n’ont quant à elles pas été en mesure de nous confirmer l’existence de ces derniers, tout comme celle d’éventuels rapports du comité scientifique en question.

De plus, la loi gabonaise mentionne également une possibilité d’exploitation « minière ou pétrolière », cela « après déclassement de tout, ou d’une partie » d’un parc national – ce qui n’est le cas pour aucune des aires protégées où opère Perenco, toujours classées à ce jour.

Selon l’avocat gabonais Gomes Ntchango, la présence de ces licences au sein d’aires protégées non déclassifiées rendrait l’exploitation « irrégulière ». Il ajoute que « les activités de production s’en trouvent interdites ».

Plus qu’un simple débat juridique, les superpositions entre licences pétrolières et zones classées pour leur riche biodiversité ont des impacts notables dans le pays. Pour le lanceur d’alerte franco-gabonais Bernard Rekoula, la situation est « catastrophique, autant pour la biodiversité d’un littoral riche en forêts mangroves que pour les populations locales ». L’activiste et militant pour les droits humains a documenté les nombreux faits de pollution imputés à Perenco en 2021 et 2022 avant de devoir se réfugier en France à la suite de menaces d’emprisonnement et d’agressions physiques.

« Préjudice écologique » et poursuites judiciaires

Fuites de pétrole, torchage et enfouissement de déchets – un ensemble de pollutions dénoncées par le lanceur d’alerte, en tous points similaires à celles pour lesquelles les ONG Sherpa et Les Amis de la Terre ont décidé de poursuivre Perenco en justice pour « préjudice écologique » en République démocratique du Congo, en 2022.

Cette procédure inédite a été enclenchée pour « reconnaître la responsabilité civile de l’entreprise française et lui demander réparation des dommages environnementaux en RDC », explique Théa Bounfour, chargée du contentieux et des plaidoyers pour l’organisation Sherpa. En RDC aussi, Perenco intervient au cœur d’un parc marin des mangroves, où de nombreux faits de pollution documentés de 2013 à aujourd’hui constituent le cœur du dossier déposé par les deux associations. « La localisation de puits au sein même d’espace protégés témoigne du fait que les activités pétrolières sont susceptibles d’impacter fortement l’environnement », ajoute la représentante de Sherpa.

« Dans l’hypothèse de pollutions répétées ou d’une certaine ampleur dans les zones concernées, la question du préjudice écologique pourrait ainsi se poser », commente-t-elle également au sujet des 74 aires protégées traversées par la multinationale.

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Contactée au sujet de cette assignation en justice pour ses activités en RDC, Perenco s’est déclarée « dans l’impossibilité de commenter une procédure en cours ». Selon le magazine Challenges, la société fait également l’objet de plusieurs enquêtes menées par le Parquet national financier (PNF), notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » en Afrique. Sur le sujet du torchage de gaz, Perenco a indiqué viser l’objectif du « zéro torchage de routine d’ici 2030, hors cas d’urgence et selon les termes contractuels et droits minéraux ».

La société a également indiqué que ses méthodes extractives « respectent les standards internationaux et ne présentent aucun problème pour la santé des populations locales », notamment en RDC. Une prise de position contradictoire avec les cas de « diarrhées, de maladies respiratoires et de contaminations au benzène », répertoriés conjointement par Disclose, Investigate Europe et EIF, dans une enquête parue l’an dernier.

Sur la question de son impact environnemental et sanitaire, le groupe affirme que ses connaissances et son expertise lui permettent « de cibler les besoins pertinents de chaque pays spécifique et d’agir en tant que partenaire responsable, engagé et durable ».

Il indique également investir dans des programmes « de construction et de réhabilitation de structures telles que des hôpitaux, des écoles, des routes ou des infrastructures énergétiques dans le but d’élargir l’éventail des opportunités pour les plus vulnérables et de leur permettre d’accéder à de meilleures conditions de vie ».

Interrogée sur son décompte interne des licences opérant sur des aires protégées, ainsi que sur la légalité de ses concessions au Cameroun et au Gabon au vu des lois en vigueur, Perenco n’a pas souhaité nous fournir plus de détails.

Le cas de Perenco, loin d’être isolé, revêt un aspect systémique du secteur de l’industrie fossile. En mai dernier, une étude publiée par l’association britannique Lingo (« Leave it in the Ground ») avait déjà révélé que près de 3 000 sites d’extraction d’énergies fossiles se répartissent aujourd’hui sur plus de 800 aires protégées à travers le monde. Des données alarmantes où l’on retrouve les noms de TotalEnergies, Shell ou encore leur équivalent italien, Eni, à l’heure de la COP Climat à Dubaï, controversée pour les liens de son président avec l’industrie pétrolière.

 

Alexandre Brutelle, Dorian Cabrol (Environmental Investigative Forum), Madeleine Ngeunga (InfoCongo) et Juliana Mori (InfoAmazonia)

Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez passer par SecureDrop de Mediapart, la marche à suivre est explicitée dans cette page.

Boîte noire

« Perenco System » est une enquête internationale menée conjointement par Mediapart, EIF (Environmental Investigative Forum), Info Amazonia, Convoca et InfoCongo. Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr et EIF à team@eiforum.org.

Cette enquête a été soutenue par le Journalism Fund Europe.

 


mardi 28 novembre 2023

Appel aux dirigeants de la COP







Ici, Port-Gentil GABON,

 

Les Terriens parlent aux Terriens, et il y a urgence, notre Maison brûle et nous regardons ailleurs,

Je ne suis qu'un Sénior parmi tant d'autres,

J'ACCUSE les Dirigeants de la Terre d'Inactions Climatiques depuis la première COP, qu'avons-nous fait ? Malheureusement presque rien, le GIEC a beau vous alerter par ses rapports et ses synthèses, mais vous restez sourd à ses mises en garde de plus en plus alarmistes. Tout cela pour protéger les intérêts de tous ces fossoyeurs de la Terre.

A quand un sursaut de votre part envers l'Humanité qui se meurt dans une totale indifférence ? Pensez-vous que vous serez épargnés ? Que nenni. Ici et là des guerres éclatent, plus cruelles les unes que les autres, où aucune partie n'en tire un quelconque bénéfice, où le tribut humain est conséquent laissant derrière lui sa cohorte de morts, de parents éplorés et dévastés par le chagrin. Mais nous oublions bien vite que la seule guerre qui mérite d'être menée c'est l'une des plus importantes, celle du Réchauffement Climatique qui n'épargnera personne aux quatre coins de la Planète malheureusement. Riches comme Pauvres nous payeront tous cette propension à détourner notre regard ailleurs et au final toute l'Humanité. Allons-nous mourir sans nous battre, comme des animaux que l'on traîne à l'abattoir ? Seules sont perdues d'avance les batailles que l'on ne livre pas.

Nous nous prétendons Homo sapiens sapiens (homme sage en latin). Où est cette fameuse sagesse dont nous nous gargarisons à longueur de journée. Dans la Nature, " théoriquement " nous sommes la seule espèce à être doté de cette dernière, j'ai beau chercher assidûment je n'en vois point dans nos actes envers notre propre espèce. Nous ne sommes qu’êtres chaotiques, égocentriques, orgueilleux, prétentieux, vénaux en quête du toujours plus au détriment de ce qui n'ont rien. Nous avions une belle planète, la Terre, qu'en n'avons nous fait, un dépotoir indescriptible pour le profit de quelques-uns. Je ne souhaite pas un retour si lointain où nous cassions des pierres pour nous chauffer dans des cavernes.  Mais devenons plus raisonnable dans le choix de notre société pour les générations futures car ces dernières ne méritent pas une planète qui ressemblera plus à un mouroir, à une poubelle malodorante, à une terre infertile, brûlante, qui sera soit inondée d'une eau polluée ou sans une goutte eau, avec des océans vidés de vie où surnagerons nos déchets, un air si pollué que l'on s'asphyxiera. Quel triste avenir pour nos enfants !

Alors Messieurs, un peu de bon sens, pour la Planète, pour l'Humanité et pour les Générations Futures, je ne dis pas que ce sera facile, car il y aura des sacrifices à faire. Mais avons-nous le choix, il n'est pas trop tard pour sauver un peu plus de 7,5 milliards d'humains ainsi que toutes les autres espèces vivantes qui n'ont pas demandé à disparaître du fait de notre inconscience.

Nous sommes à la croisée des chemins, irons-nous vers un avenir radieux ou vers la fin de l'Humanité ? Vous avez le pouvoir de pas nous faire sombrer dans l'obscurité, ce choix est entre vos mains. Je suis qu'un senior, un quidam, qui voit se rapprocher sa fin. Qui a tant aimé cette planète dans sa diversité biologique, qui a tant profité des bienfaits de cette dernière et qui souhaiterait que les Générations Futures en profitent.  

Dans les actualités de la Terre, on nous parle trop souvent du CO2 qui est l'un des grands fautifs du Réchauffement Climatique, et on passe sous silence l'un des gaz les plus climaticides : le Méthane qui se diffuse sans nous inquiéter plus que cela. Avec le réchauffement de la Terre, les stocks de méthane jusqu’ici piégés dans les sols, constituent une nouvelle bombe à bombardement, aggravant d’autant plus le Réchauffement Climatique.

Messieurs les Dirigeants de notre Planète, il est temps de prendre au sérieux le Réchauffement Climatique car des milliards de vies et des millions d'espèces en dépendent. Les décisions et les solutions sont entre vos mains, pour notre bien commun notre chère Planète TERRE.

Un Senior qui ne peut se résoudre à ne pas livrer ce combat, cette guerre, ce défi avant d'aller rejoindre ses ancêtres.

Appel à la COP 28 du 28 Novembre 2023.

UN SENIOR

H. M. AUGUSTE

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de L'ONG H₂O GABON,

B. P. 1991,

Port-Gentil, GABON,

TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp),

Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,

Blog : h2ogabon.blogspot.com,


mercredi 22 novembre 2023

Rencontre avec le Directeur Provincial de l'Aménagement du Territoire

 

De gauche à droite : Mr H. M. AUGUSTE, Mr P. L. N'TOUTOUME et Mr G. M. KOUSSOU.

HO GABON a été reçue par Monsieur Pierre Landry N'TOUTOUME, Directeur Provincial de l'Aménagement du Territoire. Etaient présents pour cette prise de contact, Monsieur Guy, Magloire KOUSSOU, Secrétaire Général de HO GABON et Monsieur Henri, Michel AUGUSTE, Président de l'ONG HO GABON.

L'objet de cette rencontre étaient de présenter officiellement notre ONG HO GABON, ses fondateurs, son objet et ses objectifs en s'inscrivant dans le nouveau contexte politique du Gabon pour la Protection de la Nature et de l'Environnement de notre pays.

- la discussion a tourné autour de la montée des eaux, de la subsidence, des inondations récurrentes qui ne font qu'augmenter par un afflux massif du volume des pluies dû probablement au Réchauffement Climatique. Ce ne sont que les prémices d'intempéries plus nombreuses, plus violentes et brutales d'un avenir plus sombre pour notre ville de Port-Gentil, le Gabon et pour toute la ceinture équatoriale.

- Nous avons convenu de nous revoir afin d'élaborer un plaidoyer pour Port-Gentil qui pourrait regrouper les principaux services provinciaux de l'État tels que l'Environnement, l'Aménagement du Territoire, l'Habitat, les Travaux Publics, la Santé, les Eaux et Forêts, les sociétés de Port-Gentil et les Ong's, sous l'égide de Monsieur le Gouverneur, à réaliser dans les plus brefs délais car il y a urgence.

 

Avant de nous séparer après 2h00 de discussions soutenues, nous avons abordé brièvement le thème de " l'Opération M'BOLO " qui cadre parfaitement avec les sujets ci-dessus. ( https://h2ogabon.blogspot.com/2023/03/mission-antarctique.html).

En se quittant, nous avons prévu de nous revoir très bientôt pour parfaire cette grande concertation pour le sauvetage de la Ville de Port-Gentil.

 

H. M. AUGUSTE

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de L'ONG HO GABON,

B. P. 1991,

Port-Gentil, GABON,

TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp),

Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,

Blog : h2ogabon.blogspot.com,

Fb : HO GABON

lundi 13 novembre 2023

Causerie du 11 Novembre


Kimo, Henri Michel AUGUSTE, Paul TOUKOUROU et Assa



Le 11 Novembre 2023, une causerie s'est tenue à mon domicile autours de HO GABON avec Monsieur Paul TOUKOUROU de l'École de Théâtre " LES ZAR'TISTES " et 2 élèves passionnées par la nécessité de protéger notre Environnement. Pendant un peu plus d'une heure, nous avons échangé sur les origines de la création de HO GABON, ses membres fondateurs, mon parcours, la Protection de la Nature et de l'Environnement, et sur les opportunités professionnelles à venir dans ces 2 secteurs d'activités qui devraient se développer de plus en plus. Je remercie le soutien de Monsieur Paul OBIANG, un de nos membres, qui était aussi présent. J'ai soumis l'idée de créer des sketches sur les thèmes de la Protection de l'Environnement. Après quelques questions, nous nous sommes séparés en promettant de se revoir pour aller plus avant dans une prochaine causerie.




mercredi 27 septembre 2023

Perenco - Interpellation de M. Marc Ona ESSANGUI, Vice Président du Sénat

 





A l'attention de M. Marc ONA ESSANGUI,
3ème vice-président du Sénat,
République Gabonaise

 

Tout d'abord nous vous félicitons pour votre nomination au Sénat de Transition. Dans le cadre de vos nouvelles fonctions dans un cadre qui doit se rénover, nous souhaitons vous poser une question d'importance liée à l'environnement : Pouvez-vous relancer fermement l'affaire judiciaire des pollutions répétées de l'opérateur dominant Perenco dans la lagune de Fernand Vaz qui impactent lourdement les populations du département d'Étimboué?

Profond respect.
H. M. AUGUSTE,

 

Président, Conseiller Scientifique et Technique, membre de la Commission Scientifique et Technique de l'ONG H₂O GABON,
B. P. 1991,
Port-Gentil GABON,
TÉL : + 241 74 09 21 51 (Whatsapp),
Courriel : h2ogabon@yahoo.fr,
Blog : h2ogabon.blogspot.com,
Fb : H₂O GABON

https://h2ogabon.blogspot.com/2021/01/perenco-au-gabon-une-longue-histoire-de_23.html


mardi 29 août 2023

Gabon : Être neutre dans une situation d’injustice, c’est choisir le camp de de l’oppresseur

 



« Être neutre dans une situation d’injustice, c’est choisir le camp de de l’oppresseur. Si un éléphant pose sa patte sur la queue d’une souris et que tu te dis neutre, la souris n’appréciera pas ta neutralité » disait Desmond Tutu